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Océan de la vie...
Il existe une vague sur l'Océan de la vie,
laquelle si elle prise au bon moment au rivage
conduira le navire vers des terres nouvelles et
remplie de promesses.   /

There is a wave on the Ocean of life,
which if it taken at the good time at shore will
lead the ship to new lands full of hope and
promises. - William Skakespeare
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Mardi 4 août 2009
La valeur de l'argent
par Bernard Bujold
Les nombreux scandales financiers de l’heure donnent lieu à toute sorte de débats
quant à la valeur de l’argent dans la société et à son importance dans la vie.
Certaines des récentes victimes de fraudes ont suggéré que la justice punisse les
fraudeurs aussi sévèrement qu’on le ferait pour l’auteur d’un crime de meurtre!
D’autres victimes, plus clémentes, ont suggéré durant des émissions de radio qu’il
faudrait envoyer les fraudeurs financiers travailler dans des centres sportifs
municipaux (arénas) et leur faire laver les toilettes avec, comme audience, les
fraudés présents sur place qui les observent… (ce traitement ressemble à celui
que l’on applique aux détenus des prisons en Iran – voir article Internet
The New-York Times)
Pour les victimes de pertes financières, se retrouver sans le sou est évidemment
une situation très grave, dramatique et difficile à vivre. Mais cette situation n’a rien
de comparable à la gravité d’être la victime d’un meurtrier.
La toute première raison est que la victime d’un meurtre n’a pas décidé de se
soumettre à son tueur tandis que la victime de fraude a accepté de son propre gré
de confier ses avoirs (argent) au fraudeur. La victime a été trompée mais elle
pouvait quand même refuser l’offre qu’on lui proposait. Elle espérait faire un profit
et elle a pris le risque. La responsabilité de l’échec est donc, pour cette raison,  
partagée entre le fraudeur et le fraudé et la punition du coupable ne peut pas être
la même que pour un meurtre.
Par ailleurs, si j’ai un conseil à donner aux victimes de fraude pour les encourager,
outre leur offrir ma compassion, c’est de se poser la question suivante :
« Si on devait obligatoirement être la victime d’une tragédie et que le destin
nous permette de choisir, laquelle serait préférable? La perte de tous ses biens ou,
la mort par un crime violent ou une maladie incurable? »
Il ne faut jamais perdre de vue qu’un malheur matériel ou émotif sera diminué
d’ici quelques mois et que la vie nous obligera à faire face à de nouvelles priorités.
Mais la victime par mort violente ou par maladie n’a plus aucun espoir de retour!
La résilience humaine est une faculté impressionnante et en ce sens il faut admirer
les gens qui sont capable de reprendre leur vie en main après un échec grave ou
un événement dramatique. Malheureusement, tous ne sont pas en mesure de le
faire mais c’est la seule option logique et constructive. Ne pas être résilient face
aux événements de la vie équivaut à être un mort-vivant.
Face aux obstacles et échecs de la vie il n’y a pas d’autre option que de se relever
et de continuer à avancer sur le chemin du quotidien.
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, même sans argent!
Bernard Bujold
Note : Au rythme où vont les découvertes de fraudes, très bientôt ce sera l’exception
à la règle de ne pas être une victime… Aussi bien s’y préparer mentalement!
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Photo 1: Jérôme Kerviel - Société Générale
Photo 2: Vicent Lacroix, Eal Jones et Bernard Madoff
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Mardi 4 août 2009
Le journalisme d'enquête (Partie 1)
par Bernard Bujold
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Photo 1: Carte d'identité Bernard Bujold - Assemblée nationale
Photo 2: Édifice de l'Assemblée nationale à Québec
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Le journalisme d’enquête est un art et des sites internet comme TMZ.com ainsi que
des journalistes comme Ian Halperin ou Perez Hilton sont des exemples de vedettes
de l’heure du journalisme d’enquête. Leur immense succès respectif est aussi
la preuve qu’il y a un attrait de la part du public pour ce genre de travail.
Il n’est pas facile de faire du journalisme d’enquête et on devient essentiellement
une sorte de détective qui doit jouer d’astuce pour découvrir et obtenir des
informations secrètes. Il faut parfois même aller jusqu’à l’infiltration pour être en
mesure de connaître la vérité.
Je n’ai pas souvent fait de journalisme d’enquête pour publication dans les médias,
bien que toute forme de journalisme est en soi une enquête. J’ai cependant souvent
utilisé la technique de l’enquêteur, en particulier lorsque j’étais l’adjoint de Pierre
Péladeau. Un bon gestionnaire doit toujours « tout savoir » concernant son
entourage et, en ce sens, il est comme un journaliste d’enquête ou un détective.
L’anecdote personnelle suivante illustre bien qu’il est parfois très utile de posséder
un talent de limier…
J’avais été embauché en avril 2001 comme attaché de presse à l'Assemblée nationale
du Québec par un ministre dans le gouvernement de Bernard Landry et, après avoir
été accueilli par l’équipe du ministre en question, voilà qu’en milieu d’après-midi
de la première journée, la chef de cabinet me convoque dans son bureau en disant
que c’était urgent…
Elle n’y alla pas par quatre chemins, quelqu’un l’avait contacté et lui avait dit qu’il
fallait se débarrasser de moi sinon ça irait mal pour le ministre et on ferait tout
pour lui nuire dans les médias. Qui était cette personne? La chef de cabinet
ne voulait évidemment rien dire, mais elle me confia qu’il s’agissait de quelqu’un de
Montréal et que je devrais regarder dans le « grand giron » entourant Quebecor.
Ce fut tout un choc pour moi. J’avais obtenu cet emploi après l’avoir négocié durant
des entrevues et les étapes d’usage, j’avais été accueilli par toute l’équipe du
ministre, on m’avait présenté aux fonctionnaires du ministère et aux autres attachés
de presse du gouvernement Landry et voilà que quelques heures seulement après
mon entrée en fonctions, on me dit que je dois partir car on a reçu des menaces!
J’ai demandé au chef de cabinet de discuter de cette situation avec le Premier
ministre Bernard Landry et j’étais convaincu que ce dernier me défendrait car il me
connaissait pour avoir souvent servi d’intermédiaire entre lui et Pierre Péladeau.
Landry avait toujours dit avoir beaucoup de respect et d’estime pour Péladeau, qui
pour sa part en tant que mon ancien patron, avait toujours apprécié mon efficacité
professionnelle et il n’avait jamais hésité à le déclarer publiquement.
Ma deuxième surprise de la journée fut cependant d’apprendre, quelques minutes
plus tard, que Bernard Landry ne voulait aucunement se mêler de ce dossier!
J’ai donc dû reprendre le chemin de Montréal et me résigner à faire ma propre
enquête personnelle si je voulais connaître le fond de cette histoire. Cela n’a pas
été facile mais j’ai réussi à remonter la filière et j’ai pu identifier la personne
qui avait demandé mon licenciement.
Je dois beaucoup de mon succès de « détective » dans cette affaire à un ami, policier
à la retraite et ex-confrère rapproché de Jacques Duchesneau, le chef de police de
Montréal (1994 à 1998). Mon ami retraité m’a aidé dans ma recherche notamment
en me suggérant divers trucs policiers, que je ne connaissais pas, pour découvrir la
vérité. Au départ, je suspectais un certain individu et notre enquête a permis de
découvrir le contraire.
Malheureusement pour moi, je n’avais pas les ressources financières pour poursuivre
en justice le coupable. J’ai dû me consoler en souhaitant qu’un jour, « la vie » se
charge de régler son compte à celui qui s’en était pris à ternir ma réputation de
façon mensongère! Je n’ai pas non plus confronté ce coupable, ni ne lui ai dévoilé
que je savais qu’il était l’auteur des fausses rumeurs à mon égard, car j’ai voulu me
réserver le bon moment pour le faire, lorsqu’il s’y attendrait le moins!
Une amie avocate négocia le paiement de ma « courte » journée de travail auprès
du ministre et j’ai oublié l’événement, du moins jusqu’au jour J où je prendrai
ma revanche….
Si j’en retiens une conclusion, c’est que la vérité est rarement celle que l’on
constate à première vue. René Lévesque, un très grand journaliste avant de
devenir Premier ministre du Québec, disait souvent :
« La première vérité n’est pas toujours la bonne… »
Le journalisme d’enquête nous apprend que l’image projetée sur la place
publique est souvent comme au théâtre. La vraie réalité est derrière les rideaux.
Voilà pourquoi, j’admire beaucoup les journalistes d’enquête!
Bernard Bujold
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Mardi 11 août 2009
Le vrai Bill Clinton
par Bernard Bujold
de la Corée du Nord! Il est presqu’aussi populaire que Barack Obama et
beaucoup plus que sa propre femme Hillary, à qui il fait continuellement ombrage...
Sa popularité n’est pas surprenante en soi car les politiciens sont souvent mieux
appréciés une fois qu’ils ont quitté leurs fonctions.  Mais au-delà de cette réaction
du moment, quand est-il vraiment de Bill Clinton ?
Quiconque a lu son autobiographie (mémoires) se rappellera de l’introduction où
Bill déclarait qu’il n’était pas aussi bon que le prétendent ses meilleurs amis,
ni autant mauvais que ses pires ennemis le disent…
Le vrai Bill Clinton est un américain type qui aime séduire et qui a surtout une
capacité de résilience au dessus de la moyenne. Cette caractéristique, il en est
lui-même conscient et on le surnommait même Humpty Dumpty durant ses débuts
en politique pour sa capacité à toujours rebondir après un échec ou devant un
obstacle.
Le vrai Bill Clinton, malgré son image de légèreté, est aussi profondément spirituel.
Il se dit toujours très sensible envers la misère des autres et il considère que tous
et chacun a son histoire personnelle, faite de joie et de malheurs, et que cette
histoire est responsable des qualités et des défauts d’une personne. Selon lui,
il ne faut jamais juger mais essayer de comprendre les agissements et le
comportement des autres!
Clinton est un grand passionné de musique, en particulier de saxophone.
Il a cependant préféré la politique car il a réalisé un jour qu’il était un excellent
joueur de sax mais pas le meilleur! Par contre, il avait constaté qu’il avait un talent
exceptionnel pour convaincre les autres de ses idées. Il a abandonné son rêve de
devenir musicien pour réaliser pleinement le talent qu’il possédait.
Il est devenu le 42e Président des États-Unis!
Avec le recul, son cheminement est pour le moins exceptionnel et on se rend compte
maintenant que l’économie se portait beaucoup mieux sous sa gouverne que durant
le mandat d’autres présidents. Il a quitté la présidence avec de lourdes dettes
personnelles et une image ternie par le scandale Lewinsky mais avec son travail
acharné il a réussi à se relever et rétablir sa réputation tout en gagnant une fortune.
Le cheminement et le courage de Bill Clinton est admirable et nous devons le féliciter
pour sa contribution à l’histoire du monde moderne et à la politique américaine.
Je l’ai rencontré à deux reprises pour le photographier  (voir site LeStudio1.com)
et à chaque fois j’ai été impressionné par la simplicité du personnage malgré sa
grande importance.
LeStudio1.com lui décerne une mention dans Les Meilleurs 2009 pour sa
contribution à l’amélioration du monde.
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Photo 1: Bill Clinton et Kim Jon-il
Photo 2: Bill Clinton (Photo Bernard Bujold)
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Mardi 18 août 2009
Photo 1: Des policiers et l'ex-financier - Earl Jones
Photo 2: L'éditeur de LeStudio1.com - Bernard Bujold
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Mardi 18 août 2009
La politique municipale à Montréal
par Bernard Bujold
L’ex-juge John Gomery (77 ans) aime attirer l’attention et il joue parfois
à la rock star....
Il a débuté sa vie de vedette lors des audiences sur les commandites fédérales
en 2004 alors qu’il communiquait directement avec les représentants des médias,
ce qui n’est généralement pas la façon de faire des magistrats. Son travail en tant
que président de la Commission d’enquête fut très efficace car il a contribué au
nettoyage d’un système de commandites gouvernementales mal géré, lequel
n’avait pas sa place mais la Commission aurait gagné en crédibilité si le juge
avait été un peu plus humble et à l’arrière scène plutôt que devant les micros et
les caméras des médias.
Depuis qu’il est à la retraite, l’ex-magistrat n’a pas perdu son goût pour les feux
de la rampe  et je n’ai pas été surpris de le voir à la télévision l'an dernier en train
de faire visiter sa petite ferme à un journaliste en décoration. Par contre, j’ai été
renversé lorsqu’il déclarait, comme le ferait un grand personnage historique :
« Vous voyez, c’est ici même devant cette fenêtre que je me suis assis pour
rédiger le rapport de la commission sur les commandites… »
Voilà qu’il déclare maintenant vouloir inspirer un autre grand nettoyage mais
cette fois au niveau de la politique municipale de Montréal. Pour ce faire, il participe
à titre de directeur (président du comité de parti) des finances de la campagne
électorale pour la mairie de Montréal et il se joint à l’un des partis en lice.  
Il dit vouloir rendre plus démocratique tout le processus de financement de la
politique municipale.
Son objectif est très louable sauf que lorsque l’on apprend que sa fille est candidate
pour le parti en question, on tend à conclure qu’il veut simplement attirer l’attention
du public et faire profiter sa fille de sa notoriété.
J’aimerais féliciter le Juge Gomery pour son excellent travail et ses initiatives
mais je ne le peux pas car son orgueil me fait douter…
Quelle sont mes prédictions pour la prochaine élection municipale à Montréal?
Avec la crise des festivals… qui sait comment va s’en sortir l’actuel maire
Gérald Tremblay. Mais il y a l’histoire du Grand Prix qui devrait être confirmé
d’ici septembre. Si ce dossier se réalise, le maire Tremblay va en tirer une très
grande visibilité médiatique…
Selon moi, aucun des adversaires à la mairie de Montréal ne feraient mieux que
Tremblay s’ils étaient en poste. Une seule option intéressante aurait été le retour
de l’ex-maire Pierre Bourque mais, il a refusé de revenir dans l’arène.  
Dommage car il fut l'un des meilleurs maires de l'histoire de Montréal!
À suivre le 1er novembre 2009!
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Photo 1: Le maire Gérald Tremblay, John Gomery et l'Hôtel de ville
de Montréal
Photo 2: L'ex-maire de Montréal Pierre Bourque
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Le journalisme d'enquête (Partie 2)
par Bernard Bujold
La recherche de la vérité serait directement reliée à la recherche du bonheur!
LeStudio1.com a reçu plusieurs réactions suite aux récents éditoriaux commentant
les fraudes financières ainsi que le journalisme d’enquête et la teneur des
commentaires démontrent hors de tout doute une interrelation entre les deux
sujets, malheur et mensonge!
La plupart des malheurs humains seraient reliés au mensonge et, en ce sens,
la découverte de la vérité devrait contribuer à éliminer l’existence du malheur.  
Un fraudeur qui est découvert ne peut plus frauder, pas plus que le meurtrier
démasqué ne peut tuer. Mais il souvent difficile, voir impossible, de découvrir la
source avant l’acte. Voilà pourquoi le travail des journalistes d’enquête et
des policiers devient utile car leurs efforts nous font découvrir les sources de
malheurs, en dévoilant la vérité.
Selon plusieurs des correspondants de LeStudio1.com, le mensonge est
généralement l’œuvre d’une personne proche de nous, un collègue de travail,
un voisin, un parent ou parfois le conjoint qui veut divorcer. Les récentes
découvertes entourant Bernard Madoff et Earl Jones font croire à des cas isolés
mais à en lire vos commentaires, ce genre personnage est présent dans la vie
quotidienne de tous et chacun à une échelle  plus ou moins grande. Souvent, et
c’est là le début du malheur, le mensonge engendre méchanceté,  trahison et
violence.
Mais il y a un paradoxe dans vos réflexions car si la méconnaissance de la vérité
est la source des malheurs humains, la connaissance totale de la vérité
provoquerait de plus grands malheurs encore! C’est l’un des commentaires
communs à plusieurs d’entres vous : « Toute vérité n’est pas bonne à dire et il
vaut mieux garder certaines choses pour soi… »
Ainsi , selon certains, si nous connaissions tous les sentiments véritables de
notre entourage, la vie en société serait impossible car il aurait trop de conflits
et encore plus de mésententes et de guerres. Au fond, nous sommes tous
individualiste et la seule personne qui compte véritablement, c’est nous…
Le malheur (accident, maladie, pertes financières) des autres nous réconforte
même un peu car il nous fait croire que le destin est plus généreux à notre égard
qu’envers les victimes. En découvrant pleinement l’égoïsme des autres, chacun
deviendrait encore plus méfiant  envers son entourage et ce serait là le danger
de dévoiler toutes les vérités.…
Finalement, un autre commentaire qui revient de la part des lecteurs est celui
du pardon. Lorsque nous avons découvert les fautes de notre entourage, il vaut
mieux pardonner que de se venger. Selon moi, il est possible et même souhaitable
d’oublier un malheur et celui qui en est responsable mais, le pardon est
humainement très difficile car il équivaut à aimer ceux qui nous ont fait du mal.
Je vous remercie de vos commentaires et je vous confierai que pour ma part,
j’essaie toujours d’oublier le passé, vivre au moment présent et continuer à me
diriger énergiquement vers l’avenir. Mais, ma recherche de la vérité n’a jamais
de cesse !
Une vedette de la télévision québécoise, Josélito Michaud,  anime une émission
à Radio-Canada sur la vie, la mort et les départs. Il pose toujours la même
question finale à ses invités : Que voulez vous voir inscrit sur votre pierre tombale?
Sur la mienne j’aimerais qu’on y lise la phrase suivante :
« Il cherchait la vérité et il a mené le combat jusqu’à la fin… »
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Mardi 25 août 2009
Photo 1: Bernard Bujold et un Montecristo (de son voisin...)
Photo 2: Charles Aznavour (Photo Bernard Bujold)
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La rentrée de l'automne...
par Bernard Bujold
Pour moi la rentrée de l’automne a toujours été l’occasion de faire le ménage
dans mes effets personnels afin de bien commencer la nouvelle saison et être
mieux ouvert aux opportunités et aux découvertes.
Mais comme j’habite dans un édifice à logements multiples, je dois vivre
au rythme de mes voisins dont je partage plus étroitement la vie quotidienne
que si j’habitais une maison isolée à la campagne. Pour certains, le grand ménage
annuel n’a pas de saison et il se déroule à l’année longue.
Ainsi à chaque semaine, je suis toujours surpris de constater les quantités
incroyables d’objets qui se retrouvent soit dans les poubelles communes de l’édifice
ou soit sur le banc près de l’ascenseur du garage. Parfois des meubles ou des
appareils électroniques, souvent des livres et régulièrement des vêtements et des
souliers neufs qui n’ont jamais été portés par leur propriétaire. Et comme je
n’habite pas un logement à prix modique, vous imaginez la « qualité » des objets
abandonnés.
Ma dernière découverte fut six grandes boites en carton avec à l’intérieur des
centaines de CD de musique avec les pochettes invidivuelles. Pas n’importe lesquels!
Toute la collection des disques originaux de Charles Aznavour (réédités en CD),
5 ou 6 de Céline Dion, des Joe Dassin, un Françoise Hardy (compilation),
des Pavarotti et de nombreux enregistrements de concerts classiques ou opéras.
J’ai ramassé les Aznavour et le Hardy et j’ai laissé le reste des CD pour mes
autres voisins…
Je me suis cependant longuement interrogé, pour ne pas dire attristé, sur le
sort de ces CD. Pourquoi son propriétaire les avait-il abandonnés au rebut?
Était-il mort? Avait-il changé ses goûts musicaux! Manquait-il d’espace?
Avait-il déménagé? Il y avait dans ces disques toute une vie d'amour de la musique!
Je ne connaîtrai jamais la raison car le lendemain les boites n’étaient plus là…
Moi aussi j’abandonne souvent des objets sur le banc du garage.
Des livres que j’ai lus, des magazines que je ne veux pas conserver, des bibelots
que je ne veux plus. C’est devenu une tradition dans les grands édifices à
logements que de laisser des choses près de l’ascenseur du stationnement pour
en faire profiter ses voisins.
Mais s’il y a une question à se poser c’est : Pourquoi avoir acheté au départ
l’article que nous abandonnons? Pourquoi avoir mis tant d’efforts à rassembler
des collections complètes de disques pour les abandonner un beau matin?
La vie est un passage et comme les saisons, rien ne dure. J’imagine qu’il faut
accepter cette réalité et ne pas s’inquiéter de voir toutes ces choses matérielles
abandonnées, sinon de diminuer nos propres efforts pour posséder et collectionner.
Un sage a déjà dit: « Nous n’apporterons pas nos possessions au paradis.
Parfois, nous ne les conserverons même pas le temps d’une saison… »
Bonne rentrée!
P.S. Merci au voisin qui m’a donné ses cigares Montecristo. Il n’en voulait plus…
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Mardi 1 septembre 2009
Photo 1: Serge Losique sur le tapis rouge du FFM
(Photo Sylvain Légaré)
Photo 2: Claude Robinson
Photo 3:  André Agassi (Photo Bernard Bujold)
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Hommage à Serge Losique
Fondateur du Festival des films du monde
par Bernard Bujold
Le fondateur du Festival des films du monde de Montréal, Serge Losique,
a sans contredit la passion du cinéma.
Cet ex-professeur universitaire (Université Concordia) est d’ailleurs l’auteur
de plusieurs réalisations dans ce domaine tant comme cinéaste que comme
pédagogue et organisateur culturel, dont le FFM depuis 33 ans.
Il est aussi l'un des fondateurs de l’INIS et il est celui qui a implanté les premiers
cours en cinéma à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
Serge Losique n’aime pas revenir sur les «chicanes de chapelle » entourant
le FFM et les tentatives pour remplacer son festival par un autre en 2005.
Il considère ce genre de débat normal dans une société démocratique.
Sa réflexion repose sur un vieux proverbe :
« Ami si tu m’aimes viens chez moi! » Sinon et bien tant pis…
Le public montréalais aime le FFM.
Serge Losique déclare d’ailleurs comme son plus grand accomplissement celui
d’avoir inspiré chez les Montréalais l’amour du cinéma et d’avoir établi la
notoriété de Montréal dans ce domaine partout dans le monde.
Personnellement, j’ai toujours considéré Serge Losique être une sorte de
guerrier passionné possédant un ardent désir de gagner tandis que lui,
il se voit plutôt un simple catalyseur d'idées.
Il ne fait aucun doute que le fondateur du FFM est un homme courageux et
surtout, très persévérant face aux obstacles. On peut facilement comparer son
cheminement à celui de Claude Robinson. Voilà deux artistes d’un talent
exceptionnel qui sont attaqués par l’establishment et à qui on essaie d’enlever
l’œuvre de leur vie.
Le Québec tout entier approuve le jugement accordant un dédommagement à
Claude Robinson et tous le félicitent pour sa ténacité face à l’injustice des
dirigeants de Cinar. L’histoire de Serge Losique n’est pas différente de celle
de Robinson.
Le combat de Losique a cependant été très bref. Deux ans et le verdict était rendu
contrairement aux 14 ans de lutte de Claude Robinson. Pourtant, les adversaires
de Serge Losique étaient plus nombreux et pas les moindres. On retrouvait tous
les organismes gouvernementaux qui financent les festivals au Canada, les plus
grands leaders culturels de Montréal comme Alain Simard, Daniel Langlois et
Gilbert Rozon. Même les médias le condamnaient...
L’objectif était clair: envoyer Serge Logique à la retraite!
Puisque que Losique ne voulu pas abandonner son Festival, on décida d’en créer
un nouveau, en parallèle, le Festival International des films de Montréal 2005.
Malgré un financement gouvernemental totalisant 2 millions$, l’échec fut
lamentable!
Comme au tennis, l’impossible s’est produit. Le vieux champion a résisté
devant les favoris. Les jeunes opposants ont très mal joué et ils ont commis
des erreurs de débutant les conduisant à la défaite alors qu’ils auraient dû,
compte tenu de leurs immenses moyens, écraser le vétéran Losique.
Le patriarche du FFM fit comme l’aurait fait un André Agassi devant un jeune
adversaire prétentieux. Il joua son jeu et attendit que son opposant fasse les
faux mouvements.
Les compétiteurs de Serge Losique avaient tout pour le vaincre mais ils n’ont pas
jouer le match pour lequel ils avaient les outils. Leur erreur principale fut de croire
que le public abandonnerait le FFM pour embrasser un nouveau festival.

J’ai eu l’opportunité de jaser avec Serge Losique de son cheminement et de
sa vision du cinéma. Je vous propose un compte-rendu de cette discussion
sur le site LeStudio1.com.
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Mardi 8 septembre 2009
Photo 1: Mademoiselle X LeStudio1.com devant l'édifice La Presse;
Photo 2: Paul Desmarais Sr. et ses deux fils, Paul Jr. et André;
Photo 3: Bernard Bujold avec Le Journal de Montréal à Paris (1991)
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L'avenir des journaux à Montréal
par Bernard Bujold
Les journaux papier sont en crise économique partout dans le monde et la plupart
sont aux prises avec des transformations qui remettent en question leur existence
fondamentale. Aucun journal n’est à l’abri du choc Internet et si la faute
est en partie celle des éditeurs qui se sont ouverts à la gratuité de l’information,
laissant entrer le loup dans la bergerie, il leur faut aujourd’hui composer
avec la situation.
Les historiens considèrent cependant que l’évolution des médias, depuis le début
des années 1900, fut un perpétuel transfert de l’expertise d’une plate-forme à une
autre. Ainsi les journaux papiers ont accueilli la radio qu’ils ont financée pour
augmenter leur rayonnement auprès de la communauté. Plus tard, les propriétaires
de stations radio ont financé la télévision et ils ont créé les premiers réseaux.
S’il y a un élément à retenir, c’est que ceux qui ont financé l’évolution des médias
jusqu'à aujourd'hui furent toujours ceux dont la mission d’entreprise était
l’exploitation de l’industrie des communications.
Dans un sens, l'Internet est le produit dérivé des journaux papier, de la radio
et de la télévision. Son exploitation doit donc être financé par les grands médias.
Les Montréalais sont actuellement à même de constater les bouleversements
dont sont victimes deux de leurs principaux journaux.
Dans un cas, celui du Journal de Montréal, son propriétaire Quebecor est un
spécialiste des communications et il domine le marché de transport Internet avec
sa filiale Vidéotron. Le Journal de Montréal fut à la base de la création de l’empire
et si celui-ci a agi comme catalyseur, il n’est plus la raison d’être de l’entreprise.
Il en va souvent ainsi des grandes créations. Le Journal de Montréal a servi de
tremplin à l’œuvre de Pierre Péladeau mais l’enfant a quitté le nid...
La direction de Quebecor doit présentement gérer un conflit de travail (lock out)
et selon-moi, il est évident que la solution finale sera une fusion des activités du
Journal de Montréal avec une autre filiale compatible afin d’augmenter la
convergence et surtout diminuer les coûts d’exploitation.
L’autre grand journal des Montréalais, La Presse, vit également des moments
difficiles mais sa situation est différente. L’entreprise est un petit empire en soi et
le quotidien est aussi présent et significatif dans la vie urbaine de Montréal que le
sont les New-York Times, The Globe and Mail, ou Le Monde dans leur ville respective.
Est-ce que cela en assure l'immortalité?
Toute chose à une fin mais je ne crois pas que La Presse cessera ses activités.
Je suis cependant convaincu que son propriétaire, le groupe Power Corporation,
veut la vendre pour se concentrer dans des entreprises rejoignant mieux sa
mission d’entreprise qui est la finance.
Pour bien comprendre la pensée de Paul Desmarais Sr, et par conséquent celle de
Power Corporation, il faut lire l’entrevue qu’il a accordée au magazine Le Point
en juin 2008. Tout est là, écrit noir sur blanc. Power Corporation ne veut pas être
dans l’exploitation d'entreprises mais dans la gestion de la haute finance.
(Voir lien avec l’entrevue de Paul Desmarais Sr. plus bas)
Pour vendre une entreprise, il vaut cependant mieux être rentable et l'actuel
exercice de rationalisation par la direction de La Presse s'inscrit tout à fait dans
les procédures normales avant une vente...
La question qui demeure; qui achètera La Presse (Gesca)?
Trois possibilités :
1. Le groupe Transcontinental qui est l’actuel imprimeur de La Presse et qui exploite
aussi plusieurs magazines grand public. La convergence serait excellente.
2. Le groupe Rogers Communications qui possède plusieurs magazines au Québec
en plus d’être présent sur Internet.
3. Finalement il y a aussi Quebecor… Pierre Péladeau avait acheté le réseau télé
TQS. Après son décès, son fils Pierre-Karl a fait un coup d’éclat en vendant le
petit réseau pour acquérir Videotron qui possédait le réseau TVA, le leader
au Québec. Il ne serait pas surprenant qu’il répète l’exploit et que par une
stratégie quelconque il fasse l’acquisition de La Presse pour se débarasser à rabais
du Journal de Montréal.
Les employés en lock out devraient d'ailleur offrir de l’acheter pour en faire
ensuite une coopérative, financée par les grandes centrales syndicales, et fusionner
l'acquisition avec leur création, le site Rue Frontenac.
En conclusion, l’avenir des journaux est à un point tournant et rien ne sera jamais
plus pareil. Comme l’a dit le poète : « Tout change et rien ne dure… »
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Mardi 15 septembre 2009
Photo 1: Barack Obama devant le Congrès américain;
Photo 2: Couverture du livre sur la sécurité du président américain;
Photo 3: Commandant Jean-Luc Picard de Star Trek
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Le courage de Barack Obama
par Bernard Bujold
Le Président des États-Unis Barack Obama est probablement l’homme le plus
populaire partout sur la planète sauf dans son propre pays…
En effet, Obama recevrait jusqu’à 30 menaces de morts quotidiennement et un
pasteur religieux américain d’Arizona (de race blanche marié et père de cinq jeunes
enfants) a même invité publiquement en chaire ses fidèles pour qu’ils prient avec lui
afin qu’Obama meurt et aille en enfer! (Voir lien article de presse plus bas)
Cette impopularité peut s’expliquer par le fait que si la cote du Président atteint
presque l’unanimité dans la plupart des pays du monde, aux États-Unis celle-ci est
mathématiquement de 25% seulement. En effet, il faut se rappeler qu’aux dernières
élections présidentielles, les Républicains et Démocrates étaient nez à nez
(50%-50%). Si on fait le compte au niveau uniquement du Parti Démocrate,
Obama était également nez à nez avec Hillary Clinton. Résultat, cela ne lui donne
que 25% d’appui contre 75% d’opposition.
Barack Obama est le politicien le plus fascinant que nous ayons actuellement sur la
planète. Son type de leadership me rappelle celui du commandant Jean-Luc Picard
de la série Star Trek.
Sur le plan pratique, si on le compare avec ses adversaires américains, que ce soit
Hillary Clinton ou John McCain, il ressort comme le plus vrai et le plus dévoué pour
le mieux-être de ses compatriotes. Ailleurs dans le monde, aucun chef d’état n’atteint
son niveau de dévouement que ce soit au Canada (tous partis confondus),
au Québec ou même en France avec Nicolas Sarkozy, qui était pourtant très
prometteur lors de son élection.
Barack Obama dit ne pas vouloir reculer, au risque de déplaire et de se faire des
ennemis. Il défend ses programmes, entre autres les soins de santé, et il est prêt
à en assumer les dommages que cela aura sur sa popularité politique.
La question qui se pose : Est-ce que les Américains vont le soutenir ou
l’abandonneront-ils au profit de politiciens plus traditionnels?
Il ne faut pas oublier que le peuple américain est très conservateur et très éloigné
des valeurs sociales-démocrates que prône Barack Obama. On peut faire un
rapprochement entre Obama et l’ex-président John F. Kennedy.
D’ailleurs l’amitié entre Ted Kennedy et Barack est un signe du penchant à gauche
de ces trois politiciens. Les Américains ont pleuré John F. Kennedy mais il ne
demeure pas moins qu’on l’a assassiné…
Il est à souhaiter que le président Obama réussisse à imposer ses idées de réforme.
Il est à souhaiter aussi que la violence ne prenne pas la place de la démocratie.
Sur ce plan, heureusement que les services de sécurité américains sont efficaces
et aux aguets. (Voir livre “In the President’s Secret Service”)
LeStudio1.com appuie le Président américain et nous lui offrons une mention
d’excellence dans la galerie Les Meilleurs 2009.