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Archives Blogue de l'éditeur 2007
Août à septembre 2007
LeStudio1.com
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Savoir vendre le tourisme...
Le succès dans la vente viendrait avec la
persévérance, malgré les refus. On dit même
que pour 1 vente, il faut obtenir 9 refus...
J'ai pu contaster la qualité de vendeur des
organisateurs de congrès présents à la
conférence MPI 2007 tenue à Montréal.
Je voulais au départ un peu vérifier s'il était vrai,
comme le disait le directeur de Tourisme Montréal,
Charles Lapointe, que ce congrès rassemblait les
gens les plus importants au monde en matière de
congrès. J'adore les vedettes...
Mais ma conclusion est qu'ils ne sont peut-être
pas des vedettes comme un Rafael Nadal
ou une Céline Dion, mais ils savent vendre.
Il y avait au Centre des Congrès de Montréal,
quelques 604 kiosques et plus de 3 700
congrésistes. J'ai visité tous les kiosques car je
voulais me faire une idée sérieuse!  
Et j'ai été pris très au sérieux...
Tous les animateurs m'interpellaient du regard
lorsque je passais devant leur table en me disant
bonjour et en m'offrant leur matériel. Les dix
premières fois, on se sent important mais au
kiosque 599, on pourait chercher la porte de
sortie, sauf qu'aucun kiosque n'était ennuyant.
J'ai demandé à quelques unes des personnes
animant les activités s'il fallait être aggressif
pour réussir. On m'a répondu qu'on ne veut pas
être dérangeant mais il n'y a qu'une seule façon
de réussir en vente et c'est de pousser son
produit. On enseigne d'ailleurs ces techniques aux
vendeurs de congrès. Et des produits. il y en avait.
Tous les hôtels, terrains de golf ou terrain de jeu
pour les groupes qui veulent sortir de leur bureau
et faire un congrès s'étaient donné rendez-vous à
Montréal. Même des gens de Tokyo et de Dubaï...
L'organisation d'événements ne semble pas tant
reposer sur les noms de personnalités mais plutôt
sur le gros bon sens. On offre un service de qualité
et on garantit que le groupe sera satisfait.
Évidemment, il faut avoir un groupe pour
acheter le produit. Comme j'étais là en tant que
journaliste, j'étais une perte de temps pour les
vendeurs mais ils ne le savaient pas. Ils étaient
donc aussi énergiques avec moi que si j'avais été
un acheteur véritable. Je peux donc affirmer que
oui, les vendeurs de congrès sont très dynamiques.
Et puis leurs trucs fonctionnent. J'ai ramassé des
faux jetons de casino que je conserve dans ma
poche avec ma monnaie. Les caissières à l'épicerie
ne cessent de me demander de toucher...
Il paraît que ça porte chance!
Lundi 6 août  2007
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The Wall Street Journal...
Rupert Murdoch vient de répéter l'histoire.
La création du Wall Street Journal avait été
l'oeuvre de deux jeunes personnes en 1882:
Charles Dow (31 ans), et Eddie Jones (26 ans).
Il y avait un troisième homme, un investisseur
silencieux, Milford Bregstresser.
Dow travaillait derrière le bureau et Jones était
le plus souvent dans le bar de l'hôtel avoisinant
pour obtenir les nouvelles du jour. Le concept était
celui d'un bulletin d'information distribué à une
centaine de courtiers au centre ville de New-York.
Le bulletin a progressé et il est devenu un journal
en 1889 pour être acheté en 1902, par un homme
d'affaires, une sorte de Murdoch de l'époque,  
Clarence Walker Barron. C'est sa femme,
Jessie, qui siègait au conseil d'administration...
Sa fille adoptive, Jane a marié Hugh Bancroft,
de là l'héritage des Bancroft d'aujourd'hui.
Ce que Murdoch vient de faire, c'est un peu ce
qu'avait fait Barron au début du siècle.  
LeStudio1.com est largement inspiré de la
chronique quotidienne du Wall Street et en
particulier de la page une: "What's News".
Des nouvelles brèves mais complètes.
J'ai découvert ce journal dans les années 1980
alors que celui-ci fêtait son centenaire. J'ai même
visité les bureaux du 15 Walt Street à New-York.
La formule du journal est unique et n'a jamais
pu être copiée par les autres journaux.
En ce qui concerne Rupert Murdoch, mon ancien
patron Pierre Péladeau se comparait à lui,
à l'échelle du Québec. Il me raconta l'avoir
croisé un jour à New-York dans un congrès
d'imprimeurs et il lui avait serré la main mais
sans plus. Il aurait aimé lui parler de projets, mais
ils étaient dans un cocktail de congrès. Murdoch
possédait plusieurs journaux et Péladeau venait
d'acquérir Maxwell Graphic aux États-Unis.
Pierre Péladeau me confia qu'il admirait Murdoch
et que si on voulait le comparer à un autre magnat,
il trouvait que Murdoch lui ressemblait le plus au
niveau de la vision et de l'esprit d'entrepreneur.
Il me demanda même d'aller lui acheter la
biographie de Rupert. Il pourrait s'en servir
comme entrée en matière lors d'une prochaine
rencontre. Personnellement, je suis très content
que Murdoch ait remporté son offre d'achat.
On dit que plusieurs employés sont inquiets!
Je suis un lecteur du Wall Street Journal depuis
1980 et j'ai lu plusieurs biographies sur Murdoch.  
Je crois sincèrement que les deux nouveaux
mariés vont faire un excellent couple.
Longue vie au nouveau The Wall Street Journal!
(Vous pouvez lire toute l'historique sur le site)
Lundi 6 août  2007
Édition de la première édition de
The Wall Street Journal - Juillet 1889
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Souvenirs de Pierre Trudeau...
L'ex-Premier ministre du Canada Pierre Elliott-
Trudeau (1919-80) était un personnage très
particulier. Certains de mes amis le détestaient
dont mon ex-patron Pierre Péladeau (1927-97).
Mais dans le cas de Péladeau, cette haine provenait
des années au Collège de Brébeuf où les deux
hommes avaient été des confrères de campus.
Personnellement, j'ai pu rencontrer Pierre Trudeau
à quelques reprises et à chaque fois j'ai été séduit.
L'homme avait du caractère mais il était brillant.
Il savait discuter et il avait un charisme qui le
distinguait des autres personnes dans un groupe.
Je me souviens de trois rencontres que j'ai eues
avec lui. La première était dans les années 1976
à Matane en Gaspésie. J'avais à peine 20 ans et
je lui avait posé quelques questions en conférence
de presse. J'avais été impressionné par l'attention
qu'il m'avait accordé. La deuxième rencontre eu
lieu bien des années plus tard  vers 1995 au Stade
de tennis Du Maurier (Uniprix). Trudeau était un
fidèle visiteur au tournoi de tennis mais un seul
soir, le même à chaque année, le mercredi. Il était
toujours l'invité de la compagnie Du Maurier-
Imasco et j'avais pu le saluer dans la loge des
invités VIP. Il était évidemment la vedette de la
soirée et tous les gens le saluaient comme s'il était
un champion de tennis. La troisième rencontre fut
quelques mois avant sa mort. Trudeau aimait
marcher et on pouvait souvent le croiser sur la
rue Sherbrooke. Un jour, je vois un vieil homme
remonter difficilement la rue de La Montagne.
Le vieil homme me regardait sérieusement dans
les yeux comme pour me signaler qu'il ne voulait
pas de pitié. Nous nous sommes croisés sans dire
un mot mais il y avait comme une communication
non verbale. Il me disait: "Je sais! Je suis vieux".
Je voulais offrir de l'aider à se rendre à sa
résidence située à quelques rues en haut de la
côte mais je ne l'ai pas proposé, un peu par gêne
et peut-être par respect pour sa dignité.
Quelque temps plus tard, j'ai appris son décès.
Pierre E. Trudeau représentait pour les Québécois
de son époque l'homme public que nous aurions
aimé être ou avoir comme conjoint. Il était riche,
il avait fière allure, athlétique, intelligent, bon père
de famille mais séducteur avec les femmes.
Dans les faits, la société québécoise était plus à
l'image de René Lévesque. Un peu brouillon, plus
ou moins proche de nos enfants et pas indépendant
de fortune. Trudeau était le rêve tandis que
Lévesque était la réalité. C'est cela qu'aurait dû
écrire le magazine d'histoire d'Ottawa...
Lundi 13 août  2007
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Elvis Presley est vivant...
Le chanteur Elvis Presley (1935-1977) est plus
présent mort que vivant. En effet, voilà 30 ans
qu'il est décédé et son nom est une légende plus
grande encore que lorsqu'il chantait en personne.
C'est comme Marilyn Monroe ou John F. Kennedy.
Mourir est parfois le début de l'immortalité.
De son vivant, Elvis Presley était une star mais
son talent n'était pas apprécié de tous. Il avait
aussi des relations difficiles avec ses amis vers
la fin de sa carrière et on dit qu'après la mort de
sa mère, il a commencé à devenir dépressif .
Le succès d'Elvis me fait penser à celui de Céline
Dion. Presley n'aurait pas été la star qu'il fut si
ce n'avait été de la présence à ses côtés d'un
gérant comme le Colonel Tom Parker. Un type qui
ressemble à René Angélil. En fait, René a toujours
dit qu'il a copié le Colonel et ses techniques.
Mais les deux carrières de Céline et Elvis sont très
différentes. Presley a eu une vie à la fois de gloire
et de tristeste. Il n'était pas heureux. Il n'avait pas
confiance en lui et il n'a jamais pu gérer son succès.
Ce qui n'est pas le cas de Céline Dion.
Elvis Presley était un être tourmenté qui n'a jamais
vraiment quitté le quartier pauvre de son enfance.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il offrait des
cadeaux. Il pensait pouvoir ainsi soulager un peu
le malheur des gens moins fortunés car pour lui
sa plus grande douleur avait été sa pauvreté.
Il avait été marqué par le manque d'argent.
Personnellement, je suis né en 1956, alors qu'Elvis
était au sommet de sa gloire. J'ai pu découvrir sa
musique dans les années 70 mais Les Beatles
l'avaient surpassé et lorsqu'il est mort en 1977,
Presley connaissait des moments de carrière très
difficiles dont son spectacle de retour à Las Vegas.
Pour bien comprendre l'importance du personnage,
il faut donc regarder le début de sa carrière.
Il a été le premier Blanc a chanter au rythme
gospel des Noirs américains.
S'il avait pu s'accrocher à sa musique et conserver
des valeurs humaines, il aurait eu une belle vie mais
rares sont les grands artistes qui y réussissent.
De nos jours on a qu'à penser à Paris Hilton.
La gloire et l'argent semblent être un obstacle
au bonheur. En ce sens, il faut admirer Céline Dion
qui est devenue une légende alors qu'elle est encore
bien vivante. C'est peut-être là son vrai succès,
plus grand encore que tous ses succès en chanson.
En ce qui concerne Elvis, il est l'une des plus grandes
légendes de notre histoire mais, malheureusement,
il est mort...
Lundi 20 août  2007
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L'esprit d'un champion...
Je suis un amateur de tennis depuis le début des
années 1990 alors que DuMaurier était le
commanditaire du tournoi de Montréal. Dans les
années 2000, je suis redevenu journaliste et j'ai
pu suivre le tournoi annuel à partir de la galerie
de la presse. Dans les deux cas, je conserve
d'excellents souvenirs mais en voyant Rafael
Nadal se faire éliminer par un nouveau nom, je me
suis souvenu que les tournois de tennis peuvent
parfois être une source de très grande déception.
Il ne faut pas s'attacher à un champion car son
règne est bien éphémère...
Je me rappelle encore de ce dimanche après-midi,
le 30 juillet 1995, alors que j'étais au Stade Jarry
en compagnie de Pierre Péladeau et que nous
regardions le match André Agassi et Pete Sampras.
Pour une raison inexplicable, Péladeau avait pris
en grippe Agassi et il appuyait Sampras.
"Agassi est un voyou avec ses cheveux longs.
Sampras va le laver" de dire Péladeau.
Sauf que c'est Agassi qui lavait l'autre...
Pierre Péladeau s'est levé au 2e set et il a dit
ne pas aimer le match. Il rentrait à Ste-Adèle.
J'ai bien essayé de lui faire saluer la blonde
d'Agassi, la belle Brooke Shield, qui était assise
à nos côtés, il ne voulait rien entendre.
En 2005, la situation était renversée. Toute la
foule du Stade appuyait André Agassi qui allait
prendre sa retraite après le tournoi de Montréal.
On voulait le voir terminer en beauté.
Malheureusement, c'est Rafael Nadal qui a gagné.
Cette année, en 2007, les deux favoris de la
foule, Nadal et Roger Federer n'ont pas pu
s'affronter en finale comme l'espérait le public et
c'est un inconnu qui a raflé la place de vainqueur.
C'est la même situation avec les femmes et les
championnes comme Monica Seles, Martina Hingis
ou Arantxa Sanchez Vicario. Elles soulèvent les
passions mais cela dure que le temps d'une saison.
Finalement les meilleurs souvenirs ne sont pas sur
le terrain mais dans le stade. L'ambiance des
kiosques, le soleil qui se couche derrière les tentes,
les porteurs de balles qui courent, les voiturettes
qui transportent les joueurs sur les terrains de
pratique, etc. Personnellement, mon plus beau
souvenir demeure la soirée que j'avais passée sur
le bord d'un terrain d'entraînement avec Arantxa
(36 ans) et son chien. C'était en août 2002. Nous
étions une dizaine de fans tout au plus et elle parlait
avec nous de tout, sauf de tennis. C'était comme une
soirée entre amis en train de regarder un coucher de
soleil au chalet. Sanchez aimait beaucoup Montréal
où elle disait se considérer un peu chez-elle.
Elle s'était mariée en Espagne, son pays, avec un
journaliste prestigieux de l'endroit en juillet 2000
mais après 10 mois, elle avait mystérieusement
divorcée. Elle semblait heureuse lors de notre
rencontre à l'été de 2002 mais ce serait la dernière
fois que je la verrais puisqu'elle annonça sa retraite
du tennis en novembre de la même année.
Comme je le disais: rien ne dure...
Lundi 20 août  2007
Arantxa Sanchez Vicario
Novak Djokovic,
Roger Federer, André Agassi,
Rafael Nadal et Pete Sampras
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Festival des films du monde...
a débuté sa 31e édition. C'est un peu le retour
d'un enfant prodigue. Le FFM est le plus grand
festival en cinéma à Montréal, parmi plus de 21
événements ciblés en cinéma, durant l'année.
Le budget du FFM en 2004 atteignait presque
2 millions$, dont la moitié provenait des deux
agences Telefilm et Sodec. Les éditions 2005 et
2006 ont été réalisées sans ces deux subventions
et on a même essayé de créer un nouveau festival
financé par les deux agences gouvernementales.
Le bilan fut un échec, autant sur le plan financier
que sur celui de la fréquentation du public.
Le public a continué d'appuyer le FFM malgré ses
handicaps et sa compétition et il a boudé le projet
de remplacement même si on proposait une
formule dite améliorée et plus complète.
Les organisateurs du FFM disent que le budget de
2007 sera équivalent à celui des belles années.
Quelle conclusion doit-on tirer de ce retour à la
case de départ?
Le véritable juge du succès ou de l'échec est
le public plutôt qu'un individu, aussi talentueux et
puissant soit-il. Prenons l'exemple de Céline Dion
et de son nouveau disque. Ce sont les fans qui ont
forcé le changement de titre de l'album qui sera
publié en novembre prochain parce qu'il avait
déjà été utilisé par la chanteuse Shania Twain.
Dans le cas du FFM, c'est aussi le public qui a
décidé. J'étais accrédité en tant que journaliste
au projet de 2005 financé par Téléfilm et piloté
par le groupe Spectra, dirigé par Alain Simard.
Sur le plan professionnel, aucun moyen n'avait été
ménagé puisque l'on avait le budget. Mais pour
des raisons inexplicables, le public n'est pas venu.
Les salles était presque vide et puis, pour
compliquer le tout, la querelle s'est installée entre
les deux responsables dont le directeur, Suisse
d’origine, Moritz de Hadeln,  et Alain Simard.
Ces deux principaux dirigeants ne voulaient plus
se parler tellement les sentiments étaient
devenus agressifs entre eux.
Serge Losique n'est pas un homme facile car il
est entêté. Mais Losique sait comment rejoindre
le public cinéphile et les gens participent. Ce n'est
pas un engouement à la Céline Dion mais les salles
sont pleines et les cinéphiles apprécient le FFM
comme un bon vieux fauteuil confortable...
Le FFM n'affiche pas non plus le genre de glamour
qu'affiche le Festival de Toronto ou celui de Canne.
Le FFM de Montréal offre des films, beaucoup de
films de partout dans le monde, et il les présente
dans des salles durant douze jours. La formule
fonctionne et comme disait un ancien entraîneur
sportif: "Si la formule est gagnante, il ne faut pas
essayer de la changer"
Bon Festival des Films du monde!
Lundi 27 août  2007

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Je suis un collectionneur de livres et ma bibliothèque en contient plus de 3000.
Des ouvrages biographiques dans plusieurs cas, mais aussi des romans et des
classiques. Mon ouvrage favori, à vie, demeure L'Iliade et l'Odyssée d'Homer.
La possibilité de conserver ma bibliothèque sur un disque dur est étrange à
envisager mais c'est une possibilité. Est-ce que ce sera mieux? Si j'en juge par la
photographie, la réponse est oui. Je possède une collection d'environ 50 000
photographies et celles sur disque dur sont les plus faciles à gérer. Je peux aussi
multiplier les archives, ce qui était impossible avec le négatif.
Il faut donc se faire à l'idée que les livres connaîtront un virage informatique mais,
pour le moment, le livre papier continue d'être populaire, même très populaire.
En France, la rentrée d'automne comptait plus de 700 nouveaux romans en français
et le marché américain n'est pas en reste.
Un exemple de la popularité du livre est l'autobiographie de Brian Mulroney.
Au début, je me suis dit que 1200 pages était trop mais après avoir lu plusieurs
milliers de copies. Le titre est un best seller! D'ailleurs je m'en suis procuré deux
milliers de copies. Le titre est un best seller! D'ailleurs je m'en suis procuré deux

copies, une en français et une en anglais. La version anglaise contient un texte
manuscrit sur la couverture intérieure.
Le livre papier date de Gutemberg et il a survécu bien des obstacles.
Il est évident qu'il va trouver un terrain d'entente avec l'informatique et que
les deux supports des mots vont chacun créer leur territoire. Comme dit
Brian Mulroney: " L'important pour réussir dans la vie c'est de pouvoir
communiquer avec ses voisins et de pouvoir travailler ensemble...".
Lundi 24 septembre 2007
Les livres sur ordinateur
Bernard Bujold et Brian Mulroney (18 septembre 2007)
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Le maire de Montréal dit avoir pris la situation bien en main et il promet de
s'assurer que les édifices de sa ville inspirent non seulement la confiance mais
qu'ils sont dans les faits entièrement sécuritaires. Belle initiative mais il demeure
que l'on y pensera à deux fois lorsque nous marcherons dans le Montréal souterrain.
Comme disaient les Romains: «Est-ce que le ciel va nous tomber sur la tête?»
Pour se protéger, ils achetaient les menhirs d'Obelix.
Les ingénieurs de Montréal ont un peu copié la formule car ils placent des milliers
de poutrelles temporaires pour soutenir les endroits menaçant de s'écrouler.
Personnellement, j'adore magasiner. Mon endroit favori demeure encore, même
s'il n'existe plus, l'ancien Eaton's qui est aujourd'hui identifié "Les Ailes".
À l'époque d'Eaton's, il y avait un restaurant au 9e étage inspiré d'un navire
de croisière. Il fallait entendre le plancher en bois craquer sous nos pas lorsque
nous descendions du vieil ascenceur, dirigé par une préposée avec des gants en
coton blanc. Une véritable aventure qui ne date pas du siècle dernier.
C'était à l'été de 1999. Le magasin a fermé ses portes le 20 août 1999.
Le magasin voisin, qui menace aujourd'hui de s'effondrer, La Baie de la rue
Ste-Catherine, est lui-aussi une sorte d'institution. L'édifice a été construit en
1891 par Henry Morgan qui voulait rapprocher son commerce du centre-ville,
alors en plein essor. Les années 1900 à Montréal était le début d'un temps
nouveau. La population de Montréal atteignait 100 000 personnes.
La compagnie de La Baie d'Hudson a acheté Morgan en 1960.
Aujourd'hui, les Montréalais sont au nombre de près de 2 millions et les
Québécois au nombre de plus de 7,65 millions de personnes.
Le problème des structures de bâtiment que connaît présentement le Québec ne
doit pas sa source à nos ancêtres mais plutôt au développement urbain moderne
et à une croissance bien au delà des limites envisagées au départ.
Qu'est-ce qui adviendra des vieux édifices et des ponts de Montréal?
Probablement comme avec les humains lorsqu'ils deviennent vieux...
Lundi 3 septembre 2007
Le temple du magasinage...
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J'ai bien connu "Brian " comme on l'appellait à l'époque. Son grand talent, au début
de sa carrière en politique, était celui de rassembleur et surtout de grand
communicateur. Vers la fin de son dernier mandat, une sorte de fatigue médiatique
s'était installée et la communication passait moins bien, mais l'année 1984 était une
période d'euphorie. L'élection du 4 septembre 1984 avait procuré 211 sièges de
députés sur un total possible de 282. Brian Mulroney avait su utiliser les sondages
et les techniques modernes de marketing pour créer une vague de popularité à son
égard. D'ailleurs, on dit que l'élection a littéralement été remportée en utilisant les
médias, surtout lorsqu'il a levé son doigt à la télévision nationale devant le
Premier Ministre sortant John Turner, lors du débat télévisé, et qu'il lui a dit:
"You have a choice...", en parlant des nominations politiques que les Libéraux
avaient effectuées juste après le départ de Pierre E. Trudeau.
Les années 1984 à Ottawa étaient des années d'espoirs pour l'équipe qui entourait
"Brian". On voulait changer le système et gérer en utilisant les techniques de
l'entreprise privée, c'est à dire, efficacité et rendement sur l'investissement.
Malheureusement, le Gouvernement est un machine lourde et le Premier minisre
a vite compris qu'il fallait s'adapter au système et travailler avec les spécialistes
en affaires gouvernementales plutôt qu'avec des spécialistes en redressement
d'entreprises privées. On ne gère pas un Gouvernement comme on gère une grande
entreprise.
J'ai toujours conservé un certain contact avec Brian Mulroney bien que je ne
le fréquente pas. Je le croise, une fois ou deux par année, et on se dit bonjour.
Mais je l'ai toujours admiré et je l'admire encore. Il est un peu comme l'entraîneur
d'une équipe de hockey qui aurait gagné la Coupe Stanley, dans ce cas-ci:
l'élection de 1984. Tous ceux qui étaient là en 1984, respectaient et
respectent encore leur chef.
J'ai bien hâte de lire le livre mais il ne pourra jamais remplacer la réalité.
Le rêve de 1984 est terminé et c'est l'Histoire qui prend la relève!
Lundi 10 septembre 2007
L'autobiographie de Brian Mulroney...
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L'autobiographie de Brian Mulroney "Mémoires" est un livre qu'il faut lire par
épisode. Il s'agit d'un ouvrage de référence qui s'avère aussi le récit officiel
de la carrière de Brian Mulroney, tel que raconté par lui-même. Le livre remet
également en avant-scène les trahisons qu'il a vécues durant son passage en
politique, dont celle face à Lucien Bouchard. Je connaissais les sentiments de Brian
envers Lucien mais les nouvelles preuves dévoilées dans le livre sont digne de la
fiction. Mais je ne suis pas surpris car je peux faire un rapprochement avec un autre
événement semblable que j'ai personnellement observé alors que mon patron des
années 1990, ami de Brian Mulroney, Pierre Péladeau, subissait le même traitement.
L'événement remonte en 1996, à l'occasion du Sommet économique du Québec.
Pierre Péladeau ne voulait pas faire de politique mais il s'était laissé convaincre
par le pharmacien Jean Coutu de participer au Sommet qu'organisait Bouchard pour
relancer l'économie du Québec. Au début de la relation, Péladeau aimait bien
Bouchard qu'il considérait un type sympathique et agréable. Il appréciait surtout son
côté intellectuel. L'amitié a bien fonctionné jusqu'à la fin du Sommet alors que le
président des caisses populaires Desjardins, Claude Béland, a dévoilé les noms des
hommes d'affaires du Québec qui prendraient la direction de divers comités de
relance. Péladeau espérait obtenir celui de l'entrepreneurship car Lucien ne cessait
de lui dire qu'il était un modèle à suivre pour tous les entrepreneurs du Québec.
Quel ne fut pas sa déception lorsqu'il s'apercu qu'il n'était pas invité sur aucun des
comités "après-sommet". Il considéra l'insulte comme une trahison de la part de
Lucien Bouchard. Il ne lui parla plus, sauf une fois lors des inondations au Saguenay
Lac St-Jean. Il ne l'avait pas vu venir vers lui et il ne pouvait plus retourner dans
la voiture. Il décida donc de le saluer mais il me confia qu'il ne fallait jamais faire
confiance à cet homme.
Brian Mulroney n'est pas le seul à avoir été trahi. Personnellement, j'ai subi
plusieurs trahisons dans ma vie et mes confrères en vivent aussi régulièrement.
Le chef d'un orchestre qui a une relation amoureuse avec la blonde du président;
la directrice des communications d'une salle de spectacle qui qualifie sa directrice
d'incompétente pour essayer d'obtenir son poste; le député qui dit de son chef
qu'il attend son échec électoral pour prendre sa place, etc.
Bref, les exemples de trahison ne manquent pas! Quelle est la solution?
"Éliminer les traîtres de notre vie, lorsqu'on les découvre, et surtout
continuer son chemin." disait Pierre Péladeau.
Lundi 17 septembre 2007
L'art de la trahison...
Pierre Péladeau, Bernard Bujold et Lucien Bouchard
Magasin La Baie - rue Ste-Catherine à Montréal
Le Très honorable Brian Mulroney (Photo Bernard Bujold)
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