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Lundi 30 juin 2008
L'importance de la jeunesse...
Photo du haut - Bernard Bujold et les mascottes au gymnase
Photo du bas - Leonard Cohen (Photo Lorca Cohen)
Le chanteur et poète Leonard Cohen a déclaré durant l’un de ses trois récents
spectacles à Montréal (23 juin 2008) qu’il se sentait comme un gamin lorsqu’il
avait chanté sur scène en 1993 alors âgé de 60 ans, comparé à aujourd’hui alors
qu’il en a 73!
J’imagine que je suis encore un bébé si je me compare à lui puisque je ne suis
que dans la cinquantaine… (mon anniversaire du 28 juin dernier)
Leonard Cohen n’est pas un vieillard malgré son âge biologique.
Il agit comme un jeune homme qui est en plein contrôle de son talent
et qui continue à croire en son destin :
« I am still working to get your smile » (traduction-  Je continue de travailler
pour vous voir sourire).
Le destin de Leonard a commencé lorsqu’il était dans la vingtaine alors qu’il a
décidé de devenir un artiste, durant ses années universitaires à McGill en 1951-55,
et toute sa vie a été orientée en fonction de ce métier et de sa recherche de l’âme
humaine.
Leonard n’a pas décidé de devenir poète et chanteur du jour au lendemain.
Sa réussite est le résultat de toute une vie de succès et d’échec en tant qu’artiste.
Il est d’ailleurs devenu chanteur parce qu’il avait n'arrivait pas à vivre
financièrement de sa poésie et même s’il n’avait pas une voix particulièrement
mélodieuse, il a essayé et il a découvert sa place. Sa voix est tellement unique
qu’elle est devenue la plus belle parmi toute. La richesse de sa voix est le
résultat d’un travail influencé par ce qui était sa passion.
Leonard est un passionné de poésie, de chanson et de musique.  
Les choix que nous faisons durant notre jeunesse influencent toute notre vie
et c’est pour cela qu’il est important de choisir selon nos passions profondes.
Bien sûr, il y a une grande part de chance ou de malchance dans le destin d’une
personne mais nous devons essayer d’en influencer la direction principale.
La pire décision d’une jeune personne est de ne rien décider et d’accepter de
vivre malheureux avec son quotidien.
Personnellement, j’ai décidé à 18 ans que je voulais être journaliste.  
Ma passion a toujours été la communication et j’ai toujours été heureux lorsque
j’étais relié au journalisme
J’ai touché à d’autres métiers mais je reviens toujours à ma passion de départ.
Je suis comme un peu comme Cohen:  « I am working to bring you the news! »
Je dis souvent à mes deux enfants que la période qu’ils vivent présentement,
dans leur vingtaine, est la plus importante de toute leur vie.
Il faut qu’ils soient à l’écoute de leur passion et qu’ils acceptent de l’entendre.
Je ne veux pas avoir l’air « prêchi prêcha » mais si j’avais un conseil à  donner
aux jeunes gens, c’est de foncer et de découvrir ce qu’il aime vraiment.
Si l’on choisit d’orienter sa vie vers une action qui nous passionne, nous vivrons
heureux, peu importe que ce soit pendant 50 ans, 5 ans ou 5 jours.
La vieillesse c’est dans la tête et on est vieux à 20 ans si on a cessé de rêver!
Un homme ou une femme de 70 ans qui continuent de croire au rêve est
encore très jeune.
Merci de vos bons voeux d’anniversaire à mon égard!
P.S. On m'a souvent demandé qui m'avait inspiré l'idée des mascottes?
Ce sont mes deux enfants: David (Monsieur X) et Stéphanie (Miss Gym).
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Lundi 7 juillet 2008
La vanité est un défaut...
Photo du haut - Jean Chrétien et John Gomery
Photo du bas - John Gomery devant les médias
La rivalité entre l’ex-Premier ministre Jean Chrétien et le Juge John Gomery
n’a jamais été un secret pour personne.  
Gomery s’est toujours moqué de Chrétien et il n’a pas hésité à l’accuser pour
sa responsabilité dans le scandale des commandites avant même d’avoir entendu
la preuve en audience. Ce geste était audacieux de la part d’un juge qui doit
être impartial mais les abus étaient tellement graves que les médias et le public ont
appuyé le magistrat dans ses propos.
Jean Chrétien n’est cependant pas du genre à se laisser insulter, quitte à se défendre
physiquement si cela devient nécessaire… Il l’a démontré à deux reprises à Ottawa!
Le scandale des commandites fut très grave et plusieurs responsables ont été
condamnés à la prison tandis que d’autres ont simplement disparu de la circulation ou
quitté le pays. La culpabilité de Chrétien n’a toutefois jamais pu être démontrée.
En tant que Premier ministre, il avait la responsabilité ultime des actions de son
gouvernement mais il existe une différence entre responsabilité criminelle et
responsabilité de fait. Chrétien ne se serait pas enrichi avec l’argent des
commandites et l’accuser de l’avoir fait est non seulement injuste, mais aussi illégale.
La Cour Fédérale vient de donner raison à Jean Chrétien en forçant le retrait
du rapport des passages accusant l'ex-Premier ministre.
De telles accusations provenant du juge responsable de faire la lumière
sur le dossier reflétaient définitivement un manque d’objectivité et d’intégrité.
On pourrait même ajouté que le mépris de Gomery envers Chrétien aurait été une
raison suffisante pour qu’il eût refusé de présider la Commission d’enquête.
Le scandale des commandites fut provoqué par les largesses du gouvernement fédéral
qui voulait démontrer l’importance du Canada suite au référendum sur la souveraineté
du Québec en 1995. Des fonds spéciaux avaient été mis en place au niveau de la
publicité et c’est là que certaines agences publicitaires ont vu une occasion de
s’enrichir rapidement et de façon substantielle.
Le Juge Gomery a réagi de la même façon avec les médias et lorsqu’il a vu une
occasion de communiquer et de se faire remarquer par ses concitoyens de tout le
pays, il n’a pas pu résister. Il a rapidement pris goût à ce rôle de vedette médiatique.  
En 2005, La Presse canadienne le nommait Personnalité de l’année et Times la
Personnalité canadienne. On l’invitait dans des « talk show »  comme
Tout le monde en parle, on lui demandait son avis sur divers sujets et on le sollicitait
en entrevue de toutes parts. On publia même un livre biographique: "Gomery l'enquête!
Personnellement, j’ai compris qu’il dépassait les limites acceptables lorsque je l’ai vu
récemment à Télé Québec lors d’une émission sur la rénovation de maison.
Il était devenu une sorte de poète à la Leonard Cohen…
Pour un Juge qui n’avait jamais connu la gloire et dont l’épouse était la vedette du
couple, l’occasion était trop belle pour la laisser passer. Sauf qu’un juge a un devoir
de réserve quitte à demeurer inconnu. L’épouse de Gomery, elle aussi juge, est
d’ailleurs un exemple qu’il aurait dû observer et suivre. (Juge Pierrette Rayle)
John Gomery aurait dû refuser de devenir la personnalité médiatique qu’il  est
devenu et il aurait dû rester à l’arrière scène se contentant d’être le représentant
ultime de la Justice.
Nous l’aurions d'autant plus admiré et respecté pour son dévouement et surtout pour
sa grande force de caractère!
Lien avec la Commission Gomery
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Lundi 14 juillet 2008
Le cinéma réalité d'Ingrid Betancourt...
Photo du haut - Ingrid Betancourt - Juillet 2008
Photo du bas - Les acteurs de la série télévisée The Unit
La libération spectaculaire d’Ingrid Betancourt m’a immédiatement
rappelé les scénarios d’une de mes émissions télé favorites:
« The Unit. »
L’infiltration d’espions dans les armées révolutionnaires et la libération de
prisonniers politiques sont justement les thèmes de cette série américaine.
Il n’y a pas de doute que l’opération militaire qui a libéré Ingrid Betancourt
fut inspirée par les meilleures techniques d’espionnage moderne et que les
Colombiens ont eu accès aux meilleurs équipements électroniques disponibles
dans le monde. Sur un plan plus traditionnel, il semble même que les soldats du
commando colombien avaient été entrainés aux techniques de théâtre pendant trois
semaines pour que justement ils puissent mieux tromper les soldats de la jungle.
Un des commandos aurait imité la voix du chef des Farcs tellement bien
que les révolutionnaires ont cru que c’était lui qui leur parlait!
La question des 20 millions$ s’inscrit aussi dans les techniques d’infiltration et
on ne peut pas considérer cela comme un rançon ni un échec. C’est plutôt un
moyen d’acheter de l’information pour mieux pénétrer dans le groupe
et la fin justifiait les moyens. D’ailleurs, on avait utilisé exactement la même
technique dans un épisode de « The Unit »…
(C’est à croire que les Colombiens ont suivi la série à la télévision…)
La véritable question qui se pose plutôt est de déterminer quel  rôle jouera
Ingrid Betancourt dans l’avenir?
Il n’y a pas de doute qu’elle est devenue une personnalité politique très puissante
au niveau international, autant que peut l’être un Nelson Mandela ou le Dalaï Lama.
Selon moi, l’une des options sérieuses, tel que le suggère la rumeur qui a commencé
à circuler, est une intégration d’Ingrid dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Il pourrait la nommer ministre ou représentante de la France à l’Onu.
Les deux individus semblent s’apprécier et avoir les mêmes opinions.
Reste à savoir si elle serait satisfaite d’un tel rôle et si elle ne veut pas
plutôt obtenir la présidence du pays de son père.
Une seule chose est certaine, le capital de pouvoir politique de Betancourt n’aura
jamais été aussi élevé mais il faut qu’elle agisse rapidement. Les médias et les
observateurs ont les yeux rivés sur cette femme courageuse mais cela ne durera
pas éternellement. Sa libération lui a procuré une aura spéciale et pour le moment
elle est une source d’ inspiration et un symbole pour des millions de personnes
dans le monde qui croient en la liberté et la démocratie.
Elle peut demander beaucoup à ses concitoyens, et en particulier ceux de la France
où on l’aime et l’admire.
Espérons qu’elle sera à la hauteur des attentes que nous plaçons sur elle.
Il faut l’appuyer et espérer pour le mieux.
Bonne chance Ingrid!
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Lundi 21 juillet 2008
L'avenir de la téléphonie canadienne...
Photos du haut - Ted Rogers - Micheal Sabia
Photos du bas - Pierre-Karl Péladeau - George Cope
La téléphonie canadienne est à un niveau très avancé mais malheureusement,
malgré la présence de plusieurs fournisseurs, le seul élément de compétition
demeure les tarifs et il y a très peu d'efforts concernant l'exclusivité des produits.
En effet, personne ne peut vraiment constater une différence au niveau de la
qualité du service que l’on soit un abonné de
Bell,  Telus,  Videotron ou Rogers.
Personnellement, j’ai été abonné à chacun de ces quatre fournisseurs et la seule
raison qui m’a toujours motivé à changer de compagnie est l’offre d’un prix plus
bas et jamais le service offert. J'ai changé cinq fois!
Cette situation me rappelle l’arrivée du téléphone dans ma Gaspésie natale durant
les années 1960 (Québec Téléphone aujourd'hui la propriété de Telus Québec).
Il n'était pas question de magasiner un fournisseur!
Ma famille habitait le village de St-Siméon de Bonaventure et la dizaine de résidents
de la petite route de campagne utilisaient la même et seule ligne téléphonique
disponible pour toute la route. Il fallait contacter une standardiste en poste à
New-Carlisle pour lui demander la communication. Nos numéros étaient des
codes du genre: 3 coups sonner 2 fois… Nous n'étions pas loin du télégraphe!
L’handicap d’une ligne commune est que tous les usagers entendent ce
que disent les autres abonnés de cette ligne. Il était même dans la coutume de
décrocher délicatement l’appareil téléphonique pour écouter ce que racontaient
nos voisins. Parfois aussi on entendait aussi quelqu’un qui criait soudainement:
« Débarque de la ligne, ça fait une heure que tu parles et on veut téléphoner
nous autres aussi… »
On pourrait comparer ces problèmes de la technologie de l’époque avec les
problèmes de sécurité de l’internet moderne. Rien n’a changé dans le désir
d’espionner son voisin!
Ce qui a changé est l’offre de service des fournisseurs téléphoniques.
Auparavant, il n’y avait aucun choix de fournisseur et chaque territoire était
desservi par une entreprise unique. La dérèglementation aurait dû complètement
améliorer la situation mais ce fut uniquement le début d’une guerre des prix plutôt
que la recherche de produits de qualité supérieure.
Les dirigeants de Bell Canada ont toujours été convaincus que ses clients les
aimaient. Des représentants m'ont souvent sollicité avec l'argument:
"Mais vous pourrez être tellement fier d'être un client de Bell..."
Perception pour le moins « fleur bleue » et qui fut la cause des déboires de
l’entreprise. Le bouillant Micheal Sabia (Bell) croyait que sa compagnie était
intouchable et que Pierre-Karl Péladeau (Videotron) n’irait nulle part avec ses
offres de prix à rabais. Il se refusa donc à suivre cette voie jusqu’au jour où il
s’est aperçu que le nombre de clients qui quittaient le navire était dramatique.
Il a alors décidé de couper les prix à son tour, mais il était trop tard!
Sabia avait raison de se refuser à couper les prix car c'est une stratégie très
dangeureuse. La coupe des prix est rarement bénéfique à long terme pour les
fournisseurs. Une lutte des prix est une course d’endurance avec comme résultat
ultime l’élimination de tous les participants. On le constate déjà alors que les
fournisseurs en téléphonie doivent revenir en arrière et annuler les contrats
d’Internet illimité qu'ils offraient pour attirer la clientèle.
L'erreur grave de Sabia est de ne pas avoir améliorer son offre de service.
Il a simplement cru que ses clients étaient prisonniers du géant Bell.
C'est l'histoire de David (Videotron) contre Goliath (Bell).
La seule voie rentable est dans le style de gestion appliqué par le fournisseur
d'ordinateurs
Apple qui a préféré ne pas embarquer dans la guerre des prix comme
cela s'est produit au niveau de PC mais plutôt se concentrer sur l’offre d’appareils
différents et nouveaux. Son but étant de séduire le consommateur plutôt que de
le considérer comme captif!
C'est l'exemple que devraient suivre tous les fournisseurs en téléphonie.  
Le nouveau président de Bell, George Cope, est peut-être un géant de
6 pieds et 7 pouces (2 mètres) mais à moins d’offrir le meilleur produit, il ne pourra
jamais regagner sa place de numéro un de la téléphonie, géant Goliath ou pas!
Quant à moi, j'attends la prochaine offre à rabais pour changer à nouveau de
fournisseur...
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Lundi 28 juillet 2008
L'organisation des fêtes du 400e de Québec...
Photos du haut - Promenade Château Frontenac - Québec
Photos du bas - La mairesse Andrée Boucher - Québec (2007)
Les organisateurs des fêtes du 400e de Québec ont réussi quelques coups
d’éclat mais l’événement, qui a débuté officiellement en janvier dernier,
a aussi connu sa part d'échecs et de discorde.
Les fêtes du 400e me font penser à une fête de mariage à laquelle avaient assisté,
il y a une dizaine d'années, plus de 200 « people » provenant de tout le Québec Inc.
La journée promettait mais ça s’est gâté dès le samedi matin avec une suite de
problèmes. D’abord il pleuvait à boire debout, la tente pour les invités laissait passer
la pluie (c'était une commandite offerte gratuitement...) et finalement mauvaise
fortune totale, le plancher s’est écroulé et la table des boissons s’est fracassée
sur un rocher qui était tout près en bordure de l’installation. Imaginez les invités
VIP sous la pluie et dans la boue en beaux vêtements et en souliers fins!
Le désastre et la honte pour les deux mariés surtout qu'ils étaient chez l'un des
hommes le plus riche du pays.
C'est un peu l'histoire du 400e de Québec durant les premiers mois de 2008.
Le décès de l’ex-mairesse de Québec en août 2007, Andrée Boucher, fut la
tempête qui bouleversa les préparatifs et créa une absence de leadership autour
de l'événement. Elle est morte juste avant que les fêtes commencent et c'était
son projet! Évidemment, elle ne pouvait pas décider de la date de sa mort
mais je suis convaincu que si elle avait attendu un an avant de nous quitter,
ses Fêtes du 400e auraient été une fierté mondiale du début à la fin!
Dans mon histoire de mariés, l'homme riche était un leader naturel et face au
désastre il pris rapidement la décision de transporter le party dans sa maison,
ce qui sauva le mariage et son honneur auprès des invités!
Normalement les Fêtes du 400e auraient dû être l’événement du siècle et partout
dans le monde, depuis janvier dernier, on aurait dû féliciter les Québécois pour
leur sens de la fête mais c'est tout le contraire qui s'est produit jusqu'à dimanche
dernier (20 juillet) alors que les Fêtes du 400e semblent avoir mis un terme à
leur tempête d'échecs avec le succès entourant Paul McCartney.
En décembre 2007, j’étais avec des hauts fonctionnaires français de passage à
Montréal et ils me demandèrent ce que je pensais des cérémonies de Québec
qui débuteraient en janvier. Partout dans les médias québécois on faisait part des
frictions dans l'organisation et je n'avais pas caché mes craintes:
« La France fêtera plus le 400e que les Québécois. Nous ici, ce n’est pas
une question de manque d’argent car les coffres sont remplis par les divers
gouvernements mais nous avons des querelles entre les organisateurs. On va se
chicaner plutôt que de travailler ensemble car tout le monde veut le rôle du leader.»
On m'avoua que l'on avait aussi ressenti ce manque de direction et on percevait
comme une improvisation de la part des responsables québécois. On ne pouvait
cependant pas comprendre pourquoi car le 400e était un événement tellement
extraordinaire, unique et porteur pour faire une fête mémorable.
À mi-chemin dans l’année du 400e, nous pouvons dire sans se tromper qu'il y a eu
quelques bons coups mais ils ont souvent été improvisés selon les opportunités
du jour et non solidement planifiés comme cela aurait dû l'être pour un événement
de pareille importance.
Le débat contre la venue de
Paul McCartney est le plus récent exemple.
On ne peut aucunement critiquer la grande qualité de l'artiste bien que l'on peut
débattre l'à propos de sa présence pour souligner les 400 ans de Québec.
Personnellement, ce que je déplore c'est l'improvisation entourant l'organisation
de ce spectacle. Il semble même que le directeur des fêtes croyait à un canular
tellement le projet McCartney n'avait pas été préparé à l'avance. On aurait
envoyé des courriels à des gens un peu partout et on espérait une réponse.
(Voir texte de l'entrevue dans The Montreal Gazette)
Les organisateurs ont été chanceux et tout s'est bien déroulé mais c'est comme
d'avoir joué à la loterie.
Il y a des cas où la chance n'a pas été au rendez-vous et la mauvaise planification
a été dévastatrice. C'est ce qui s'est produit avec le reportage publié dans le
magazine français Paris Match. Ce magazine n’a que 40 000 lecteurs au Québec
mais dans le monde c’est près de 5 millions de lecteurs francophones
(830 000 exemplaires imprimés). Les organisateurs du 400e ont détesté le fait
que le magazine parle plus de Montréal que de Québec dans ses textes et plutôt
que de faire contre mauvaise fortune bon coeur et d'accueillir poliment le
rédacteur en chef lors de sa visite, on l'a presque jeté dans le fleuve...  
Il faut lire l'éditorial qui en a résulté pour bien comprendre.
(Voir texte de Paris Match édition du 14 juillet sur le site Internet ).
Dorénavant, partout dans le monde, on va appeler les Québécois des « hérissons ».
Nous qui voulions profiter du 400e pour saluer toute la francophonie mondiale,
nous nous retrouvons avec le surnom de «hérisson mal accueillant et piquant ».
Bien mauvaise publicité pour toute organisation ou individu qui envisage de
séduire le reste du monde!
Espérons au moins que madame Boucher est heureuse au paradis…
car il a mouillé sur les premiers mois de son party!
Tout n'est cependant pas perdu et il reste encore cinq mois. Il est à souhaiter
que le revirement depuis le concert McCartney se poursuivra et que le "mariage"
de Québec sera sauvé...
Bonne chance et surtout il faut se rappeler que l'humilité protège parfois des
erreurs de parcours et des accidents du destin!
À tout le moins cela aide à se faire pardonner...

Note : Andrée Boucher (31 janvier 1937 - 24 août 2007) a été la mairesse de l'ancienne
ville de Sainte-Foy de 1985 à 2001 et la mairesse de la ville de Québec du 19 novembre
2005 jusqu'à son décès en août 2007.
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Lundi 4 août 2008
Batman ou le Joker, le bien ou le mal...
Photos du haut - Joker et Batman
Photos du bas - Joker et sa carte d'affaire
Le fait que le film Batman soit le film le plus populaire auprès des cinéphiles
reflète un malaise très profond dans la société actuelle.
Pourquoi autant d’admiration envers l’ange du mal qu’est le Joker plutôt
qu’envers le super héros Batman?
Étrangement, ce comportement est en complet contraste avec le fait que les gens
s’accrochent aussi à des phénomènes positifs comme les livres Le Secret ou
The Last Lecture. La société semble être dans une position très divisée entre
le bien et le mal. Il y a cependant un rapprochement entre ces deux extrêmes et
il faut voir dans l’admiration de la masse envers le Joker, ainsi qu'envers des
livres de motivation, l'expression d'une profonde frustration face à toutes les
injustices qui se produisent que ce soit les guerres, la violence dans les villes,
la fermeture d’entreprises, les licenciements, le prix de l’essence ou la trahison
de nos idoles et des leaders de la société.
Comme nous sommes généralement incapables de changer ces situations de notre
quotidien, nous exprimons notre espoir dans la magie et le rêve du cinéma.
Chacun de nous avons été victime d’événements qui nous frustrent et souvent
nous tramatisent. Un jeune soldat né dans notre région meurt en poste dans un pays
éloigné, un fou tire sur des étudiants tandis qu'un autre décapite un passager dans
l'autobus
(Manitoba), une jeune femme est assassinée par son voisin comme celle
de Rivière-Ouelle, un jeune enfant est victime d’un pédophile qui habite le même
quartier, un employé est remercié sans aucune raison par l’entreprise envers qui,
il ou elle, s’était dévoué pendant 25 années, nos économies pour la retraite sont
dilapidées par un fraudeur comme dans le cas Norbourg, un ami proche nous trahit.
Chacun de nous avons son exemple qui provoque une admiration envers ceux qui
peuvent contrôler les injustices de la vie.
Dans mon cas, j’ai été très déçu par le comportement d’une amie, une directrice du
marketing pour une grande salle de spectacle montréalaise, qui disaient vouloir
m’aider dans ma recherche d’un nouvel emploi.
Cela s’est passé il y a quelques années mais je m’en souviens encore.
La personne me répétait à chaque semaine qu’elle surveillait autours d’elle pour
m’aider et me suggérer les postes disponibles dans le milieu des arts et des
communications, jusqu’au jour où j’ai appris qu’elle avait embauché une personne
pour travailler dans son service, sans m’en parler. Selon ce qu’elle avoua à une
autre de mes amies, elle racontait aux employeurs qu'elle me considérait incompétent
en relations publiques et elle ne voulait surtout pas que je travaille avec elle.
Pourquoi prétendait-elle vouloir m'aider si dans les faits elle ne m’appréciait pas?
C’est là tout le problème de la société! Il existe une hypocrisie qui est généralisée
et qui a comme conséquence de créer de la méchanceté, un esprit de vengeance et
d’éliminer la confiance envers le système. Personnellement, j’ai simplement coupé
les liens avec l’amie en question et j’ai oublié son existence mais il demeure que
son comportement ne m’a pas inspiré confiance envers le reste de la société.
Surtout lorsque j'ai entendu dire qu'elle avait commencé à raconter des rumeurs
d'incompétence envers sa directrice générale et qu'elle convoitait son poste...
Il faut absolument changer nos comportements individuels et être plus vrai et fidèle
à notre discours. D’ailleurs, il semble que les gens apprécient le Joker parce qu’il
est entièrement fidèle à lui-même. Il n’y a aucune ambiguïté dans son âme, il est
méchant mais il est pur dans ses sentiments. Au contraire, Batman est ambiguë et il
se fait parfois le défenseur de la justice mais d’autres fois il veut simplement se
venger sauvagement de ses ennemis. L’avocat du film est aussi très décevant car
il se dit le défenseur de la justice mais il devient le tueur Double Face. Seul le Joker
reste fidèle à son rôle et il n'est pas influencé par les éléments extérieurs que sont
l'argent, le pouvoir ou les difficultés personnelles. La population apprécie ce genre
de comportement constant, incorruptible d'une certaine façon, car elle a été tellement
déçue par les doubles personnalités et les doubles discours des gens autours d’elle,
politiciens, homme d’affaires ou amis qui disent une chose mais font le contraire.
Nous ne pourrons jamais éliminer les injustices de la vie mais il est temps d’éliminer
l’hypocrisie de notre comportement sinon on se dirige vers le monde macabre du
film de Batman et ce sera notre réalité quotidienne. Appel d’urgence à tous!
Danielle St-Denis - Place des Arts de Montréal
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Lundi 4 août 2008
Vittorio Fiorucci était un vrai Italien...
(1932-2008)
Photo du haut: Mascotte du Festival Juste pour rire
et Vittorio Fiorucci (Photo Le Devoir - Jacques Grenier)
Photo du bas: Geneviève Bujold par Vittorio (1970)
et Vittorio par Bernard Bujold
ont eu la chance de le côtoyer et son décès nous fera manquer son sens de l'humour
ou ses accolades chaleureuses, pour ceux qui étaient ses amis proches.
Malheureusement, l’artiste est mort sans le sou et cela est une véritable honte pour
toute la société qui a profité de son œuvre remarquable et gigantesque!
Plus de 300 affiches, la fameuse mascotte du Festival Juste pour rire, des brochures
promotionnelles comme le calendrier de la Banque Nationale pendant 5 ans, lequel
a gagné un Prix d’excellence, des photographies de mode et de reportages,
notamment 7 pages couverture pour le magazine américain Time.
Bref ses accomplissements sont dignes de mention sauf qu’il est mort pauvre!
Certains disent qu’il dépensait plus qu’il ne gagnait. Dans les faits, il vendait souvent
son travail à rabais pour combler les besoins immédiats et calmer ses créanciers.
Il était aussi d’une très grande générosité et il donnait parfois ses dessins sans
demander de compensation.
Vittorio aurait mérité l'aisance financière et son travail le valait bien mais la société
a préféré profiter de lui sans lui redonner. Il faudra voir comment se vendront les
œuvres de Vittorio maintenant qu’il est mort. Un dossier à suivre…
J'ai eu la chance de connaître Vittorio, il y a quelques années, alors qu'il cherchait une
commandite pour un projet d'exposition. L’exposition n’avait pas été concluante mais
je l’avais aidé à produire un petite bonhomme rose pour un projet de tirelire avec la
Banque Nationale. Je me souviens qu’il était assis à mon bureau de Quebecor et
qu’il téléphonait à divers contacts que je lui suggérais pour ficeler la fabrication
du jouet. Nous étions immédiatement devenu ami et nous nous sommes revus
régulièrement au cours des ans, à l'occasion de ses vernissages ou lorsqu'il marchait
dans le Vieux-Montréal près du marché Bonsecours.
Vittorio était un collectionneur de jouets anciens et c'est un peu ce qui lui procurait
son caractère jovial et parfois bon enfant. Il savait s'émerveiller devant les choses ou
les événements et il était un grand passionné. Il adorait la compagnie des artistes et
l'un de ses meilleurs amis était le sculpteur Armand Vaillancourt. Les deux hommes
étaient comme des frères qui partageaient ce même besoin de liberté.
Vittorio avait aussi le trait particulier du caractère des Italiens de parfois faire
des promesse mais d'oublier... Il avait promis de m'offrir la photo qu'il avait prise
de Geneviève Bujold pour le magazine Time dans les années 1970. Chaque fois
qu'il me voyait, il me répétait qu'il me l'a donnerait mais qu'il n'avait pas eu le temps
de la retrouver parmi ses archives. Il allait fouiller et il me la remettrait lors de
notre prochaine rencontre...
Vittorio Fioruci était un grand artiste et nous allons le manquer.
Mais comme il le disait lui-même, la vie est un passage! "C'est finiiiii..."
Note: LeStudio1.com offre une mention d'excellence à Vittorio Fioruci pour
l'ensemble de son oeuvre dans la galerie internet Les Meilleurs 2008.
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Lundi 18 août 2008
Olympiques Pékin 2008 (Beijing)
Photo du haut: Cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin
Photo du milieu: Ruelle du Hutong
Photo du bas: Jardin de la Cité Interdite
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Lundi 18 août 2008
Batman devient réalité
Photo du haut: Émeute à Montréal-Nord
Photo du bas: Affiche du film Batman - The Dark Knight
Il faut dire que l’image à l’époque était celle du brave homme, toujours un peu
costaud, qui marchait dans les rues de la ville en saluant de sa casquette les passants
ou félicitant un garçonnet pour sa nouvelle bicyclette. C’était du moins l’image
véhiculée durant les années 1960, dans les médias et au cinéma.
Le pompier quant à lui aidait parfois un jeune chaton à descendre de l'arbre.
La situation a beaucoup changé aujourd’hui en 2008…
D'abord plusieurs policiers sont souvent des femmes à peine plus costaudes que des
adolescentes mais autoritaires comme des colosses de 6 pieds! Il y a aussi les
policiers en culottes courtes et à bicyclette...
Mais le véritable problème est dans le manque de respect que la société a envers
les policiers. Ce sentiment se retrouve autant chez les minorités qui se sentent
persécutées que chez les autres citoyens qui ne comprennent pas toujours les
priorités policières. À titre d’exemple, les émeutes durant les éliminatoires pour la
Coupe Stanley au hockey où le saccage du centre-ville avait été accentué à cause de
l’attente trop longue des policiers à intervenir. Voilà que le lendemain de cet
événement, plusieurs policiers étaient postés au coin de ces mêmes rues mais pour
donner des avis aux piétons qui voulaient traverser la rue pendant la lumière rouge.
Plusieurs insultes avaient été criées par la foule qui traitaient les policiers de
peureux… On auraient eu besoin d’eux la vieille, pas pour surveiller des citoyens
inoffensifs sur leur heure de lunch du midi.
Les émeutes à Montréal-Nord du dimanche 10 août rappellent  l’ouvrage de
Tom Wolfe,
«The Bonfire of the Vanities». Une communauté est comme une
marmite que l'on fait bouillir et les injustices sont comme le feu .
À un moment donné, « pouf », le contenu du chaudron renverse et c’est ce qui est
arrivé aux citoyens de Montréal-Nord. La mort du jeune immigrant de 18 ans abattu
par un policier est ce qui a fait déborder la marmite. Qui sont les responsables, policiers
ou jeunes? Il faudra attendre l'enquête mais il est essentiel que la police de Montréal
reprenne en main ses priorités et qu’elle regagne le respect qui va de pair avec la
fonction de policier. Le respect ne s'impose pas, il se mérite!
Sinon, c’est  le film Batman qui deviendra une réalité et nous serons une ville sans loi,
dirigé par une bande de "Jokers"!
Le monde a le regard tourné vers la Chine et les Olympiques Pékin 2008 (Beijing)
mais au-delà des Jeux, il faut regarder la Chine comme le pays qui deviendra la
prochaine puissance du monde.
Avec 1,3 milliard d’habitants, on peut déjà reconnaître la supériorité du nombre
mais bientôt ce sera la supériorité économique qui viendra s’ajouter de façon
incontournable. Quel est le secret des Chinois?
Une discipline et une patience à toute épreuve pour faire ce qu’ils ont à faire,
même avec peu de moyens.
Pour bien comprendre, on peut utiliser l’exemple de Star Trek. La Chine c’est
comme une autre planète en soi avec une tradition et une histoire qui date de
plusieurs générations. La Chine compte 56 nationalités ou ethnies différentes et
sa civilisation date de près de 4000 ans. Les fameux « Hutong », ces pittoresques
cabanes et couloirs, datent de 700 ans.
Mais la Chine a aussi un autre avantage en plus de l’histoire et du nombre.
Les Chinois respectent la famille et prennent soin les uns des autres.
On dit qu'en dehors des grands centres urbains chinois, la vie y est très pauvre
mais dès que l’on entre à l’intérieur d’une maison, c’est la richesse de l’esprit,
car on est une famille, même à 10 ou 15 personnes dans un petit espace.
Les Chinois se protègent entre eux et c'est ce sentiment de la famille et de la
loyauté qui permettra à ce pays de dépasser toutes les autres civilisations.
On critique leurs agissements face aux droits et à la liberté mais il faut aussi
comprendre que leur civilisation est différente de la nôtre et que pour vivre
en harmonie relative, il faut à cette masse de 1,3 milliard de personnes une sorte
de règlementation propre à ce peuple, comme le sont les règlements d'une famille.
La contreverse entourant le trompe l'oeil de la cérémonie d'ouverture est en soi
non significative et les Américains font bien pire dans leur maquillage et leur
traitement de l'image. La Chine a voulu présenter une belle cérémonie et un
spectacle remarquable. Quiconque connaît l'industrie sait qu'il y a toujours un peu
de trucs de magie dans un spectacle. Parlez-en à Céline Dion ou Paul McCartney!
Mon père, qui n'avait rien d'un artiste ni d'un Chinois, avait l'habitude de tout ranger
dans la maison avant l'arrivée de visiteurs. Il cachait les choses superflues dans
les armoires afin que l'image soit agréable et il passait un coup de balais pour
enlever la poussière. Une sorte magicien dans son genre...
Comme dans le film Star Trek, ce n’est pas la différence de culture qui compte mais
l’objectif ultime et final qu’est l'accomplissement du voyage de la vie!
.
Lundi 25 août 2008
Élections et politiciens...
Photo du haut: Stephen Harper, Stéphane Dion, Bob Rae,
John McCain, Barack Obama et Hillary Clinton
Photo du milieu: Parlement canadien à Ottawa
Photo du bas: The White House à Washington, DC
La politique est souvent une question de timing et d’absence d’une meilleure solution.
Pour une raison difficile à expliquer, les délégués à l’élection du chef d’un parti
ne choisissent pas toujours leur chef pour les bonnes raisons. Même s’il apparaît
évident que certains choix ne pourront pas séduire la population lors d’une élection
générale, on prend quand même la décision de leur confier la direction du Parti.
Au Canada,  il y a plusieurs exemples de l’élection d’un chef pour des raisons
autres que l’élection générale. On peut se rappeller de Joe Clark qui avait été la
solution des délégués pour trancher la lutte entre
Brian Mulroney et Claude Wagner
en 1976. Clark avait été élu Premier ministre en 1979 avec un gouvernement
minoritaire mais 6 mois plus tard il était défait par un vote de confiance des députés
du Parlement. Brian Mulroney était revenu pour gagner en force mais il avait dû
attendre jusqu'en 1984...
L‘actuel Premier ministre
Stephen Harper était un peu lui aussi le deuxième choix
de son parti en mars 2004 alors que plusieurs voyaient
Belinda Stronach et sa
richesse financière capable de relever le Parti conservateur. Harper a obtenu
la direction de son parti avec une basse majorité (55,5%) mais il a pu profiter des
querelles encore plus profondes au sein du Parti libéral dont les difficultés de Paul
Martin face aux loyalistes de Jean Chrétien et puis la faiblesse de
Stéphane Dion
élu chef de compromis dans la lutte trop serrée entre Bob Rae et Michael
Ignatieff. Ces deux situations ont grandement favorisé Harper et il n’a pas
hésité à en profiter. La deuxième action qui a contribué à maintenir le Premier
ministre au pouvoir a été posé par Harper lui-même. Il a éliminé toute forme de
compétition au sein de son propre parti en s’assurant qu’il n’y avait personne parmi
ses députés qui aspirait à son poste, en commençant par Belinda Stronach...
Une stratégie habile et qui va de soi mais qui n’est pas toujours facile à appliquer!
Stephen Harper se rend bien compte que Dion ne sera jamais Premier ministre
mais que son Parti ne peut pas s’en départir avant la prochaine élection.
Le timing est donc excellent pour Harper de solidifier sa place à Ottawa pour les
prochaines années. Harper ne pourrait probablement pas gagner une élection si
Bob Rae était à la direction du Parti Libéral!
Aux États-Unis la situation est un peu semblable alors que la querelle entre
Hillary
Clinton et Barack Obama a profondément fragilisé les forces du Parti démocrate.
John McCain n’a aucunement le charisme ni la notoriété de Clinton ou Obama mais
les récents sondages le place gagnant devant le démocrate Obama. La population
américaine blanche et catholique a peur du changement et il semble qu’elle soit
craintive devant un futur président de race noire…
Ajouter à cela les loyalistes à Hillary Clinton qui ne veulent pas appuyer Obama et
vous avez une victoire des Républicains.
Il faudra voir la suite d’ici la fin de l’année (4 novembre aux États-Unis) mais il
semble bien que les prochains chef des gouvernements canadien et américain
seront élus non pas parce qu’ils sont les meilleurs pour diriger leur pays mais
par défaut. Les bons politiciens ne sont simplement pas dans la course.
Évidemment ce ne sont que des prédictions… À suivre!
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Lundi 25 août 2008
Éric Lamaze un grand champion!
Éric Lamaze et son cheval Hicksead
Le champion olympique Éric Lamaze sera très certainement le sujet d'un prochain
film car son succès aux Jeux olympiques de Pékin est plus que remarquable.
L'athlète originaire de Montréal avait été banni de l'équipe canadienne il y a 8 ans
pour avoir consommé de la cocaine. Il s'est repris en main depuis et sa médaille d'or
vient confirmer son succès. LeStudio1.com lui offre une mention d'excellence dans
la galerie d'excellence Les Meilleurs 2008 et nous avons créé une page spécial
sur le réseau
Facebook à titre de fanclub.
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Lundi 1er septembre 2008
La rentrée LeStudio1.com...
Bernard Bujold le créateur de LeStudio1.com en compagnie
des deux mascottes Miss Gym et Monsieur X.
La saison de l’automne est à nos portes et avec ce passage vient aussi la
nouvelle saison de programmation pour les médias.
LeStudio1.com fait partie
des médias nouveau genre qui ont vu le jour avec le développement de l’Internet.
LeStudio1.com a été créé en mars 2005. À l’époque, aucun des grands médias
québécois n’avait de véritable présence sur Internet sauf Le Devoir. En Europe,  
les sites des grands médias étaient peu développés tandis qu’aux États-Unis, on
essayait de découvrir le format à donner aux sites Internet, c’est-à-dire soit une
continuité des journaux papier ou soit une entité indépendante.
En septembre 2008, la situation a beaucoup évolué, si on peut qualifier le
changement d’une évolution car dans certains cas on dit que plus ça change,  
plus c’est pareil et que le changement est souvent un retour à la case départ!  
Au Québec, il existe maintenant des dizaines de sites média et tous les grands
groupes de presse ont développé des sites qui viennent compléter leurs
publications papier. Dans plusieurs cas, ces sites sont des copies conformes de
l’édition papier. En Europe, nous assistons à la même éclosion notamment chez
des groupes comme
Lagardère et son étendard Paris Match mais le véritable
éclatement des frontières Internet s’est produit aux États-Unis. Des groupes de
presse comme le
New York Times ont rendu la totalité de leurs publications papier
accessibles sur le net. En tout,
The New York Times Company gère 50 sites internet
de grands titres américains. Une différente approche est remarquée chez certains
éditeurs comme
Dow Jones aux États Unis où l’on maintient le site du célèbre
Wall Street Journal en partie payant. Il faudra voir comment le marché réagit  
mais rares sont les grands médias qui n'offrent pas un accès entièrement gratuit.
Au Québec, seul
Le Devoir semble vouloir conserver la formule en partie payante.
Lorsque LeStudio1.com a été créé, l’objectif était de s’associer avec un grand
groupe de presse et de développer la formule en convergence. Nous avions décidé
de ne pas créer un média local qui aurait vendu de la publicité dans la communauté
localement et nous visions plutôt un site supporté par les outils d’un grand groupe
de presse. Plusieurs discussions ont eu lieu afin de créer des partenariats mais
aucune n’a abouti à une entente. Plusieurs entreprises ont proposé des échanges
de services mais nous ne voulions pas ce genre de troc permanent qui n’apporte
rien à un plan d’affaire visant le profit financier. Aucun des grands groupes n’a
voulu s’associer préférant créer leur propre site avec leurs ressources internes.  
LeStudio1.com a accueilli plusieurs collaborateurs au niveau du contenu et en tout
une douzaine de personnes sont passés sans compter les nombreux attachés de
presse qui nous acheminent leur matériel. Aujourd’hui, notre équipe compte quatre
collaborateurs en plus des avatars qui représentent chacun un secteur éditorial.
Notre liste d’envoi dépasse le total de 52 000 adresses courriel et le nombre de
visiteurs individuels sur le site principal atteint entre 1000 et 2000 visiteurs
par jour, dépendant des sujets traités dans le courriel hebdomadaire.
Le territoire de provenance des visiteurs est 60% du Québec et 40% de la France.
Nous recevons aussi en moyenne 200 à 300 courriels quotidiennement.
Selon Bill Gates, qui a pris sa retraite de Microsoft le 27 juin dernier (2008),  
le véhicule qu’est Internet n’en serait qu’à ses premiers balbutiements même s’il
occupe déjà une place gigantesque dans notre vie quotidienne. Selon Gates, dans
moins de 10 ans le portrait Internet sera complètement différent de ce qu’il est
aujourd’hui. L’avenir promet donc d’être très intéressant pour tous les internautes.
Un développement à surveiller est le « Cloud Computer ». Il s’agit de la gestion
des données à partir des serveurs de grands fournisseurs comme Google.  
L’ordinateur est devenu un simple outil d’opération plutôt qu’une résidence pour
l’entreposage des données. D’ailleurs il y a cinq ans, un ordinateur coûtait en
moyenne près de 3 000$ tandis qu’aujourd’hui, on en retrouve très peu au delà de
1 000$, sauf ceux de Apple. La nouvelle fureur est le petit ordinateur ASUS Eee PC
qui se vend moins de 350$. Et c'est sans parler du fameux iPhone...
LeStudio1.com continuera d’être très présent sur Internet mais sa formule sera
transformée pour devenir un véhicule d’opinion. La primeur de l’information est
toujours l’objectif visé et nous utiliserons au maximum les plate-formes grand
public comme Word Press, Google et Yahoo!
Nous poursuivons également nos discussions pour un partenariat avec divers
groupes de presse et des investisseurs.
Comme l’a dit un philosophe célèbre : "L’avenir est imprévisible et on ne sait jamais
quand le succès sera au rendez vous. Il faut cependant être prêt car lorsque l’heure
arrive, le succès n’attend pas."  Bonne rentrée d'automne 2008 à tous et toutes!
.
Lundi 8 septembre 2008
Histoire politiques...
Michel Vastel (1940-2008)
Il y a des gens qui racontent des histoires politiques qui sont tellement
intéressantes que l’on croirait écouter des histoires de pêche…
C’était le cas du journaliste et écrivain Michel Vastel!
Rarement a-t-on pu apprécier au Québec un journaliste avec autant de talent pour
l’écriture et un sens de la nouvelle qui a donné lieu à de nombreuses primeurs (scoop).
J’ai connu Michel Vastel à Ottawa en septembre 1984 alors que Brian Mulroney
venait de remporter l’élection canadienne avec un majorité de 211 députés
sur une possibilité de 282. Vastel était un défenseur de la francophonie et pour cette
raison il était le meilleur ami de plusieurs journalistes québécois de la Tribune de
la presse parlementaire à Ottawa, laquelle était plutôt dominée par les anglophones.
Il avait aussi de nombreux contacts dans tous les ministères. Vastel était très
chaleureux et il n’hésitait pas à entamer la conversation avec des inconnus et parce
qu’il était un journaliste avec les moyens de dévoiler les irrégularités, on lui envoyait
souvent des documents en secret afin de l’orienter sur des pistes de reportages.
Personnellement j’appellais Vastel le Colombo du journalisme et il en avait l’allure
physique avec son perpétuel paletot beige, sa taille, sa chevelure et sa démarche
un peu courbée.
Ses collègues lui rappellait souvent, de façon amicale, qu’il représentait bien les
« maudits français » avec son caractère assez bouillant et son affection pour le
bon vin et les belles filles…
Vastel était un journaliste qui avait un véritable talent pour l’écriture et il est
étonnant qu’il ne soit pas retourné travailler en France et devenir une vedette là-bas.
On peut comparer son talent à celui d’une Denise Bombardier ou d’un Luc
Plamondon. Il aurait eu l’envergure pour une carrière internationale.
Vastel a écrit plusieurs livres mais ils étaient tous ciblés soit le Québec ou le Canada.
Il en a écrit en tout 6, des biographies politiques sauf deux exceptions, le livre de
Nathalie Simard et celui sur un tueur de la mafia italienne, Le Neveu (1987).
Ce livre sur la mafia a d'ailleurs eu des répercussions dans mon travail car en 1993,
un haut dirigeant politique du gouvernement de Jacques Parizeau m’avait contacté
à la suggestion de Michel que j’avais revu lors d’un déjeuner à Montréal.
Il avait recommandé au dirigeant de s’adresser à moi pour l’aider à trouver un emploi
à Réal Simard, le tueur à gage du livre Le Neveu. Il faut mentionner que Simard avait
une nouvelle identité et qu’il travaillait comme directeur de campagne électorale pour
la candidate du Bloc Québécois dans Verdun. L’information avait cependant été
dévoilée et on l’avait forcé à démissionner. Vastel avait pris en pitié son ancien sujet
de biographie et il essayait de l’aider. Malheureusement Pierre Péladeau avait refusé,
conseillé en ce sens par un haut dirigeant de la police de Montréal. Je trouvais que
l’idée d’embaucher Simard dans une usine d’imprimerie de Quebecor faisait du sens
mais j’ai dû accepter la décision de mon patron.
En 2007, j’ai assisté au lancement du dernier livre de Michel, celui sur Nathalie Simard
et j’avais photographié Vastel qui m’avait dit par la suite aimer les photos.
On peut les visionner sur le site LeStudio1.com. (voir lien au bas du texte)
Je vais manquer Michel Vastel  et surtout son Blog Internet que j’avais inscrit
parmi les favoris de LeStudio1.com.
Johnny Hallyday a dit un jour, mi-sérieux, mi-blagueur :
« Un homme comme moi ne devrait pas mourir… »
Michel Vastel aurait dû être immortel et il le restera un peu dans le souvenir de tous
ceux qui l’ont connu.
Michel Vastel et l'enquêteur Columbo (Peter Falk)
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Lundi 15 septembre 2008
L'Internet et la société...
L’utilisation de l’Internet permet de faciliter la communication avec le reste
du monde et les politiciens ont bien compris cette possibilité.
Le monde de l’Internet ressemble à celui de la série télévisée Star Trek
où les frontières de la communication avaient un côté science fiction avec
divers gadgets. Cette fiction devient de plus en plus la réalité de notre quotidien et
bientôt il ne manquera que la dématérialisation…  (Energize!)
Les politiciens américains et français ont été les premiers à saisir le potentiel
de l’Internet dans une campagne électorale.
Le site de Nicolas Sarkozy est très bien organisé et il est innovateur à plusieurs
niveaux notamment avec l'usage des vidéos et de l'interaction avec les visiteurs.
Le Canada vient de s’éveiller à l'Internet mais contrairement au cheminement
américain ou français, les politiciens canadiens n’exploitent pas réellement
le format Web 2.0  qui permettrait de communiquer directement avec leurs
supporters et de lever leurs fonds de financement. Hillary Clinton et Barrack
Obama ont été particulièrement agressifs sur ce plan.
L’Internet a transformé le monde en une sorte de base universelle de données
et de plus en plus il suffit de rechercher un sujet sur notre ordinateur pour
avoir la réponse sur notre écran.
Il est presque possible de gérer notre vie à partir de l’ordinateur.
Quiconque est branché sur la banque en ligne apprécie les avantages d’avoir
le guichet automatique dans son salon. Beaucoup d’autres secteurs d'activités
s’appuient aussi sur le web dont la médecine et l’enseignement universitaire
alors que les médecins acheminent les dossiers de leurs patients d’un hôpital à
l’autre pour les analyser et que les professeurs corrigent les travaux de leurs
étudiants sur le web. Il n’est pas illogique d’envisager le jour où nous pourrons
voter par Internet.
L’évolution du web avance à une vitesse incroyable et Bill Gate a déclaré, lors de
sa retraite en juin, que nous ne serions qu’au début de ce que sera une société
entièrement numérique.
Est-ce que nous vivrons alors dans un monde meilleur?
Je ne sais pas mais je m’inquiète de cette phrase de mon professeur d’histoire
qui répétait sans cesse :  
« L’évolution est une roue qui tourne et nous revenons toujours au point de départ… »
Bonne navigation internet et bonne campagne électorale!
Logos d'entreprises Internet et le vaisseau spatial
Voyager de Star Trek
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Lundi 22 septembre 2008
Femmes de politiciens...
L’on dit que derrière tout grand homme il a toujours une grande femme!
En France et aux Etats-Unis, la conjointe des chefs d’État joue un
rôle très actif dans l’élection et parfois même dans la gestion du pays.
Ce n’est pas le cas au Canada mais ce n’est pas par manque de
talent de la part des épouses des politiciens.
Prenons l’exemple de Laureen Harper. C’est une femme exceptionnelle et
j’ai eu l’occasion de la rencontrer en personne pour confirmer mon opinion.
Elle est une femme charmante et on se demande pourquoi elle ne prend pas
plus de place à l’avant-scène comme le faisait Aline Chrétien ou Mila Mulroney.
Laureen Harper a même étudié en journalisme et elle est designer graphique de
profession. Elle se spécialisait dans la conception de site Internet. Elle adore aussi
se promener en moto... Mais ce qui retient l’attention des gens qui la rencontrent
ce sont ses yeux et son sourire.
Personnellement, j’avais été séduit par le regard de Laureen Harper, mais bon,
pas question de convoiter une femme mariée, et encore moins l’épouse du
Premier ministre de mon pays, même si j’en aurais eu le désir!
Je ne connais pas les épouses des autres chefs de parti politique canadien mais
selon leur biographie, on peut rapidement se rendre compte que ce sont tous des
femmes de grande qualité et de talent. Dommage qu’elle ne soient plus présentes
dans les médias pour apporter leur point de vue. Je suis persuadé que nous y
gagnerions tous dans les débats.  
La preuve que l’apport des femmes est un atout en politique est évidente en France.
Nicolas Sarkozy a utilisé l’aide de Cécilia Sarkozy et il continue de le faire avec
Carla Bruni.
Quant aux Etats-Unis, John McCain, non seulement s’appuient sur une conjointe
qui est une femme d’affaire très puissante mais il est en train de vaincre
Barack Obama avec l’arrivée d’une deuxième femme, Sarah Palin.
Barack Obama compte sur une conjointe de grande qualité mais la loi du nombre
le défait car il se retrouve à lutter contre trois femmes : les deux du camp McCain
et Hillary Clinton. Il est condamné à l’échec!
Mais malgré la grande contribution que peuvent apporter les conjointes,
il faut parfois que les chef aient le dernier mot et qu’ils imposent leur prérogative
de chef, sinon cela peut les conduire à d’autres sortes de problèmes...
Au Canada, Jean Chrétien s’appuyait beaucoup sur son épouse Aline.
Ce serait elle qui aurait recommandé à son mari le choix de Stéphane Dion comme
député pour le Parti libéral et ministre de l’environnement. Aline l’avait entendu
parler dans une conférence universitaire. Jean Chrétien accepta mais il commença
à s’inquiéter lorsqu’il vit Dion arriver au 24 Sussex avec son vieux sac à dos…
Une trop grande confiance envers sa femme peut aussi conduire à l’échec.  
Bonne chance à tous les candidats de l’élection canadienne du 14 octobre prochain!
Photo du haut: Laureen Harper, Janine Krieber (Dion),
Olivia Chow (Layton) et Yolande Brunelle (Duceppe);
Photo du bas: Laureen Harper en moto.
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Mardi 23 septembre 2008
Éditeur de livres...
Les Éditions de l’Homme sont des éditeurs très sérieux au Québec et partout dans
le monde de la francophonie, la maison attire le respect. La fête soulignant le 50e
anniversaire de fondation a démontré clairement que les auteurs québécois sont
nombreux à faire confiance et à respecter cette maison d’édition.
L’un des pionniers de l’établissement fut le Sénateur Jacques Hébert (1923-2007).
L’homme était un véritable passionné du livre et, s’il a signé lui-même de nombreux
ouvrages en tant qu’auteur, il a aussi contribué en tant que premier éditeur à faire
découvrir la littérature québécoise. Il fut le co-fondateur des Éditions de l'Homme
avec l'imprimeur montréalais Edgard Lespérance en 1958. Hébert a dirigé l'entreprise
jusqu'en 1961 lorsqu'il décida de créer sa propre maison, Les Éditions du Jour.
Je me souviens d’avoir rencontré Jacques Hébert en 1977 alors que je songeais à
publier un livre sur le journalisme à l’Assemblée nationale. Il m’avait invité à venir le
rencontrer à Montréal et j’avais été impresssionné par la gentillesse du personnage.
Un type qui savait manifester beaucoup de curiosité intellectuelle envers les projets
de quelqu’un. Mais malheureusement pour moi, il m’avoua s'être retiré de la direction
active depuis 1974 et qu'il songeait à vendre!
Les Éditions du Jour furent achetées par la famille Lespérance en 1980.
Lors de la rencontre de 1977, Jacques Hébert m'avait aussi suggéré de
réécrire mon manuscrit…
J’ai abandonné mon projet et ce n’est que 15 ans plus tard que mon chemin
croisa à nouveau celui de ces deux maisons d’édition. C’était en 1991 alors que
j’étais devenu l’adjoint du magnat de la presse Pierre Péladeau (1925-1997) et que
ce dernier me confia qu’il rêvait d’acquérir les éditions de la famille Lespérance.
Péladeau aurait bien aimé réaliser lui-même la transaction de son vivant mais le
sort en a voulu autrement. Mais ce n’est pas sans avoir essayé. Souvent Pierre
Péladeau envoyait des légumes fraîchement cueillis dans son jardin au fils d’Edgard
Lespérance afin de le convaincre de vendre à Quebecor. J’ai moi-même livré des
tomates fraîches au nom de Péladeau à Pierre Lespérance à deux reprises!
Les efforts ont été récompensés mais c’est le fils Pierre-Karl Péladeau qui a
récolté, le 12 octobre 2005...
Les Éditions de l’Homme ont publié plusieurs grands auteurs et il fallait voir les
invités réunis lors de la soirée du 50e au Marché Bonsecours de Montréal, le 17
septembre dernier, pour s’en rendre compte. Le journaliste et auteur Michel Vastel,
qui aimait beaucoup publier ses livres chez cet éditeur, aurait apprécié la soirée
anniversaire s’il n’était pas décédé quelques semaines auparavant.
L'ex-Premier ministre Brian Mulroney a lui aussi publié avec fierté chez de l'Homme,
notamment la version française de son autobiographie.
Plusieurs observateurs s’interrogent sur le choix de publier la traduction en français
du livre controversé de Julie Couillard qui sortira de presse le 6 octobre prochain.
C’est un risque car ou bien le livre sera un succès ou il sera un échec total.
Julie Couillard devra révéler des informations fracassantes car si le livre ne dévoile
rien de neuf, les médias auront tôt fait de le détruire très rapidement sur la place
publique et de se moquer de la belle Julie. Mais dans un sens ou l’autre, Quebecor
en sortira gagnant grâce à la convergence de ses magazines, son Journal de Montréal
et son réseau de télévision TVA. D’ailleurs, il n’y aura pas de conférence de presse
ni de lancement ce qui accordera une certaine exclusivité à l’empire Quebecor.
Pierre Péladeau serait fier et il rigolerait de cette situation...
En conclusion, Les Éditions de l’Homme mérite le respect et, avec la puissance
financière de Quebecor, on est en droit d’espérer un avenir très prometteur.
Comme le disait Pierre Lespérance lors de la soirée du 50e anniversaire:
« Nous avons trouvé un bon endroit où se loger pour les 50 prochaines années.»
À suivre et surtout à lire!
Photo du haut: Logo 50e Éditions de l'Homme,
Pierre Lespérance et Pierre-Karl Péladeau;
Photo du bas: Pierre Péladeau au golf.
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Mardi 30 septembre 2008
Les artistes canadiens...
J'adore les artistes et je considère que les coupures annoncées par le Premier
et déplorables.
Mais je suis aussi persuadé que la situation va se rétablir au cours des prochain mois.
Les coupures seront en réalité un réalignement des dépenses car dans le fond
Harper sait bien qu’il ne peut pas, et ne veut pas, éliminer la culture…
Il faut toutefois admettre que la campagne de contestation n’a pas vraiment
pas pris son envol. Harper va obtenir un Gouvernement majoritaire et mes analyses
des divers articles dans les grands médias canadiens m'amènent à prédire que le
résultat de l'élection canadienne sera au delà de 200 sièges conservateurs sur les
308 dont 40 conservateurs au Québec sur le total de 75!
On se rapprochera de l’élection de 1984 avec 212 conservateurs sur 282.
Deux conclusions possibles concernant les subventions aux arts : ou bien le peuple
n’accorde aucun sérieux aux artistes ou bien ceux-ci ne savent pas se faire
apprécier… (aimer).
Les vrais artistes trouvent cependant toujours une façon de prendre la place qui
leur revient et les subventions ne sont pas vraiment importantes pour leur survie.
Un de ceux qui a bien décrit la situation est le chanteur québécois Dan Bigras.
« Je suis contre les coupures mais moi je m’en balance. Qu’il y ait ou non des
subventions, je vais trouver une façon de faire sortir mon message d’artiste. »
Un autre artiste qui a survécu aux coupures de subventions, et de façon vraiment
courageuse, est Serge Losique. Les gouvernements provincial et fédéral lui ont coupé
les subventions pendant deux ans et il a dû affronter les attaques de ses pairs qui
voulaient s’accaparer, pour ne pas dire voler... son événement.
On avait même accordé une subvention de 2 millions$ (2005) pour créer un
Festival de cinéma qui remplacerait le FFM. On avait recruté un organisteur
d’expérience afin de mener le projet en la personne d’Alain Simard fondateur du
groupe Spectra. Mais le projet n’a même pas survécu une saison tellement la volonté
et la déterminaton de Losique était forte, avec ou sans subvention!
Il a présenté son Festival envers et contre tous, les gouvernements et la communauté
artistique montréalaise confondus.
Évidemment Losique a réobtenu des subventions par la suite (2007) mais son
comportement durant la crise démontre hors de tout doute qu’avec ou sans
subvention, ceux qui croient en leur projet réussiront toujours à s’imposer.
Les artistes qui réclament le retour des subventions devraient songer à
engager Serge Losique comme représentant...
Bonne continuité à tous les vrais artistes de ce monde!
Photo du haut:Stephen Harper au piano (Photo Flickr)
Photo du bas: Serge Losique (Photo FFM- Sylvain Légaré)
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Archives BPod Éditeur
Juillet à Septembre 2008
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