L'histoire de Ben Weider
Le petit Canadien qui ébranla l'histoire française
par Bernard Bujold    
                                                                            
Mise à jour - 18 octobre 2008

Un historien français avisa un jour Ben Weider, homme d'affaires et auteur de nombreux ouvrages
historiques sur Napoléon:
'' Ben, nous les historiens français aimons bien les petits Canadiens comme vous. Mais attention, si
vous faites trop de bruit et  que vous nous dérangez, nous allons vous écraser comme une punaise….''
Cette menace appuyée d'un geste de l'historien français mimant l'action d'écraser un insecte avec son
pied en aurait effrayé plus d'un mais pas Ben Weider. Ce dernier a plutôt répondu du tac au tac:
'' Mon cher ami, les punaises canadiennes ne s'écrasent pas facilement…''                     

Ben Weider travaille sans relâche depuis plus de 40 ans afin de démontrer, preuves à l'appui, que le
grand homme d'État Napoléon Bonaparte a été assassiné, probablement par le Comte de Montholon,
lui- même un militaire français partageant la déportation avec l'Empereur et agissant à titre de sommelier
à Sainte-Hélène. L'hypothèse de l'empoisonnement a d'abord été vigoureusement rejetée et ridiculisée
par tous les historiens mais Ben Weider a imposé cette vérité et aujourd'hui,  l'empoisonnement est
reconnu et accepté comme étant la cause du décès de Napoléon, et ce par tous  historiens français,
malgré la réticence et l'orgueil de certains.

À titre d'exemple de ce changement dans la pensée des historiens, on remarque au premier plan le
célèbre historien Jean Tulard. Celui-là même qui est considéré comme le pape de l'histoire de France et
qui admettait récemment que le cancer ne peut pas être la cause de la mort de Napoléon,  cause qu'il a
pourtant longtemps défendue comme étant la seule et unique.  Tulard a récemment avoué son changement
d'opinion alors qu'il participait à  l'émission de la télévision française, Bouillon de culture animée par
Bernard Pivot. Il a alors dit à l'animateur être d'accord avec le fait que le cancer ne pouvait plus être
considéré comme la cause de la mort de Napoléon compte tenu des nombreuses recherches scientifiques
sur le sujet, lesquelles ont été menées comme on sait grâce à l'initiative continuelle de Ben Weider.
Toutefois, interrogé à savoir quelle était donc la véritable cause de la mort de Napoléon,  Tulard a refusé
d'appuyer Weider et il a simplement levé les épaules en signe d'ignorance de la réponse.

Le directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz, est un autre historien français qui a changé son
opinion et qui admet indirectement lui aussi que la théorie du cancer n'est plus possible. Il reconnaît que
l'origine des cheveux de Napoléon analysés par les experts depuis les dernières années est probablement
véritable et authentique.  Il refuse cependant d'admettre pour autant que Ben Weider ait raison, même
si les faits le démontrent clairement. L'homme d'affaires canadien a récemment essayé de faire répéter
publiquement à l'historien ce qu'il avait dit devant un groupe privé au sujet de l'impossibilité de la mort de
Napoléon des suites du cancer et même là, Weider a dû  utiliser un moyen détourné pour y arriver.
Une preuve de l'animosité et concurrence qui persiste encore, sans raison valable, entre certains
historiens français et Weider
.

Le moyen utilisé par Ben Weider  face à Lentz fut la publication d'une brochure intitulée: Empoisonnement
de Napoléon- Vérités - Mensonges, publiée et distribuée récemment aux membres de la Société  
Napoléonienne Internationale.  Le livret Vérités - Mensonges est signé par Jean Claude Damamme,
auteur de plusieurs ouvrages sur la période Napoléon.

Le livret Vérités- Mensonges rapporte le déroulement de la conférence tenue en janvier 2003 à Strasbourg  
en France, où  Thierry Lentz admet au cours de sa présentation que la thèse de l'empoisonnement à l'arsenic
et les analyses des cheveux de Napoléon sont probablement bien fondées mais qu'il n'entend pas le dire
publiquement. Ben Weider avait fait filmer cette conférence  par une équipe de télévision mais la Loi
française interdit de diffuser l'image d'un individu si celui-ci s'oppose, ce qui fut la décision de Lentz.
Pour contourner la situation,  Weider a donc fait écrire et publier un compte rendu de la conférence et il en
a distribué le résultat aux membres de la Société Napoléonienne. Une stratégie brillante et agressive qui
ne fut pas la première des nombreuses qu'a dû utiliser Ben Weider au cours des dernières décennies pour
faire avancer sa lutte et faire accepter ses recherches sur l'empoisonnement de Napoléon. La Société
Napoléonienne Internationale a été fondée par Weider en 1995 et elle regroupe près de 500 membres
répartis dans 40 pays, historiens, scientifiques ou professionnels travaillant pour d'autres sociétés
napoléoniennes dans le monde. Les objectifs de la Société Napoléonienne Internationale sont de
promouvoir une meilleure compréhension de l'époque Napoléon et d'éliminer les calomnies proférées
contre l'Empereur. L'organisation possède un site internet fréquenté par des milliers de visiteurs
mensuellement et dont l'adresse est: www.societenapoleonienne.com .

Aucun des combats de Ben Weider n'a été facile mais celui sur l'histoire de Napoléon fut peut-être le plus
difficile. Weider a cependant une philosophie bien arrêtée concernant ses convictions personnelles.
Ne jamais abandonner lorsqu'il croit en une idée. À preuve, l'homme d'affaires et historien a mené
plusieurs batailles durant sa vie dont il est toujours sorti victorieux.

Ben Weider est né à Montréal le 1 février 1923. Il passé plusieurs moments de son enfance sur la ferme
de son père à St- Lin dans les Laurentides au nord de Montréal, et il a grandi dans la maison familiale sur
la rue Coloniale dans le Plateau Mont- Royal, un quartier de Montréal devenu aujourd'hui très à la mode
auprès des artistes et des jeunes professionnels. Weider a appris très jeune à parler français et il a
développé de solides liens d'amitié avec d'autres Canadiens- Français. Il a d'ailleurs marié une jeune
québécoise francophone du nom de Huguette Drouin. Weider a rencontré cette dernière alors qu'il voulait
faire publier une annonce dans le journal quotidien La Presse afin de recruter un entraîneur à temps partiel
pour son gymnase. Drouin travaillait à l'administration de La Presse mais elle recherchait un emploi
supplémentaire.'' Huguette a été convoquée en entrevue et bien qu'elle n'ait pas obtenu l'emploi, elle s'en
retourna avecbien mieux puisqu'elle devint la compagne de vie du propriétaire.'' de raconter Weider avec
humour.

Le père de Ben était un homme généreux et  grand travailleur qui n'aimait pas le racisme souvent présent
à l'époque au sein de la communauté québécoise. '' Liberté, Égalité, Fraternité. Voilà la philosophie de
Napoléon mais aussi celle de mon père'' de dire Ben Weider. ''Mon père m'a toujours rappelé que c'était
Napoléon qui avait accordé l'émancipation aux Juifs et que sans lui, l'Holocauste aurait peut-être eu lieu
dès le 19e siècle. Il fut aussi le premier à penser créer un État d'Israël pendant la campagne de Palestine,
le 20 avril 1799. Napoléon souhaitait que la cause de sa mort soit connue afin d'en avertir son fils unique,
surnommé l'Aiglon, pour qu'il n'ait pas la même maladie plus tard dans sa vie. J'ai promis à mon père de
me battre jusqu'au bout de mes forces pour exaucer le vœux de l'Empereur.'' déclare Weider

''Mon père m'a  également montré les vraies valeurs de la vie et du travail. L'important n'est pas de
travailler uniquement pour gagner de l'argent mais d'être passionné pour ce que l'on fait. L'argent vient
quand nous sommes passionnés par notre travail. Mon père était honnête et respectueux.  Il m'a enseigné
aussi l'importance d'agir selon nos croyances et je crois avoir inculqué les mêmes valeurs à mes enfants.''
ajoute Weider

Trois thèmes dictent la vie de Ben Weider. Ces thèmes peuvent s'appliquer à toutes les causes et sont
en soi une école de pensée.

Première règle: la passion dans l'action. Rien n'est durable s'il n'y a pas la passion.
Deuxième règle: le courage de toujours affronter les obstacles qui se présentent devant soi.
Ne jamais fuir!
Troisième règle: la persévérance. Il faut parfois être patient et si l'on poursuit nos efforts
on finit toujours par arriver à notre but.

Selon Weider lui- même, il a mené trois grands combats au cours de sa vie et
le premier fut l'établissement de son entreprise, une multinationale de fabrication et de vente d'appareils
de musculation et de santé ainsi que d'édition de magazines sur le conditionnement physique.
Une entreprise qu'il a bâtie en compagnie de son frère Joe Weider, installé en Californie aux États-Unis.
Les deux frères ont, entre autres, parmi leurs nombreuses réalisations, découvert et fait connaître
internationalement le culturiste et acteur de cinéma, Arnold Schwarzenegger.

Le deuxième combat de Ben Weider fut celui de ses efforts pour faire reconnaître le culturisme à travers
le monde comme une véritable discipline sportive. Il a notamment obtenu, en 1998, la reconnaissance
officielle de la part du Comité Olympique. Weider affiche fièrement dans ses bureaux de la rue Bates à
Montréal la lettre de confirmation qui attribue au culturisme la reconnaissance officielle de la part du
Comité Olympique. La lettre est signée par l'ancien président du CIO, Juan Antonio Samaranch.

La troisième grande lutte importante dans la vie de Weider fut finalement  toutes ses recherches
scientifiques et historiques entourant la  mort de l'Empereur français. Ce combat fut peut-être son plus
ardu mais aussi son plus glorieux.

La lutte de Ben Weider pour changer le texte de l'histoire napoléonienne a commencé vers 1961 alors
qu'au même moment un dentiste suédois, érudit en histoire et spécialisé dans les poisons, le docteur
Sten Forshufvud de Göteborg en Suède, évoquait pour la première fois la possibilité que Napoléon ait
été empoisonné à l'arsenic. Weider de son côté avait commencé  à lire sur le sujet dans le cadre de ses
recherches sur la santé sportive et il constatait lui aussi que la théorie de la mort de Napoléon suite à
cancer de l'estomac ne tenait pas la route, selon la description scientifique des symptômes de la maladie.  
La description des historiens d'alors disait que Napoléon avait souffert d'un cancer pendant cinq ans et
qu'à sa mort il était gras. Cette situation est tout à fait contraire aux symptômes que présentent les
personnes malades du cancer qui meurent toutes maigres et chétives. Napoléon ne pouvait pas être
mort du cancer!

Mais avancer la thèse de l'empoisonnement et attribuer le crime à l'un des Français présents à
Sainte Hélène était toutefois une théorie dérangeante qui ébranlait par la même occasion une partie de
l'histoire de la France de l'époque de Napoléon. La plupart des historiens français s'opposèrent
farouchement et avec moquerie.

Ben Weider se rendit plusieurs fois en Suède afin d'y rencontrer le Dr. Forshufvud et comparer ses propres
recherches avec celles de l'historien suédois. En 1978, les deux historiens autodidactes publièrent
ensemble l'ouvrage: Assassination at St-Helena. Les historiens français ont évidemment réagi avec
vigueur et mépris face aux théories avancées par les deux hommes, l'un dentiste de la Suède et l'autre un
homme d'affaires canadien, qui voulaient corriger les historiens de profession. Pire encore, ces deux
hommes n'étaient pas Français et ils osaient donner une leçon d'histoire aux principaux historiens français.

Ben Weider a cependant toujours été poussé à l'action lorsqu'il croyait en une idée et surtout lorsqu'il
constatait une injustice. Il considérait également comme essentiel de corriger l'histoire faussement écrite
à l'égard de celui qu'il considère comme un des plus grands hommes d'État contemporains.

En 1982, Weider publia un autre ouvrage: The Murder of Napoleon ( Qui a tué Napoléon? ) Ce livre a été
traduit en 44 langues et vendu à plus de 1 million d'exemplaires à travers le monde. Curieusement, seule
la France a boudé le texte, encouragée en ce sens par les principaux historiens français.

Plus les historiens français contestaient son travail de recherche sans aucune raison valable, plus Weider
y mettait de l'énergie et de la conviction. Généralement, Ben Weider avait toujours réussi à convaincre ses
opposants en les écoutant et en répondant à leurs objections par des paroles polies et informées. Weider
sait convaincre. Ses exemples de réussite sont nombreux et celui du culturisme est le plus frappant. Il a
convaincu  plusieurs chefs d'État qui ont compris les bénéfices de la pratique de ce sport dans leurs pays
respectifs.

Ben Weider a donc tout essayé pour convaincre de façon persuasive mais amicale les historiens français
que leur raisonnement à l'égard de la mort de Napoléon était erroné et qu'ils avaient intérêt à prendre en
compte ses arguments. Rien n'y fit et on a refusé obstinément pendant longtemps de simplement  entendre
aucun des éléments avancés par Weider. Mais il ne s'est jamais découragé pour autant, convaincu qu'il
était d'être sur la bonne voie scientifique.

Ben Weider a  cependant dû adapter sa stratégie et il a remplacé la discussion et le débat par des travaux
de recherche comportant une rigueur scientifique qui a surpassé toutes les analyses et les recherches
effectuées auparavant par les experts du sujet. Weider avait les moyens de ses ambitions et il ne
ménagea pas ses efforts,  pas plus sur le plan personnel que financier.

Ben Weider a mené au cours des ans une véritable enquête scientifique digne des meilleurs détectives.  
Il a d'ailleurs reçu, en 1998, en guise de reconnaissance pour son travail de recherche, un titre très
particulier et très rarement attribué, celui d'Inspecteur chef honoraire de la Police de Montréal. Ce titre a
été décerné par l'ancien directeur, Jacques Duchesneau, aujourd'hui président de l'une des organisations
gouvernementales responsables de la sûreté des passagers dans tous les aéroports du Canada.
Duchesneau qualifiait Weider du plus grand détective qu'il ait connu.

Les principaux éléments de preuve de Ben Weider dans sa recherche sur la mort de Napoléon ont
d'abord été le journal personnel de Louis Marchand, le premier valet de l'Empereur à Sainte Hélène.
Ce recueil avait été écrit pour les membres de la famille immédiate de Marchand et ne devait pas être
publié. Toutefois, suite à l'accord de la famille, le document a été dévoilé au grand jour et une première
édition a été publiée en 1952. Les écrits de Marchand furent particulièrement importants car ils décrivent
le comportement physique et les symptômes de Napoléon au quotidien durant les mois qui ont précédé
son décès.

Mais l'élément de preuve essentiel au travail de Ben Weider fut sans contredit les mèches de cheveux de
Napoléon. Ce fut la plus audacieuse et dispendieuse des actions de Weider que de se procurer et de
fournir, à ses frais, plusieurs mèches de cheveux pour analyse dans différents laboratoires scientifiques
internationaux. Les résultats obtenus lors de ces enquêtes ont toujours été similaires et affirmatifs quant
à la présence énorme de l'arsenic dans les cheveux de Napoléon.

Les toutes premières analyses des cheveux de Napoléon furent effectuées dès 1960, pour le compte du
Dr. Sten Forshufvud par le Dr. Hamilton Smith, qui a collaboré avec le Harwell Atomic Research Center
de Londres en Angleterre. Les résultats de ces analyses furent une découverte et démontraient de façon
concluante un degré suffisant d'arsenic pour causer  de graves problèmes de santé. Ils constituèrent
l'élément principal de la thèse du Dr. Forshufvud mais évidemment ces résultats furent rapidement
contestés par les historiens français.

Ben Weider décida en 1995 de relancer le débat autours des cheveux essayant par la même occasion
de répondre aux critiques formulées à l'égard des premiers examens. Il se procura donc deux autres
cheveux provenant de Napoléon et dont l'origine était reconnue officiellement, qu'il confia au FBI américain.
L'analyse effectuée par le Federal Bureau of Investigation confirma le résultat obtenu par l'Institut Harwell.
Les nouvelles études du FBI sur les deux cheveux arrivèrent à la même conclusion évidente de
l'empoisonnement par arsenic. Selon le chef de la Division de toxicologie du FBI, Roger. M. Martz, la
concentration d'arsenic présent dans les cheveux soumis pour analyse est d'un niveau suffisant pour être
considéré par le Bureau d'enquêtes américain comme une preuve d'empoisonnement à l'arsenic.

De plus, il est démontré clairement lorsque l'on projette les résultats sur un graphique que le degré
d'arsenic présent dans les cheveux analysés connaît des hauts et des bas. Cela démontre que l'arsenic
était alimenté au corps durant des périodes spécifiques et non sur une base continuelle. Cette distinction
est importante car à cause de cette particularité, la théorie, que l'arsenic aurait pu être contenu dans le
papier peint des murs de la maison que Napoléon habitait, ne tient pas. L'arsenic tel que retrouvé dans les
cheveux a dû être ingéré dans le système sanguin de Napoléon durant des périodes bien précises et
ponctuelles.

Les historiens français ont cependant encore refusé d'accorder toute forme de crédibilité à cette
deuxième analyse scientifique commandée par Ben Weider prétextant que celle-ci n'avait pas été
effectuée par des autorités françaises compétentes et que la taille des deux cheveux était insuffisante
pour produire un résultat significatif.

Weider répondit à ces critiques particulières en se procurant cinq autres mèches de cheveux provenant de
Napoléon qu'il achemina pour examen au plus sérieux des instituts européens en toxicologie: l'Institut de
Médecine Légale de Strasbourg en France. Les mèches de cheveux avaient été conservées par de cinq
propriétaires différents et elles avaient toutes été identifiées très précisément avec documentation
historique à l'appui.

C'est le docteur Pascal Kintz qui effectua le travail et il présenta son rapport en 2001. Le Dr Kintz est un
toxicologue très respecté et reconnu en France. Selon les 5 échantillons analysés, les concentrations
d'arsenic ont varié entre 6,99 ng-mg à 38,53 ng-mg. La physiologie humaine accepte des concentrations
capillaires normales en arsenic variant de o,1 à 1,o ng-mg.  Le résultat était concluant encore une fois et
confirmait toutes les autres analyses précédentes et en particulier celle du FBI. L'Empereur avait été
empoisonné et le doute n'avait plus sa raison d'être. Ben Weider avait à nouveau démontré la vérité!

Suite à la publication récente du texte Vérités- Mensonges, Ben Weider a reçu de nombreux témoignages.
Les correspondants approuvent les conclusions déterminantes des travaux de
Ben Weider ainsi que son acharnement. Plusieurs critiquent aussi la mauvaise foi démontrée par
certains historiens français parmi les plus reconnus de la communauté des historiens.

Récemment le Metropolitan Police de Scottland Yard à Londres répondait à une demande officielle de
Ben Weider à savoir si les éléments de preuve contenus dans son dossier de recherche sur la mort de
Napoléon seraient suffisants pour qu'une enquête de meurtre soit mise de l'avant, en supposant qu'un
événement du genre se produise aujourd'hui. La directrice des enquêtes spécialisées, Suzanne Williams,
confirme qu'en tenant compte de tous les faits démontrés par l'enquête et des éléments de preuve précis
comme l'analyse des cheveux, effectivement il y aurait matière à enquête et présentation des résultats au
Service des poursuites criminelles. Cette réponse de Scottland Yard vient confirmer le sérieux du travail
réalisé par Weider.

Ben Weider n'est pas rancunier et il n'en veut pas à ses dénigreurs. Il se considère comme un homme
sincère et respectueux mais il défend toujours ses idées. S'il a tort, il s'attend à ce que l'on démontre son
erreur et il acceptera de modifier son comportement. Dans l'histoire de Napoléon, il a toujours été
convaincu d'avoir raison et jamais personne n'a pu lui démontrer qu'il était dans l'erreur. Il comprend que
les historiens français aient pu s'opposer et il accepte comme le prix à payer le mépris auquel il a dû faire
ace. Il ne s'est jamais offusqué de ce mépris et, au contraire, il s'en est servi pour maintenir allumé la
flamme de sa motivation.

En tout, l'aventure napoléonienne aura coûté à Ben Weider plus de 3 millions de dollars US depuis les
débuts. De cette somme, 1 million a servi à créer une Chaire d'Étude Napoléonienne aux États- Unis à la
Florida State University.  Si pour certains Napoléon était un tyran, pour Ben Weider,  l'homme d'État  
français était un être supérieur qui voulait le bien de l'humanité. Il voulait l'égalité entre les peuples et
n'acceptait pas le racisme. Napoléon Bonaparte, à l'instar de Ben Weider, croyait qu'il  ne faut jamais
se laisser terrasser par l'opposition. Le petit Canadien s'est moulé à l'image même que se faisait
Napoléon d'un citoyen du monde et dont il rêvait pour son peuple et pour ses troupes, un fidèle
défenseur de la vérité!

Ben Weider dit n'avoir jamais recherché les honneurs. Il considère plutôt que la récompense de son travail
est d'avoir rétabli le récit de l'histoire. Il a cependant reçu de nombreux honneurs. Mentionnons entre autres
que la France a accordé à Weider le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur au printemps 2000.
Le Prince Charles Napoléon, le descendant direct de Jérôme, le frère de Napoléon, était présent lors de la
cérémonie de présentation. En 1984, Ben Weider avait été mis en nomination pour le Prix Nobel de la
Paix à cause de son rôle de médiateur entre les dirigeants politiques des quelques 173 pays membres
de la Fédération internationale de culturisme ( IFBB). Weider a en quelque sorte servi de lien rassembleur
entre ces différents pays, malgré les divergences d'opinions politiques de plusieurs d'entre d'eux.
Au Canada, Weider est l'un des rares citoyens à détenir quatre honneurs de marque que sont :
L'Ordre du Canada,l'Ordre national du Québec et l'Ordre de St- Jean, en plus de la Légion d'Honneur
française.

Ben Weider est également  un grand collectionneur des objets napoléoniens. Il possède un ensemble de
plus de 80 objets dont plusieurs ont la particularité d'avoir passé entre les mains de l'Empereur. Les objets
ont tous été authentifiés par les experts. Il entend léguer cette importante collection historique d'une valeur
inestimable à un musée de réputation internationale.
Il a légué la majeure partie de cette colection au Musée des Beaux- Arts de Montréal (Octobre 2008).

Napoléon Bonaparte avait dit avant sa mort à Sainte Hélène:
'' Les grands ouvrages que j'ai exécutés et les codes de lois que j'ai formés résisteront à l'épreuve du
temps et les futurs historiens vengeront les torts que m'auront fait subir mes contemporains.''
Ben Weider se considère comme faisant partie de ce groupe d'historiens qui aura remis l'histoire dans sa
véritable trajectoire de soutenir la vérité.

La vérité franchit toujours trois étapes avant d'être acceptée. La première étape est celle du ridicule.
On rit de ce qui est avancé. La deuxième étape est celle où l'on attaque et critique violemment l'hypothèse
mise de l'avant. Enfin, troisième étape, on admet unanimement le bien- fondé de la théorie et celle-ci
devient acceptée comme la vérité. La thèse de Ben Weider sur l'empoisonnement criminel de Napoléon
est aujourd'hui à la troisième étape mais il aura fallu presque un demi siècle pour arriver à cette ouverture
d'esprit et cette compréhension juste des faits tels qu'ils se sont produits.

Durant l'année 2005 il a connu une satisfaction immense alors que sa théorie de l'empoisonnement de
Napoléon a été enfin reconnue scientifiquement à Paris. Cette conclusion à des efforts personnels de près
de 40 ans pour prouver la véracité de sa thèse fut pour lui autant importante que ses autres réussites
au niveau du conditionnement physique. Ben Weider est aussi très fier de son titre de Colonel du
62e Régiment militaire de Shawinigan.

Quels seront les prochains combats de Ben Weider, ce petit canadien que l'on a pas réussi à écraser?
Il veut poursuivre son travail sur Napoléon et écrire d'autres livres. Les grands combats de vie de
Ben Weider sont probablement accomplis mais il reste d'autres batailles et d'autres exploits à accomplir
et Weider n'entend pas demeurer inactif.
'' Ma vie aura été un long cheminement au cours duquel j'ai vécu mes passions. Je crois que lorsque l'on
veut quelque chose, on peut l'obtenir. J'ai réalisé mes rêves et j'encourage tous ceux qui en ont à agir ainsi.
Mes prochains livres seront peut- être sur ce sujet.''  de dire Ben Weider.
                                                       
                                                              *****  

L'homme d'affaire et historien Ben Weider est décédé vendredi le 17 octobre 2008 à l'Hôpital Juif de
Montréal. Il était âgé de 85 ans. Ben Weider était un grand supporteur du projet LeStudio1.com et un ami
de Bernard Bujold qui le considérait comme son père spirituel.
Ce décès est survenu à quelques jours de l'inauguration de l'exposition permanente au Musée des
Beaux-arts de Montréal au sujet de Napoléon. Weider avait légué sa collection personnelle au Musée.
En plus d'avoir été un précurseur dans le domaine du conditionnement physique et d'avoir contribué à
développer des athlètes comme Arnold Schwarzenegger, Weider aura été un historien qui a démontré que
l'empereur Napoléon a été empoisonné à l'arsenic.
Malgré sa renommée mondiale, Ben Weider a toujours refusé de quitter Montréal et il était très fier d'être
d'origine québécoise.
La cérémonie funèbre a été célébrée le lundi le 20 octobre 2008 à Montréal.
Notons que le Président de la France a promu, par décret en date du 28 octobre 2008,
Ben Weider au grade d'Officier de la Légion d'Honneur à titre posthume
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