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    Art contemporain à Miami
    Art show in Miami Beach
    Par / By Veronica Redgrave
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Par Veronica Redgrave

La cinquième édition de l’Art Basel Miami Beach
(ABMB), édition américaine de la Foire d’art
contemporain de Bâle, s’est déroulée du 7 au 10
décembre 2006 et a attiré une foule record.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 40 000 visiteurs
et 1400 journalistes! Quelque 200 galeries ont
présenté les oeuvres de plus de 1500 artistes et
étaient présentes une centaine de délégations
muséales – dont le Tate Modern (Londres), le
Guggenheim et DIA (New York), ainsi que le
Musée d’art contemporain de Montréal,
représenté par son directeur, Marc Mayer.

L’ABMB, c’est tout simplement de l’art, encore de
l’art, et bien sûr, quantité de réceptions.

Selon les galeristes, les ventes ont été
phénoménales.  La Landau Gallery de Montréal a
vendu plus de 30 oeuvres le soir de l’ouverture,
certaines à plus d’un million $ (US). Toutes les
photographies d’intérieurs havanais du Canadien
Robert Polidori se sont envolées, ces ventes
totalisant 19 000 $. En fait, les ventes ont été
excellentes dans toutes les catégories, y compris
pour les jeunes artistes émergents, qui ont vendu
leur production pour moins de 2000 $. Même le
catalogue, une brique offrant un panorama des
1000 oeuvres sur le marché international de l’art
et vendu 50 $, est pratiquement épuisé.
(Il en reste environ une centaine. Prière de
communiquer avec D.A.P., à New York, au 1-800-
338-2665). On a également entendu une mécène,
venant d’acquérir une oeuvre au coût de 60 000 $,
demander s’il y en avait “une autre”, vu qu’elle
disposait d’un grand mur…

Bien que la Foire était au centre des activités,
les événements gravitant autour étaient
époustouflants. Il y avait notamment Scope
(une foire d’art alternatif), NADA (New Art
Dealers Alliance), Art Positions (et ses  22 expos
organisées par de jeunes galeries et installées
dans des conteneurs sur la plage), Art Video
Lounge (qui profitait de la quiétude du jardin
botanique situé en face de la Foire), INK
(consacré aux oeuvres sur papier), Aqua Art et
Bridge Art, où le Montréalais Pierre François
Ouellette a présenté le travail de l’artiste
québécois John Latour.

Scope, un rendez-vous annuel incontournable de
la Foire, a eu lieu sous un chapiteau blanc au coeur
du parc Roberto Clemente. Dès leur arrivée, les
invités ont été sous le charme d’un pré aux brins
d’herbe longs de six pieds, une installation intitulée
“Where Wild Things Grow” et signée Agustina
Wood-Gates

“Ce sont les Olympiques du monde l’art”,
a commenté Alexis Habshman, président de Scope.

Les Art Basel Conversations ont aussi remporté
un énorme succès. Ces causeries, auxquelles
participaient des sommités tels que l’architecte
Robert Stern, Stefano Boeri (rédacteur en chef de
Domus à Milan) et Robert Flood (conservateur en
chef du New Museum de New York), ont attiré les
foules. Par contre, plus d’un journaliste fut
contrarié par le prix de l’eau (4 $) et du café (5 $).

En fait, même le Miami Herald a claironné en
manchettes les hausses de prix exorbitantes
auxquelles se livrent les hôteliers spécifiquement
pour la tenue de l’ABMB. Ainsi, prendre un verre de
vin blanc au nouvel hôtel Setai vous déleste de
17 $, s’est plainte une participante, alors qu’elle
sirotait son champagne Perrier Jouet (13 $ le
verre) au salon VIP, où seul le confort des sièges
tout blancs était gratis.

Et puis, il y eut les soirées. Un vernissage vraiment
VIP a inauguré la foire. Nombre de femmes
glamoureuses au visage impossiblement lisses et
aux robes fabuleuses y étaient présentent qui, en
compagnie de leur époux, achetaient avec frénésie,
apposant ici et là, tels des confettis, des pastilles
rouges signifiant “Vendu” dans leur sillage. Le
lendemain soir au Delano, sous une tente blanche
bien gardée, le commanditaire UBS avait organisé
une réception élégante au décor fuchsia et blanc.
Les chaises translucides de Philippe Starck, y
étaient à l’honneur ainsi que de vraies tours de
crabe, de homard et d’énormes crevettes. Un soir
de vent extrême, Black Book et le Whitney Museum
furent les hôtes d’une fête au Shore Club.  Faisant
patiemment la queue, une armada de lolitas aux
longs cheveux lisses étaient bien occupées à
maintenir en place leur micro-mini-jupe tout en
martelant le sol de leurs talons aiguilles, histoire
de se réchauffer. Au cocktail du Bass Museum,
d’extraordinaires danseurs de tango ont diverti les
invités venus découvrir l’expo ‘Constructing New
Berlin.’ Quant à Axa Art Insurance Company, elle
a reçu ses invités à dîner autour d’une piscine. Les
femmes portaient des perles. Les hommes étaient
chic et sentaient bon. Jusqu’à Vanity Fair qui avait
sa fête, le titre de cette publication suffisant
presque à décrire de façon sardonique
l’événement au complet.

Ensuite, il y eut les collections privées à visiter,
celle de la Cisneros Fontanas Art Foundation, celle
des Rubell et des Margulies.  Botero remporta un
succès fou à la foire, et dans une maison privée,
un triptyque de trois énormes toiles de l’artiste ne
passa pas inaperçu.

Les superstars sont arrivées en jets privés --on en
a compté 216-- et plusieurs célébrités ont organisé
des réceptions quasi confidentielles. Mentionnons le
galeriste Larry Gagosian; Yoko Ono (qui a inauguré
le nouveau Video Lounge de l’hôtel Sagamore);
Steven A. Cohen, un collectionneur multimilliardaire;
et un promoteur turc milliardaire, qui a organisé un
dîner en compagnie de Michael Douglas et de
Catherine Zeta-Jones. Mais la soirée qui fit le plus
jaser fut assurément cette fête au Delano où Dita
von Teese honora son nom en s’effeuillant tout en
chevauchant un rouge à lèvres géant. Subtil. Tout
comme Art Basel Miami Beach.

Une oeuvre de l’artiste costaricaine Lucia Madriz
résume à merveille cette bacchanale balnéaire.
Son tapis fait de riz arborait une inscription tracée
à l’aide de haricots secs: “Money Talks”. Le médium
était charmant et tactile, mais surtout, le message
aurait parfaitement convenu comme slogan de l’
ABMB. Quoiqu’on pourrait aisément en changer le
verbe. À cet événement annuel où se côtoient
gestionnaires de ”hedge funds”,
nouveaux-nouveaux-riches et vieux fric, l’argent
ne parle pas, l’argent hurle. Et l’art est superbe.

Le prochain Art Basel Miami Beach aura lieu du
6 au 9 décembre 2007.
By Veronica Redgrave

The fifth edition of the international art show Art Basel Miami Beach (ABMB), December 7-10
(2006), boasted record breaking crowds. The numbers tell the story! Attending were 40,000
visitors, 1,400 journalists, 200 galleries which exhibited over 1,500 artists, and 100 museum
delegations – including the Tate Modern (London), the Guggenheim and DIA (from New York)
and Montreal’s Musée d’art contemporain, headed by director Marc Mayer.  

ABMB is quite simply art, more art, and of course, the parties.

According to gallery owners, sales were phenomenal.  Montreal’s Landau Gallery reported selling
over 30 works on opening night, some at $1 million.  Canadian Robert Polidori’s photographs of
Havana interiors sold out at $19,000. Buying was strong in all categories, with young, emerging
artists selling out for less than $2,000.  The catalogue itself, a heavy tome providing an extensive
overview of the 1,000 art works on the international art market almost sold out at $50.  
(About one hundred are left. Contact D.A.P., New York, 1-800-338-2665).  One matron was
overheard, after buying a work at $60,000 if there was “another one”, as she had a large wall
space.

Although the Fair itself was the centrepiece, the satellite events were overwhelming.  They
included Scope (an alternative art fair), NADA (New Art Dealers Alliance),Art Positions
(with 22 exhibits of young galleries showing in converted shipping containers on the beach),
Art Video Lounge (held in the tranquility of the Botanical Gardens opposite the Fair), INK
(showing works on paper), Aqua Art and Bridge Art, where Montreal’s Pierre François Ouellette
showed the works of Quebec artist John Latour.

Scope, an annual ‘must’ at the Fair, was held under a massive white tent in Roberto Clemente Park.  
On arrival, guests were wowed by a grass meadow with 6’ high ‘blades’ in an installation called
“Where Wild Things Grow” by Agustina Wood-Gates

“This is the Olympics of the art world,” commented  Alexis Habshman, president of Scope.  

A huge hit was Art Basel Conversations, which featured such luminaries as architect Robert Stern,
Stefano Boeri (editor in chief of Domus in Milan) and Robert Flood (chief curator at New York’s
New Museum).  Visitors attended Conversations in droves, but more than one disgruntled
journalist commented on the price of water ($4) and coffee ($5).

In fact, even the local Miami Herald trumpeted negative headlines about the sky high prices that
the hotels raised specifically for ABMB.  Sipping at the new Setai Hotel would set you back $17
for a glass of white wine, one guest was overheard to complain, as she enjoyed  Perrier Jouet
champagne ($13 a glass) at the VIP Lounge, where only the comfy white seating was free.   

And there were the parties.  A Very VIP vernissage celebrated opening night, when glamorous
ladies with suspiciously taut faces and glorious gowns, rushed in with their spouses on a fierce
buying spree, scattering red ‘Sold’ dots in their bejewelled wake. The next night at the Delano
under a white tent guarded by Miami’s finest, sponsor UBS held an elegant soirée complete with
towers of sea food (crab, lobster, massive shrimp). Décor was fuschia, white and clear Philippe
Starck chairs.   On an extremely windy night Black Book co-hosted a party with the Whitney
Museum at the Shore Club.  Waiting patiently in line, a myriad of beautiful young things with long
straight hair had to hold down their micro-mini skirts, while shuffling in their stilettos to keep
warm. At the Bass Museum cocktail, fabulous tango dancers entertained for the show ‘Constructing
New Berlin.’  Axa Art Insurance Company held a suave dinner party around a pool.  Ladies wore
pearls.  The lads were tailored and smelt divine. Even ‘Vanity Fair’ held a party, with its title
almost a sardonic comment on the entire event.

Then there were the private collections to visit.  These included the Cisneros Fontanas Art
Foundation, the Rubells and the Margulies.  The artist Botero was a hit at the Fair, and at one
private home a triptych of three huge Boteros was noted.

Superstars arrived in private jets – 216 were reported landing.   Discretely holding private events
were gallery owner Larry Gagosian; Yoko Ono (who launched the Sagamore Hotel’s new Video
Lounge); Steven A. Cohen, the multibillionaire collector; a billionaire Turkish developer who hosted
a dinner with Michael Douglas and Catherine Zeta-Jones.  But possibly the most talked about party
was at the Delano, with Dita von Teese, who earned her name by stripping down to a G-string and
pasties, and straddling a giant, bucking lipstick.  Subtle.  Like Art Basel Miami Beach..


The perfect comment on this bacchanalia by the beach was made by the Costa Rican artist Lucia
Madriz.  Her welcome mat created with rice had an inscription made with dried beans.  It read:  
“Money Talks.”  The medium was charming and tactile.  But the message was the perfect slogan
for ABMB, except for possibly changing the verb.  At this annual event where hedge fund
managers, ambitious new, new wealth and ‘old money’ mingle, money yells. And the art is superb.

The next Art Basel Miami Beach will be held December 6-9, 2007.
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Veronica Redgrave - Montréal
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