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Mardi 7 octobre 2008
La Princesse et le carrosse...
Le cas de Julie Couillard est loin d’être une histoire isolée. Des milliers d’hommes et
de femmes dans le monde se laissent séduire par de fausses illusions et ils subissent
la souffrance et l’humiliation d’avoir été trompés.  
Cette tromperie se retrouve aussi bien en amour comme au travail ou en affaires.
Mais il y a certaines personnes parmi ces gens trompés avec qui il ne faut pas jouer,
sinon on risque de s’attirer des problèmes, ne serait-ce qu’un simple verre d’eau
au visage!
Maxime Bernier n’aurait pas dû fréquenter Julie Couillard car elle est de ce genre
de femmes qui n’acceptent pas l’insulte et les fausses promesses sans réagir.
C’est une femme de caractère et il vaut mieux ne pas lui proposer un carrosse et
le château si on ne songe pas réellement à les lui offrir. Elle n’acceptera pas qu’on
la rejette comme un chapeau au vent et elle considère qu’elle vaut bien n’importe
quelle autre Princesse!
Bernier est un bel homme mais il semble avoir la tendance de ne pas toujours tenir
ses promesses. Il veut séduire et il agit avec la dégaine désinvolte d’un adolescent.
Évidemment, l’autre particularité de Julie Couillard c’est d’avoir écrit un livre pour
régler ses comptes! Ce moyen n’est pas disponible à tous et plusieurs n’auraient pas
eu le courage d’étaler ainsi leur humiliation sur la place publique, même si on leur en
offrait la possibilité. En ce sens, Julie démontre une personnalité plus forte que
la moyenne des gens. De plus, le livre est bien écrit et elle a gagné la partie
sur le plan médiatique lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle
du dimanche 5 octobre.
Je ne connais pas Julie Couillard mais j’ai eu l’occasion de la croiser et de l’observer.
C’était  lors de la soirée soulignant les 50 ans des Éditions de l’Homme au Marché
Bonsecours de Montréal.  J’étais parmi les invités, avec quelque 1000 autres
personnes...  Sauf que dans mon cas, lorsque je suis arrivé à la table d'accueil et
que j'ai donné mon nom pour vérification sur la liste, j'ai remarqué une femme qui
attendait à mes côtés, jolie mais sans plus. Je l'ai regardée mais j'ai ramené mon
attention vers la préposée qui cherchait mon nom sur la liste des invités.
Sa voisine vérifiait une autre liste et voilà qu’elle mentionne, à haute
voix, le nom de Julie Couillard. Cela m'a pris une minute mais je me suis dit:
« Eh! C'est vrai, Couillard publie chez de l'Homme... »
J'ai donc à nouveau regardé, plus longuement, la femme!
Elle n'est pas d’une beauté extraordinaire comme telle, mais elle a une force dans
son regard.
Il faut dire que mon travail en relations publiques me permet de voir beaucoup de
belles femmes, parfois de très belles femmes, et je n’ai pas été impressionné outre
mesure par la beauté de Julie.  (À titre d’explication, il suffit de comparer deux
femmes qui étaient présentes à l’émission Tout le monde en Parle, Julie Couillard et
Geneviève Borne. Le visage de Borne est plus doux et plus féminin que celui de
Couillard. Les deux ont le même âge de 39 et 40 ans.)
Julie Couillard et moi avons marché ensemble vers la salle et elle parlait avec son
escorte, une représentante des Éditions de l'Homme. J’écoutais mais je n’ai pas osé
couper la conversation pour me présenter. J’ai pu constater qu’elle est impatiente et
je l'ai entendu maugréer à voix basse contre son sac à main dans lequel elle ne
pouvait pas y faire entrer l’étiquette qu’elle venait de recevoir  (Name Tag).  
J’ai fait une vingtaine de pas avec elle et je l’ai laissé me distancer pour qu’elle
salue officiellement les photographes de presse.
Oui, je l’avoue, pendant un court instant je me suis dit que les autres journalistes
allaient croire que j’accompagnais Julie! Je n’étais pas fâché de cette situation
(vanité de mâle)!
Elle accepta de se faire photographier mais elle n’était pas confortable dans ce
brouhaha. Elle ne s’abandonne pas comme certains artistes le font souvent devant
les médias. Julie se dirigea ensuite vers une table en compagnie de l’escorte où elle
passa le reste de la soirée presque incognito. Elle ne parla pas au microphone,  
comme le firent de nombreux autres auteurs présents et désireux de voir leur visage
sur les écrans géants dans la salle. Julie est probablement un peu timide …
Personne sur place n'a vraiment fait de cas de sa présence mais le lendemain dans
les médias, tous les journalistes mentionnaient Julie comme "la vedette" de la soirée!
Cela était faux évidemment car il y avait sur place plusieurs autres personnalités  
qui ont pris beaucoup plus d’espace et d’attention mais aucun  média n'en a parlé.
L’affaire Bernier-Couillard attire les médias comme la lumière attire les moustiques.
Je ne suis guère mieux car je suis devenu attentif à la présence de Julie
uniquement lorsque j’ai entendu prononcé son nom mais bon, je pensais à vous
mes chers lecteurs…
J’ai même pris quelques clichés mais mes photos sont trop sombres et je croyais
pouvoir me reprendre lors du lancement du livre mais il n’y en pas eu et je n’ai pas
été invité à une entrevue privée. Nos chemins ne se recroiseront probablement pas
mais, heureusement, je suis dans les relations publiques! Je devrais pouvoir
rencontrer d’autres belles princesses sur mon chemin…  Bonne chance à vous Julie!
Photo du haut: Julie Couillard (Photo Christinne Muchi - The Globe and Mail)
Photo du bas: Maxime Bernier et Julie Couillard (Photo Maclean's)
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Mardi 14 octobre 2008
Le courage de Julie...
Le destin est imprévisible!
J'avais écrit dans mon éditorial de la semaine dernière que mon
chemin ne recroiserait probablement jamais celui de Julie Couillard...
Et bien j'ai été déjoué par le hasard et je l'ai non seulement
rencontrée à nouveau, j'ai aussi pu la photographier.
J'ajouterai que le courage de Julie m'a impressionné.
Elle ne ménage pas ses efforts pour démontrer le bien fondé de
son livre et il faut reconnaître que son action est un signal et
un encouragement pour toutes les femmes et les hommes qui
sont trompés par la malhonnêteté de leur entourage ou leur proches.
"Il est possible de réagir et se défendre plutôt que de subir!"
Vous pouvez voir mes photos exclusives sur la page reportage
du site Internet.
Bernard Bujold et Julie Couillard (Photo Bernard Bujold)
.
Mercredi 15 octobre 2008
Le plaisir de la victoire...
Le Premier ministre Stephen Harper est un grand amateur de hockey et il doit
sûrement faire un rapprochement entre sa victoire électorale et celle d’une
équipe de hockey.
Lorsqu’il a déclenché les élections, le 6 septembre dernier, plusieurs experts
prédisaient une victoire majoritaire et certains faisaient même la projection
d’un total de plus de 200 députés conservateurs dont 40 au Québec.
Personnellement, je croyais que cet objectif était accessible jusqu’au moment où
je me suis rendu assister à un rallye conservateur.
Nous étions loin des belles années de Brian Mulroney et de l’ambiance électrisante
qui régnait dans les foules. À l’époque de Brian, les rassemblements comptaient
souvent des milliers de supporteurs tandis qu’avec Stephen Harper, l’on dépassait
rarement les quelques centaines. Les temps sont peut-être plus sombres sur le plan
économique mais il y a aussi le manque d’intérêt de la population envers la politique
en général. D’ailleurs, le taux de vote en 2008 est le plus bas de l’histoire du Canada
avec seulement  59% de la population.  Les gens ne sont pas passionnés
par  la politique et ils n’admirent pas les politiciens.
Toutefois comme nous le savons tous: nous avons les politiciens que l’on méritent.  
La société c’est chacun de nous.
Mais l’important est le résultat final. Stephen a travaillé fort pour convaincre les
Canadiens de lui confier la direction du pays et les citoyens, qui sont allés voter,  
ont décidé.
Je suis personnellement très heureux du résultat car je respecte beaucoup Laureen
Harper et elle est, selon-moi, un modèle en tant que mère et en tant que femme!  
La question maintenant sur la table est l’avenir du chef libéral Stéphane Dion?
Sur le plan théorique, Le Parti libéral dispose de meilleurs talents parmi ses
députés que tous les autres partis politiques canadiens.
Si les partis politiques étaient des équipes de hockey, les Libéraux l’emporterait
sur papier. Mais une bonne équipe sans entraîneur ne va nulle part et c’est la raison
pour laquelle les équipes gagnantes ont toujours besoin d'un bon entraîneur.
Normalement, le chef libéral devait être Bob Rae mais la lutte était trop serrée entre
lui et Michael Ignatieff. Les membres du Parti ont misé sur le choix d’un intellectuel,
un candidat sans charisme naturel ni leadership, pensant qu’il pourrait mener la lutte
avec efficacité mais ils se sont trompés. La preuve est maintenant faite.
Stéphane Dion a échoué dans ses efforts de convaincre les Canadiens!
LeStudio1.com offre ses félicitations au Premier Ministre ainsi qu’à tous
les députés élus, tous les partis confondus.
Bonne chance à vous tous!
Photo du haut: Stephen Harper et sa famille
(Laureen, Rachel et Benjamin);
Photo du milieu: Laureen Harper;
Photo du bas: Stéphane Dion et Jean-René Dufort (Radio-Canada)
.
Samedi 18 octobre 2008
Ben Weider - Un grand Québécois!
Photo du haut: Ben Weider (photo Bernard Bujold)
Photo du milieu: Ben Weider et Bernard Bujold;
Photo du bas: Ben Weider quelques uns des livres qu'il a écrits
L'homme d'affaire et historien Ben Weider est décédé vendredi
le 17 octobre 2008 à l'Hôpital Juif de Montréal.
Il était âgé de 85 ans (1 février 1923 ).
La cérémonie funèbre a eu lieu lundi le 20 octobre à Montréal.
Ben Weider était un grand supporteur du projet LeStudio1.com et un ami de
Bernard Bujold qui le considérait comme son père spirituel.
Ce décès est survenu à quelques jours de l'inauguration de l'exposition permanente
au Musée des Beaux-arts de Montréal au sujet de Napoléon. Weider avait légué sa
collection personnelle au Musée.
En plus d'avoir été un précurseur dans le domaine du conditionnement physique et
d'avoir contribué à développer des athlètes comme Arnold Schwarzenegger, Weider
a aussi été un historien et il a démontré que l'empereur Napoléon a été empoisonné
à l'arsenic. Mais malgré sa renommée mondiale, Ben Weider a toujours refusé de
quitter Montréal et il était très fier d'être d'origine québécoise.

Je connais Ben Weider depuis l'âge de 16 ans. J'habitais en Gaspésie et
j'étais plutôt maigrelet. Cela me causait des problèmes avec les autres
adolescents qui me bousculaient un peu trop souvent à mon goût...
J'avais remarqué une annonce dans un journal qui montrait en bande
dessinée un jeune garçon à la plage en compagnie d'une amie alors
qu'un autre garçon venait l'humilier en lui lançant du sable et en prenant sa
place auprès de la jeune fille. On voyait ensuite ce même garçon, l'année
suivante, qui était transformé et assez costaud pour tenir tête à son bourreau
effronté de l'été précédent. Son secret, il avait commencé un programme
d'entraînement avec poids et haltères et il était passé de maigrelet
à un athlète fort et costaud. C'était le genre d'annonces que publiait Ben Weider
dans les années 1970. J'avais commandé ses dépliants et je n'ai jamais cessé
de fréquenter les gymnases depuis.
Selon-moi, Ben Weider a été une véritable source d'inspiration et il a aidé de
nombreux jeunes adolescents qui autrement auraient été laissé à eux-mêmes
pour développer leur confiance en soi. Aujourd'hui, ce genre de mentor manque
à la société et cela conduit beaucoup de jeunes vers les gangs de rue ou d'autres
formes de support. Weider a été aussi une source d'inspiration pour de saines
habitudes de vie et cela s'est répercuté à tous les niveaux de la prévention de
la santé et de l'entraînement des athlètes.
Weider a été un précurseur et un visionnaire.
Je suis très fier d'avoir été son ami et je lui souhaite un heureux séjour là où
il est maintenant.
Malheureusement, personne ne l'a remplacé sur terre mais cela est en soi une
preuve de la grande valeur de cet homme!
Merci Ben pour la contribution que vous avez apportée à la société et merci
aussi d’avoir été mon ami…
Bernard
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Mardi 21 octobre 2008
L'homme qui voulait gagner...
Photo du haut: Stéphane Dion et les ex-chef du Parti libéral
Jean Chrétien, Paul Martin et John Turner
Photo du bas: Stéphane Dion
Stéphane Dion ne sera jamais Premier ministre du Canada.
et Dion avait l’allure d’un savant intellectuel qui est réservé et gêné. Cela n’en
faisait aucunement un incompétent mais ce n’était pas un leader. La politique est
un jeu très trop rude et ce n’est pas unique au Parti libéral du Canada.
J’ai côtoyé l’ancien Premier ministre Brian Mulroney et plusieurs de ses ministres et
je peux vous assurer que les couteaux volaient bas. L’amitié et la loyauté existent
mais c’est comme dans la mafia. Survivre ou mourir.
Durant la dernière semaine de campagne électorale d'octobre 2008, j’ai bien cru que
Stéphane Dion renverserait la vapeur et qu’il réussirait à vaincre Stephen Harper
en obtenant un gouvernement minoritaire. Mais les gens qui l’appuyaient ne sont pas
aller voter et son entourage immédiat (le staff) l’a simplement laissé couler.
Dion aurait eu tout à gagner à préparer sa campagne électorale comme il l'aurait fait
pour un dossier universitaire. Il aurait dû prendre exemple sur des chefs victorieux
comme Nicolas Sarlozy ou même son adversaire conservateur Harper.
J’écoutais l’animateur-journaliste Jean-René Dufort expliquer à la radio qu'il avait
été renversé de constater que Dion était aussi mal entouré. Il racontait l’anecdote
d’une entrevue où Stéphane Dion avait dû attendre à l'extérieur pendant 20 minutes
tandis qu’une équipe technique ajustait les microphones. Dion avait dû remonter
trois fois dans l’autobus pour se réchauffer, un peu plus gêné à chaque fois.
Ce genre de raté n’existait pas avec Harper et si cette mauvaise organisation
s’était produite, les attachés de presse responsables auraient perdu leur poste sur
le champs.
Nicolas Sarkozy est encore plus tranché! Lors de sa campagne électorale en 2006,
il aurait dit aux membres de son comité organisateur rapproché durant une réunion   
alors que ses discours pour le surlendemain n'étaient pas prêts:
"Sur chaque sujet on doit être les meilleurs. On doit avoir le meilleur site, les
meilleures réponses... Je veux dire sans arrogance que je suis la priorité. Sans
arrogance. Si on n'a pas le temps pour faire mes discours en temps et heure,
ça n'a pas de sens. Il faut maintenant qu'on ait un niveau d'exigence qui fait que
ceux qui ne suivent pas, il faut les virer..."
Source: L'AUBE LE SOIR OU LA NUIT par Yasmina Reza - page 39
En politique, en plus de savoir communiquer et en ce sens avoir du charisme, il faut
avoir l’esprit de survie. Il faut avoir l’air d’un gagnant!
On me dit que Stéphane Dion ne comprend pas pourquoi les gens n’ont pas réussi à
voir que ses idées étaient les meilleurs.
Selon-lui ce n’est pas l’emballage qui compte mais le contenu.
Il se trompe.
D’après les observateurs, Dion ne pourra pas s’accrocher jusqu’en mai tellement
les attaques de ses adversaires libéraux vont être agressives. Il aurait dû quitter
immédiatement le soir du 14 octobre mais il ne comprenait pas ce qui se passait.
Il semble que son entourage lui ait caché la prévision désastreuse des résultats
jusqu’à deux heures avant la fermeture des bureaux de scrutins. Dion était abattu
lorsqu’il a appris la nouvelle et il aurait même refusé de recevoir le président du
Parti libéral dans sa suite d’hôtel le soir du vote…
Harper et Dion sont très semblables sauf que l'un a éliminé la compétition autour
de lui tandis que Dion a mené une campagne électorale entouré de gens qui
convoitaient son poste (Ignatieff, Bob Rae, Kennedy, Coderre et même Justin
Trudeau). Ces adversaires espéraient en secret qu'il perde les élections pour
prendre sa place. Harper avait une compétitrice avec Belinda Stronach mais il
s'en est débarrassée haut et court dès le début en 2004 et il a régné en chef
incontesté depuis. Personnellement j'appuyais Belinda...
Dans le milieu de la politique (comme dans plusieurs autres domaines d'ailleurs),
la véritable priorité d'un leader est de protéger son poste et de s’entourer de talent
pour gérer.
Stéphane Dion est tout sauf un leader.
Meilleure chance dans votre prochaine carrière! Vous êtes un homme très bien
mais il vous faut accepter votre destin. Vous êtes un intellectuel!
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Mardi 21 octobre 2008
L'avenir de la Formule 1...
Photo du haut: Bernie Ecclestone
Photo du bas: Jacques Villeneuve - Montréal - Juin 1997
(Photo par Bernard Bujold)
J’ai toujours été bouleversé par la force de caractère des hommes de chevaux.
Lorsqu’une bête n’a plus le potentiel pour gagner en piste, on s’en débarrasse
et on cherche un autre cheval.
On pourrait qualifier ce comportement de "sans cœur" mais eux
ils appellent ça un jugement réfléchi et qui fait appel au bon sens.
Le Grand Prix F1 du Canada est depuis 30 ans un événement majeur à Montréal
en saison estivale. Normand Legault a amené cette compétition à un niveau
extraordinaire sur le plan de la notoriété et de l’impact économique pour la métropole.
Mais la question qui se pose maintenant : Est-ce que nous sommes à la fin du
spectacle?
Toute chose doit avoir une fin et depuis quelques années le Grand prix F1 manifeste
des signes de fermeture du rideau. Il y a d’abord eu le sauvetage d’urgence de
l’événement en 2003 par le maire Gérald Tremblay et la communauté montréalaise
des affaires. À l'époque, on avait cru à la fin définitive mais on avait déjoué le destin.
Cet été, lors de l’édition 2008, certains pilotes se sont plaints de la piètre qualité de
la piste Gilles-Villeneuve, tellement qu’ils menaçaient de ne plus revenir l’an prochain!
Leurs menaces étaient pour le moins prémonitoires. On dit que les responsables
locaux se sont moqués des pilotes plaignards... On aurait dû être plus gentil!
La semaine dernière, l’écurie Ferrari a averti par écrit dans un communiqué de
presse qu’elle quittera le circuit F1 si les organisateurs forcent la standardisation des
moteurs. Cette mesure visent à réduire les coûts d’opération des écuries.
Ajouter à toutes les raisons que je viens de mentionner la crise économique mondiale
et l’on peut définitivement s’inquiéter de l’avenir du Grand Prix F1 du Canada.
Plusieurs experts prédisent que les courses en Formules 1 disparaîtront d’ici quelques
années à cause des coûts trop élevés pour le maintien d’une écurie. On parle de
100 à 300 millions d’euros par année.
Un regard sur les statistiques nous montre aussi que des 16 Grands Prix présentés
dans le monde en 1978, année de la première course sur le circuit Gilles-Villeneuve,
seulement la moitié sont encore aujourd’hui au programme et trois courses sont
présentés sur leur même circuit: celles de Monaco, Monza et Hockenheim.
Pierre Péladeau, le fondateur de Quebecor, avait coutume de dire à ses dirigeants:
« Ne mêlez pas du bon argent avec du mauvais. »
En anglais la formule est beaucoup plus percutante :
“Don’t throw good money after bad! ”
.
Mardi 4 novembre 2008
La découverte d'un écrivain...
Photo du haut: Grande Bibliothèque du Québec et Yves Thériault
(Photo Bibliothèque Bernard Bujold)
Photo du centre: Radio CHNC New-Carlisle - 1975 (Photo Bernard Bujold)
Photo du bas: Bernard Bujold annonceur à CHAU-TV Carleton - 1976
Je n'ai jamais été un grand fan de l'écrivain québécois Yves Thériault (1915-1983),
probablement parce que je ne le connaissais pas vraiment.
C’était jusqu'à tout récemment alors que j'ai découvert qu'il avait commencé sa
carrière à CHNC New-Carlisle (village de René Lévesque). Voyez-vous, j'ai moi aussi
commencé la mienne à CHNC .
C’est une visite à l’exposition présentée par la Grande Bibliothèque qui m’a fait
découvrir l’histoire du personnage qu’est Yves Thériault. Cette visite m’a aussi fait
prendre conscience de tout l’attachement que portait Thériault au Québec et à la
Gaspésie.
Dans l’exposition de la Grande Bibliothèque, on nous montre d'entrée de jeu des
copies de lettres qu'il a écrites à sa mère alors qu'il venait d'arriver à New-Carlisle
pour travailler comme animateur à la petite station de radio. Dans une des lettres
datée d'octobre 1937, Thériault raconte comment il perçoit son nouvel employeur
et la réaction de la population locale envers le nouveau venu. Il raconte même qu'il
a créé un personnage pour meubler son émission. Il avait inventé un chanteur
qu'il imitait en ondes et qui tenait compagnie au vrai Thériault alors responsable de
toute les émissions du poste avec un seul autre animateur, soit environ 13 heures
par jour. D’avoir inventé un personnage fictif et de l’animer était une sorte
d’avant-gardisme pour l’époque en 1937.
J’ai immédiatement fait un rapprochement avec les avatars que l'on retrouve
aujourd’hui partout sur l’Internet.
Dans les lettres à sa mère, Thériault racontait beaucoup d’anecdotes concernant ses
rapports avec le propriétaire du poste de radio, le Dr Charles Houde, un dentiste de
formation qui était aussi un amateur de radio à ondes courtes. Il avait fondé CHNC
en décembre 1933 pour diffuser sa musique préférée, de l’opéra…
J’ai travaillé avec son fils Arthur en 1975 alors que le Dr. Houde était à la retraite.
Il habitait cependant encore au dessus de la station aménagée dans une petite
maison blanche aux volets noires sur la rue principale de New-Carlisle (voir photo)
et lorsqu'il n'aimait pas une pièce musicale ou un commentaire, il cognait sur le
plancher avec sa canne pour en aviser l'annonceur...
Notons que CHNC a été vendu en 2007 à une coopérative formée d’employés.
Le Dr.Charles Houde avait aussi fondé la première station de télévision en Gaspésie,
CHAU-TV à Carleton en 1959 et il en demeura propriétaire jusqu’en 1967. Il est
décédé en 1979.
J’ai été annonceur à CHAU-TV en 1976 et ces années demeurent de beaux souvenirs.
On n’avait aucun moyen, comme le démontre la photo de la salle de nouvelles en haut
de l’article… mais on avait beaucoup de plaisir!
Pour remonter ma chaise, on en empilait deux, une dans l’autre, et pour annoncer
la météo, je regardais dehors et j’improvisais la température du lendemain…
Une visite à l'exposition de la Grande Bibliothèque nous présente plusieurs autres
textes de l’écrivain Yves Thériault et un survol complet de toute sa carrière.
On comprend vite qu’il a influencé la littérature non seulement québécoise mais
canadienne. Notons que Thériault écrivait aussi bien en français qu’en anglais.  
Dans un des textes, il propose même un guide pour écrivain et une méthode d’écriture
pour accrocher les lecteurs.
D’autres textes reflètent la vision politique de Thériault dont un sur la pauvreté en
régions et où il raconte comment le fait d’être isolé en hiver a contribué à la pauvreté
de la Gaspésie en comparaison à des régions comme les Cantons de l'Est ou le
Saguenay Lac St-Jean. Il propose la création d’un fond spécial pour corriger cette
situation et favoriser la communication avec le reste du Québec.
Yves Thériault était un bagarreur et il me fait penser au sculpteur Armand Vaillancourt.
Ce genre d’artistes prennent sous leur aile la défense des défavorisés et des moins
bien nantis. La lutte de Thériault pour aider les populations indiennes du Grand Nord
canadien est un autre exemple de ses combats.
Thériault est reconnu pour son livre Agaguk mais il est beaucoup plus que ce seul
roman. Je n'avais pas assisté au vernissage de l'exposition Yves Thériault et il aura
fallu une invitation privée d’un lecteur de LeStudio1.com, le commissaire de l'exposition
Renald Bérubé, pour que j'y aille et je ne l’ai pas regretté. J’ai découvert un auteur
qui a contribué à l’évolution culturelle et littéraire du Québec de façon significative.
L'exposition a beaucoup de mérite et on devrait la rendre permanente.
Dans mon cas, en tant qu'éditeur de LeStudio1.com, je lui accorde une mention
d’excellence dans la Galerie les Meilleurs 2008.
(À noter que le commissaire Renald Bérubé animera une visite conférence
à la Grande Bibliothèque le 19 novembre 2008. Réservation obligatoire)
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Mardi 21 octobre 2008
L'avenir de la Formule 1...
Photo du haut: Bernie Ecclestone
Photo du bas: Jacques Villeneuve - Montréal - Juin 1997
(Photo par Bernard Bujold)
J’ai toujours été bouleversé par la force de caractère des hommes de chevaux.
Lorsqu’une bête n’a plus le potentiel pour gagner en piste, on s’en débarrasse
et on cherche un autre cheval.
On pourrait qualifier ce comportement de "sans cœur" mais eux
ils appellent ça un jugement réfléchi et qui fait appel au bon sens.
Le Grand Prix F1 du Canada est depuis 30 ans un événement majeur à Montréal
en saison estivale. Normand Legault a amené cette compétition à un niveau
extraordinaire sur le plan de la notoriété et de l’impact économique pour la métropole.
Mais la question qui se pose maintenant : Est-ce que nous sommes à la fin du
spectacle?
Toute chose doit avoir une fin et depuis quelques années le Grand prix F1 manifeste
des signes de fermeture du rideau. Il y a d’abord eu le sauvetage d’urgence de
l’événement en 2003 par le maire Gérald Tremblay et la communauté montréalaise
des affaires. À l'époque, on avait cru à la fin définitive mais on avait déjoué le destin.
Cet été, lors de l’édition 2008, certains pilotes se sont plaints de la piètre qualité de
la piste Gilles-Villeneuve, tellement qu’ils menaçaient de ne plus revenir l’an prochain!
Leurs menaces étaient pour le moins prémonitoires. On dit que les responsables
locaux se sont moqués des pilotes plaignards... On aurait dû être plus gentil!
La semaine dernière, l’écurie Ferrari a averti par écrit dans un communiqué de
presse qu’elle quittera le circuit F1 si les organisateurs forcent la standardisation des
moteurs. Cette mesure visent à réduire les coûts d’opération des écuries.
Ajouter à toutes les raisons que je viens de mentionner la crise économique mondiale
et l’on peut définitivement s’inquiéter de l’avenir du Grand Prix F1 du Canada.
Plusieurs experts prédisent que les courses en Formules 1 disparaîtront d’ici quelques
années à cause des coûts trop élevés pour le maintien d’une écurie. On parle de
100 à 300 millions d’euros par année.
Un regard sur les statistiques nous montre aussi que des 16 Grands Prix présentés
dans le monde en 1978, année de la première course sur le circuit Gilles-Villeneuve,
seulement la moitié sont encore aujourd’hui au programme et trois courses sont
présentés sur leur même circuit: celles de Monaco, Monza et Hockenheim.
Pierre Péladeau, le fondateur de Quebecor, avait coutume de dire à ses dirigeants:
« Ne mêlez pas du bon argent avec du mauvais. »
En anglais la formule est beaucoup plus percutante :
“Don’t throw good money after bad! ”
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Mardi 28 octobre 2008
L'avenir de la Formule 1...
Photo du haut: Bernie Ecclestone
Photo du bas: Jacques Villeneuve - Montréal - Juin 1997
(Photo par Bernard Bujold)
J’ai toujours été bouleversé par la force de caractère des hommes de chevaux.
Lorsqu’une bête n’a plus le potentiel pour gagner en piste, on s’en débarrasse
et on cherche un autre cheval.
On pourrait qualifier ce comportement de "sans cœur" mais eux
ils appellent ça un jugement réfléchi et qui fait appel au bon sens.
Le Grand Prix F1 du Canada est depuis 30 ans un événement majeur à Montréal
en saison estivale. Normand Legault a amené cette compétition à un niveau
extraordinaire sur le plan de la notoriété et de l’impact économique pour la métropole.
Mais la question qui se pose maintenant : Est-ce que nous sommes à la fin du
spectacle?
Toute chose doit avoir une fin et depuis quelques années le Grand prix F1 manifeste
des signes de fermeture du rideau. Il y a d’abord eu le sauvetage d’urgence de
l’événement en 2003 par le maire Gérald Tremblay et la communauté montréalaise
des affaires. À l'époque, on avait cru à la fin définitive mais on avait déjoué le destin.
Cet été, lors de l’édition 2008, certains pilotes se sont plaints de la piètre qualité de
la piste Gilles-Villeneuve, tellement qu’ils menaçaient de ne plus revenir l’an prochain!
Leurs menaces étaient pour le moins prémonitoires. On dit que les responsables
locaux se sont moqués des pilotes plaignards... On aurait dû être plus gentil!
La semaine dernière, l’écurie Ferrari a averti par écrit dans un communiqué de
presse qu’elle quittera le circuit F1 si les organisateurs forcent la standardisation des
moteurs. Cette mesure visent à réduire les coûts d’opération des écuries.
Ajouter à toutes les raisons que je viens de mentionner la crise économique mondiale
et l’on peut définitivement s’inquiéter de l’avenir du Grand Prix F1 du Canada.
Plusieurs experts prédisent que les courses en Formules 1 disparaîtront d’ici quelques
années à cause des coûts trop élevés pour le maintien d’une écurie. On parle de
100 à 300 millions d’euros par année.
Un regard sur les statistiques nous montre aussi que des 16 Grands Prix présentés
dans le monde en 1978, année de la première course sur le circuit Gilles-Villeneuve,
seulement la moitié sont encore aujourd’hui au programme et trois courses sont
présentés sur leur même circuit: celles de Monaco, Monza et Hockenheim.
Pierre Péladeau, le fondateur de Quebecor, avait coutume de dire à ses dirigeants:
« Ne mêlez pas du bon argent avec du mauvais. »
En anglais la formule est beaucoup plus percutante :
“Don’t throw good money after bad! ”
Photo du haut: Bernie Ecclestone
Photo du bas: Jacques Villeneuve - Montréal - Juin 1997
(Photo par Bernard Bujold)
Photo du haut: Bernie Ecclestone
Photo du bas: Jacques Villeneuve - Montréal - Juin 1997
(Photo par Bernard Bujold)
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Mardi 5 novembre 2008
La promesse de miracles...
Photo du haut: Bureau Oval à la Maison Blanche
Photo du bas: Barack Obama et sa famille à Chicago - 4 nov. 2008
L'histoire a été écrite le 4 novembre 2008 alors que les États Unis d'Amérique
ont élu un président afro-américain en la personne de Barack Obama.
Le résultat du scrutin indique une nette victoire au niveau des supers-délégués
avec 338 contre 163 en faveur d'Obama mais le résultat du vote universel est
presqu'à égalité dans une proportion de 52% contre 47%. En chiffres, il s'agit de
62 millions de votes pour Obama et 55 millions pour John Mccain.
Le pays est très divisé! Il existe clairement deux groupes opposés!
Il faudra voir la suite et parce que les attentes sont tellement élevés, il risque
obligatoirement d'y avoir des déceptions.
Ceux qui attendent des miracles parmi les Démocrates, et parmi les supporteurs
ailleurs dans le monde, risquent d'être déçus.
Félicitations à Barack Obama et observons la suite. À suivre!
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Mardi 11 novembre 2008
Les Personnalités de l'année 2008...
LeStudio1.com est très heureux de vous présenter son choix des
Personnalités de l'année 2008. Les sélections ont été déterminées
par
l'équipe du magazine selon l'actualité et les commentaires reçus
de la part des lecteurs durant toute l'année!
Les Personnalités sont:

- Personnalité par excellence 2008: BEN WEIDER
- Média de l'année 2008: THE NEW YORK TIMES
- Journaliste de l'année 2008: ALAIN GENESTAR
- Politicienne de l'année 2008: INGRID BETANCOURT
- Site Internet de l'année 2008: D: ALL THINGS DIGITAL
- Artiste de l'année 2008: LEONARD COHEN
- Livre de l'année 2008: L'APPRENTI SAGE PAR MIA DUMONT
- Athlète de l'année 2008: ÉRIC LAMAZE (ÉQUITATION)
- Événement de l'année 2008: YVES THÉRIAULT: LE PARI DE L'ÉCRITURE
- Mention de l'éditeur- Année 2008: BARACK OBAMA

Félicitations aux lauréats!
Pour consulter les biographies complètes, visiter la page spéciale sur le site.
Bernard Bujold et les deux mascottes officielles de LeStudio1.com
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Mardi 18 novembre 2008
Spas urbains....
Je suis un habitué des gymnases depuis l’âge de 16 ans alors que j'avais été initié
au conditionnement physique par la méthode des frères Ben et Joe Weider .
(Ben est ensuite devenu mon ami jusqu’à son récent décès le 17 octobre dernier.)
Les actions des frères Weider ont popularisé le conditionnement physique et ont
donné lieu à la création de plusieurs clubs d’entraînement comme Nautilus ou
Énergie Cardio. Un autre mouvement a ensuite pris place et il s’agit des spas.
Ce nom est en fait celui d’une ville belge mais la définition du dictionnaire se décrit
aussi comme suit: « Centre de beauté et de remise en forme, dans un cadre luxueux ».
Il existe au Québec des centaines de spas en régions mais le succès et la popularité
furent tels que le mouvement s’est rapidement installé dans les centres-villes et
Montréal n’y pas échappé. Il n’y a plus aucun établissement hôtelier qui n’offre pas
son centre de santé. Montréal fourmille de centres en soins beauté et santé.
La vedette de l’heure est le spa nordique avec la particularité du bain sauna et
du refroidissement à l’eau glacé.
Je ne suis pas un grand amateur de ce concept mais j’ai récemment accepté, comme
de nombreux autres journalistes curieux, l’invitation du propriétaire du Spa Orange
à Montréal, Igor Zacks, qui est aussi mon ex-partenaire de gymnase.
Je dis « ex » car depuis qu’il est propriétaire de son spa personnel, il ne vient plus
s'entraîner au gymnase du condo…
Igor est convaincu que la fréquentation d’un spa doit faire partie de nos habitudes
de vie et que l’on peut profiter de ce genre d’établissements pour conserver sa santé,
autant physique que psychologique. On peut choisir la méthode que l’on préfère,
que ce soit le yoga, les bains sauna, les massages ou un autre traitement mais il faut
absolument travailler pour protéger notre corps et l’entretenir par des moyens
extérieurs car la vie moderne épuise notre système naturel.
LeSpa Orange est situé en plein centre-ville de Montréal , rue Drummond sur le toit
de L’hôtel Europa. De la rue, on ne croirait pas être si près d’un oasis de relaxation.
Igor veut faire de son spa le meilleur et le plus populaire et il travaille très fort pour
y arriver. Le 4 novembre dernier (date de l’élection de Barack Obama) Igor célébrait
son premier anniversaire de fondation. Cela fait déjà 1ans qu’il a pignon sur rue.
Il a voulu profité de l’occasion et il a invité une cinquantaine de journalistes en leur
offrant des traitements de courtoisie.
Tous ont été séduits et ils ont promis de revenir…
J’ai demandé Igor s’il voulait être le champion des spas au Québec et multiplier
la formule mis de l’avant par Spa Orange, par exemple sous forme de franchise?
Il m’a répondu que son bonheur était avec un seul spa et qu’il n’avait pas d’autre
ambition.
Ben Weider aussi lorsqu’il a commencé voulait simplement aider ses amis à
s’entraîner. Il est devenu le symbole mondial du conditionnement physique.
L’histoire d’Igor Zacks et du Spa Orange est donc à suivre car elle ressemble
un peu à celle des Weider. On peut en conclure que celle-ci ira très loin!
Bons soins de santé...
Photo du haut: Spa Orange - Montréal
Photo du bas: Bernard Bujold dans son gymnase privé
.
Mardi 25 novembre 2008
Élections et emplois....
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et celui sortant du Québec,
Jean Charest, ont tous les deux déclenché des élections sous prétexte qu'ils
avaient besoin d'un mandat majoritaire. Stephen Harper ne l'a pas obtenu et tout
semble indiquer que Jean Charest, 83 millions$ plus tard, va obtenir lui aussi un
autre mandat minoritaire à partager avec Pauline Marois.
Selon-moi, nous gaspillons de l'argent et de l'énergie avec ce genre de campagne
électorale. C'est comme si un employé demandait à son patron:
"Je ne veux plus partager ma prise de décisions avec mes collègues de travail et
je veux décider seul de toutes mes priorités de travail..."
Son patron, c'est à dire nous les électeurs, devrions avoir la possibilité de ne pas
être victime de pareils enfantillages.
Je ne suis pas le seul à penser ainsi. La nouvelle génération est très inquiète face
aux gestes peu responsables de nos élus politiques.
Alors que tout le système financier s'écroulent et avec lui des milliers de carrières,
les policitiens ne pensent qu'à mieux sécuriser leur propre emploi...
Mon fils David a bien saisi la situation dans le texte éditorial qu'il a publié sur son
blog en anglais concernant l'importance pour les politiciens de travailler
sur les vrai priorités: c'est dire aider citoyens à se trouver un emploi valorisant.
Selon-lui, cet accomplissement passe par le système d'éducation.
Voici une traduction de son texte qui s'adresse à tous les politiciens partout
au Canada, aussi bien à Ottawa qu'à Québec!
Bernard Bujold - Montréal
__________________

Si vous vivez dans un pays civilisé comme le Canada et que vous êtes âgés de moins
de 50 ans, les chances sont que vous avez obtenu un diplôme d'études secondaires.
Il est même probable que vous ayez obtenu un diplôme universitaire.
Mais pour ceux qui n'ont pas obtenu d'éducation post-secondaire, cela ne signifie
pas qu'ils sont moins d'intelligents. Ils ont probablement, quelque part dans leur vie,
tracé la ligne et fait un choix et ce choix est inhérent aux problèmes actuels de toute
notre "société civilisée".
Alors que nous approchons de l'an 2009, je demande :
Est-ce que vraiment notre humanité atteint son plein potentiel?
Est-ce que la société peut offrir un travail à chacun des citoyens, en particulier ceux
qui n'ont pas d’éducation post-secondaire?
Je suis d’accord que ce n'est pas tout le monde qui souhaite travailler en utilisant
ses capacités intellectuelles et que certaines personnes préfèrent le travail manuel.
Il est certain que nous avons besoin de personnes pour travailler dans les
Wal-Mart, Burger King ou dans les cafés Second’s Cup. C'est aussi une bonne chose
en soi que nous ayons des entreprises qui ont besoin d'employés peu scolarisés.
Mais est-ce qu’il pourrait en être autrement?
Que faisons-nous envers ceux qui ne souhaitent pas travailler dans des
«emplois manuels» et qui veulent en faire plus? Est-ce qu'il y a une place pour eux
sur le marché du travail? Les diplômés sans emplois par exemple!
La triste réalité est qu'il y a une limite à la demande dans toutes les carrières, que
ce soit médecin, architecte, psychologue / psychiatre, chimiste, avocat, infirmier,
policier, travailleur social, etc
Mais que faisons-nous avec tous ces gens qui ont choisi une formation dans un
domaine qui est déjà saturé au niveau des emplois disponibles?
Ces diplômés sont alors forcés de chercher un emploi dans un domaine qui paie
beaucoup moins et qui n'est pas dans leur domaine, un travail qui est très souvent
peu stimulant intellectuellement.
Il doit certainement y avoir un moyen de mieux profiter de notre système
d'éducation et de nos ressources afin de mieux vivre!
Il me semble inacceptable que personne ne soit tenu responsable pour le fait que
la société ne puisse pas fournir plus de direction à nos jeunes. Il y a bien sûr des
conseillers d'orientation à l’école secondaire mais ils ne peuvent faire plus que
suggérer. C'est honteux que notre système d'éducation ne soit pas en mesure de
donner plus d'options à ceux qui ont assez d'intelligence et d'ambition pour
poursuivre une éducation post-secondaire.
Au 21ème siècle, davantage pourrait et devrait être fait pour accueillir et guider
nos élèves.
Je crois que c'est à nous de réclamer des changements au sein du gouvernement et
dans nos systèmes d'éducation afin d'assurer à l'avenir que tout le monde qui
souhaite avoir une carrière stimulante soit en mesure de le faire.
Si nous voulons faire progresser chacune de nos communautés,
nous devons agir et cela doit débuter aujourd'hui.
"Rien dans l'éducation n’est autant étonnant que la quantité d’ignorance qui
s'accumule sous la forme de faits». -Henry Brooks Adams
David Bujold - Moncton
Photos du haut: David Bujold (fils de Bernard)
Photo du bas: Jean Charest, Mario Dumont et Pauline Marois
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Mercredi 3 décembre 2008
La prostitution de luxe....
La prostitution est un sujet controversé et avec un côté mystérieux.
Personnellement, je n'ai jamais fréquenté les travailleuses du sexe mais je n’ai
absolument rien contre! D’ailleurs, j’ai toujours prétendu que le sexe est comme tout
autre service et qu’il est acceptable de l’acheter. Il faudrait cependant légaliser son
fonctionnement. Selon-moi, toute personne qui travaille pour un employeur se prostitue
un peu en échange d’un salaire. On donne son temps et de ses efforts physiques en
échange d’une rémunération. Sauf que le travailleur conventionnel est contrôlé et
protégé par les lois et il pait ses impôts, ce que le travailleur sexuel ne fait pas.
À la rigueur, on pourrait même qualifier de prostitution la relation de certains couples
où l’un des conjoints accepte de se soumettre à l’autre en échange de la sécurité
financière…
Ceci-étant dit j’ai voulu rencontrer en personne celle qui s’identifie comme ayant été
l’escorte la plus dispendieuse des États-Unis et qui faisait partie de l’agence que
fréquentait Eliot Spitzer, le gouverneur de l’État de New York, lequel menait une
campagne pour éliminer la prostitution alors qu’il était lui-même un consommateur
régulier… Je me suis donc déplacé au lancement du livre de Natalie McLennan dans
une librairie montréalaise, Paragraphe Bookstore.
Il faut dire d’emblée que Natalie a cessé de pratiquer la prostitution et qu’elle n’a pas
du tout les allures que nous attribuons à une escorte.
On croirait plutôt avoir affaire avec une vendeuse d’un grand magasin
(Ogilvy ou Lafayette). Elle est anglophone et pas très grande. Elle est jolie mais elle
est surtout gentille.  Elle affiche un beau sourire, vous regarde droit dans les yeux et,
sans essayer de racoler, elle s’adresse à vous par votre prénom. On croirait parler
avec une amie de longue date.
Pourtant la jeune fille de 28 ans a été escorte et elle accompagnait les gens
riches et célèbres. Son tarif était de 2 000$ l’heure,  pour un minimum de 2 heures.
(J’ai passé une heure en sa compagnie, gratuitement… lors du lancement pour la
photographier)
Son autobiographie, "The Price: My Rise and Fall as Natalia",  risque de devenir un
best-seller car Natalie raconte de façon détaillée comment une jeune fille du
West Island de Montréal, qui dansait la claquette, en est arrivée à se retrouver au
sommet de la prostitution à New-York? Ce livre est non seulement une autobiographie,
il est aussi un enseignement pour les parents. Le livre comporte également plusieurs
conseils sur les façons de réussir en affaires et de vaincre les compétiteurs.
Les techniques de vente ne sont pas différentes entre une activité légale ou illégale.
On y apprend aussi que l'erreur fut de trop parler de ses succès notamment dans
un article de première page publié dans le magazine NEW YORK en 2005.
Cet article a attiré l'attention du FBI.
La vie que Nathalie a vécu était une sorte de paradis: les beaux vêtements, les
plus beaux restaurants et hôtels de New-York et le sexe dans cet environnement de
luxe. Mais il y avait aussi la double vie et c’est là que tout a déraillé.
Bien sûr la ligne entre le bien et le mal est difficile à définir ici car il n’y avait pas de
violence et tout le monde était consentant. Sauf que la société a des règlements et
l’un d’eux est de ne pas se faire découvrir si l’on transgresse les dits règlements…
Lorsque la double vie de Spitzer fut dévoilée, la société se devait de punir.
Comment  accepter qu’un père de famille (3 filles) comme le gouverneur Eliot Spitzer
qui était en croisade contre la prostitution, et qui déclarait solennellement vouloir
aider ses concitoyens à lutter contre ce qu'il qualifiait de fléau, en soit aussi un fidèle
consommateur?
La société ne pouvait pas accepter de se faire ridiculiser ainsi par son leader surtout
une fois le mensonge dévoilé sur la place publique.
Le paradis de Natalie s’est effrondré avec le scandale Spitzer et son enfer a commencé.
La question qui se pose: qui doit-on accuser et punir? La prostituée ou le client?
Natalie offrait un service demandé par des clients. Elle ne volait pas personne,
ni d’ailleurs l’usager qui payait toujours son dû.
Conclusion : Il est grand temps de légaliser la prostitution!  
Bonne chance Natalie et merci pour les photos!
Photos du haut: David Bujold (fils de Bernard)
Natalie McLennan (Photo par Bernard Bujold)
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Mardi 9 décembre 2008
La chute de cheval...
Stephen Harper est un politicien honnête sauf qu’il est comme la plupart
de ceux qui goûtent au pouvoir, il n’est pas très ouvert à la discussion.
Il n’accepte pas la contradiction et il croit fermement  que
ses idées et sa vision politique sont les meilleures.
« Que le peuple me suive… »
Malheureusement pour lui, personne ne peut imposer éternellement ses
idées sur son environnement.
Peu importe le degré de puissance que l’on possède, un jour ou l’autre,
il y a rébellion.
Le plus bel exemple est le cheval envers son maître.
Si un cavalier est ingrat et méchant  envers sa monture, il est certain que le
cheval le surprendra un jour en l’éjectant de la selle ou pire encore,
en le ruant dans un coin de l’écurie lorsque l’occasion se présentera.
Stephen Harper n’a jamais été tendre envers ses adversaires politiques
et il a toujours considéré que le maître à bord, c’est lui.
Il lui est arrivé ce qui arrive aux cavaliers négligents, il est tombé de cheval.
Heureusement pour lui, la chute n’a pas été mortelle.
Reste à savoir s’il pourra remonter en selle et réussir à diriger le pays avec
harmonie.
En politique, c’est le monde des compromis. Brian Mulroney avait bien compris
le système lorsqu’il est arrivé à Ottawa en 1984. Il avait promis
durant la campagne de transformer la machine gouvernementale en un
système efficace comme l’était le secteur privé à l’époque.
Pas de gaspillage et de l’efficacité!
Sauf que Brian s’est rapidement aperçu que le gouvernement a des
règles et qu’il vaut mieux travailler en collaboration plutôt qu’être en conflit.  
Les hauts fonctionnaires sont là pour leur compétence tandis que
les politiciens sont les élus du peuple. Ils sont là pour juger si le système
correspond aux attentes et il vaut mieux s’appuyer sur les fonctionnaires plutôt
que de les combattre.
Stephen Harper n’a jamais voulu accepter le fait que l’on obtient plus de quelqu’un
en étant convaincant plutôt que d’exiger par autorité.
Mais malgré ce défaut, Harper a toujours survécu car il est chanceux.
Lorsqu’il fut élu chef du Parti conservateur, Belinda Stronach lui faisait ombrage.
Paul Martin lui a rendu un fier service en invitant Stronach à changer de parti.
Harper ne l’a jamais dit sur la place publique mais il était très heureux de ce départ
car il ne pouvait pas supporter près de lui cette femme riche et charismatique.
Encore aujourd’hui, Harper est chanceux. Si les Libéraux fédéraux avait eu un chef
solidement en place, il était cuit.
Sauf que le soir du message à la nation, Stéphane Dion lui a sauvé la vie en
apparaissant à la télévision dans le vidéo que l’on connaît. (voir photo plus haut)
Il faut maintenant attendre le 27 janvier mais de deux choses l’une:
ou bien Harper aura décidé de changer son comportement, ou bien
il sera encore une fois chanceux.
On chasse difficilement le naturel car il revient au galop mais parfois,
le bossu est éternellement chanceux. À suivre!
Note: Il faudra surveiller aussi l'avenir de Mario Dumont. La rumeur circule de plus
en plus qu'il deviendrait le lieutenant de Stephen Harper au Québec.
La façon élégante par laquelle il a rapidement démissionné de l'ADQ après  
l'échec de son parti lors de la campagne électorale du 8 décembre a augmenté
l'admiration et le respect que témoignent les Québécois envers Dumont.
Photos du haut: Le cheval de saut Heljon Deruerie et
Stephen Harper
Photo du bas: Stéphane Dion et son vidéo à la nation
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Mardi 16 décembre 2008
La passion des journaux... (partie 1)
Les difficultés du Chicago Tribune démontrent encore une fois que les grands
médias sont très fragiles et que la crise économique vient s'ajouter à la menace
Internet. The Chicago Tribune est un joyau américain mais son avenir est loin d'être
assuré. Pas plus d'ailleurs que l'avenir d'aucun grand groupe média, que ce soit
ailleurs dans le monde ou à Montréal.
Sam Zell (69 ans) avait acheté le groupe The Tribune en avril 2007 pour la somme
de 8,2 milliards$ et il en avait pris possession en décembre 2007.
Mais il ne connaissait pas les journaux...
La passion des journaux est comme la passion au hockey.
Dans les deux cas, l’éditeur veut gagner et être meilleur que son compétiteur.
C’est pour cette raison que les meilleurs journaux sont ceux qui sont menés par
un propriétaire passionné qui aime et connaît les journaux.
Les Conrad Black et Pierre Péladeau étaient des amoureux de la presse.
(Malheureusement, le premier est en prison et l’autre est décédé...)
Rupert Murdoch demeure le seul grand passionné des journaux encore actif en
Amérique du Nord.
Le propriétaire du Chicago Tribune, Sam Zell, a fait sa fortune dans l’immobilier.
Pour lui, d’avoir acheter The Chicago Tribune était une sorte de continuité de sa
carrière en finance. Mais un média est totalement différent d’un édifice à bureau.
D’abord, il faut savoir communiquer et comprendre par instinct ce qui
anime la population. Puis, il faut convaincre ses journalistes d’écrire avec ardeur
pour la publication.
J’ai côtoyé deux magnats de la presse dont un plus étroitement.
Dans le cas de Pierre Péladeau, il n’a jamais dérogé de sa spécialité qui était les
journaux et leur production. Le Journal de Montréal fut son bébé et il l’a aimé
jusqu’à son dernier souffle de vie, envoyant des commentaires et des suggestions
à chaque matin aux différents éditeurs. Pierre Péladeau a souvent été invité à
investir dans d’autres domaines dans lesquels il connaissait rien mais il a toujours
refusé de le faire.
Dans le cas de Conrad Black, j’ai pu le voir à l’œuvre et s'il y a une tristesse dans
son histoire personnelle, c’est qu’il n’ait pas concentré ses efforts dans les journaux.
Il était, selon-moi, le plus grand éditeur de la planète.
Conrad Black est un intellectuel qui aime et sait écrire. Il avait lancé son empire
à partir de Sherbrooke avec The Record et à un moment donné il était dans la ligue
des Murdoch. Malheureusement, il a voulu être ce qu’il n’était pas, un financier
et il se retrouve dans une prison près de la Floride.
Sam Zell ne connaît rien des journaux et son aventure n'aura même pas duré 1 an..
Quelqu’un d’autre devra reprendre l'empire qu'est The Chicago Tribune.
Sauf qu’un empire endetté à plus de 13 milliards$ US n’est pas à portée de mains
de plusieurs.
Je vous invite à lire l’ouvrage "Ego and Ink" une biographie écrite en
2004 à propos du National Post. Le récit est passionnant et pleinement
d'actualité. Ce livre nous fait comprendre que l’élément le plus important pour
réussir dans les journaux, même aujourd’hui à quelques jours de 2009,
c’est la passion.
La semaine prochaine, j’écrirai au sujet d’une nouvelle biographie que
je viens de recevoir: celle de Rupert Murdoch.  ( voir texte partie 2)
Photos du haut: The Chicago Tribune et Sam Zell
Photo du bas: Couverture de la biographie du National Post
et Conrad Black devant sa prison en Floride.
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Mardi 23 décembre 2008
Rupert Murdoch et son empire... (partie 2)
Tous les médias contemporains dans le monde sont actuellement inspirés par
Rupert Murdoch et par ses techniques de gestion des journaux.
L’homme de presse a toujours vécu entouré de journaux et son premier mentor
fut nul autre que Lord Beaverbook avec qui sa mère l’avait envoyé en stage durant
quelques mois suite au décès subit du père Keith en 1952.
(Beaverbrok était un ami de la famille Murdoch)
La mort du père laissait un empire de presse naissant sans leader et pour préparer
le jeune Murdoch à prendre la relève, on avait pensé l’envoyer observer l’un des
grands l’époque. Le jeune Rupert était alors âgé de 22 ans
Le cheminement qui s’en suivit est digne d’un ouvrage au complet tellement la lutte
contre Fairfax et contre l’autre groupe australien Parkers fut mouvementée et
spectaculaire. (Il y avait à l'époque trois grands groupes de presse australiens)
C’est en 1968 que Rupert Murdoch, alors âgé de 38 ans, a quitté cet environnement,
où il était devenu un leader reconnu, pour tenter sa chance en Angleterre où il était
un parfait inconnu. La mère de Rupert Murdoch est encore aujourd’hui considéré
comme une grande dame en Australie et on dit qu’elle est aussi respectée qu’un
chef d’état. Rupert a obtenu un grand succès en Angleterre notamment avec The Times
and The Sun de Londres mais sans jamais réussir à faire partie de l’establishment qui
encore aujourd’hui le considère comme un «Outsider».  Il commencera à venir aux
États-Unis en 1974 mais là aussi il sera toujours regardé avec une sorte de rejet de
la part de l’establishment. Cette situation est devenue la motivation profonde de
Murdoch: «Si je ne peux pas être accepté et respecté, je vais dominer.»
Rupert Murdoch me fait penser à l’ex-magnat québécois, Pierre Péladeau (1925-97)
dont les Québécois se sont longtemps moqué et de qui on disait qu’il n’avait aucune
classe. Aujourd’hui, ses détracteurs admettent qu’il était un génie des médias et des
affaires mais malheureusement c'est posthume...
Pour Péladeau comme pour Murdoch, on est pour ou contre quelqu’un et il n’y a pas
de zone grise. On est un allié ou un ennemi, dans lequel cas, il faut l’éliminer.
L’acquisition de Dow Jones (The Wall Street Journal) rejoint exactement
cet objectif. Pour Murdoch, d’être propriétaire du plus prestigieux journal américain
est une façon de dire à l’establishment qu’il est aussi important qu’eux mais
qu’en plus, il est propriétaire de leur leader mondial de l'information financière.
Pour arriver à ses fins, Rupert Murdoch agit aussi comme Pierre Péladeau.
Il peut être à la fois le plus grand séducteur comme le plus violent des prédateurs.
Dans le cas de Dow Jones, Murdoch a mis plusieurs années de travail pour peaufiner
son plan et il a profité de chacunes des failles notamment les querelles de la famille
propriétaire (Bancroff).
On dit que Murdoch est un homme d’instinct. Il analyse ses interlocuteurs
et il décide de ses prochaines actions selon ses perceptions personnelles.
Cette situation fait de celui-ci une sorte de magicien qui domine son environnement
et qui s’entoure de gens qui dépendent de lui. Cela pourrait être problématique
lorsque Murdoch (77 ans) ne sera plus capable de diriger son empire.
À ce niveau également sa situation ressemble à celle de Pierre Péladeau.
Murdoch a six enfants, dont trois envisagent déja de prendre la relève.
Le favori, James, a fait ses preuves dans la télévision par câble en Angleterre
avec BSkyB, un peu comme Pierre-Karl Péladeau au Québec avec Videotron.
Je vous invite à lire la toute dernière biographie « The Man Who Owns the News »
dont l'auteur a écrit un résumé dans Vanity Fair de décembre. Je vous suggère aussi
de visionner l’excellente entrevue réalisé avec Murdoch par Kara Swisher et
Walt Mossberg de D All Things Digital.
Pour l'avenir et la suite de l'histoire, tout est à suivre...
Photos du haut: Couverture du livre et Rupert Murdoch
à la conférence D All Things Digital 2007
Photo du bas: Rupert Murdoch dans son bureau de New-York
(Photo Vanity Fair)
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Mardi 30 décembre 2008
L'avenir des journaux au Québec... (partie 3)
Les journaux papier subissent présentement une grande compétition de la
part de l’Internet, tellement que leur survie traditionnelle est mise en danger.
Ceci est vrai, aussi bien au Québec qu’ailleurs partout dans le monde.
Pourtant, les deux types de médias sont différents et ils auraient pu cohabiter
harmonieusement côte à côte…
Les journaux papier sont un lien qui unissent une communauté, une ville
ou une région. À l’opposé, l’Internet n’a pas de frontières géographiques et
il rejoint toute la planète d’une façon interactive notamment avec le Web 2,0.
Les deux techniques de production sont également très différentes entre le papier
et l’Internet. Pour les journaux papier, on fait payer les coûts d’imprimerie et du
papier aux annonceurs. La différence entre les ventes publicitaires et le coût de
production rapporte le profit de l'entreprise et à une époque, durant les années
1950, la formule était très lucrative. L’avènement de la radio et de la télévision
avait fractionné le marché mais tous les joueurs réussissaient à s’emparer d’une
part importante de gâteau.
L’Internet a transformé ce marché publicitaire traditionnel sauf que personne n’a
vraiment récupéré tous les annonceurs. C’est comme si le bassin avait été percé et
que les annonceurs avaient disparus.
La publicité est le centre vital d'un journal et le contenu en information est
sa raison d'être. Sauf que l'un ne peut pas être sans l'autre.
Pas de lecteurs, pas de publicité!
Cela inquiète grandement les éditeurs, autant papier que virtuel car les
lecteurs migrent vers l’internet à un rythme accéléré. À preuve, les récentes
statistiques classent l’Internet au premier rang devant la télévision comme source
d’information chez les moins de 30 ans et au deuxième rang chez les plus de 30 ans.
Les journaux se classent au troisième rang, tous les âges confondus (moins de
30 ans comme plus de 30 ans). L’handicap de l’Internet, qui est aussi sa très grande
force, est sa gratuité. La publicité internet est interplanétaire (Google-Yahoo) mais
elle ne peut pas vraiment rejoindre les marchés locaux comme un journal.
Au Québec, le test pour connaître l’avenir des journaux papier sera la conclusion
des négociations de la convention de travail au Journal de Montréal. Il faudra voir
si la nouvelle convention sera le clou au cercueil du journal fondé par le magnat
Pierre Péladeau en 1964.
Pour Péladeau père, Le journal de Montréal était au départ une façon de rentabiliser
ses presses sept jours semaines plutôt qu’une seule fois semaine avec ses hebdos.
Mais rapidement, Le Journal de Montréal est devenu le joyaux et la fierté du magnat
québécois. La formule a été aussi très payante et elle lui a permis de créer un empire
qui, au moment de sa mort en décembre 1997, comprenait des usines de pâtes et
papier (Donohue); des imprimeries (Quebecor World); et des publications diverses
dont la principale et la plus prestigieuse était Le Journal de Montréal.
Aujourd’hui la situation a beaucoup changé.
D’abord les Imprimeries Quebecor n’existent plus et ils sont en restructuration
sous la protection de la loi des créanciers; Donohue a été vendue; et
Le Journal de Montréal a perdu son lustre pour être intégré dans Sun Media et
le groupe Canoe.
L’âme de Quebecor est aujourd’hui Videotron, une compagnie de télévision par câble
et d’Internet achetée en octobre 2000 par le fils de Pierre Péladeau, Pierre-Karl, qui
souhaite en faire la spécialité de l’empire, en particulier avec la téléphonie cellulaire.
Il faudra voir comment se déroule le combat qui s’amorce entre les employés de
l’ancien empire et le patron Pierre-Karl Péladeau mais une chose est certaine :
rien n’est éternel.
Il ne faut pas oublier non plus qu’une guerre n’est jamais une situation
gagnante pour aucune des deux armées et il y a toujours des destructions et
des pertes pour chacun des belligérants. Mais la guerre signifie aussi
la révolution et le changement.  À suivre!
Photos du haut: Pierre-Karl Péladeau - QUEBECOR
Photo du bas: Jeune internaute devant son écran
d'ordinateur consultant le site LeStudio1.com  (Photos par Bernard Bujold)
-
Archives BPod Éditeur
Octobre à Décembre 2008
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