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Océan de la vie...
Il existe une vague sur l'Océan de la vie, Il
existe une vague sur l'Océan de la vie,
laquelle si elle prise au bon moment au
rivage conduira le navire vers des terres
nouvelles et remplie de promesses.   /

There is a wave on the Ocean of life,
which if it taken at the good time at shore
will drive the ship towards grounds
filled of promises.
William Skakespeare
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Lundi 2 juin 2008
Le plus beau village du Québec...
géographique. Mais depuis le meurtre de Nancy Michaud, dont les détails sont à
être expliqués durant le procès, ce village est devenu une sorte de site d’horreur
avec sa maison abandonnée en bordure de la route.
Personne n’a fait de rapprochement, mais il en existe un avec une autre tragédie
célèbre vécue celle-là en 1830-1840 dans la même région et racontée dans le
roman
« Kamouraska »  de l’écrivaine Anne Hébert. L'histoire a été présentée
au cinéma dans le film du même nom, lequel avait comme actrice principale
Geneviève Bujold. Dans ce film, le riche Seigneur de Kamouraska rencontre une
jeune fille locale et il l’a demande en mariage. Ce qui aurait dû être une très belle
histoire d’amour tourne mal lorsque le riche propriétaire se révèle être un ivrogne
et un homme violent qui frappe régulièrement sa femme.
L’histoire se complique encore plus lorsque l’épouse tombe amoureuse du médecin
du village qui lui fait un enfant illégitime. Après une série de diverses actions
présentée dans le film, le médecin en question assassine le mari.
Le meurtre se produit en hiver sur un lac gelé alors que le médecin utilise le fusil
de chasse du mari pour le tuer! Une scène d’une très grande violence.
Les villageois découvrent le corps gelé et c’est le scandale.
Le médecin, père de l’enfant illégitime, quittera le village en exil et en secret,
tandis que l’épouse devenue veuve se mariera avec un fermier qui adoptera
l’enfant. Fin de l’histoire!
Mais on peut voir un retour dans le temps avec les récents événements de
Rivière-Ouelle, alors que nous avons assisté au meurtre d’une jeune femme
dont l’auteur présumé serait son voisin.
Je le répète, il faudra attendre le procès pour comprendre et connaître
les faits et pour le moment l’histoire n’est pas claire, mais ce qui me touche
est le contraste entre la beauté géographique de cette région isolée et un crime
grave et crapuleux commis au sein de la région "envers" et "par" des gens locaux.
La jeune Michaud n’était pas le Seigneur du village et elle n’était pas une ivrogne
mais elle était, elle aussi, comme Le Seigneur de Kamouraska, une personnalité
locale. En tant qu’adjointe du ministre et député du comté, elle était une sorte de
pilier de la communauté. En 1840, le Seigneur de Kamouraska était
un pilier de l’endroit, en particulier sur plan économique pour les fermiers.
Il avait été tué par son voisin...
J’ai souvent passé dans ce village de Rivière-Ouelle lorsque je revenais
de la Gaspésie où je suis né (St-Siméon de Bonaventure).
J’aimais particulièrement les couchers de soleil de
Notre-Dame-du-Portage,
village situé à moins de 50 km à l'Est de Rivière-Ouelle.
Je disais souvent à mes amis que si un jour j’avais un chalet estival, ce serait
dans cette région, le paradis sur terre!
Aujourd’hui j’en suis moins sûr… (du paradis)
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Lundi 2 juin 2008
Les amours du ministre... (Partie 1)
La saga du ministre Maxime Bernier et de son ex-amoureuse Julie Couillard
est digne d’un véritable polar ou d'une télésérie.
Personnellement, je croyais que le Premier ministre Stephen Harper aurait agi
beaucoup plus rapidement dans ce dossier et qu’il aurait congédié le ministre
dès le début du scandale. Mais il faut comprendre que Bernier était l’un des fidèles
supporters de Harper au Québec durant la dernière campagne électorale.
Le Premier ministre est un homme de principe et il est fidèle en amitié.
Il considérait Bernier comme un ami mais il a été trompé.
Il n’est pas la première personne de ce bas monde à commettre des erreurs de
jugement envers ses amis!
Le grand fautif demeure le ministre Maxime Bernier.
Pas nécessairement pour des actions criminelles mais pour son manque de rigueur
et de sérieux face à la fonction importante qu’il occupait. Il a pris pour acquis un
privilège et il ne méritait pas d’occuper le poste en question.
En ce qui concerne Julie Couillard, elle est une victime mais pas une victime qui
serait du genre fragile. Elle a frayé dans le passé avec des criminels qui ont été
ses conjoints et elle aurait survécu à des menaces de mort de la part des motards.
Elle serait aussi propriétaire d’une petite entreprise en service de sécurité…
Je crois qu’elle dit vrai lorsqu’elle affirme avoir été sous écoute électronique.
Personnellement, lorsque j’étais l’adjoint de Pierre Péladeau dans les années 1990,
nous faisions régulièrement appel aux services d’agences de détectives et celles-ci
nous suggéraient continuellement de faire vérifier nos bureaux pour des
« bug », des microphones. L’espionnage industrielle est une pratique courante et
encore plus aujourd’hui avec les nouvelles technologies disponibles sur le marché.
La conclusion : soyez prudent vous êtes peut-être sous écoute…
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Lundi 9 juin 2008
Les aventures d'une photographe...
La photographe internationale d'origine montréalaise Heidi Hollinger vient
de publier son autobiographie. Un livre captivant qui ressemble parfois à un
thriller et parfois à un conte de fée. Les péripéties de Heidi en Russie
sont cependant toujours dignes d'un film de James Bond...
J’ai rencontré Heidi Hollinger pour la première fois en 1996 suite à
la recommandation du pianiste Alain Lefèvre qu’elle avait photographié.
Alain était un ami de Pierre Péladeau et, en tant que son adjoint, c’était moi
qui accueillait les gens qui demandaient des dons ou des commandites.
Heidi voulait publier un livre de photos sur la Russie.
Pierre Péladeau n’avait pas soutenu le projet car il préférait
des sujets plus québécois…
Mais j’ai gardé le contact avec Heidi et au fil des ans nous sommes
devenus des amis. Lorsqu’elle était de passage à Montréal, elle m’invitait
régulièrement chez sa mère, Tuula, pour divers cocktails entre amis et en
compagnie d’autres invités. Je lui rendais la pareille en l’invitant à quelques
événements mondains dont un concert de Céline Dion pour la Fybrose Kystique.
Je l’avais aussi invité à m’accompagner sur le Mont Royal pour faire de l’équitation
en compagnie du chef de police Jacques Duchesneau et de son adjoint
Raynald Corbeil. Je me souviens de cette aventure car Heidi avait oublié ses
gants et c’est le policier Corbeil qui lui avait aimablement prêté les siens…
Je me souviens aussi que sa caméra s’était brisée, un modèle Canon bas de
gamme.
Heidi ne ne restait jamais longtemps à Montréal et à plusieurs reprises
j’ai encouragé sa mère en lui disant qu’un jour, Heidi reviendrait et qu’elle
serait un grande vedette à  Montréal. Tuula aimait m’entendre affirmer une telle
prédiction.
En 1997, j’ai été invité à la réception de Noël de sa famille. Heidi avait
un nouvel appareil photo, plus dispendieux, mais elle avait surtout un amoureux
russe. Elle me précisa cependant que c’était plus un ami qu’un futur mari…
Je me souviens aussi de l’un des invités à ce rassemblement.
C’était un riche homme d’affaire montréalais, qui commença par me dire que
selon lui, Pierre Péladeau (qui était dans le coma et il allait mourir le 24 décembre)
n’était pas un homme généreux…  Pour ajouter du poids à son discours il me dit,
très sérieusement, d’être prudent si je flirtais de trop près avec Heidi car
selon lui, les Russes sont très jaloux mais surtout très violent! Il plaça son index
sur sa tempe et il prononça à mi-voix le mot: Bang!
Venant d’un financier important qui avait visité la Russie à plusieurs reprises,
j’avais frissonné pendant un instant…
Heidi Hollinger est une toute petite femme mais elle a une énergie débordante,
accompagné de ce que l’on appelle communément du « guts »! Elle possède une
forme de courage pur et surtout elle aime parler aux gens. Elle n’est pas introvertie
ni gênée de faire la connaissance d’un étranger.
C’est probablement ce qui lui a permis de réussir son séjour en Russie.
Heidi considère que la clé de son succès est le Rugby, sport qu’elle a pratiqué
lorsqu’elle fréquentait l’Université McGill.
Selon elle, « la vie est comme un match de football. Il faut foncer et
se faire un chemin parmi les autres joueurs en poussant et en courant
en avant. »
Finalement, j’aurai eu raison. Aujourd’hui en juin 2008, voilà que Heidi est une
grande vedette montréalaise, elle a un magnifique studio photo sur les bords du
Canal Lachine, elle vit avec un conjoint qu’elle aime et elle est mère de deux enfants.  
Pour ajouter au bonheur, sa mère Tuula habite à quelques rues de sa fille.
La vie de Heidi Hollinger est à la fois un conte de fée et un thriller…
Bonne lecture de son autobiographie!
www.heidihollinger.com
Photo du haut - Heidi Hollinger
Photo du bas - Bernard Bujold, Jacques Duchesneau
et Raynald Corbeil
LeStudio1.com - BPod
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Lundi 16 juin 2008
Julie Couillard et son Prince... (la suite)
L’un des plus beaux contes de fées de la littérature est Cendrillon et
le prince charmant. De pauvre servante, la jeune fille devient
la princesse d’un beau chevalier sur son cheval blanc…
Le rêve de Cendrillon représente un peu notre rêve universel à tous, femmes
et hommes, d’améliorer notre destin pour vivre dans le bonheur et l’abondance.
Il existe plusieurs versions du conte de Charles Perreault écrit en 1697 et
une version moderne pourrait être le film Pretty Woman (1990) avec la jolie et
intelligente prostituée (Julia Roberts) qui devient l’amoureuse du beau et riche
avocat (Richard Gere).
Personnellement, j’ai connu mon lot de femmes qui voulaient
améliorer leur sort en devenant l’amie d’un homme riche.
Édivemment, ces femmes ne s’intéressaient pas vraiment à moi
car je suis plus un roturier qu’un roi…
Mais lorsque j’étais l’adjoint du magnat de la presse, Pierre Péladeau,
le fondateur de Quebecor, j’agissais comme une sorte de gardien des portes
du palais. Il m’arrivait donc souvent de rencontrer les gens en éclaireur,
à la demande de Pierre, avant qu’il n’accepte de les voir.
Parfois, il demandait la même « enquête » à d’autres de ses dirigeants et
il avait ainsi un portrait assez complet des personnes avec qui il avait des contacts.
Je ne crois pas qu’il aurait pu être trompé sur la véritable personnalité de
quelqu’un car il vérifiait toujours ses informations à partir de trois sources pour
s’assurer d’obtenir la vérité. Un vieux truc de l’éditeur de journaux qu’il était.
Le résultat des enquêtes était généralement partagé moitié-moitié.
Plusieurs personnes ne passaient pas la rampe et elles étaient rapidement
éloignées de l’entourage de Péladeau mais l’autre moitié gagnait
un accès, plus ou moins prolongé selon la situation, et elles pouvaient
ainsi profiter de la richesse de l’empire.
Pour ceux et celles rejetés, je devais m’occuper de l’élimination en douceur
tandis qu’il se chargeait de gérer les heureux et heureuses.
Il s’agissait autant de femmes que d’hommes, la plupart du temps pour
des demandes d'emplois, de dons en argent ou des propositions d’affaires,
mais d’autres fois c'étaient des offres à caractère amoureux, émotifs ou
d’autres genres…
Je me souviens de deux ou trois histoires en particulier où les propositions
de sexualité, et même de fraude, étaient évidentes et très directes mais nous
les avions rapidement et catégoriquement refusées car c'étaient des offres
"dangeureuses"!
Ne vous emballez pas car je ne vous dévoilerai pas les noms...
Mais je vous dirai que Pierre Péladeau n’avait rien contre le principe de Cendrillon.
Selon-lui, cela est une question de choix et de prix à payer.
Il racontait souvent l’anecdote du vieil homme pas très beau,
et il s’empressait de préciser que ce n’était pas son histoire à lui…
Ce vieil  homme riche était aperçu en ville avec une très belle fille, beaucoup trop
jeune pour lui. Ses amis lui reprochaient de se faire embarquer par cette fille car il
semblait évident qu’elle n’en voulait qu’à son argent. Le vieil homme leur répondait :
«Oui, vous avez raison. Elle est avec moi pour mon argent. Mais je l’accepte.
Pourquoi pensez-vous que moi je suis avec elle? J’en profite pleinement!
Pierre Péladeau racontait cette histoire pour illustrer que dans
la vie tout est une question d’échanges et de besoins à combler.
Rien n’est inacceptable en autant que cela se fait selon le respect des lois et
des gens. Péladeau n’hésitait pas à reconnaître que plusieurs personnes
profitaient de lui et de sa fortune mais il ne s’en offensait pas car il profitait d’eux,
de leur beauté, de leur intelligence et de leur jeunesse.  
Vive Cendrillon!
(Voir texte Pierre Péladeau 10 ans après)
Le ministre Maxime Bernier et Julie Couillard (Photo 7 Jours)
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Lundi 23 juin 2008
La vente du Ritz de Montréal...
Le Ritz de Montréal a été inauguré le 31 décembre 1912.
Il est devenu au cours des années ce que les Montréalais appellent :
«La grande Dame de la rue Sherbrooke».
Aujourd'hui, l’établissement a perdu de son lustre, et de là le besoin de
rénovation, mais il demeure que Le Ritz conserve toujours une sorte de
notoriété qui le fait ressortir du rang. Même si la qualité du service n’est plus
depuis longtemps ce qu’elle a été durant les belles années, on identifie encore
Le Ritz au luxe. Cet hôtel est en soi une légende.
J’ai découvert l'établissement en 1984 avec Brian Mulroney,
auprès de qui j’étais adjoint aux communications. Mulroney avait établi
son quartier général dans la suite royale du Ritz et à chaque fois que le
Premier ministre venait dans la métropole, il y logeait avec toute son
équipe d’assistants.
Le directeur de l’époque, Fernand Roberge, était un ami de Brian mais
il était aussi très orienté vers les relations publiques et le marketing.
D’ailleurs, c’est après son départ que l’institution a commencé à
perdre son titre du plus bel hôtel de Montréal. Roberge a été récemment
rappellé en service et il est le président du comité conseil qui supervisera
les actuels rénovations.
La légende urbaine veut que l’agonie finale du Ritz ait été
amorcée suite au refus d’accueillir Les Rolling Stones.
Selon ce que m’a raconté le directeur d’un hôtel voisin,
les organisateurs des Rolling Stones auraient contacté le Ritz pour louer
un étage complet à l’occasion d'un concert du groupe à Montréal.
(8 janvier 2003 - The Licks Tour - J'ai photographié le groupe lors de
ce concert ...)
La direction de l’hôtel a refusé en prétextant un autre événement durant
la même période et on a suggéré à « l’Advance Woman » d’aller au Sofitel
juste en face. Cet hôtel était cependant beaucoup trop petit pour fermer
un étage et on a plutôt offert de téléphoner à un autre hôtel à qui l'on
envoyait les surplus de clients. L'endroit envisagé était un tout petit hôtel
de 63 chambres lequel venait d’ouvrir dans une ancienne banque située dans
le Vieux-Montréal, Le St-James.
On ajouta que cet hôtel manquait de clients et qu’il accepterait peut-être
de réserver un étage complet, surtout que le mois de janvier est
relativement tranquille dans l’hôtellerie...
Le propriétaire Lucien Rémillard a très vite compris la manne qui passait
devant lui et il a non pas offert un étage mais il a proposé tout l’hôtel.
Une photo dans The Gazette lors du séjour des Rolling Stones est venue
propulser le "petit hôtel" au sommet d’une gloire internationale et aujourd’hui,
toute vedette qui se respecte ne demande plus d’aller au Ritz lors d’une
visite à Montréal mais au St-James…
L’échec de l’un (du Ritz) a fait le succès d’un autre…
(On pourrait croire que Rémillard veut répéter le coup avec la télévision TQS...)
Personnellement j’ai continué de visiter le Ritz après l'époque de Mulroney.
J’y ai photographié Sophia Loren et j’ai assisté à plusieurs soupers de levée
de fonds dans le Salon Oval. Mon ancien patron, le magnat de la presse
québécoise Pierre Péladeau, adorait aller luncher au Ritz le midi. Il aimait
beaucoup le privilège que lui accordait le portier de laisser son chauffeur
stationner devant l’hôtel durant tout le temps de son déjeuner…
Est-ce que le nouveau Ritz saura redonner ses lettres de noblesse à la
Grande Dame? C’est à souhaiter et comme c’est souvent le cas avec les
dames, celles-ci aiment nous faire patienter pendant qu’elles se préparent.
Dans le cas du Ritz, il faudra attendre 15 mois!
Photo du haut - Hôtel Le Ritz Montréal
Photo du bas - Les Rolling Stones à Montréal par Bernard Bujold
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Lundi 30 juin 2008
L'importance de la jeunesse...
Photo du haut - Bernard Bujold et les mascottes au gymnase
Photo du bas - Leonard Cohen (Photo Lorca Cohen)
spectacles à Montréal (23 juin 2008) qu’il se sentait comme un gamin lorsqu’il
avait chanté sur scène en 1993 alors âgé de 60 ans, comparé à aujourd’hui alors
qu’il en a 73!
J’imagine que je suis encore un bébé si je me compare à lui puisque je ne suis
que dans la cinquantaine… (mon anniversaire du 28 juin dernier)
Leonard Cohen n’est pas un vieillard malgré son âge biologique.
Il agit comme un jeune homme qui est en plein contrôle de son talent
et qui continue à croire en son destin :
« I am still working to get your smile » (traduction-  Je continue de travailler
pour vous voir sourire).
Le destin de Leonard a commencé lorsqu’il était dans la vingtaine alors qu’il a
décidé de devenir un artiste, durant ses années universitaires à McGill en 1951-55,
et toute sa vie a été orientée en fonction de ce métier et de sa recherche de l’âme
humaine.
Leonard n’a pas décidé de devenir poète et chanteur du jour au lendemain.
Sa réussite est le résultat de toute une vie de succès et d’échec en tant qu’artiste.
Il est d’ailleurs devenu chanteur parce qu’il avait n'arrivait pas à vivre
financièrement de sa poésie et même s’il n’avait pas une voix particulièrement
mélodieuse, il a essayé et il a découvert sa place. Sa voix est tellement unique
qu’elle est devenue la plus belle parmi toute. La richesse de sa voix est le
résultat d’un travail influencé par ce qui était sa passion.
Leonard est un passionné de poésie, de chanson et de musique.  
Les choix que nous faisons durant notre jeunesse influencent toute notre vie
et c’est pour cela qu’il est important de choisir selon nos passions profondes.
Bien sûr, il y a une grande part de chance ou de malchance dans le destin d’une
personne mais nous devons essayer d’en influencer la direction principale.
La pire décision d’une jeune personne est de ne rien décider et d’accepter de
vivre malheureux avec son quotidien.
Personnellement, j’ai décidé à 18 ans que je voulais être journaliste.  
Ma passion a toujours été la communication et j’ai toujours été heureux lorsque
j’étais relié au journalisme
J’ai touché à d’autres métiers mais je reviens toujours à ma passion de départ.
Je suis comme un peu comme Cohen:  « I am working to bring you the news! »
Je dis souvent à mes deux enfants que la période qu’ils vivent présentement,
dans leur vingtaine, est la plus importante de toute leur vie.
Il faut qu’ils soient à l’écoute de leur passion et qu’ils acceptent de l’entendre.
Je ne veux pas avoir l’air « prêchi prêcha » mais si j’avais un conseil à  donner
aux jeunes gens, c’est de foncer et de découvrir ce qu’il aime vraiment.
Si l’on choisit d’orienter sa vie vers une action qui nous passionne, nous vivrons
heureux, peu importe que ce soit pendant 50 ans, 5 ans ou 5 jours.
La vieillesse c’est dans la tête et on est vieux à 20 ans si on a cessé de rêver!
Un homme ou une femme de 70 ans qui continuent de croire au rêve est
encore très jeune.
Merci de vos bons voeux d’anniversaire à mon égard!
P.S. On m'a souvent demandé qui m'avait inspiré l'idée des mascottes?
Ce sont mes deux enfants: David (Monsieur X) et Stéphanie (Miss Gym).
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Lundi 7 juillet 2008
La vanité est un défaut...
Photo du haut - Jean Chrétien et John Gomery
Photo du bas - John Gomery devant les médias
La rivalité entre l’ex-Premier ministre Jean Chrétien et le Juge John Gomery
n’a jamais été un secret pour personne.  
Gomery s’est toujours moqué de Chrétien et il n’a pas hésité à l’accuser pour
sa responsabilité dans le scandale des commandites avant même d’avoir entendu
la preuve en audience. Ce geste était audacieux de la part d’un juge qui doit
être impartial mais les abus étaient tellement graves que les médias et le public ont
appuyé le magistrat dans ses propos.
Jean Chrétien n’est cependant pas du genre à se laisser insulter, quitte à se défendre
physiquement si cela devient nécessaire… Il l’a démontré à deux reprises à Ottawa!
Le scandale des commandites fut très grave et plusieurs responsables ont été
condamnés à la prison tandis que d’autres ont simplement disparu de la circulation ou
quitté le pays. La culpabilité de Chrétien n’a toutefois jamais pu être démontrée.
En tant que Premier ministre, il avait la responsabilité ultime des actions de son
gouvernement mais il existe une différence entre responsabilité criminelle et
responsabilité de fait. Chrétien ne se serait pas enrichi avec l’argent des
commandites et l’accuser de l’avoir fait est non seulement injuste, mais aussi illégale.
La Cour Fédérale vient de donner raison à Jean Chrétien en forçant le retrait
du rapport des passages accusant l'ex-Premier ministre.
De telles accusations provenant du juge responsable de faire la lumière
sur le dossier reflétaient définitivement un manque d’objectivité et d’intégrité.
On pourrait même ajouté que le mépris de Gomery envers Chrétien aurait été une
raison suffisante pour qu’il eût refusé de présider la Commission d’enquête.
Le scandale des commandites fut provoqué par les largesses du gouvernement fédéral
qui voulait démontrer l’importance du Canada suite au référendum sur la souveraineté
du Québec en 1995. Des fonds spéciaux avaient été mis en place au niveau de la
publicité et c’est là que certaines agences publicitaires ont vu une occasion de
s’enrichir rapidement et de façon substantielle.
Le Juge Gomery a réagi de la même façon avec les médias et lorsqu’il a vu une
occasion de communiquer et de se faire remarquer par ses concitoyens de tout le
pays, il n’a pas pu résister. Il a rapidement pris goût à ce rôle de vedette médiatique.  
En 2005, La Presse canadienne le nommait Personnalité de l’année et Times la
Personnalité canadienne. On l’invitait dans des « talk show »  comme
Tout le monde en parle, on lui demandait son avis sur divers sujets et on le sollicitait
en entrevue de toutes parts. On publia même un livre biographique: "Gomery l'enquête!
Personnellement, j’ai compris qu’il dépassait les limites acceptables lorsque je l’ai vu
récemment à Télé Québec lors d’une émission sur la rénovation de maison.
Il était devenu une sorte de poète à la Leonard Cohen…
Pour un Juge qui n’avait jamais connu la gloire et dont l’épouse était la vedette du
couple, l’occasion était trop belle pour la laisser passer. Sauf qu’un juge a un devoir
de réserve quitte à demeurer inconnu. L’épouse de Gomery, elle aussi juge, est
d’ailleurs un exemple qu’il aurait dû observer et suivre. (Juge Pierrette Rayle)
John Gomery aurait dû refuser de devenir la personnalité médiatique qu’il  est
devenu et il aurait dû rester à l’arrière scène se contentant d’être le représentant
ultime de la Justice.
Nous l’aurions d'autant plus admiré et respecté pour son dévouement et surtout pour
sa grande force de caractère!
Lien avec la Commission Gomery
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Lundi 14 juillet 2008
Le cinéma réalité d'Ingrid Betancourt...
Photo du haut - Ingrid Betancourt - Juillet 2008
Photo du bas - Les acteurs de la série télévisée The Unit
La libération spectaculaire d’Ingrid Betancourt m’a immédiatement
rappelé les scénarios d’une de mes émissions télé favorites:
« The Unit. »
L’infiltration d’espions dans les armées révolutionnaires et la libération de
prisonniers politiques sont justement les thèmes de cette série américaine.
Il n’y a pas de doute que l’opération militaire qui a libéré Ingrid Betancourt
fut inspirée par les meilleures techniques d’espionnage moderne et que les
Colombiens ont eu accès aux meilleurs équipements électroniques disponibles
dans le monde. Sur un plan plus traditionnel, il semble même que les soldats du
commando colombien avaient été entrainés aux techniques de théâtre pendant trois
semaines pour que justement ils puissent mieux tromper les soldats de la jungle.
Un des commandos aurait imité la voix du chef des Farcs tellement bien
que les révolutionnaires ont cru que c’était lui qui leur parlait!
La question des 20 millions$ s’inscrit aussi dans les techniques d’infiltration et
on ne peut pas considérer cela comme un rançon ni un échec. C’est plutôt un
moyen d’acheter de l’information pour mieux pénétrer dans le groupe
et la fin justifiait les moyens. D’ailleurs, on avait utilisé exactement la même
technique dans un épisode de « The Unit »…
(C’est à croire que les Colombiens ont suivi la série à la télévision…)
La véritable question qui se pose plutôt est de déterminer quel  rôle jouera
Ingrid Betancourt dans l’avenir?
Il n’y a pas de doute qu’elle est devenue une personnalité politique très puissante
au niveau international, autant que peut l’être un Nelson Mandela ou le Dalaï Lama.
Selon moi, l’une des options sérieuses, tel que le suggère la rumeur qui a commencé
à circuler, est une intégration d’Ingrid dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Il pourrait la nommer ministre ou représentante de la France à l’Onu.
Les deux individus semblent s’apprécier et avoir les mêmes opinions.
Reste à savoir si elle serait satisfaite d’un tel rôle et si elle ne veut pas
plutôt obtenir la présidence du pays de son père.
Une seule chose est certaine, le capital de pouvoir politique de Betancourt n’aura
jamais été aussi élevé mais il faut qu’elle agisse rapidement. Les médias et les
observateurs ont les yeux rivés sur cette femme courageuse mais cela ne durera
pas éternellement. Sa libération lui a procuré une aura spéciale et pour le moment
elle est une source d’ inspiration et un symbole pour des millions de personnes
dans le monde qui croient en la liberté et la démocratie.
Elle peut demander beaucoup à ses concitoyens, et en particulier ceux de la France
où on l’aime et l’admire.
Espérons qu’elle sera à la hauteur des attentes que nous plaçons sur elle.
Il faut l’appuyer et espérer pour le mieux.
Bonne chance Ingrid!
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Lundi 21 juillet 2008
L'avenir de la téléphonie canadienne...
Photos du haut - Ted Rogers - Micheal Sabia
Photos du bas - Pierre-Karl Péladeau - George Cope
La téléphonie canadienne est à un niveau très avancé mais malheureusement,
malgré la présence de plusieurs fournisseurs, le seul élément de compétition
demeure les tarifs et il y a très peu d'efforts concernant l'exclusivité des produits.
En effet, personne ne peut vraiment constater une différence au niveau de la
qualité du service que l’on soit un abonné de
Bell,  Telus,  Videotron ou Rogers.
Personnellement, j’ai été abonné à chacun de ces quatre fournisseurs et la seule
raison qui m’a toujours motivé à changer de compagnie est l’offre d’un prix plus
bas et jamais le service offert. J'ai changé cinq fois!
Cette situation me rappelle l’arrivée du téléphone dans ma Gaspésie natale durant
les années 1960 (Québec Téléphone aujourd'hui la propriété de Telus Québec).
Il n'était pas question de magasiner un fournisseur!
Ma famille habitait le village de St-Siméon de Bonaventure et la dizaine de résidents
de la petite route de campagne utilisaient la même et seule ligne téléphonique
disponible pour toute la route. Il fallait contacter une standardiste en poste à
New-Carlisle pour lui demander la communication. Nos numéros étaient des
codes du genre: 3 coups sonner 2 fois… Nous n'étions pas loin du télégraphe!
L’handicap d’une ligne commune est que tous les usagers entendent ce
que disent les autres abonnés de cette ligne. Il était même dans la coutume de
décrocher délicatement l’appareil téléphonique pour écouter ce que racontaient
nos voisins. Parfois aussi on entendait aussi quelqu’un qui criait soudainement:
« Débarque de la ligne, ça fait une heure que tu parles et on veut téléphoner
nous autres aussi… »
On pourrait comparer ces problèmes de la technologie de l’époque avec les
problèmes de sécurité de l’internet moderne. Rien n’a changé dans le désir
d’espionner son voisin!
Ce qui a changé est l’offre de service des fournisseurs téléphoniques.
Auparavant, il n’y avait aucun choix de fournisseur et chaque territoire était
desservi par une entreprise unique. La dérèglementation aurait dû complètement
améliorer la situation mais ce fut uniquement le début d’une guerre des prix plutôt
que la recherche de produits de qualité supérieure.
Les dirigeants de Bell Canada ont toujours été convaincus que ses clients les
aimaient. Des représentants m'ont souvent sollicité avec l'argument:
"Mais vous pourrez être tellement fier d'être un client de Bell..."
Perception pour le moins « fleur bleue » et qui fut la cause des déboires de
l’entreprise. Le bouillant Micheal Sabia (Bell) croyait que sa compagnie était
intouchable et que Pierre-Karl Péladeau (Videotron) n’irait nulle part avec ses
offres de prix à rabais. Il se refusa donc à suivre cette voie jusqu’au jour où il
s’est aperçu que le nombre de clients qui quittaient le navire était dramatique.
Il a alors décidé de couper les prix à son tour, mais il était trop tard!
Sabia avait raison de se refuser à couper les prix car c'est une stratégie très
dangeureuse. La coupe des prix est rarement bénéfique à long terme pour les
fournisseurs. Une lutte des prix est une course d’endurance avec comme résultat
ultime l’élimination de tous les participants. On le constate déjà alors que les
fournisseurs en téléphonie doivent revenir en arrière et annuler les contrats
d’Internet illimité qu'ils offraient pour attirer la clientèle.
L'erreur grave de Sabia est de ne pas avoir améliorer son offre de service.
Il a simplement cru que ses clients étaient prisonniers du géant Bell.
C'est l'histoire de David (Videotron) contre Goliath (Bell).
La seule voie rentable est dans le style de gestion appliqué par le fournisseur
d'ordinateurs
Apple qui a préféré ne pas embarquer dans la guerre des prix comme
cela s'est produit au niveau de PC mais plutôt se concentrer sur l’offre d’appareils
différents et nouveaux. Son but étant de séduire le consommateur plutôt que de
le considérer comme captif!
C'est l'exemple que devraient suivre tous les fournisseurs en téléphonie.  
Le nouveau président de Bell, George Cope, est peut-être un géant de
6 pieds et 7 pouces (2 mètres) mais à moins d’offrir le meilleur produit, il ne pourra
jamais regagner sa place de numéro un de la téléphonie, géant Goliath ou pas!
Quant à moi, j'attends la prochaine offre à rabais pour changer à nouveau de
fournisseur...
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Lundi 28 juillet 2008
L'organisation des fêtes du 400e de Québec...
Photos du haut - Promenade Château Frontenac - Québec
Photos du bas - La mairesse Andrée Boucher - Québec (2007)
Les organisateurs des fêtes du 400e de Québec ont réussi quelques coups
d’éclat mais l’événement, qui a débuté officiellement en janvier dernier,
a aussi connu sa part d'échecs et de discorde.
Les fêtes du 400e me font penser à une fête de mariage à laquelle avaient assisté,
il y a une dizaine d'années, plus de 200 « people » provenant de tout le Québec Inc.
La journée promettait mais ça s’est gâté dès le samedi matin avec une suite de
problèmes. D’abord il pleuvait à boire debout, la tente pour les invités laissait passer
la pluie (c'était une commandite offerte gratuitement...) et finalement mauvaise
fortune totale, le plancher s’est écroulé et la table des boissons s’est fracassée
sur un rocher qui était tout près en bordure de l’installation. Imaginez les invités
VIP sous la pluie et dans la boue en beaux vêtements et en souliers fins!
Le désastre et la honte pour les deux mariés surtout qu'ils étaient chez l'un des
hommes le plus riche du pays.
C'est un peu l'histoire du 400e de Québec durant les premiers mois de 2008.
Le décès de l’ex-mairesse de Québec en août 2007, Andrée Boucher, fut la
tempête qui bouleversa les préparatifs et créa une absence de leadership autour
de l'événement. Elle est morte juste avant que les fêtes commencent et c'était
son projet! Évidemment, elle ne pouvait pas décider de la date de sa mort
mais je suis convaincu que si elle avait attendu un an avant de nous quitter,
ses Fêtes du 400e auraient été une fierté mondiale du début à la fin!
Dans mon histoire de mariés, l'homme riche était un leader naturel et face au
désastre il pris rapidement la décision de transporter le party dans sa maison,
ce qui sauva le mariage et son honneur auprès des invités!
Normalement les Fêtes du 400e auraient dû être l’événement du siècle et partout
dans le monde, depuis janvier dernier, on aurait dû féliciter les Québécois pour
leur sens de la fête mais c'est tout le contraire qui s'est produit jusqu'à dimanche
dernier (20 juillet) alors que les Fêtes du 400e semblent avoir mis un terme à
leur tempête d'échecs avec le succès entourant Paul McCartney.
En décembre 2007, j’étais avec des hauts fonctionnaires français de passage à
Montréal et ils me demandèrent ce que je pensais des cérémonies de Québec
qui débuteraient en janvier. Partout dans les médias québécois on faisait part des
frictions dans l'organisation et je n'avais pas caché mes craintes:
« La France fêtera plus le 400e que les Québécois. Nous ici, ce n’est pas
une question de manque d’argent car les coffres sont remplis par les divers
gouvernements mais nous avons des querelles entre les organisateurs. On va se
chicaner plutôt que de travailler ensemble car tout le monde veut le rôle du leader.»
On m'avoua que l'on avait aussi ressenti ce manque de direction et on percevait
comme une improvisation de la part des responsables québécois. On ne pouvait
cependant pas comprendre pourquoi car le 400e était un événement tellement
extraordinaire, unique et porteur pour faire une fête mémorable.
À mi-chemin dans l’année du 400e, nous pouvons dire sans se tromper qu'il y a eu
quelques bons coups mais ils ont souvent été improvisés selon les opportunités
du jour et non solidement planifiés comme cela aurait dû l'être pour un événement
de pareille importance.
Le débat contre la venue de
Paul McCartney est le plus récent exemple.
On ne peut aucunement critiquer la grande qualité de l'artiste bien que l'on peut
débattre l'à propos de sa présence pour souligner les 400 ans de Québec.
Personnellement, ce que je déplore c'est l'improvisation entourant l'organisation
de ce spectacle. Il semble même que le directeur des fêtes croyait à un canular
tellement le projet McCartney n'avait pas été préparé à l'avance. On aurait
envoyé des courriels à des gens un peu partout et on espérait une réponse.
(Voir texte de l'entrevue dans The Montreal Gazette)
Les organisateurs ont été chanceux et tout s'est bien déroulé mais c'est comme
d'avoir joué à la loterie.
Il y a des cas où la chance n'a pas été au rendez-vous et la mauvaise planification
a été dévastatrice. C'est ce qui s'est produit avec le reportage publié dans le
magazine français Paris Match. Ce magazine n’a que 40 000 lecteurs au Québec
mais dans le monde c’est près de 5 millions de lecteurs francophones
(830 000 exemplaires imprimés). Les organisateurs du 400e ont détesté le fait
que le magazine parle plus de Montréal que de Québec dans ses textes et plutôt
que de faire contre mauvaise fortune bon coeur et d'accueillir poliment le
rédacteur en chef lors de sa visite, on l'a presque jeté dans le fleuve...  
Il faut lire l'éditorial qui en a résulté pour bien comprendre.
(Voir texte de Paris Match édition du 14 juillet sur le site Internet ).
Dorénavant, partout dans le monde, on va appeler les Québécois des « hérissons ».
Nous qui voulions profiter du 400e pour saluer toute la francophonie mondiale,
nous nous retrouvons avec le surnom de «hérisson mal accueillant et piquant ».
Bien mauvaise publicité pour toute organisation ou individu qui envisage de
séduire le reste du monde!
Espérons au moins que madame Boucher est heureuse au paradis…
car il a mouillé sur les premiers mois de son party!
Tout n'est cependant pas perdu et il reste encore cinq mois. Il est à souhaiter
que le revirement depuis le concert McCartney se poursuivra et que le "mariage"
de Québec sera sauvé...
Bonne chance et surtout il faut se rappeler que l'humilité protège parfois des
erreurs de parcours et des accidents du destin!
À tout le moins cela aide à se faire pardonner...

Note : Andrée Boucher (31 janvier 1937 - 24 août 2007) a été la mairesse de l'ancienne
ville de Sainte-Foy de 1985 à 2001 et la mairesse de la ville de Québec du 19 novembre
2005 jusqu'à son décès en août 2007.
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Lundi 4 août 2008
Batman ou le Joker, le bien ou le mal...
Photos du haut - Joker et Batman
Photos du bas - Joker et sa carte d'affaire
Le fait que le film Batman soit le film le plus populaire auprès des cinéphiles
reflète un malaise très profond dans la société actuelle.
Pourquoi autant d’admiration envers l’ange du mal qu’est le Joker plutôt
qu’envers le super héros Batman?
Étrangement, ce comportement est en complet contraste avec le fait que les gens
s’accrochent aussi à des phénomènes positifs comme les livres Le Secret ou
The Last Lecture. La société semble être dans une position très divisée entre
le bien et le mal. Il y a cependant un rapprochement entre ces deux extrêmes et
il faut voir dans l’admiration de la masse envers le Joker, ainsi qu'envers des
livres de motivation, l'expression d'une profonde frustration face à toutes les
injustices qui se produisent que ce soit les guerres, la violence dans les villes,
la fermeture d’entreprises, les licenciements, le prix de l’essence ou la trahison
de nos idoles et des leaders de la société.
Comme nous sommes généralement incapables de changer ces situations de notre
quotidien, nous exprimons notre espoir dans la magie et le rêve du cinéma.
Chacun de nous avons été victime d’événements qui nous frustrent et souvent
nous tramatisent. Un jeune soldat né dans notre région meurt en poste dans un pays
éloigné, un fou tire sur des étudiants tandis qu'un autre décapite un passager dans
l'autobus
(Manitoba), une jeune femme est assassinée par son voisin comme celle
de Rivière-Ouelle, un jeune enfant est victime d’un pédophile qui habite le même
quartier, un employé est remercié sans aucune raison par l’entreprise envers qui,
il ou elle, s’était dévoué pendant 25 années, nos économies pour la retraite sont
dilapidées par un fraudeur comme dans le cas Norbourg, un ami proche nous trahit.
Chacun de nous avons son exemple qui provoque une admiration envers ceux qui
peuvent contrôler les injustices de la vie.
Dans mon cas, j’ai été très déçu par le comportement d’une amie, une directrice du
marketing pour une grande salle de spectacle montréalaise, qui disaient vouloir
m’aider dans ma recherche d’un nouvel emploi.
Cela s’est passé il y a quelques années mais je m’en souviens encore.
La personne me répétait à chaque semaine qu’elle surveillait autours d’elle pour
m’aider et me suggérer les postes disponibles dans le milieu des arts et des
communications, jusqu’au jour où j’ai appris qu’elle avait embauché une personne
pour travailler dans son service, sans m’en parler. Selon ce qu’elle avoua à une
autre de mes amies, elle racontait aux employeurs qu'elle me considérait incompétent
en relations publiques et elle ne voulait surtout pas que je travaille avec elle.
Pourquoi prétendait-elle vouloir m'aider si dans les faits elle ne m’appréciait pas?
C’est là tout le problème de la société! Il existe une hypocrisie qui est généralisée
et qui a comme conséquence de créer de la méchanceté, un esprit de vengeance et
d’éliminer la confiance envers le système. Personnellement, j’ai simplement coupé
les liens avec l’amie en question et j’ai oublié son existence mais il demeure que
son comportement ne m’a pas inspiré confiance envers le reste de la société.
Surtout lorsque j'ai entendu dire qu'elle avait commencé à raconter des rumeurs
d'incompétence envers sa directrice générale et qu'elle convoitait son poste...
Il faut absolument changer nos comportements individuels et être plus vrai et fidèle
à notre discours. D’ailleurs, il semble que les gens apprécient le Joker parce qu’il
est entièrement fidèle à lui-même. Il n’y a aucune ambiguïté dans son âme, il est
méchant mais il est pur dans ses sentiments. Au contraire, Batman est ambiguë et il
se fait parfois le défenseur de la justice mais d’autres fois il veut simplement se
venger sauvagement de ses ennemis. L’avocat du film est aussi très décevant car
il se dit le défenseur de la justice mais il devient le tueur Double Face. Seul le Joker
reste fidèle à son rôle et il n'est pas influencé par les éléments extérieurs que sont
l'argent, le pouvoir ou les difficultés personnelles. La population apprécie ce genre
de comportement constant, incorruptible d'une certaine façon, car elle a été tellement
déçue par les doubles personnalités et les doubles discours des gens autours d’elle,
politiciens, homme d’affaires ou amis qui disent une chose mais font le contraire.
Nous ne pourrons jamais éliminer les injustices de la vie mais il est temps d’éliminer
l’hypocrisie de notre comportement sinon on se dirige vers le monde macabre du
film de Batman et ce sera notre réalité quotidienne. Appel d’urgence à tous!
Danielle St-Denis - Place des Arts de Montréal
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Lundi 4 août 2008
Vittorio Fiorucci était un vrai Italien...
(1932-2008)
Vittorio Fiorucci (2 novembre 1932 - 30 juillet 2008) était l'ami de tous ceux qui
ont eu la chance de le côtoyer et son décès nous fera manquer son sens de l'humour
ou ses accolades chaleureuses, pour ceux qui étaient ses amis proches.
Malheureusement, l’artiste est mort sans le sou et cela est une véritable honte pour
toute la société qui a profité de son œuvre remarquable et gigantesque!
Plus de 300 affiches, la fameuse mascotte du Festival Juste pour rire, des brochures
promotionnelles comme le calendrier de la Banque Nationale pendant 5 ans, lequel
a gagné un Prix d’excellence, des photographies de mode et de reportages,
notamment 7 pages couverture pour le magazine américain Time.
Bref ses accomplissements sont dignes de mention sauf qu’il est mort pauvre!
Certains disent qu’il dépensait plus qu’il ne gagnait. Dans les faits, il vendait souvent
son travail à rabais pour combler les besoins immédiats et calmer ses créanciers.
Il était aussi d’une très grande générosité et il donnait parfois ses dessins sans
demander de compensation.
Vittorio aurait mérité l'aisance financière et son travail le valait bien mais la société
a préféré profiter de lui sans lui redonner. Il faudra voir comment se vendront les
œuvres de Vittorio maintenant qu’il est mort. Un dossier à suivre…
J'ai eu la chance de connaître Vittorio, il y a quelques années, alors qu'il cherchait une
commandite pour un projet d'exposition. L’exposition n’avait pas été concluante mais
je l’avais aidé à produire un petite bonhomme rose pour un projet de tirelire avec la
Banque Nationale. Je me souviens qu’il était assis à mon bureau de Quebecor et
qu’il téléphonait à divers contacts que je lui suggérais pour ficeler la fabrication
du jouet. Nous étions immédiatement devenu ami et nous nous sommes revus
régulièrement au cours des ans, à l'occasion de ses vernissages ou lorsqu'il marchait
dans le Vieux-Montréal près du marché Bonsecours.
Vittorio était un collectionneur de jouets anciens et c'est un peu ce qui lui procurait
son caractère jovial et parfois bon enfant. Il savait s'émerveiller devant les choses ou
les événements et il était un grand passionné. Il adorait la compagnie des artistes et
l'un de ses meilleurs amis était le sculpteur Armand Vaillancourt. Les deux hommes
étaient comme des frères qui partageaient ce même besoin de liberté.
Vittorio avait aussi le trait particulier du caractère des Italiens de parfois faire
des promesse mais d'oublier... Il avait promis de m'offrir la photo qu'il avait prise
de Geneviève Bujold pour le magazine Time dans les années 1970. Chaque fois
qu'il me voyait, il me répétait qu'il me l'a donnerait mais qu'il n'avait pas eu le temps
de la retrouver parmi ses archives. Il allait fouiller et il me la remettrait lors de
notre prochaine rencontre...
Vittorio Fioruci était un grand artiste et nous allons le manquer.
Mais comme il le disait lui-même, la vie est un passage! "C'est finiiiii..."
Note: LeStudio1.com offre une mention d'excellence à Vittorio Fioruci pour
l'ensemble de son oeuvre dans la galerie internet Les Meilleurs 2008.
Photo du haut: Mascotte du Festival Juste pour rire
et Vittorio Fiorucci (Photo Le Devoir - Jacques Grenier)
Photo du bas: Geneviève Bujold par Vittorio (1970)
et Vittorio par Bernard Bujold