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Océan de la vie...
Il existe une vague sur l'Océan de la vie,
laquelle si elle prise au bon moment au
rivage conduira le navire vers des terres
nouvelles et remplie de promesses. /
There is a wave on the Ocean of life,
which if it taken at the good time at shore
will drive the ship towards grounds
filled of promises.
William Skakespeare
Archives BPod et Blogues de l'éditeur
La beauté est un phénomène culturel mais les
critères sont universels d’un pays à l’autre.
Il s’agit d’une «aura» qui entoure une personne
ou une chose et qui nous fait se sentir bien,
comme transporté vers le bonheur ultime et
envahi du désir de demeurer en présence de
la personne ou de la chose.
La chanteuse française Nésis est une belle
femme et bien qu’elle ait choisi la chanson pour
exprimer son art, elle pourrait être une actrice
de cinéma. D’ailleurs les photos sur son site
MySpace démontrent son talent pour l’image.
Les photos prises dans la ville de Rouen en
Haute-Normandie sont à la fois comiques mais
aussi chaleureuses. Nésis possède une énergie
pure qui se transmet en photo. La photo avec
le drap en satin noir (à gauche) projette une
sensualité digne des légendes grecques. Cette
photo me rappelle une actrice américaine,
Marilyn Monroe, qui était considérée une très
belle femme. Au-delà de son seul aspect
physique, c’est l’énergie qu’elle projetait sur
film et en photos qui en faisait un être
d’exception. Marilyn regardait la caméra et elle
lui parlait comme s’il s’agissait d’une véritable
personne. Elle est encore aujourd’hui, près
de 50 ans après sa mort, admirée comme
l’icône ultime de la féminité.
Mais on ne peut pas expliquer la beauté selon
les seuls critères plastiques. J’ai un jour
demandé à un haut cardinal catholique, qui était
à Montréal pour une exposition d’art papal, ce
qu’était la beauté? Il prétendait devant les
journalistes que son exposition représentait
la beauté pure…
Il m’a avoué que la beauté est une forme
d’énergie supérieure qui n'est pas seulement
esthétique. Il me raconta l’anecdote d’une
vieille femme rencontrée à Rome et qui était
d’une laideur incroyable mais malgré cet état,
il la trouvait belle. Elle avait quelque chose qui
provenait de son intérieur et qui la rendait
attrayante plus que tout autre personne autour.
Personnellement j’ai eu un patron qui n’était
pas forcément beau mais dont l’énergie
surpassait tous ceux qui l’entouraient lorsqu’il
entrait dans une pièce. Il retenait toute
l’attention malgré sa courte taille et son aspect
plutôt ingrat. Il s’appellait Pierre Péladeau.
Mademoiselle X répète souvent que la beauté
d’une personne est entièrement reliée à sa
dégaine (son allure) et à la façon dont elle
vous regarde. Un homme peut être chauve mais
un séducteur infaillible grâce à sa façon de se
déplacer. Le commandant Jean-Luc Picard de
Star Treck est un des nombreux exemples.
Tout ceci pour conclure que je trouve parfois
drôle que des journalistes disent qu’une telle
actrice est mal vêtue comparée à une autre.
La récente cérémonie des Oscars a donné lieu
à pluieurs articles du genre. Dans les faits,
tout est acceptable à condition d’avoir
confiance en soi et de croire en son image.
Souriez, vous êtes belles et beaux car
la beauté est dans votre esprit!
Lundi 3 mars 2008
Trop sexy pour...
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Avatar BPod représentant
l'opinion éditoriale
LeStudio1.com

LeStudio1.com a été créé un samedi matin de mars 2005 dans le condo de ma
blonde de l’époque, sur la rue Sherbrooke Ouest à Montréal, quelques étages
en dessous de la résidence montréalaise du Chef d'orchestre Charles Dutoit
qui habitait dans le même édifice.
L’idée du magazine avait été inspirée par Isabelle Adjani. En fait, par les photos que
j’avais prises d’elle au Festival des films du Monde de Montréal en septembre 2004.
J’avais envoyé par courriel une sélection de mes meilleures photos à une
cinquantaine de mes contacts et plusieurs m’avaient souligné leur plaisir à les
regarder. Je m’étais dit que ce moyen de communiquer était facile mais surtout
révolutionnaire sur le plan du nombre de personnes qui peuvent être rejointes
par un seul envoi. C’était avant la popularité des Facebook et MySpace.
Au début, LeStudio1.com n’était envoyé qu’à 252 adresses mais la liste a été
rapidement développée pour atteindre 5,000 adresses. Un effet d’entraînement
a suivi et les chiffres ont facilement atteint 10,000 puis 20,000 et aujourd’hui
plus de 45 000 adresses courriel.
Comment définir ce qu’est LeStudio1.com?
Au départ, ce devait être un magazine Internet complet. L’objectif était de
s’associer avec une multinationale et de développer le concept en convergence
avec la grande entreprise. Mais toutes les grandes entreprises ciblées n’ont pas
voulu embarquer ou, dans de nombreux cas, ils ont décidé de développer leur
propre concept avec leurs ressources internes.
Nous avons alors décidé de créer un site Internet qui servirait de plate forme
officiel pour LeStudio1.com. Une sorte de base spatiale (Internet) qui agit en tant
que résidence et d’archives. Nous n’avons pas voulu faire un site de style Web 2,0
car la gestion d’un tel site est plus compliquée au niveau des contrôles de contenu
et de la qualité. Le site LeStudio1.com est une base de données accessible à tous,
au niveau de la consultation, mais fermée au niveau de la création du contenu.
(Seul le webmaster peut ajouter des textes et des photos sur le site)
Avec le développement en popularité de Facebook et MySpace, nous avons
cependant inclus le service Web 2,0 par l’entremise de ces deux sites interactifs.
Où allons nous avec notre projet?
Depuis mars 2005, nous avons discuté avec pas moins de 15 entreprises pour
créer une association d’envergure internationale. Aucune des discussions n’a
porté fruit. Dans la majorité des cas, les visions étaient différentes et la plupart
des entreprises aurait voulu uniquement échanger notre base de données sans un
investissement financier. Nous discutons présentement avec un grande entreprise
américaine. Il faudra voir la suite mais pour le moment, LeStudio1.com est
ce que l’on appelle en jargon des médias: un « show case ».
Nous ne faisons pas d’effort pour développer la base d’adresses et nous refusons
d’afficher de la publicité car cela donnerait une vocation finale au média.
Si aucune association ne devait fonctionner, LeStudio1.com demeurera une sorte
de site d’opinion se rapprochant plus du "Blog" que du magazine véritable.
Quoi qu’il en soit, la petite équipe que nous sommes avons du plaisir et, en ce sens,
rien n’a été gaspillé depuis les trois dernières années au niveau de notre
investissement personnel en temps. Sur le plan financier, LeStudio1.com est
monté selon un système « Low Maintenance ».
En conclusion, l’avenir est encore devant et comme le dit l’avatar qu'est le
"Marcheur éternel LeStudio1": « Nous continuons d’avancer! »
Merci et au plaisir!
Lundi 10 mars 2008
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L'équipe des collaborateurs LeStudio1.com
Un rêve Internet...
Je suis habituellement un solitaire et j’adore profiter seul d’une marche en forêt
ou d’un feu de foyer. Mais je dois avouer que l’expérience de groupe peut être
tout aussi plaisante, sinon plus encore.
Je me suis récemment retrouvé dans un chalet au Mont-Tremblant, pour une semaine,
avec 9 autres personnes, des amis très proches que l’on pourrait même qualifier de
ma famille. L’idée était de profiter de quelques jours de ski sur les pentes de
Tremblant. Personnellement, je n’avais jamais été un grand amateur du ski.
Pour tout dire, je n’en avais jamais fait auparavant! Mais l’une des personnes
présentes sur place, que je considère être comme une sœur envers moi, m’a
convaincu de l’accompagner sur les pentes avec des ski coupés (blades).
Comme je suis un adepte du roller blades en été, le ski sur blades est à peu près
pareil au niveau de l’équilibre du corps humain. Physiquement je suis en forme car
je m’entraîne régulièrement au gymnase. J’ai immédiatement été séduit par le ski
et j’ai rapidement conquis les pentes de débutant pour m’aventurer ensuite sur une
intermédiaire, pour une descente. Je ne voulais quand même pas pousser ma chance!
La vie au chalet fut également très plaisante. Nous avions en quelque sorte
reconstruit une large famille avec un enfant, un adolescent, deux jeunes adultes,
un oncle (moi), une tante (MademoiselleX), deux parents, dont celle qui m'a ignitié
au ski, et deux grands-parents. En tout nous étions dix personnes.
C’était comme la vie dans un téléroman du genre L’Auberge du Chien noir,
sans le chien! Les mascottes le remplaçaient.
Quelques uns parmi nous avions aussi amené des ordinateurs portables et puisque
que nous avions accès à l’Internet, nous avons pu demeurer en contact avec la vie
urbaine. J’ai d’ailleurs écrit mes textes de l’édition de la semaine dernière entre
deux activités à la montagne.
L’hiver au Québec n’est pas très confortable en ville mais à la campagne, c’est une
toute autre histoire. C’est un autre monde. Et la vie en famille est définitivement plus
agréable que la vie en solitaire.
Bref, maintenant que je suis un skieur et que j'ai goûté au Mont-Tremblant, il me
sera difficile d’apprécier une petite montagne.
Mon prochain projet, les Alpes françaises.
Bon hiver à tous!
Lundi 17 mars 2008
L'équipe des collaborateurs LeStudio1.com
L'hiver au Québec...
Chalet du Mont-Tremblant (en haut)
L'éditeur sur les pistes (en bas)
L’actrice québécoise, Marie Josée Croze, déclarait récemment dans le magazine
français Paris Match : « Beaucoup pensent que jouer la comédie c’est savoir mentir,
charmer, séduire. Pour moi c’est l’inverse. Jouer c’est être dans la vérité pure »
Autrement dit, les acteurs sont des gens qui doivent être capables de représenter la
vraie réalité de leur personnage, sinon c’est un échec et leur carrière n’ira nulle part.
Je commence à croire qu’elle a bien raison car tous les menteurs, que l’on découvre
semaine après semaine, sont tous des gens de la vraie vie et leurs mensonges
dépassent de beaucoup la fiction du cinéma ou du théâtre!
Ils finissent tous aussi par l’échec lorsque leurs mensonges sont découverts.
L’affaire Eliot Spitzer m’a bouleversé et elle m’a remis en plein visage l’affaire
Guy Cloutier. Ce scandale m’avait beaucoup dérangé car je connaissais l’imprésario
québécois. Il réclamait le respect de ses pairs et il agissait comme un leader dans
l’industrie de la musique. Son échec fut une insulte et une vive déception pour tous
ceux qui croyaient en lui et en son leadership. On peut être un mécréant, et je n’ai
rien contre, sauf qu’il ne faut pas essayer de passer pour un saint.
C’est comme dans le film Le Parrain où le chef de la mafia italienne, incarné par
Al Pacino, veut obtenir une médaille du Pape pour son œuvre humanitaire, alors qu’il
a tué son propre frère!
Personnellement je connais au moins 5 personnes, tous des leaders de la société
québécoise qui ont déjà utilisé les services de prostituées.
L’un d’eux les reçoit dans son bureau corporatif, un autre les reçoit dans un hôtel du
centre-ville; un homme en immobilier les invitent en voyage à l’étranger; un
politicien prend des pauses entre ses rendez-vous pour les recevoir dans un
appartement avoisinant; et un dernier, une personnalité très connue, organise des
soirées degroupe dans sa luxueuse maison. J’arrête ma liste à cinq mais je pourrais
la poursuivre. L’usage des prostituées est répréhensible mais cela est leur vie privée.
Ce que je ne peux pas accepter, c’est que ces mêmes personnes déclarent sur la
place publique qu’ils sont des modèles de bons citoyens.
Certains vont même jusqu’à écrire des livres sur le leadership…
C’est cela qui est inacceptable! C’est ce double discours qui est la faute grave.
Tout le monde dans la société semble vouloir mentir concernant ses véritables
valeurs.
Le plus triste dans les scandales Spitzer et Cloutier c’est que ce ne sont pas des cas
isolés et que la découverte de ces deux menteurs ne mettra aucunement fin à la
situation. La semaine prochaine, on découvrira un autre événement qui fera tomber
de son trône un autre leader quelconque qui est tout le contraire de ce qu’il promet
être.
Comme le dit un de mes amis: «Le plus difficile dans le mensonge c’est la première
fois, ensuite ça devient facile et naturel.» Mon ami dit avoir appris à mentir lorsqu’il
a téléphoné à son patron pour mentir qu’il était malade. Il voulait s’absenter pour
la journée mais le patron l’a tellement bien cru qu’il lui a dit, par sympathie, de
prendre la semaine au complet plutôt qu’une seule journée! Mon ami venait
de découvrir les bienfaits du mensonge.
Quelle est la solution à ce problème de la société?
Je suggère de devenir un acteur ou une actrice…
Lundi 24 mars 2008
L'art de la déception...
Ashley Dupré. Eliot Spitzer et Guy Cloutier
Le président de la France, Nicolas Sarkozy, est un homme qui sait faire preuve
de résilience et les récents changements apportés à sa garde rapprochée le
démontrent bien.
Pour survivre en politique, il faut être capable de s’adapter aux exigences des
électeurs et parfois larguer ceux de son équipe qui ne livrent pas les résultats
attendus.
Ici au Québec, on peut regarder le cas du Premier ministre Jean Charest.
Je le mentionne, je ne suis pas un supporteur de cet homme politique et j’ai
même été l’un de ceux qui avaient dit qu’il devrait démissionner.
Évidemment il ne m’a pas écouté, pas plus que tous les nombreux autres qui
réclamaient sa tête. Il a plutôt remanié son cabinet de Premier ministre
et il a modifié son style de gestion et de communication. Force est d’admettre qu’il a
réussi à transformer une situation perdante en une situation gagnante. Le résultat
est qu’aujourd’hui il a regagné la confiance du public et lors du dernier congrès de
son parti, il a obtenu 97% du vote de confiance.
Un autre exemple est celui de Stephen Harper. Le Premier ministre du Canada a su
changer ses priorités, sans pour autant éliminer ses croyances profondes, et tenir
compte du fait qu’il dirige un gouvernement minoritaire qui doit composer avec
les députés des autres partis politiques.
Nicolas Sarkozy est d’un calibre supérieur à Jean Charest, et même à
Stephen Harper que j'appuie, et si ces deux hommes ont pu redresser leur
images publiques, Sarkozy le peut encore plus.
Sarkozy est intelligent, c'est un homme d’action, il est loin d'être un rêveur
idéaliste et il a aussi les moyens de ses ambitions.
Il suffit de relire l'ouvrage biographique de Yasmina Reza "L'aube le soir ou la nuit"
pour bien comprendre l'importance qu'accorde Sarkozy au poste de Président.
Pas une importance par rapport à lui-même, mais envers la France. Il considère
la tâche qui lui a été confiée comme une responsabilité et il ne veut pas décevoir.
Ses prises de position pour les causes humanitaires, comme celle de Bétancourt
ou le Tibet, sont un autre aspect positif de cet homme politique.
Nicolas Sarkozy n’est pas du genre à baisser les bras et, en tenant compte des
atouts qu’il a en mains, je suis prêt à maintenir mon appui à son égard.
Bonne continuité à vous Monsieur le Président!
Lundi 24 mars 2008
Nicolas Sarkozy attaque......
Nicolas Sarkozy
J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour le Maestro Charles Dutoit.
Je l’ai rencontré à quelques reprises dont une avec la diva d’opéra Cecilia Bartoli.
Une autre fois, j’étais parmi les invités à un souper de couple, duquel Charles
est reparti plutôt déçu… Notre hôtesse, une vedette de la télévision québécoise, ne
lui avait pas dit qu’elle avait un amoureux et que l’invitation à souper compterait
7 personnes incluant l’amoureux avec qui elle habitait. Il a quitté avant le dessert,
bon prince, mais je doute qu’il ait jamais reparlé à cette animatrice télé.
La dernière fois que j’ai rencontré Maestro Dutoit, c’était quelques jours avant que
la querelle éclate et qu’il démissionne. Mes photos sont sur le site LeStudio1.
Il avait l’air fatigué et il m’avoua qu’il rêvait parfois à prendre sa retraite pour
aller vivre au Japon, pays qu’il apprécie particulièrement. Personne ne se serait
attendu que quelques semaines plus tard (10 avril 2002), les musiciens montréalais
feraient un tel affront à celui qui avait mis l’Orchestre sur la liste des meilleurs
orchestres au monde.
Le conflit de travail de 2002 a bien failli faire disparaître à tout jamais l’Orchestre
symphonique de Montréal. C’est une erreur de croire que les organisations de notre
société sont éternelles et indépendantes de leurs créateurs et que l’ont peut les
remplacer à souhait comme bon nous semble. Ce sont les hommes et les femmes qui
dirigent nos institutions qui en font ce qu’elles sont et non l’inverse.
Charles Dutoit était le créateur de l’Orchestre symphonique de Montréal comme
nous l’avons connu durant 25 ans entre 1977 et 2002!
Par un miracle quelconque, les responsables ont réussi à régler le conflit syndical et
par un autre miracle, ils ont réussi à convaincre un chef de la trempe de Kent Nagano
de prendre la relève.
Quelque temps après son départ de Montréal, j’ai fréquenté une femme qui habitait
dans le même immeuble où Dutoit possède un condo. Nous ne nous sommes jamais
croisé mais le gardien me disait que Dutoit revenait souvent faire des séjours
discrets dans son appartement de la rue Sherbrooke.
Il avait aimé Montréal! C’était sa ville préférée!
Charles Dutoit est un homme passionné. Il aime ou il déteste. Mais un homme
passionné ne pardonne pas à ceux qui l’ont bafoué et à qui il a tout donné.
Je m’ennuie de ce grand musicien car il a du style et une certaine dégaine qui en
font un être d’exception. Je me suis toujours considéré privilégié à chaque fois que
je l'ai rencontré et encore plus quand j'assistais à ses concerts.
Lorsque Charles Dutoit est arrivé à Montréal en 1977, l’OSM participait à une
campagne publicitaire pour la ville où on y voyait Dutoit avec l’Orchestre à
l’arrière-plan. On pouvait y lire : « La fierté a une ville!»
Malheureusement, comme le dit la chanson :« Tout passe… »
Lundi 7 avril 2008
Charles Dutoit se souvient...
Maestro Charles Dutoit
Lundi 14 avril 2008
Le courage de survivre...


Il existe deux sortes de comportement de la part des humains face à la vie.
Il y a ceux qui veulent en finir et qui prennent parfois les moyens pour se suicider
et il y a les autres, ceux qui s’accrochent au moindre espoir dans leur lutte contre
la maladie ou les actes du destin.
Le comportement des deux chasseurs des Île de la Madeleine, Claude Deraspe et
Bruno-Pierre Bourque (naufrage du samedi 29 mars 2008), est un exemple d'une
lutte acharnée contre la mort et on pourrait même croire qu’ils ont vaincu celle-ci
grâce à leur volonté personnelle et rien d’autre .
Le jeune Bourque, qui se dit à haute voix, même s’il est seul
sur le pont du bâteau : « Ce n’est pas vrai que tu vas rester pris ici… »
Son confrère, Deraspe, se retrouve presque nu avec de l’eau jusqu’aux oreilles
et il s’efforce, par une dernière énergie du désespoir, à ouvrir un hublot et
réussir à regagner les glaces par réflexe et quasi-insconscient.
Pourquoi un tel courage?
Pourquoi ne pas s’être abandonné au destin?
Pourquoi d’autres personnes vont-ils désirer la mort tandis
que certaines ne veulent pas quitter la vie?
C’est une situation inexplicable et ce, malgré ce qu’en diront les experts en
comportement humain. Mais une chose est certaine :
« L’homme ou la femme qui veut modifier son destin est capable de miracle
s'il le veut vraiment. »
L’exemple des deux chasseurs madelinots est la preuve de ce miracle.
LeStudio1.com désire souligner leur courage et nous leur offrons une mention
dans la galerie Les Meilleurs 2008 (Mention Courage)
Claude Deraspe (gauche) et Bruno-Pierre Bourque (droite)
aux Îles de la Madeleine
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Lundi 21 avril 2008
Un maire et sa ville...
Le problème du maire de la ville de Montréal, Gérald Tremblay, est qu’il n’a pas
beaucoup de charisme naturel et, pour cette raison, ses actions sont souvent
rejetées ou diminuées sur la place publique par les journalistes.
Je connais un peu cet homme et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est très
travaillant, instruit (MBA de Harvard), bien intentionné, positif et surtout
honnête. Il a aussi beaucoup de classe et il est toujours très respectueux et poli.
Rien n’est impossible en cette époque de scandales, mais je ne crois pas que l’on
dira un jour que Gérald Tremblay a agi pour son profit personnel autrement que
pour l’avancement de ses idées politiques, dans lesquelles il croit sincèrement.
Sur le plan du charisme, il me fait cependant penser à Stephen Harper, sauf que
Tremblay est moins timide. Harper est le politicien le plus introverti parmi tous ceux
que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant. Heureusement qu'il a Laureen à ses côtés
pour assouplir les rapports avec le public et améliorer son image...
J’avais conseillé à Gérald Tremblay, dans une chronique précédente, de surveiller
son entourage car nos ennemis sont souvent nos plus proches alliés. Il semble
avoir écouté mon conseil et il a cessé de faire confiance aveuglément.
Je lui donnerai maintenant un autre conseil : «Être lui-même comme l’a fait Jean
Charest et démontrer aux gens qu’il est un gestionnaire compétent et le meilleur
disponible parmi les candidats en lice!»
La nouvelle popularité de Charest n’est pas une situation artificielle mais plutôt un
reflet de la vraie personnalité du Premier ministre. Tous ceux qui le connaissent
intimement disent qu’il est intelligent, gentil, attentionné et il a même parfois un
sens de l'humour. C’est le personnage que j’avais connu en 1984 à Ottawa alors
que Charest débutait en politique et que j’étais un jeune attaché de presse pour
Brian Mulroney. Le maire Tremblay peut obtenir le même résultat que Jean Charest
s’il prend exemple sur sa stratégie. Dans le cas de Charest, le défi semblait
impossible à relever tellement la population le détestait, ce qui n'est aucunement
le cas du maire de Montréal. Gérald Tremblay est un homme d’exception et il a
réalisé des choses importantes et difficiles depuis son entrée à l'hôtel de ville mais
cela ne ressort pas dans l’image projetée sur la place publique. Et quand on
sait que l’image et la perception comptent plus que la réalité dans le jugement de la
société et des électeurs, le maire de Montréal se doit de corriger la situation de
façon urgente. La seule façon d'y arriver est d'être soi-même et de montrer la
vraie image. Bonne chance! Vous en êtes capable!

Gérald Tremblay - Maire de Montréal
Plusieurs visiteurs du site Internet LeStudio1.com nous écrivent pour offrir leurs commentaires. Nous utilisons cette page, surnommé "BPod", pour répondre à vos idées et suggestions. Ceci est un ajout aux articles hebdomadaires écrits par l'équipe et que vous pouvez lire en page d'accueil du site. Vous pouvez aussi consulter les autres sites Web 2,0 -Blogs et Médias.
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Lundi 28 avril 2008
Facebook et le championnat...
La situation du réseau Facebook est comparable à la fièvre du hockey qui s'est
emparée de Montréal. Dans les deux cas, il n'y a aucune raison valable pour
expliquer le phénomène mais il est bien présent.
Selon tous les experts de l’Internet, Facebook n’a même pas encore atteint sa période
d’adolescence. Pourtant il a envahi nos vies et il attaqué avec succès les autres
médias traditionnels et même ses semblables comme MySpace.
Facebook me fait penser à la nouvelle vedette de l’heure, le jeune joueur de hockey
Carey Price (20 ans), gardien de but de l’équipe de hockey Les Canadiens, lequel
s'impose face à d'autres joueurs beaucoup plus expérimentés que lui.
Son objectif est très clair: permettre à son équipe de gagner la Coupe Stanley.
La vraie mission de Facebook, comme de l'Internet en général, est cependant moins
évidente et encore à être découverte. Les sites Internet Web 2,0 ont d’ailleurs les
mêmes difficultés que leurs prédécesseurs du Web 1,0, c'est-à-dire l'absence de
profit à cause de la gratuité du produit. Malgré la modernisation du concept internet
et la création du service Web 2,0, des sites où il est possible pour les usagers d’agir
de façon interactive sans la participation d’un webmaster central, l'on ne réussit
toujours pas à créer des profits.
Facebook est une entreprise vieille de 4 ans seulement, un « start up » devenu un
géant plus grand que nature grâce aux investissements des financiers à risques.
Le marketing viral et la gratuité d’usage a fait le reste auprès de la communauté des
internautes. En 2007, Facebook a généré des revenus de 150 millions $ seulement,
ce qui est très peu compte tenu du nombre gigantesque de 100 millions de visiteurs
en date de janvier 2008. Malgré l’absence de profit, l’entreprise est évaluée à
15 milliards $ sur le marché boursier, si on tient compte de l’investissement
de Microsoft pour un montant de 240 millions$ en échange de 1,6% de la
compagnie en novembre 2007.
Selon la nouvelle directrice de Facebook, Sheryl Sandberg, il est possible de gagner
la partie mais il faudra sortir de la zone de confort et regarder, non pas un mois en
avant mais, des années devant! Facebook compte 550 employés mais il semble
que l’ambiance soit plutôt à la bonne franquette. Il n’y a pas de structures
d’entreprise solides ni de plan d’affaires à long terme.
C’est le défi de la nouvelle présidente qui devient un peu l’entraîneur d’une jeune
d’équipe de hockey. Elle aussi, comme Les Canadiens de Montréal, vise la coupe
de championnat! Nous leur souhaitons à tous les deux « Bonne chance! »
La nouvelle directrice de Facebook; Sheryl Sandberg et
le gardien de but des Canadiens de Montréal, Carey Price.
Lundi 5 mai 2008
La télévision de l'avenir...
Le débat de l’heure au Québec, en plus du hockey, est la petite station de
télévision TQS, laquelle est en faillite technique pour plus ou moins 36 millions$
de dettes. (On évalue le déficit accumulée à 71 millions$)
Les politiciens sont montés aux barricades en criant à l’indignation et en déclarant
que l’annulation des bulletins quotidiens de nouvelles, tel que proposé par
Remstar, le repreneur de la créance, n’a aucun sens.
Ils ont entièrement raison et, en plus, ils ont la solution entre les mains!
"Fusionner les bureaux de TQS en région avec ceux de Télé-Québec
et repatrier les journalistes au sein de leur organisation."
En faisant cela, il accompliront plusieurs objectifs: une information en région,
un sauvetage des emplois et un usage plus économique des actifs de l’État.
Ce plan n’est pas nouveau et déjà depuis longtemps on s’interroge sur une
meilleure utilisation des équipements de Télé-Québec .
Je me souviens même qu’à l’époque de l’achat de TQS par Pierre Péladeau, nous
avions commencé à négocier pour le rachat des équipements de Télé-Québec et
l’intégration avec TQS. En échange, nous aurions assumé la diffusion de la
programmation de la station d’état québécoise. La discussion n'avait pas été
concluante mais récemment, en 2005, un rapport d'étude recommendait à nouveau
ce genre d'action au gouvernement québécois. Guy Fournier était l'un des membres
de ce comité spécial. (Voir Rapport: Télé-Québec Priorité à l'écran)
Il est évident que le groupe Remstar n’est pas dans un rôle social. On ne peut pas
leur reprocher de vouloir faire des profits. Remstar cherche une aubaine et de
racheter un réseau de télévision à 20 cents dans le dollar est une belle économie
mais entièrement dans les normes pour une entreprise en faillite.
La portion payée est parfois moindre!
Pierre Péladeau considérait lui aussi avoir fait un bon achat, le 11 avril 1997,
le jour même de son anniversaire de naissance, alors qu’il apprenait l'acceptation
de son offre d'achat de TQS. (J'étais en sa compagnie dans son bureau lorsqu'il
avait reçu l'appel téléphonique de confirmation.) Il n’avait payé que quelques
dizaines de millions pour la station (24 millions$ plus 9 millions$ en fonds de
roulement). Il se disait qu’il obtenait un joueur de petite taille, mais qu'il pourrait
en faire une présence vivante à Montréal. Il en avait les moyens financiers mais
surtout, il possédait Le Journal de Montréal et une brochette de magazines
populaires. Officiellement, il ne devait pas y avoir de convergence mais Pierre
Péladeau ne s’inquiétait pas outre mesure de ce règlement…
De plus, contrairement à Remstar, Péladeau avait des partenaires indépendants
qui connaissaient la télévision. (Voir Biographie Pierre Péladeau cet inconnu)
D'ailleurs, c'est justement Jean-Luc Mongrain qui avait convaincu Péladeau de
soumettre une offre d'achat à titre de financier. Jean-Luc devait être un des
partenaires mais il avait décidé de se retirer afin de pouvoir offrir ses services
comme producteur privé à TQS. Péladeau avait continué avec Cogeco, Radio-Nord,
Cancom, Radio-Saguenay et quelques autres partenaires minoritaires.
S’il avait pu mettre la main sur les équipements de Télé-Québec, il aurait joué
doublement gagnant… pour pas cher!
Péladeau voulait aussi créer ses vedettes plutôt que d’embaucher des animateurs
dispendieux. (C’était l’époque où TVA avait convaincu Simon Durivage de quitter
Radio-Canada en échange d’un contrat important.)
Péladeau ne voulait pas embarquer dans le jeu de la surenchère. Il voulait engager
des jeunes et leur donner la chance de se développer.
Une sorte de télévision communautaire mais avec des moyens.
Le modèle d'affaire était celui de CityTV à Toronto (Musique Plus) dont le fondateur
est Moses Znaimer. (Voir son site Internet personnel)
Malheureusement, Pierre Péladeau est décédé quelques mois seulement après la
prise de possession officielle de la station et alors qu'il ne faisait que de débuter sa
réflexion sur les orientations précises qu'il voulait donner à son nouveau jouet.
Il est toujours triste de voir une histoire d’amour se terminer.
TQS était un "mouton noir" parfois drôle et sympathique avec des
Jean-Luc Mongrain comme figure de proue mais, l'entreprise était blessée.
D'ailleurs, tout comme Jean-Luc Mongrain, j'aime moi aussi le monde des chevaux.
Je ferai donc la comparaison suivante:
«Lorsque sa monture a la jambe cassée, il faut éviter de faire preuve de sentiment
et soulager sa bête, en l’envoyant à l’abattoir. Il faut ensuite s'empresser de
se trouver un autre cheval pour continuer…»
En haut: l'éditeur Bernard Bujold et les deux mascottes;
En bas: Pierre Péladeau, Guy Fournier et Jean-Luc Mongrain
Lundi 12 mai 2008
Histoire d'un échec...
Il existe des situations où plutôt que de céder devant l’ennemi, les gens préfèrent
s’autodétruire et brûler le village. L’exemple qui me vient à l’esprit est celui du
médecin New-Yorkais (Nicholas Bartha) qui, plutôt que de céder sa maison à son
ex-femme comme l’ordonnait le Juge, avait décidé de faire exploser la demeure…
(Voir article du New York Times)
L’histoire de Guy Cloutier et Nathalie Simard en est une d'autodestruction.
D’abord Cloutier qui refuse de continuer à payer financièrement pour le silence de
Nathalie et qui abandonne même la lutte devant la justice, préférant accepter sa peine
en prison et ne plus rien faire de sa vie. On peut se demander pourquoi il ne s’est pas
suicidé! Les agissements de Cloutier envers Nathalie sont inacceptables mais
il faut admettre que l’individu avait un talent unique pour la promotion artistique.
Il faut interroger tous ces chanteurs ou chanteuses, qui luttent pour se faire
connaître, combien il est difficile de réussir dans ce secteur. Cloutier avait un talent
naturel en marketing. Il me semble que la société devait punir Cloutier pour ses
gestes envers Nathalie mais, nous aurions tous été gagnants si son talent
d’imprésario avait été sauvé.
Et voilà que nous perdons aussi l’ambassadrice des enfants abusés sexuellement.
Cela est une très lourde perte pour tous ces gens qui s’étaient accrochés
émotivement à Nathalie Simard.
Son histoire n’avait cependant jamais été complètement claire.
Suite à l’affaire d’abus sexuel, elle était devenue une sorte de guide pour tous
ces enfants abusés. Sur le site LeStudio.com, la page la plus visitée, parmi les
quelque 600 qui sont en lignes, fut la page de photos que j’avais faites de Nathalie
lors du lancement de son livre écrit par Michel Vastel. Des dizaines de milliers de
visiteurs. C’est la page numéro 1 au classement des statistiques.
Mais j’avais aussi reçu des courriels me disant que la fille n’était pas une sainte.
Je n’ai jamais débattu la chose dans mes éditoriaux mais plusieurs lecteurs, qui
connaissaient Nathalie Simard et qui sont impliqués dans le domaine artistique,
me disaient qu’elle tomberait un jour de son nouveau piédestal.
J’ai préféré ne pas embarquer dans ce débat…
Aujourd’hui, suite aux récent événements et à la fermeture de la fondation
de Nathalie Simard, il faut admettre qu’il y avait du feu derrière la fumée.
Finalement, tout aura été détruit et brûlé sur la place publique!
Guy Cloutier et… le village de Nathalie!
Guy Cloutier et Nathalie Simard