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Mardi 6 janvier 2009
Pleurer ses amis...
Le chanteur français Johnny Halliday a déjà dit dans une entrevue :
"Quelqu’un comme moi ne devrait pas mourir… "
Malheureusement, la mort est la destination finale pour tous et
la vie n’est rien d'autre qu'un voyage.
Certains voyagent de façon plus agréable que d’autre mais tous,
nous arriverons à la même destination!
Les événements survenus à Chicoutimi relancent la discussion au sujet
de la tristesse de la mort d’enfants dont la vie débutent et du désir
d’adultes de vouloir cesser de vivre. La mort, qu’elle soit causée par
la maladie, le crime, la guerre ou le suicide, est toujours un événement
triste et douloureux pour les survivants.
Plusieurs de mes amis m’ont quitté au cours de l’année 2008
et si j’ai un regret c’est de ne pas les avoir côtoyés plus souvent lors
de leur voyage sur terre.
La plus récente descente du train de la vie fut celle de Valérie Letarte.
Je ne la connaissais pas personnellement sauf que j’étais parmi ses
nombreux et fidèles auditeurs des émissions 275-Allô et Ados-radio.
Je suis un adulte mais d’entendre Valérie discuter avec les enfants me
réjouissait et j’admirais son talent. Il faut dire que je suis père de
deux enfants et j’aurais aimé avoir pu parler à mes enfants comme le
faisait Valérie Letarte. Cette femme possédait un talent d’exception
pour la communication. Pourquoi est-elle descendue du voyage aussi
jeune? Elle aurait tellement pu aider de nombreux autres jeunes!
Je regrette de ne pas l’avoir contacté directement pour lui souligner
combien j’appréciais son travail.
D’autres amis m’ont aussi abandonné mais dans plusieurs cas,
je leur ai souvent dit que je les aimais durant le voyage.
Ben Weider est l’un de ceux-là. Cet homme a longtemps voyagé
et il nous a quitté à l’âge de 85 ans. Il fut pour moi un mentor
pendant près de 40 ans, au début sans qu’il ne le sache car
j’étais adolescent en Gaspésie où je m’entrainais seul avec ses
appareils. Par la suite, nous nous sommes rencontrés et l’amitié
a duré jusqu’au dernier jour de son voyage.
L’artiste Vittorio Fioricci était aussi mon ami. Malheureusement,
lorsqu’il nous a quitté, je ne l’avais pas revu depuis plus d’un an. Je
me souviens de la dernière fois. C’était devant un magasin du Vieux-
Montréal où il prenait une marche pour récupérer de son accident
vasculaire cérébral. Mais je pensais à lui chaque jour car ses œuvres
sont accrochées au mur du salon.
Le journaliste Michel Vastel était un autre de mes amis qui ont quitté
en 2008. Nous avions la même profession et j’admirais sa force de
caractère et son talent pour l’écriture. Je lui ai souvent dit!
Il y a quelques années, un autre grand ami m’a quitté, Il s’agissait de
Pierre Péladeau. Son départ fut douloureux pour moi car il est mort
devant moi sur son fauteuil dans son bureau. J’ai vu son dernier
regard et je savais qu’il abandonnait le voyage.
Heureusement, je lui avais souvent dit que je l’aimais.
Finalement, la responsable de mon propre voyage, ma mère, est
décédée il y a quelques années. Sa fin fut très difficile car elle ne
pouvait plus voyager mais le train refusait de s’arrêter pour qu’elle en
descende. Mourir immobilisée sur un lit d’hospice pour personnes âgées
est la pire des fins de voyage, surtout si cette agonie dure pendant
presque 10 ans…
Tout ça pour dire que la vie est un voyage et qu’il faut profiter
de chaque moment car bien que nous allions tous dans la même
direction, nos compagnons de voyage descendrons peut-être
à la prochaine gare. Il faut les saluer avant le prochain arrêt…
Photos du haut: Basilique Notre-Dame de Montréal- Photo Bernard Bujold
Photo du centre: Valérie Letarte (1961-2008); Michel Vastel (1940-2008);
Vittorio Fiorucci (1938-2008); Ben Weider (1923-2008);
Pierre Péladeau (1925-1997); Anita Cyr (1922-2005)
Photo du bas: Leonard Bujold (1915-1976) Photos par Bernard Bujold
Note : Voici l'avis de décès de Valérie Letarte tel que publié dans La Presse
LETARTE, Valérie - Le 28 décembre 2008, à Sutton, est décédée Valérie Letarte,
à l'âge de 47 ans. Elle laisse dans le deuil son fils Pavel et le père de celui-ci,
Claude Côté, ses parents Pierrette et Charles Letarte, ses soeurs Geneviève
(Fortner Anderson) et Marie-Anne (Alain Roy), son filleul Damien Letarte-
Ferreira, ses tantes Michèle Drouin (Sam Abramovitch) et Ginette Drouin,
de nombreux parents et amis, notamment Isabelle Dostaler et Mireille Dufour.
Elle fut chroniqueuse culturelle et animatrice à Radio-Canada.
Une commémoration aura lieu le dimanche 11 janvier 2009, de 11 h à 13 h
pour la famille et de 14 h à 17 h pour tous, au Salon Alfred Dallaire Memoria,
au 4231, boul. Saint-Laurent angle Rachel, à Montréal. Service de voiturier
sans frais
www.memoria.ca La famille remercie le service d'oncologie de
l'hôpital Notre-Dame, le docteur Normand Blais et l'infirmière Chantal Gosselin.
Des dons à la mémoire de Valérie peuvent être envoyés au Programme de
lutte contre le cancer du CHUM
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Mardi 13 janvier 2009
Histoire d'artistes québécois...
Au début il y avait Guy Cloutier, un artiste-chanteur né en 1940
à Alma, qui a quitté sa région natale du Saguenay pour venir
s’installer à Montréal vers la fin des années 60. Cloutier est devenu
gérant d’artistes en 1969 et vers 1972 il a engagé un autre artiste-
chanteur qui voulait travailler dans la gérance, René Angélil.
Les deux hommes ont développé ensemble plusieurs artistes dont bien
sûr le jeune René Simard (le frère de Nathalie). Angélil et Cloutier ont,
à eux deux, imposer leurs artistes et le duo a connu le succès jusqu’à
la fin de 1975. René a alors voulu devenir associé plutôt qu’employé,
ce que Guy a refusé forçant Angélil de partir à son compte.
Après quelques revers, comme celui d’avoir été rejeté par Ginette
Renaud, dont il était le gérant et qui décida de confier cette tâche à
son amoureux du moment, René Angélil a atteint les plus hauts sommets
que l’on connaît avec Céline Dion. Malgré le fait que René et Céline
soient devenus des vedettes internationales, ils ont toujours gardé
contact avec leurs origines et Guy Cloutier était un grand ami du
couple. Lorsque Cloutier a admis sa culpabilité à l’accusation
d’avoir eu des relations sexuelles avec une mineure, l’une de ses
artistes, Nathalie Simard, René Angélil a défendu son ami.
Ce jour fatidique de mars 2004 avait ébranlé tout le milieu artistique
québécois car Cloutier était un pilier et une figure de proue.
Guy est allé en prison de décembre 2004 jusqu’à juillet 2006 et encore
aujourd'hui il est absent de la scène artistique, malgré sa sortie de prison.
Récemment, on commençait cependant à le revoir en public.
Il y a quelques semaines, sa fille Véronique Cloutier en avait
parlé à la radio de Radio-Canada alors qu’elle participait à une
émission avec Franco Nuovo. Elle avait d’abord « savonné » son
collègue Nuovo pour son manque de reconnaissance alors qu’il avait
critiqué en octobre 2004, pendant trois jours de suite dans sa
chronique du Journal de Montréal, l’échec d’une émission télé de Véro
et de son conjoint Louis Morissette (VIP - Radio-Canada).
Pourtant, elle l’avait charitablement reçu chez elle pendant des
moments difficiles qu’avait connu Franco à une autre époque.
Pourquoi avoir tourné le dos à cette amitié?  Véronique Cloutier
apparaissait comme quelqu’un de généreux et Nuovo comme
un ingrat.
Véronique Cloutier avait entrepris ensuite de donner des nouvelles de
son père Guy en disant qu’il se remettait tranquillement de son erreur
de vie et qu’il revenait dans le milieu. Je me suis dit qu’elle mettait la
table pour son père et c’était très honorable de sa part.
Le fameux Bye Bye 2008 a tout fait chavirer!
D’abord le numéro au sujet de Céline Dion et de son fils.
Pourquoi s’être moqué du fils de l’ancien ami de son père?
Véronique critiquait pourtant Franco Nuovo pour le manque de
reconnaissance à son égard… René Angelil avait défendu publiquement
Guy Cloutier lors des événements de 2004!
Mais Vero fit pire en se moquant aussi de la victime de son père,
Nathalie Simard, puis pour encore en remettre, il y a eu les
blagues au sujet des Noirs et de Barack Obama.
Si Vero m’avait contacté, je lui aurai dit que Nathalie, malgré tous les
reproches qu’on peut lui faire, possède une aura d’intouchable.
Elle est la victime qui a survécu. On ne touche jamais à une victime
pas plus que l’on insulte les Noirs, les Juifs ou les autres minorités
car c’est un sujet trop sensible et perdu d’avance.
Enfin, j’aurais ajouté que la fidélité en amitié est un incontournable
et qu’on ne doit jamais se moquer d’un ami en public.
Par ses actions au Bye Bye, Véro a repoussé de quelques
années le retour de son père dans le milieu artistique.
Cela est triste car si Guy Cloutier a énormément de talent,
probablement le meilleur gérant d’artiste après Angélil,
il est aussi âgé de 68 ans. Ajouter des années à son purgatoire
n’est pas une faveur pour personne, ni pour lui, ni pour les artistes.
Quel est la solution à cette situation?
Comme dirait la Reine Élizabeth II: “One must always fight
to get back on his feet and never accept defeat…”
La Reine disait aussi : «Never complain, never explain…»
Bonne chance et bonne année 2009 à vous trois: Véro, René et Guy…

Note: Selon les représentants publicitaires de Radio-Canada, le Bye Bye 2009
sera très facile à vendre car l'auditoire était là en 2008 avec plus de 4 millions
de téléspectateurs. En 2008, on aurait doublé le prix d'un commercial de
30 secondes comparé au prix de la carte de tarif (Source The Gazette)
Certains qualifient même le Bye Bye de "Petit Super Bowl québécois"...
(Voir photo de la conférence de presse de Véronique Cloutier )
Photos du haut: Véronique Cloutier et René Angélil
(Photo Bernard Bujold)
Photo du bas: Guy Cloutier et Nathalie Simard
(Photo Nathalie Simard Bernard Bujold)
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Mardi 20 janvier 2009
Pete Souza - Photographe officiel
de la Maison Blanche
Pete Souza est le nouveau photographe officiel de la Maison Blanche.
Ce dernier était professeur en communications à l'Université d'Ohio,
photographe de presse de carrière mais aussi ex-photographe officiel
de Ronald Reagan. Il a accepté l'invitation de Barack Obama et il
archivera pour l'Histoire les images du Président. Souza est très respecté
dans le milieu et il favorisera l'usage du digital. Il utilise des appareils
Canon dont le modèle D5's et il vient de publier un magnifique livre photos
"The Rise of Barack Obama".
LeStudio1.com lui offre une mention dans Les Meilleurs 2009. Bonne chance!
Pete Souza et la couverture de son livre
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Mardi 20 janvier 2009
La gloire et l'honneur
La gloire et les honneurs sont en quelque sorte des anecdotes temporaires.
Ce qui compte vraiment, c'est le souvenir de l'Histoire.
Tous les politiciens du monde veulent inscrire leur nom dans l’Histoire
et ils veulent que l'on se souvienne d'eux de la façon la plus grandiose
qui soit. La pire insulte pour un homme d’État, comme pour
quiconque, c'est d’être oublié…
Assez étrangement, la perception du public change souvent
comparé à la réalité du moment. Le cas de Bill Clinton est l’exemple
le plus évident alors que le Congrès a voulu le démettre de ses fonctions
mais il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs présidents de
l'Histoire des États-Unis. Qui est le vrai Bill Clinton? Probablement celui de
de l’Histoire car celle-ci est un juge qui a laissé la poussière retombée
et qui n'a retenu que l’essentiel au-delà de l'anecdotique.
On peut penser que Georges Bush sera lui aussi perçu différemment
maintenant qu’il est loin du pouvoir. L’essentiel de l’homme prendra
l’avant-scène. En bien ou en mal…
Le nouveau président Barack Obama est actuellement l’idole
du monde entier et il n’a pas encore pris une seule décision.
Jamais auparavant un politicien n’aura été aussi populaire et adulé
avant même d’avoir commencé.
Obama constitue déjà une sorte de Jésus-Christ moderne…
Il dépassera les attentes ou il décevra, mais on se souviendra de
Barack Obama. Il faut cependant attendre le passage du temps et des
événements pour le jugement!
Sur une scène plus locale, un débat a été récemment lancé suite au décès
de l’ex-maire de la ville de Québec, Jean Pelletier. Ses amis critiquaient
le fait que le Gouvernement canadien n’avait pas cessé de l’embêter
dans l’affaire des commandites et que les actions d’Ottawa avaient
entaché sa réputation et terni les derniers moments de sa vie.
Je n’ai pas connu monsieur Pelletier mais je suis certain d’une chose.
L’histoire confirmera, comme pour tous les autres politiciens, le jugement
final de sa contribution politique, au-delà de ses actions au quotidien.
Il faut laisser la passion du moment passer pour pouvoir apprécier
ou critiquer un individu, qu'il soit politicien ou d'un autre métier.
Bonne chance Barack Obama!
Photos du haut: Jean Pelletier, Paul Martin, Brian Mulroney,
Jean Chrétien, Bill Clinton et George W. Bush
Photo du bas: Barack Obama
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Mardi 27 janvier 2009
L'avenir des médias écrits - Le Journal de Montréal
Photos du haut: Lectrice de journal
Photo du bas: Pierre Péladeau devant sa piscine intérieure
à sa maison de Ste-Adèle (Québec)
Les mesures annoncées par le président de la France Nicolas Sarkozy
pour relancer l’industrie des médias écrits dans son pays sont
très intéressantes et il faut voir dans ce programme une façon pour
l’État de venir en aide à un secteur d’activité essentiel à toute
société organisée.
Malheureusement au Québec, la situation est plus embrouillée.
J’ai reçu plusieurs courriels me demandant ce que je pensais du
conflit de travail au Journal de Montréal.
Certains me demandaient aussi si je faisais toujours partie de l’empire Quebecor?
Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas encore que j’ai quitté Quebecor au
lendemain de la mort du fondateur Pierre Péladeau (1925-1997). Il est décédé
le 24 décembre 1997 et on m’a signifié mon congé le 5 janvier 1998…
Personnellement, je crois que l’avenir des médias écrits doit être
remis en question car les règles du jeu ne sont plus les mêmes qu’autrefois.
Ceci est vrai autant pour Le Journal de Montréal que pour tous les autres
médias partout ailleurs dans le monde.
Le groupe de presse qui a le mieux réagi à la nouvelle situation est
The New York Times dont la cohésion entre le papier et l’Internet est un modèle
à suivre. La rentabilité n’est pas encore au rendez-vous mais la formule
utilisée est excellente.
Est-ce que la survie du Journal de Montréal est menacée dans le présent conflit?
Je le crois mais je ne suis pas dans le secret des dieux…
Sauf qu'il va de soi qu'une entreprise comme Quebecor ne peut que constater
l'évolution des autres médias et en ce sens Pierre-Karl Péladeau a sûrement
une stratégie en tête...
Il est évident au Québec que d’autres groupes de presse, comme Gesca,
ont mieux saisi le tournant technologique et on peut faire un rapprochement,
sur une plus petite échelle, entre la recette de La Presse et celle
du New-York Times.
Le conflit au Journal de Montréal risque d’être long car Quebecor a
les moyens financiers de prolonger le débat. Quelques lecteurs m’ont demandé
ce que ferait Pierre Péladeau s’il était vivant? Difficile à répondre!
Pierre Péladeau aimait l’odeur de l'encre et la texture du papier.
Pour lui, toucher de ses mains un journal était agréable et essentiel.
L’empire Quebecor n’est plus celui de Pierre Péladeau.
En 1997, l'entreprise était constituée de trois grandes filiales qui se complétaient.
Les journaux, magazines, livres, disques et distribution dans une, l'imprimerie et
le papier journal dans les deux autres. En finance, on qualifiait le système de
tabouret à trois pattes à cause de sa grande solidité à ne pas se renverser.
Quelques mois avant sa mort, Pierre Péladeau s'aventurait en télévision avec
l'acquisition du petit réseau québécois TQS.
Aujourd'hui en 2009, les imprimeries n’existent plus, les usines de Donohue ont été
vendues et la station moribonde qu'était TQS a été rapidement éliminée de l'empire.
C'est un autre empire, celui créé par l'électricien André Chagnon, qui a été
acquis et qui est devenu le joyau de Quebecor.
Videotron est au coeur de l’action des activités de Quebecor et Pierre Péladeau
n'aurait jamais imaginé pareil scénario!
Bravo à Nicolas Sarkozy et pour le reste, c’est à suivre…
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Mardi 2 février 2009
L'art du leadership et Barack Obama
Le monde entier a le regard tourné vers le nouveau président des
États-Unis Barack Obama et on surveille comment il réussira à diriger
le pays le plus puissant de la planète.
Il est évident que le président n’est pas un faible et même s’il
affiche l’image d’un personnage porté vers les autres, il demeure  
ce que l’on appelle un « prédateur » et il est capable d’imposer ses
idées au-delà de l’opposition et des critiques. La preuve en a été faite
lors de la lutte électorale contre Hillary Clinton et plus tard contre
John McCain. Dans les deux cas, il a su s'imposer et prendre
la place qu’il revendiquait.
Certains diront qu’il possède du « charisme », cette aura indescriptible
mais essentielle pour réussir en politique. On définit le charisme comme
l’ensemble des qualités d’une personne qui peut séduire, influencer et
fasciner les gens qui l’entourent par ses discours et son allure.
Être charismatique ne signifie pas être gentil!
Il semble que Rahm Emanuel (49 ans), le chef de cabinet de Barack
Obama, ne soit pas exactement un caractère calme et gentil car il est
souvent impulsif et agressif. Il a cependant du charisme, il est efficace
et il livre les résultats. On attribue le succès électoral d’Obama en grande
partie au travail d’Emanuel.
Auparavant, il avait été l’un des ardents défenseurs de Bill Clinton
dans l’affaire Monica Lewinsky. D’ailleurs, il est intéressant de
comparer le style de gestion de Bill Clinton avec celui de George W. Bush.
Il semble que l’équipe Clinton était plutôt brouillonne tandis que
celle de George Bush était très rigoureuse mais pourtant, le
gouvernement Bush est considéré comme un échec tandis que celui de
Clinton est perçu comme un succès dans l’Histoire des États-Unis.
Au Canada, on peut voir un autre exemple de l'importance du charisme
dans le cheminement de l’ex-chef du Parti libéral, Stéphane Dion.
Il n’a jamais pu s’imposer à la Chambre des communes à Ottawa et un
message vidéo mal cadré a été l’événement qui a provoqué sa chute finale...
Le succès ou l’échec d’un leader dépend définivement plus du charisme
que de ses véritables compétences ou qualités intellectuelles.
Il sera intéressant de suivre Barack Obama au cours des prochains mois
mais il est évident qu'il faudra toute une « dégaine » à lui et à son équipe
pour réussir à relever le monde.
Bonne chance!
Photos du haut: Barack Obama, Stéphane Dion,
Bill Clinton et Rahm Emanuel
Photo du bas: Rahm Emanuel et Barack Obama (Photo Pete Souza)
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Mardi 2 février 2009
Victoire malgré les obstacles
La victoire des Steelers de Pittburgh lors du Super Bowl 2009 est une
véritable inspiration pour tous ceux qui font face à des obstacles.
Le déroulement du match ressemble un peu à la vie avec ses espoirs,
ses défis et la lutte pour modifier le destin et remporter la victoire
malgré le fait que cela nous semble parfois impossible à accomplir.
Les Steelers ont débuté le match comme grands favoris contre les Cardinals
car l’équipe était plus forte et surtout, elle avait déjà gagné cinq Super Bowl.
La première demie a été complètement dominée par les Steelers et tous leurs
supporters étaient convaincus que l'équipe obtiendrait une victoire facile.
Le pointage était d'ailleurs 17 à 7 lors de l’entracte de la demie.
Les choses se sont transformées, de façon dramatique et imprévue, lorsque les
Cardinals ont fait une échappée de 64 verges et qu’il ont marqué un touché à
2 minutes 37 sec. de la fin du 4e quart et qu'ils ont ainsi pris les devants 23 à 20.
La conclusion était évidente et le trophée semblait être définitivement entre
les mains des Cardinals.
Mais à 35 secondes de la fin, une passe de 6 verges, attrapée du bout des
mains par les Steelers, a donné lieu à l’impossible et au résultat final de 27 à 23.
La victoire malgré les obstacles!
Certe, on pourrait argumenter que les Cardinals méritaient de gagner mais le fait
est que les Steelers constituaient la meilleure équipe de la Ligue Nationale de
football et que celle-ci avait très bien joué durant tout le macth mais elle perdait.
La situation était injuste pour les joueurs et pour les fans!
Cette situation représente la vie car souvent les meilleurs éléments de
la société, qui devraient être des leaders, se retrouvent complètement défaits et
face à l’échec. Autant des individus, des entreprises ou des gouvernements.
La victoire des Steelers est un encouragement pour tous ceux qui malgré leur
talent se retrouvent face à des difficultés qu'ils perçoivent insurmontables.
Il est possible de dépasser les obstacles et de les vaincre si on n'abandonne pas
avant la fin du match.
Comme a dit le quart arrière Ben Roethlisberger des Steelers après la partie :
« Rien n’est impossible! »
Bravo aux champions et bonne chance à ceux qui se battent contre les
obstacles de la vie!
Photos du haut: Steelers de Pittsburgh (jaune)
Photo du centre: Barack Obama regardant le Super Bowl 2009
Photo du bas: Bernard Bujold et un Monte Cristo...
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Mardi 10 février 2009
Nicolas Sarkozy et le Québec
Le bouillant président de la France, Nicolas Sarkozy, n’est pas un homme reposant…
Il n’hésite jamais à inviter des manifestants un peu trop criards (racaille)
à descendre dans la rue et à venir se mesurer physiquement…
D’ailleurs, il a fait son nom lorsqu’il a convaincu des kidnappeurs de libérer des
enfants dans une école de France. C'est à partir de ce moment qu'il a été
considéré comme un homme courageux qui n'a pas peur d'affronter le danger.
Il ne se cache pas non plus pour afficher son mécontentement envers des journalistes
qu’il trouve un peu trop insultants et l’affaire de 60 Minutes (CBS) en est le plus
bel exemple! (Voir entrevue video You Tube plus bas)
Il n’est donc pas surprenant qu’il ait pris position en faveur de son ami
Paul Desmarais à l’égard du débat souverainiste au Québec.
Sarko habite peut-être en France mais son meilleur copain est Québécois.
Dans un sens, sa prise de position est même très louable car elle démontre
que l’homme est fidèle envers ses amis. Le contraire serait démoralisant!
Bien sûr pour les Québécois nationalistes, cette prise de position
est une sorte de provocation insultante mais, dans le fond, ce ne sont
que des opinions d’un président élu pour quelques années.
Aucune loi n’a été votée ni aucune mesure de réglementation n’a été
prise contre le Québec. Puisque nous avons un gouvernement libéral au
Québec, et ce pour les 4 prochaines années, la chef péquiste Pauline Marois
peut dormir tranquille et surtout bien se préparer pour l’avenir. Si elle était
Première Ministre et qu’un référendum avait été gagné, la situation serait différente
et Sarko aurait probablement pensé plus longuement avant de parler.
Mais il savait bien que, pour le moment, il n’a pas à prendre aucune décision.
Dans les faits, cette déclaration de Sarko est même bonne pour les partis
souverainistes car elle ravive les troupes.
On pourrait dire qu’il a agi en « baveux », mais bon, il aime provoquer.
C’est son style et il faut l’accepter comme il est!
Nicolas Sarkozy affiche ses positions. Pire est le politicien qui dit quelque chose et
qui fait le contraire. Au moins on sait où se situe Nicolas Sarkozy dans sa pensée.
Et puis n’oublions pas que Sarko est le chef des Français. Laissons les gérer
eux-même leurs chicanes de famille et concentrons-nous sur les nôtres.
Chacun son jardin et profitons du printemps qui approche.
Vive la famille et vive les amis!
Photos du haut: Jean Charest et Nicolas Sarkozy
Photo du centre: Paul Desmarais, Nicolas Sarkozy et Jean Charest
Photo du bas: Nicolas Sarkozy
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Mardi 9 février 2009
Le salaire des banquiers
Il est évident que la période noire que nous traversons actuellement est en très
grande partie dûe à la mauvaise gestion pratiquée par les financiers et les dirigeants
des grandes banques. Ceux qui dirigent ces institutions devront tôt ou tard en payer
le prix et il ne leur sera dorénavant plus possible d’empocher des salaires faramineux
pour des contre-performances.
Les pertes de la Caisse de dépôt et placement du Québec sont un exemple
de la situation critique que doivent affronter toutes les institutions financières.
Quelle est la solution?
Des mesures comme celle de Barack Obama et l’imposition d’un plafond
salarial de 500,000$ pour les présidents de banques subventionnées est un
bon début de solution. Mais est-ce que le président américain pourra tenir le coup
devant les groupes financiers?
En 2007, on croyait bien que le président français Nicolas Sarkozy serait celui qui
relancerait l’économie mondiale par l’entremise du leadership de la France.
Force est d’admettre que cela ne s’est pas encore réalisé.
Il nous reste Barack Obama...
Une autre solution pourrait être d’emprunter au cinéma de science fiction et
d’appliquer à l’économie mondiale le système qui était appliqué sur le vaisseau
spatial Voyager. Personne ne recevait de salaire et il n’y avait aucun système
monétaire. Chacun des membres de l’équipage obéissait au capitaine
Jean-Luc Picard et tous contribuaient de son talent au bon fonctionnement de
l’expédition. Barack Obama devrait inviter Jean-Luc Picard (l’acteur Patrick Stewart)  
à la Maison Blanche!
Par ailleurs, il est évident que le portrait économique sera transformé lorsque la crise
sera traversée. Beaucoup d’entreprises n’existeront plus mais d’autres auront pris
leur place. Il y aura eu cependant de nombreuses pertes en capital humain.
Ici au Québec on parle de transformer la Caisse de Dépôt de Placement du Québec
et la rumeur a recommencé à circuler que l’empire de Paul Desmarais,
Power Corporation, se préparerait sérieusement à faire l’acquisition de la
Banque Nationale du Canada. Le dossier de la Caisse de dépôt y est directement relié
car on prétend que l’embauche d’Henri-Paul Rousseau chez Power Corporation
(ex-président de la Caisse) serait précisément pour ce mandat d’acquistion de la
Banque Nationale du Canada.
C’est à confirmer mais une chose est certaine: Paul Desmarais est un des rares
financiers qui ne perd pas d’argent. Lui aussi devrait être invité à Washington par
Barack Obama… ou plutôt à l’inverse, Barack Obama, devrait être invité par
Paul Desmarais à son domaine de Sagar, près de la Malbaie au Québec! À suivre!
Photos du haut: Barack Obama et Paul Desmarais
Photo du bas: Jean-Luc Picard - Star Trek
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Mardi 17 février 2009
Barack Obama au Canada
Le Canada accueille la vedette de l’heure sur la planète,
le président Barack Obama, celui qui est plus populaire encore
que Céline Dion ou Paul McCartney et, peut-être autant, que le Pape!
Malheureusement notre accueil n’est pas très spectaculaire
et on peut se demander s’il n’y aurait pas eu lieu de faire les
choses en un peu plus grand!
La rencontre de travail entre le Premier ministre du Canada Stephen
Harper et le Président des États-Unis Barack Obama ne comprend
aucune cérémonie comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs.
On se souviendra de la visite de Ronald Reagan, alors que Brian
Mulroney avait entonné sur scène de vieilles chansons irlandaises.
Évidemment on ne peut pas demander à Stephen Harper de chanter
du rap et on peut même s’interroger à savoir si les deux hommes
mangeront les mêmes sandwiches. Il semble que Barack adore les
hamburgers aux ananas…
Il aurait cependant été approprié, voire nécessaire, d’organiser au
moins une cérémonie reliée à la visite présidentielle afin de permettre
aux Canadiens de saluer l’un des hommes les plus admirés au monde :
le président Obama.
Pourquoi ne pas avoir planifié une cérémonie sur la colline
parlementaire? Cet événement aurait été un moment historique
pour le pays et il n’aurait pas nécessité un long déplacement.
Si on avait offert un programme plus élaboré au Président, il aurait
probablement invité Michelle à se joindre à lui. Je suis persuadé que
Laureen et Michelle se seraient entendues parfaitement.
Déjà, Barack est devenu l'ami de notre Gouverneure générale et son
escapade dans le marché By pour acheter des biscuits en forme de feuille
d'érable pour ses filles prouve qu'il aime découvrir les endroits qu'il visite.
Ottawa est une ville qui offre plusieurs attractions dont les plus beaux
musées au pays. On aurait pu organiser une visite au Musée des
beaux-arts du Canada situé à quelques rues du Parlement.
Souhaitons que la deuxième rencontre soit un peu plus festive que la
première et surtout, que l’on soit moins pressé de ramener
la visite à l’aéroport…
Photo 1: Barack Obama - Air Force One (Photo Pete Souza)
Photo 2: Stephen et Laureen Harper
Photo 3: Barack Obama achetant des biscuits à Ottawa
Photo 4: Barack Obama - Air Force One (Pete Souza -The White House)
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Mardi 24 février 2009
Vive la fête avec Obama!
Tous ceux qui connaissent la région savent que les gens de cette ville sont très
accueillants et ce malgré une fausse réputation d’austérité.
Ottawa est une ville de fête!
La récente visite du président américain s’annonçait cependant décevante
pour la population de l’endroit car aucune manifestation publique n’avait été
prévue. Il aura fallu l’initiative du président en personne pour changer la situation
et ajouter un moment historique à sa visite.
Barack Obama est un homme qui aime découvrir et il ne pouvait pas venir
à Ottawa sans descendre marcher dans la rue ne serait-ce qu’un court instant.
Mais contrairement à ce que plusieurs peuvent croire, ce n’était pas sa première
visite au pays.
Barack était venu en 2004 pour assister au mariage de sa sœur dont la famille
du conjoint habite Burlington en Ontario. Il semble qu’il avait beaucoup aimé
la région de Toronto.
Malheureusement pour les Québécois, Obama ne parle pas français…
Il a promis de revenir mais il souhaite que la température soit un peu plus chaude.
Une histoire à suivre surtout qu’il s'est fait une amie en la personne de
Michaëlle Jean qu’il a invité à la Maison Blanche avec sa famille.
Évidemment les deux partagent la même culture des gens de race noire et
il fallait d’attendre à une amitié entre les deux.
Un bel été en perspective .
Photo 1: Colline du Parlement canadien à Ottawa
Photo 2: Admirateurs Marché By
Photo 3: Barack Obama et sa famille - Sa soeur Maya Soetoro-Ng
Photo 4: Barack Obama et Michaelle Jean
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Mardi 3 mars 2009
Jouer pour gagner selon René Angélil
Le manager de la chanteuse Céline Dion est reconnu comme l’un des plus
habiles de toute l’histoire de la gérance artististique contemporaine.
On compare souvent René Angélil au Colonel Parker (Elvis Presley)
ou à Brian Epstein (Les Beatles).
Il ne fait aucun doute que le succès de René et Céline est immense et
il saute aux yeux que cette réussite n’aurait pas pu se réaliser sans que
la chance ne soit au rendez-vous!
Selon René, la vie est comme le jeu de cartes avec des séquences d’événements.
Des moment chanceux et d’autres malchanceux. Il suffit de les identifier pour
gagner et faire de sa vie un succès. Autrement dit : Il faut savoir interpréter la
« température » des évévements et faire ses choix en fonction de la situation.
René Angélil a toujours été un adepte du jeu et il dit en être dépendant.
Pour se protéger, il a même dû mettre en place des mécanismes de gestion dans
son entreprise afin de l'empêcher de la mettre en péril.
La question qui se pose est finalement la suivante :
Est-ce que tout le monde est chanceux un jour ou l’autre dans sa vie?
Selon René, la réponse est oui! Mais il est évident que si nous prenons nos choix
durant les mauvais jours, le résultat sera une vie malchanceuse.
Un autre grand artiste, Leonard Cohen est plus fataliste. Il dit considérer
la vie comme un destin et il croit que nous n’en serions aucunement responsable.
(voir lien plus bas - article de presse The New York Times)
Son approche est reliée à sa religion juive et à la philosophie Zen.
Personnellement, j’aime croire à la théorie des roches!
La société humaine est comme une plage de cailloux. Nous sommes chacun un
caillou sur la plage de la vie. Il y a des petits cailloux et des gros cailloux.
Parfois nous ne sommes qu’un grain de sable mais même de petite taille,
nous faisons partie de la mosaïque de la vie.
Bravo à René Angélil pour ses succès et bonne chance à tous ceux qui liront sa
biographie!
LeStudio1.com décerne à René Angélil une mention d'excellence dans la galerie
Les Meilleurs 2009.
Photo 1: Céline Dion et René Agélil
Photo 2: René Angélil, René-Charles et Céline Dion
Photo 3: René Angélil au poker
Photo 4: Couverture du livre Le Maître du jeu
Photo 5: Leonard Cohen et une plage de gallets
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Mardi 10 mars 2009
Anniversaire LeStudio1.com - 5 ans
Les mascottes LeStudio1.com sur le tapis rouge
Nous sommes très heureux de fêter avec vous nos 4 ans
d'existence et le début de notre 5e année de publication.
Toute l'équipe de LeStudio1.com vous remercie de votre
fidélité et de votre appui!
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Mardi 17 mars 2009
Leçon de ski selon Conrad Black et
Natasha Richardson
Au départ, mon éditorial ne devait porter que sur la vie de Conrad Black laquelle
je considère avoir de grandes ressemblances avec le ski. L'accident survenue à
Natasha Richardson au Mont Tremblant m'a cependant profondément bouleversé
et je ne peux pas écrire sur le ski sans la mentionner surtout que j'étais à
Tremblant quelques jours avant elle...
Mais il y a aussi un lien très étroit entre Black et l'actrice anglaise.
Dans les deux cas, la tragédie ne devait pas arriver et un simple moment
d'inattention l'a provoqué.
On pourrait comparer la vie de Conrad Black, et les nôtres au quotidien, à une
descente en ski. On débute tous au bas de la pente et l'on recommence
notre remontée à chaque jour.
En ski, la remontée est toujours très facile et à moins d’un bris, rien de
dramatique ne se produira. C’est en haut de la pente de ski que la situation
devient exigeante et que tout sera influencé par nos décisions. Il nous faut
d'abord choisir la piste que nous descendrons. Toutes les pistes ne sont pas
d’égale difficulté et parfois, si nous n’avons pas bien lu les affiches,
nous risquons de nous engager sur une piste qui sera au-dessus de nos
capacités physiques.
L’anecdote de mes deux meilleures amies l’illustre bien. L’une d’elles
(Jocelyne) était en compagnie de sa sœur (Mademoiselle X LeStudio1.com)
et les deux appréciaient le soleil de la montagne. Elles se laissèrent séduire
par une petite piste qui semblait très invitante et inoffensive. Cette piste fut
effectivement facile jusqu’au premier tournant où le degré d’inclinaison
se modifiait drastiquement pour dépasser 42 degrés et qu'en plus le
circuit devenait recouvert de bosses de plusieurs pieds de hauteur.
Par erreur, les deux skieuses s’étaient engagées sur une piste de
compétition (double noire) pour sport extrême.
La réaction de Jocelyne fut de s’arrêter et de descendre une
bosse à la fois en position dérapage afin de ne pas prendre
d’accélération. Sa sœur (Mademoiselle X) a plutôt décidé d’enlever
ses skis et de descendre « à pied » sur le bord de la forêt.
Le trajet fut un peu long mais il valait mieux cela plutôt que d’arriver
en bas dans un traineau d’urgence…
Tout skieur sait qu’une descente en ski nécessite une attention
constante sur la piste afin de ne pas perdre son équilibre soit
à cause de la glace, une bosse ou un autre skieur qui nous dépasse.
Même les bons skieurs tombent souvent lorsqu’ils cessent de surveiller
la piste.
Conrad Black me fait penser à un skieur qui a emprunté par erreur une
mauvaise piste ou qui a été distrait alors qu’il se croyait en contrôle.
Une fois tombé, il a cependant décidé d’accepter sa chute et de se
relever pour redescendre selon les moyens disponibles.
C’est là une règle du ski: il faut toujours garder son calme
lorsque l’on tombe et essayer tranquillement de se relever.
Mais il faut accepter sa chute et faire des choix en conséquence.
Parfois les conséquences sont plus graves que prévues et il
en est bien malheureux. L'emprisonnement de Conrad Black ainsi que
la situation de Natasha sont tous les deux tristes mais la vie est ainsi
faites et généralement ce sont de petits événements qui provoquent
les grands. Je vous invite à lire l'entrevue accordée par Conrad Black et
toutes mes pensées vont à l'actrice Natasha Richardson et à sa famille.
Photo 1: Conrad Black
Photo 2: Natasha Richardson
Photo 3. Mademoiselle X et sa soeur Jocelyne
Photo 4: Jocelyne Primeau
Photo 5: Bernard Bujold - Mont Tremblant
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Mardi 24 mars 2009
Super-héros de la finance
Le super-héros de la finance, Michael  Sabia, est un gars émotif.
Il gère par sentiment et il a besoin d’être entouré de gens en qui il a confiance.
J’en sais quelques chose car j’ai un jour voulu travailler avec lui en tant que
son chef de cabinet à Montréal. Un chasseur de tête m’avait approché
et il voulait me recommander pour le poste. Je venais d’être remercié de
Quebecor où j’avais accomplis, durant presque 7 ans auprès de Pierre Péladeau,  
la même fonction que voulait combler Sabia, c'est-à-dire une sorte d’adjoint
qui gère le bureau du président.
Ma candidature n’a cependant pas été considérée par le président de Bell pour
une simple raison: Pierre Péladeau était le père de Pierre-Karl Péladeau et ce
dernier menait une lutte sérieuse contre le monopole de Bell Canada en
téléphonie. Le chasseur de tête a bien souligné que j’avais travaillé avec le
père et non le fils mais il n’y avait rien à faire, Sabia ne voulait pas me
rencontrer. J’ai été un peu déçu mais bon, c’était son droit de choisir qui il
voulait comme adjoint.
Michael Sabia considérait que Pierre Karl était un ennemi et quiconque
l’avait côtoyé n’avait pas sa confiance.
Il sera intéressa de voir comment réagira Michael Sabia contre tous ceux qui
ont critiqué sa nomination à la Caisse de dépôt...
Dans cette histoire de la Caisse de dépôt, on reproche d'avoir choisi Sabia
directement sans passer par un comité de sélection. Certains excellents candidats
qui avaient envoyés leur CV n’auraient même pas reçu d’accusé réception et
on parle ici de candidats de très haut niveau!
Embaucher un chef de direction n’est pas comme embaucher un chef de cabinet.
Il ne suffit pas que la personne choisie plaise à son patron immédiat
(Jean Charest) mais il doit aussi plaire à l’ensemble des autres patrons
concernés par la Caisse de dépôt.
Que doit-on faire maintenant face à cette situation?
Il est évident que Jean Charest ne reviendra pas sur son choix et qu’ il ne
congédiera pas son super-héros. Finalement, c’est Michael Sabia qui contrôle
le jeu. C’est lui qui décidera s’il veut prendre le risque de venir travailler dans
un restaurant dont plusieurs propriétaires et clients critiquent la qualité de
ses recettes.
Dans un restaurant, l’une des méthodes pour choisir un chef est de réunir les
candidats et de leur faire préparer chacun un plat. Un comité goûte à l’aveugle
et on choisit le meilleur des chefs. Michael Sabia n’a pas été choisi selon cette
méthode. Quelqu’un qui l’aimait bien lui a ouvert la porte et il l’a laissé entrer.
Mais est-ce que les clients de la Caisse de dépôt aimeront sa cuisine?
Un plat le moindrement trop cuit (pertes financières) ou une sauce ratée et on
s’empressera de dire que d’autres chefs n’auraient pas laissé brûler le chaudron…
Si Sabia est un bagarreur, il restera mais s’il est prudent face au risque,
il quittera car personne ne peut faire des miracles en finance et si d’entrée
de jeu on dénigre déjà ses recettes, mieux vaudrait peut-être aller faire mijoter
sa soupe ailleurs où il se sentirait mieux apprécié.  À suivre!
Bernard Bujold
Photo 1 et 2: Michael Sabia
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Mardi 31 mars 2009
Le rêve de Radio-Canada
La Société Radio-Canada fait un peu partie du quotidien des Canadiens
depuis les débuts de la radio au pays. D'ailleurs la SRC est le plus ancien
service de diffusion du Canada et elle a été créée le 2 novembre 1936.
Personnellement, je suis un utilisateur de ce réseau depuis mon adolescence
en Gaspésie (1960) alors que la télévision locale CHAU-TV était affiliée avec  
Radio-Canada. La compétition n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui car
à l’époque plusieurs stations de télévision en région étaient affiliée avec les
deux principaux réseaux au Québec soit Radio-Canada et Télé-Métropole.
C’était la même situation avec de nombreuses petites stations privées de radio.
Plus tard, lorsque je suis devenu correspondant parlementaire à l’Assemblée
nationale du Québec en 1977, tous les journalistes de la Tribune Parlementaire
enviaient grandement leurs collègues de Radio-Canada.
Les plus belles machines, les plus beaux bureaux et les plus beaux cars (camions)
de reportage. Sans oublier les meilleurs salaires...
La situation a cependant commencé à changer dans les années 1980 alors
que le gouvernement fédéral s’est mis à préconiser une forme de rentabilité
pour ses entreprises. Plusieurs sociétés d’état comme Postes Canada ont alors
adoptés les modes de gestion du secteur privé et ce fut également le cas de
Radio-Canada. On peut cependant dire, dans le cas de Radio-Canada, que
cette société a cessé d’être la meilleure à partir du moment où elle a confié
au secteur privé la production de plusieurs de ses émissions dont les téléromans.
Cette stratégie permettait de réduire les investissements en équipement mais
elle diminuait aussi l’identité du diffuseur.
Les actuelles compressions budgétaires (171 millions$ sur un budget total de
1,73 milliards$ dont 1,115 milliard$ provenaient de crédits gouvernementaux
en 2008 réduit à 1,052 milliards$ en 2009) ne sont pas causées par Stephen
Harper. Il a simplement refusé d’avancer des argents pour combler un manque
à gagner d’ici les prochains crédits budgétaires.
Mais il est évident que le Premier ministre n’est pas un fan de Radio-Canada.
Il n’est toutefois pas le seul car depuis Pierre E.Trudeau, ensuite Brian Mulroney
et en passant par Jean Chrétien on a toujours voulu rogner les ailes du diffuseur
public. Surtout que la réputation de Radio-Canada à Montréal a toujours été
associée à une certaine sympathie envers le mouvement indépendantiste…
Harper pousse donc dans une porte grande ouverte et il ne fait que poursuivre
le mouvement de liquidation de Radio-Canada commencé par d'autres.
Il est cependant évident que le gouvernement fédéral actuel donne toutes
les indications d’une intention de vider la maison de ses derniers meubles et
de vendre la propriété. Pourquoi conserver une maison qui lui pèse à entrenir
et qu’il n’utilise plus?
Selon-moi, il n’y a qu’un autre petite poussée à donner avant que
Radio-Canada ne soit plus qu’un souvenir de sa belle époque.
L'avenir se décidera d'ici les 5 prochaines années et l'Internet viendra
influencer la donne de même que le climat de crise économique mondiale.
Sur le plan technologique, c'est le "cloud computing" avec son coût peu élevé
d'utilisation qui est le nouvel inconnu des communications et cette outil influencera
grandement l'avenir des diffuseurs, autant Radio-Canada que tous les autres
incluant Videotron.
Quelqu’un aimerait-il se procurer quelques caméras à rabais… À suivre!
Bernard Bujold
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Photo 1: Édifice Radio-Canada Montréal 2009
Photo 2: Logos de Radio-Canada depuis sa création:
1. 1940-58 /  2. 1958-66 /  3. 1966-74 /  
4. 1974-86 /  5. 1986-92 /  6. 1992 à aujourd'hui
Photo 3: Bernard Bujold animateur à CHAU-TV en 1976
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