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Océan de la vie...
Il existe une vague sur l'Océan de la vie,
laquelle si elle prise au bon moment au
rivage conduira le navire vers des terres
nouvelles et remplie de promesses.   /

There is a wave on the Ocean of life,
which if it taken at the good time at shore
will lead the ship to new lands full of hope
and promises. - William Skakespeare
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Mardi 7 juillet 2009
Des héritages convoités...
Michael Jackson et LeStudio1.com
par Bernard Bujold
La mort des gens provoquent des agissements qui sont parfois cruels et qui mettent
en évidence le côté « profiteur » des survivants. Le cas de Michael Jackson est
un exemple de ce genre d’individus à la recherche d’aubaines. Sa mort aura créé
l’espoir du gain pour plusieurs, amis et parents, qui croient pouvoir obtenir des biens
ou des bénéfices en héritage…
J’ai connu de nombreux autres artistes qui ont été la cible des «chasseurs d’héritage»
dont notamment mon ami l’artiste Vittorio Fiorucci. Il est mort sans le sou et
pourtant son œuvre était immense. Après son décès, j’ai reçu plusieurs courriels
de gens qui me demandaient comment ils pourraient contacter son exécuteur
testamentaire afin d’acheter à bon prix certaines des pièces de son œuvre,
entre autres, sa fameuse collection de jouets. Lorsqu'il était vivant, Vittorio m’a
souvent parlé de l’exploitation dont il a été régulièrement victime durant sa carrière
et des promoteurs qui avaient acheté ses créations à bas prix alors qu’il était en
difficulté financière. On lui offrait un montant de beaucoup inférieur à la valeur
réelle car on savait qu’il avait un urgent besoin d’argent. Une fois mort, l'exploitation
n'aura pas cessé et ce fut la course à l’héritage et certains se sont même vantés
de l’avoir aider de son vivant alors que ce n’était aucunement le cas.
Je trouve ce comportement pour le moins «discutable».
LeStudio1.com n’est pas à l’abri de ce genre de comportement.
Récemment, nous avons transformé l’opération du magazine afin de le placer en
mode «low maintenance». Cela signifie que nous publions maintenant en format
«Blogue» plutôt que magazine car nous n’avons pas pu trouver de partenaires
financiers capables ou désireux de développer le projet en convergence sur une
plus grande échelle. L’information a circulé dans le milieu des affaires que nous
étions en mode fermeture et j’ai aussitôt commencé à recevoir des appels
téléphoniques de gens qui voulaient acheter, à rabais pour quelques centaines
de dollars, certains éléments du magazine dont la liste des abonnés.
La liste d'adresses LeStudio1.com compte plus de 60 000 adresses (e-mail)
fonctionnelles et à jour. Environ 80% sont des adresses à Montréal et 20% sont
ailleurs en Europe (Paris) et aux États-Unis (New York - Washington).
Le site LeStudio.com est pour ainsi dire "dormant" et il continue de fonctionner
sous la forme d'un Blogue hebdomadaire dont le contenu provient de quelques
collaborateurs, ou amis de ceux-ci, mais nous n’avons pas d’employés et
tout le site est géré automatiquement par divers programmes informatiques.
En théorie, il est toujours à vendre mais on ne parle pas de 500$ ni de 5000$.
Au cours des 5 années, on évalue à 250,000$  les investissements qui ont été
faits pour monter la plateforme et développer la liste d'adresses.
Au départ, nous voulions nous associer avec un grand groupe de presse et nous
avons rencontré une centaine de personnes depuis 5 ans mais, ou bien on veut
simplement faire un échange de services comme beaucoup de site locaux qui ont
proposé de mettre en commun nos listes d'adresses; ou bien pour les grands
groupes, tous ont préféré développer leur site à l'interne avec leurs propres
ressources. La seule façon de réussir financièrement sur Internet est d'avoir du
contenu et seuls les grands groupes de presse en ont les moyens mais ils sont
tous en difficultés financières...
Une grande entreprise de services, une chaîne hôtelière ou des commerces de
consommation pourraient aussi utiliser et entretenir un site Internet tel que
LeStudio1.com mais il faudrait une convergence entre les produits de l'entreprise
et la liste des abonnés du site, ainsi qu’un désir d’investir.
À ses débuts, LeStudio1.com était composé d’une équipe de 5 partenaires mais
aujourd’hui les priorités de chacun des membres du groupe sont ailleurs.
Le financier est mort récemment, l'expert en magazine est retourné vivre en France,
l'expert en informatique a quitté Montréal, Mademoiselle X est à la retraite et moi
je fais autre chose pour gagner ma vie!
Je continue de m'amuser avec LeStudio1.com dans mes temps libres, puisque j'en
suis le seul partenaire encore actif, mais je vais probablement abandonner le projet
d'ici les prochain mois. Je vais simplement mettre la liste d'adresses en dormance
sur un disque dur et dire au revoir aux abonnés. Chose certaine, je n’offrirai pas
la liste des abonnés en héritage…, ni ne la vendrai à rabais pour quelques dollars!
Mieux vaut l'enterrer en beauté et avec dignité. Il en va aussi du respect des
abonnés dont plusieurs reçoivent l’envoi depuis les premiers jours en mars 2005.
La liste d'adresses est indissociable du concept LeStudio.com!
À suivre...

Note : Pour la mémoire historique, j’ajouterai que c’est grâce à Isabelle Adjani
si LeStudio1.com a été créé en 2005. J’avais photographié la grande actrice à
l’occasion de sa visite au FFM de Montréal et la diffusion de mes photos sur son
site internet personnel en France m’avait inspiré à créer mon propre site.
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Photo 1: Michael Jackson
Photo 2: Mademoiselle X dans sa résidence
Photo 3: Bernard Bujold et les mascottes LeStudio1.com
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Mardi 14 juillet 2009
Les musées montréalais et leur leaders...
par Bernard Bujold
Montréal est contestée et cette montée aux barricades donne l’occasion aux
amateurs d’art montréalais de jeter un regard sur l’évolution de leurs musées
et leur rayonnement au sein de la communauté.
Il est évident que le succès d’un musée dépend avant tout de ses ressources
financières et ensuite, du dynamisme de sa direction.
Les ex-directeurs comme Pierre Théberge (Musée des beaux arts de Montréal)
et Marcel Brisebois (Musée d’art contemporain) furent de grands leaders qui ont
fait beaucoup pour le développement et le rayonnement de leur institution
respective et pour la popularité des musées en général.
Est-ce que leurs institutions ont su préparer des successeurs pour assumer la
relève des directeurs qui ont pris leur retraite?
On pourrait penser que non! Mais il faut prendre en considération que la société
a évolué et que l’Internet a transformé la façon dont on protège et perpétue le
patrimoine historique.
Montréal compte plus de 30 musées officiellement reconnus dont certains sont
réputés mondialement tandis que d’autres ne dépassent pas les limites de leur
quartier de résidence.
Si on veut faire un palmarès de la direction de musées à Montréal en 2009,
il faut placer Nathalie Bondil au premier rang. Elle avait plusieurs obstacles
à surmonter lors de sa nomination et elle y a réussi avec brio.
Il faut ajouter qu’elle avait en main un musée très à l’aise financièrement,
ce qui a facilité son défi.
Au deuxième rang, il faut placer le Musée d’art contemporain mais sa popularité
n’est plus celle d’autrefois! Cette institution était, à une époque, presqu’à égalité
avec le Musée des beaux-arts en terme de rayonnement montréalais.
Malheureusement, l’institution n’a pas réussi à maintenir le rythme mis de
l’avant par Marcel Brisebois lorsqu’il en occupait la direction.
Il faut rappeller qu’à l’époque, il était appuyé par Manon Blanchette qui
avait amené à Montréal plusieurs expositions parmi les plus audacieuses
au pays. Marc Mayer devait conduire l’institution à un niveau mondial mais
il n’y est pas arrivé. Il a préféré quitté son poste en cours de route
et relever un autre défi qui s’est présenté à lui, celui de prendre la direction du
prestigieux musée qu’est le Musée des Beaux-arts du Canada à Ottawa.
La nomination de Paulette Gagnon au Musée d’art contemporain de Montréal,
en remplacement de Marc Mayer, a provoqué la contestation.
Plusieurs artistes et galeristes auraient préféré voir un gros nom prendre la barre
plutôt qu’une employé qui est depuis 27 ans avec l’institution montréalaise.
Est-ce que qu’une vedette aurait été plus efficace?
Il faudra voir mais s’il y a une conclusion à retenir c’est que les Pierre Théberge,
Marcel Brisebois, et maintenant Nathalie Bondil, ont prouvé leur talent par
leurs réalisations. Un musée est comme un média. Sa popularité n’est jamais
plus grande que l’est sa dernière réussite: un reportage pour le média et une
exposition pour un musée.
Bonne chance à toutes les directions des musée montréalais et que vos expositions
soient la preuve de vos talents véritables!  
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Photo de haut en bas - de gauche à droite:
Nathalie Bondil, Marc Mayer, Manon Blanchette,
Pierre Théberge, Marcel Brisebois et Paulette Gagnon
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Mardi 14 juillet 2009
Éditeur chanceux - Pierre Turgeon
par Bernard Bujold
Le coup d’éclat de l’éditeur de livres Pierre Turgeon qui publie une biographie
de Michael Jackson écrite par Ian Halperin ne m’a pas surpris.
Je connais bien Turgeon car il a été mon éditeur lorsque j’ai publié une
biographie sur Pierre Péladeau en 2003. Nos rapports se sont mal terminés car
la maison d’édition Trait d’Union a dû fermer ses portes et déclarer faillite, ce qui
a eu comme conséquence que plusieurs auteurs n’ont pas reçu leurs redevances
en droits d’auteurs. Cela a évidemment créé un froid avec la communauté littéraire
et, si les investisseurs floués par Vincent Lacroix et Bernard Madoff veulent lapider
sur la place publique leur fraudeur qui les a soulagé de très larges sommes,
les auteurs de Trait d’Union, même pour des montants de quelques centaines de
dollars chacun, voulaient tous trainer sur un chariot à tomates l’éditeur
Pierre Turgeon lors de la fermeture des Éditions Trait d’Union.
Personnellement, je considère n’avoir perdu que quelques milliers de dollars car
mon livre était en fin de cycle. La première publication s’était faite en janvier de
2003 et Trait d’Union a déclaré faillite en mars 2005. Les argents qui m’étaient dûs
étaient la portion retenue des droits d’auteurs pour les retours des magasins.
La fermeture de Trait d’Union m’a permis de reprendre tous mes droits d’auteur
sur l’ouvrage, en plus des quelques centaines de copies du livre encore en entrepôt.
Les ventes avaient été un succès et elles avaient atteintes presque 10 000 copies.
Avec le recul, je dois admettre que Pierre Turgeon a fait un excellent travail
et j’en ai profité malgré les pertes financières. Dans mon cas, j’avais reçu un à
valoir avant publication, c'est-à-dire que la majeure partie de mes redevances
avaient été payées dès la sortie du livre.
Je ne suis pas encore disposé à inviter Pierre Turgeon à déjeuner mais je dois
reconnaître qu’il est un habile éditeur qui sait bien interpréter le désir des lecteurs.
Le seul problème de Turgeon, selon moi, c’est sa difficulté à bien gérer ses projets
sur le plan administratif mais cela ne lui enlève pas son talent d’écrivain et d’éditeur.
Dans un sens, le succès de Turgeon avec ses deux récents livres, l’ouvrage sur
Guy Laliberté et probalement son méga succès, l’ouvrage sur Michael Jackson
avec Ian Halperin, est très encourageant. Cela signifie que nous avons tous
un droit à l’erreur et que malgré les échecs et les difficultés, on peut se relever!
Quand à ceux qui ont été privés de sommes par Turgeon, dont moi-même, je me dis
que cela fait partie des risques de la vie.
Pire aurait été le rejet de mon livre par le public…
Félicitations à Pierre Turgeon pour avoir eu le courage de continuer!
Note: Dans un sens, le même jugement peut être porté concernant les Bernard Madoff,
Vincent Lacroix ou Earl Jones. Quiconque confie son argent à quelqu'un d'autre
doit s'attendre à la possibilité de ne plus le revoir. La seule façon de ne pas mettre
son argent à risque est de le conserver sous son matelas mais encore là,
attention aux termites...
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Photo 1. Bernard Bujold et Pierre Turgeon (Photo Bernard Bujold)
Photo 2: Couverture du livre sur Michael Jackson
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Mardi 21 juillet 2009
La confiance envers ses amis...
Bernard Madoff, Vincent Lacroix et les autres...
par Bernard Bujold
La confiance envers les autres est une question très individuelle.
Certains préfèrent être positifs et font d’emblée confiance aux gens qu’ils
rencontrent, tandis que pour d’autres, tout le monde est malhonnête et la preuve
d’honnêteté doit être faite par chacune des personnes qui se présentent devant eux…

Il ne faut pas être paranoïaque mais il faut admettre que les humains ne sont pas
toujours très fidèles dans leurs amitiés. Cette situation existe depuis le début des
temps et les pires trahisons ont toujours été l’œuvre de quelqu’un qui était très
près de la victime. D’où le vieil adage qu’il faut toujours garder ses ennemis près
de soi afin de pouvoir les surveiller :
« Mon dieu, protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en occupe… »

Les scandales financiers de Bernard Madoff, Vincent Lacroix et Earl Jones ont
démontré plus que jamais qu’accorder sa sympathie aux gens est une chose, mais
que de leur confier notre argent en est une autre! En ce qui concerne Conrad Black
ou l’éditeur Pierre Turgeon, il s’agit de transactions commerciales entre associés
et bien que la confiance y joue un rôle très important, ce n’est pas la même situation
que dans le cas des Madoff et compagnie. (voir éditorial "Un éditeur chanceux")

Tout le monde recherche des façons de profiter des opportunités de la vie.
Cela s’applique aussi bien aux victimes qui ont souhaité profiter de leur futur
fraudeur et obtenir des gains financiers des propositions d’investissements,
avant d’échouer et de devenir la victime. C’est comme le corbeau de la fable
de LaFontaine qui veut profiter des compliments du renard pour combler ses
besoins en admiration. Le fraudé est furieux de s’être fait volé mais, s’il avait
réussit à profiter du fraudeur, il en aurait fait sa joie et le récit de ses beaux
dimanches pour le reste de sa vie…

Dans le fond, s’il y avait eu un trésor, pourquoi le fraudeur l’aurait-il partagé
avec quelqu’un d’autre…

J’ai moi-même été victime de ma naïveté dans l’amitié que j’accorde aux gens.
Les deux anecdotes suivantes en sont la description alors que je m’étais
littéralement trompé dans ma perception.
Heureusement, je n’avais pas confié mon argent…

La première anecdote se déroule après la mort de Pierre Péladeau en 1998,
pour qui j’avais été l’adjoint exécutif pendant 7 ans. Lorsqu’on m’a remercié de
mes services au sein de Quebecor suite au décès du fondateur, j’ai dû me chercher
un nouvel emploi. Le processus fut particulier car, même si Pierre Péladeau était
un grand bâtisseur québécois, pour différentes raisons, j’ai découvert que nombre
d’entrepreneurs le détestaient et plusieurs souhaitaient même secrètement
son échec. (voir biographie Pierre Péladeau sur le site Internet LeStudio1.com)

Ma découverte se manifesta dès le début de ma recherche d’emploi alors que le
premier conseil que m'avait confié la directrice d'un bureau d’experts en replacement
de cadres était d’éliminer la mention de Pierre Péladeau de mon CV car autrement,
je ne pourrais jamais retrouver un nouvel emploi tellement Péladeau était détesté!
Son deuxième conseil: quitter la ville pour l’étranger (Vancouver ou Paris)…
La consultante en réorientation de carrière prétendait que je n’avais pas la bonne
perception de la situation concernant l’admiration que disaient avoir les gens envers
mon ancien patron. Selon elle, dans la réalité, Péladeau était très méprisé et
si on l’avait louangé durant son vivant, c’est parce qu’il était craint plutôt que
respecté… un peu comme Don Corleone dans Le Parrain de Mario Puzo.

J’étais évidemment en total désaccord avec ses conseils et son interprétation des
faits et je suis sorti de son bureau en colère! Mais avec le recul du temps, je dois
reconnaître que son analyse était fondée et que j’ai payé le gros prix par mon refus
de suivre ses conseils!

Personnellement, j'aimais bien Pierre Péladeau et nous étions comme deux
complices. Je voyais en lui un "mentor" et parfois même une sorte de deuxième
père tellement la connivence existait entre nous deux.
Dans son cas, je ne sais pas ce qu'il voyait en moi mais il m'a souvent répété
que dans la vie, rien n'est sans raison. Il devait tirer son parti de ma présence...
Je lui ai souvent mentionné que plusieurs des gens qu'il recevait dans son bureau
ne venaient le voir que dans le seul but d'obtenir un don financier.
Il me répondait toujours qu'il le savait et qu'il jouait le jeu...

La deuxième trahison dont je veux parler est encore plus personnelle mais elle
représente bien la situation que vivent de nombreuses personnes dans les
relations avec leur entourage intime et rapproché.

Durant ma recherche d’emploi, j’ai contacté plusieurs de mes amis dont la directrice
du marketing d’une grande salle de concerts de la rue Ste-Catherine à Montréal,
une personne que je connaissais depuis 1992 et qui se disait mon amie.
Cette directrice en question était sympathique à ma cause et elle me promit de tout
faire pour m’aider à trouver un nouvel emploi. Elle garderait les yeux ouverts et
elle surveillerait les opportunités pour m’en aviser.

Quelques mois plus tard, par pur hasard, en jasant avec une nouvelle attachée
de presse de la salle de spectacles en question, j'apprends qu’elle vient d'obtenir
son nouvel emploi depuis quelques jours seulement et que c'est justement la
directrice du marketing (ma supposée amie) qui l’a engagée. Cela faisait plusieurs
mois que je cherchais un emploi et cette directrice m'avait régulièrement parlé
durant tout ce temps et elle répétait à chaque fois vouloir vraiment m'aider.

Pourquoi ne m'avait-elle pas offert le poste disponible?
Elle a confié à une autre de mes amies qu’elle ne voulait aucunement travailler
avec moi en ajoutant qu’elle me considérait comme un total incompétent…
Pourtant, je n’avais jamais travaillé avec elle. Comment pouvait-elle évaluer
mes compétences! De plus, et c’est ce qui est l’acte de trahison, cette directrice
du marketing avait continuellement répété vouloir m'aider mais, dans mon dos,
elle pensait tout le contraire!

Son action m’a beaucoup fait mal à l'époque et, dans un sens, j’ai considéré son
geste comparable à quelqu'un qui se dit ton ami mais qui refuse de pousser
la bouée de sauvetage qui est juste à côté d'elle sur le quai et qui te regarde
simplement te débattre dans l'eau.
Il y en a beaucoup d'autres comme cette personne mais j’ai personnellement
vécu ce cas et il fut pour moi la véritable révélation me démontrant le
manque d’honnêteté des gens.

Bonne chance!
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Photo 1. Scène de lapidation, Bernard Madoff, Vincent Lacroix,
Pierre Turgeon et Conrad Black
Photo 2; Parc et fontaines devant l'édifice Quebecor à Montréal
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Mardi 28 juillet 2009
L'avenir du journal de Montréal
par Bernard Bujold
L’avenir du Journal de Montréal, le légendaire No.1, est pour le moins embrouillé!
L’actuel conflit de travail et le lock-out décrété par la direction font en sorte que
le journal continue d’être publié par les cadres d’une part, et que d’autre part,
les employés syndiqués reçoivent 76,2 % de leur salaire net grâce à leur
fonds de grève. Ils peuvent tenir le coup financièrement pendant plus de 2 ans,
selon le président du syndicat, Raynald Leblanc.
La négociation syndicale est l'art de gérer les personnalités et l'on peut comparer
cette action au sport du golf où la personnalité individuelle de chacun joue un rôle
significatif et déterminant sur le résultat final.
(Tiger Wood a déja dit que le golf est un miroir de l'âme du joueur et que son reflet
est sans pitié...)
Selon moi, le meilleur négociateur que le monde des médias québécois ait connu
fut l’ex-Premier ministre canadien Brian Mulroney, qui était avocat en relations de travail
avant de devenir politicien et Premier ministre.
Son premier mandat fut avec Paul Desmarais Sr. qui était enthousiasmé par le
dynamisme et l’intelligence de Brian Mulroney. Brian travailla aussi pour le compte
de Pierre Péladeau lors de la négociation de la première convention collective du Journal
de Montréal à la findes années 1960. Péladeau et Mulroney devinrent par la suite des
amis et ils le restèrent jusqu’à la mort du fondateur de Quebecor en 1998.
J’ai eu l’occasion de côtoyer un ancien directeur du journal Le Nouvelliste de
Trois-Rivières (GESCA), aujourd’hui décédé, Charles D’amour. Ce dernier, après
sa retraite du Nouvelliste, s’était vu confier le mandat en 1984, par un groupe de
Moncton, de lancer un nouveau quotidien pour remplacer l’Évangéline. C’est dans
ce dossier que j’ai bien connu Charles D’Amour. Un jour, il me raconta l’anecdote
suivante qui démontre bien le talent exceptionnel de négociateur de Mulroney.
Brian Mulroney devait régler un conflit de travail entre Power Corp et le syndicat
du Nouvelliste. La veille de la première rencontre entre les deux parties, Brian
téléphona au représentant syndical sous prétexte de lui demander s’il pouvait
voyager dans sa voiture, de Montréal jusqu’à Trois-Rivières, afin d’économiser
l’essence d’une des deux voitures…  
Le plan étant cependant plus calculé. Mulroney voulait mieux connaître le représentant
syndical et discuter avec lui de ses demandes. La discussion fut très fructueuse car
une fois arrivé à Trois-Rivières, les deux voyageurs s’étaient entendus sur tous les
points tant et si bien que lorsque Brian est entré dans le bureau de l’éditeur
(Charles D’Amour), qui s’attendait à une dure négociation, il lui présenta une
convention prête à être signée, le conflit s’étant réglé durant le trajet d’une heure
et demie entre Montréal et Trois-Rivières.
Selon Brian Mulroney, tout bon négociateur doit d’abord analyser la personnalité
des deux adversaires se faisant face (comme au golf).
Qui est le représentant syndical et quelle sorte de personnalité a-t-il? On fait le même
exercice avec le dirigeant patronal et on essaie de trouver des points communs afin
d’ouvrir le dialogue et obtenir des engagements. Uniquement après avoir analysé les
personnages, peut-on s’attaquer au dossier comme tel, qui finalement est moins
important que le côté humain des personnalités impliqués.
Dans le cas du Journal de Montréal, il est évident que Pierre-Karl Péladeau et
Raynald Leblanc (président du syndicat des employés) n’ont aucun point en commun,
ni sympathie réciproque.
Pierre-Karl est un prédateur habitué au rude milieu des affaires tandis que Raynald
est un photographe entraîné, de par sa nature, à être gentil avec les sujets qu’il
doit photographier. Je connais bien Raynald LeBlanc et j’ai déjà travaillé avec lui
alors qu’il fut  le photographe pour une édition du rapport annuel de Quebecor dont
j’étais le responsable. C’est un très bon gars, mais il n’a pas l’étoffe pour croiser le
fer avec les chevaliers de la finance.
Les précédents conflits au sein du Journal de Montréal ont toujours été réglés
parce que le dialogue s’établissait entre des interlocuteurs égaux au niveau des
personnalités, des bagarreurs de rue des deux côtés de la table de négociation!   
(Les actions étaient beaucoup plus rudes que de simplement entrer dire bonjour
dans les locaux de l’entreprise en lock-out…)
Il est probable que le conflit au Journal de Montréal va durer encore quelques mois
et qu’en bout de ligne, Quebecor fusionnera l’essentiel du Journal pour le rapprocher
du monde Internet et de Vidéotron. Une fusion avec le quotidien 24H ne serait pas
illogique.
Si j’étais le président du syndicat, j’essaierais de convaincre Brian Mulroney, ou un
autre de son niveau, de me servir de partenaire et de négociateur. C’est la seule
chance de survie des employés.
Ce négociateur découvrira que les employés ont une carte (un as de coeur) dans leur
jeu qui peut convaincre Pierre-Karl qu’il y a une valeur caché au sein de l’arsenal
du syndicat et que, s’il ne la récupère pas rapidement, d’autres pourraient s’en
emparer pour faire comme son père Pierre avait fait lors de la grève du
Montréal Matin et créer un nouvel empire. Cette valeur cachée c’est le site Internet
Rue Frontenac et son équipe. Si un investisseur, ennemi de Pierre-Karl ou voulant
simplement faire compétition à Quebecor, s’en emparait, il pourrait en faire un
véritable leader de l’information. Actuellement, avec très peu de moyen,
Rue Frontenac est devenu un site Internet de nouvelles à Montréal, autant apprécié
et respecté que les autres sites que ce sont Cyberpresse, Le Devoir ou Canoë.
Bonne chance aux employés et que le meilleur gagne!
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Photo 1: Le Journal de Montréal, Pierre Péladeau,
Pierre-Karl Péladeau, Brian Mulroney et Raynald Leblanc;
Photo 2: Pierre Péladeau au golf
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Mardi 28 juillet 2009
L'utilité du Conseil de presse du Québec...
par Bernard Bujold
Le Conseil de Presse du Québec est présentement en campagne de recrutement
pour sélectionner des membres du public qui siègeront au tribunal d’honneur dont
le mandat est de protéger les droits du public à une information libre et de qualité.
Le Conseil de presse a dû encaisser la démission de ses deux principaux dirigeants
en mai dernier ainsi que l’abandon de grands groupes de presse qui ont décidé
de ne plus l’appuyer financièrement. Ces deux actions ont presque provoqué la
mort de l’organisme mais, après des efforts d’urgence à l’interne, sa dissolution
a été évitée de justesse.
Malheureusement, la vie du Conseil de Presse est sérieusement menacée et ce
n’est qu’une question de protocole quant à le déclarer « décédé ».
Un tribunal d’honneur n’a plus sa place en 2009 surtout pas dans le secteur des
médias alors que l’arrivée de l’Internet a complètement transformé la façon de
diffuser l’information. L’honneur de bien informer n’est plus un principe mais
une règle universelle. Quiconque n’informerait pas de façon honnête et vraie
serait rapidement dénoncé par la communauté des internautes qui est le plus
démocratique et puissant des tribunaux.
La beauté de l’Internet, c’est qu’il n’y a pas de frontière géographique.
On peut être à Paris et correspondre avec un internaute à Montréal et lui faire
part d’une information ailleurs dans le monde, par exemple une injustice commise
en Chine. Rapidement, grâce aux divers réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc)
le monde entier est mis au courant. Un mouvement de protestation mondial peut
alors s'enclencher et les auteurs des injustices n’auront pas d’autres choix
que de corriger la situation. La démarche s’applique de la même façon à un sujet
plus local et ce n’est que l’envergure du réseau qui est modifiée et ajustée
en conséquence.
Le plus bel exemple de la puissance de l'Internet est celui de Dan Rather en 2004.
Les internautes avaient découvert des faussetés dans les affirmations du journaliste
vedette de CBS et c’est grâce à l’Internet que la vérité s’est imposée et que l’on
a forcé Rather à admettre son erreur.
Aucun conseil de presse n'aurait pu offrir la même protection que celle de l’Internet
et, dans un sens, on peut comparer la situation à celle de la France à l’époque
de la Révolution française contre Marie-Antoinette en 1789.
C’est la défense du peuple par le peuple!
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Photo : Bernard Bujold et les mascottes de LeStudio1.com
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Mardi 4 août 2009
La valeur de l'argent
par Bernard Bujold
Les nombreux scandales financiers de l’heure donnent lieu à toute sorte de débats
quant à la valeur de l’argent dans la société et à son importance dans la vie.
Certaines des récentes victimes de fraudes ont suggéré que la justice punisse les
fraudeurs aussi sévèrement qu’on le ferait pour l’auteur d’un crime de meurtre!
D’autres victimes, plus clémentes, ont suggéré durant des émissions de radio qu’il
faudrait envoyer les fraudeurs financiers travailler dans des centres sportifs
municipaux (arénas) et leur faire laver les toilettes avec, comme audience, les
fraudés présents sur place qui les observent… (ce traitement ressemble à celui
que l’on applique aux détenus des prisons en Iran – voir article Internet
The New-York Times)
Pour les victimes de pertes financières, se retrouver sans le sou est évidemment
une situation très grave, dramatique et difficile à vivre. Mais cette situation n’a rien
de comparable à la gravité d’être la victime d’un meurtrier.
La toute première raison est que la victime d’un meurtre n’a pas décidé de se
soumettre à son tueur tandis que la victime de fraude a accepté de son propre gré
de confier ses avoirs (argent) au fraudeur. La victime a été trompée mais elle
pouvait quand même refuser l’offre qu’on lui proposait. Elle espérait faire un profit
et elle a pris le risque. La responsabilité de l’échec est donc, pour cette raison,  
partagée entre le fraudeur et le fraudé et la punition du coupable ne peut pas être
la même que pour un meurtre.
Par ailleurs, si j’ai un conseil à donner aux victimes de fraude pour les encourager,
outre leur offrir ma compassion, c’est de se poser la question suivante :
« Si on devait obligatoirement être la victime d’une tragédie et que le destin
nous permette de choisir, laquelle serait préférable? La perte de tous ses biens ou,
la mort par un crime violent ou une maladie incurable? »
Il ne faut jamais perdre de vue qu’un malheur matériel ou émotif sera diminué
d’ici quelques mois et que la vie nous obligera à faire face à de nouvelles priorités.
Mais la victime par mort violente ou par maladie n’a plus aucun espoir de retour!
La résilience humaine est une faculté impressionnante et en ce sens il faut admirer
les gens qui sont capable de reprendre leur vie en main après un échec grave ou
un événement dramatique. Malheureusement, tous ne sont pas en mesure de le
faire mais c’est la seule option logique et constructive. Ne pas être résilient face
aux événements de la vie équivaut à être un mort-vivant.
Face aux obstacles et échecs de la vie il n’y a pas d’autre option que de se relever
et de continuer à avancer sur le chemin du quotidien.
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, même sans argent!
Bernard Bujold
Note : Au rythme où vont les découvertes de fraudes, très bientôt ce sera l’exception
à la règle de ne pas être une victime… Aussi bien s’y préparer mentalement!
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Photo 1: Jérôme Kerviel - Société Générale
Photo 2: Vicent Lacroix, Eal Jones et Bernard Madoff
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Mardi 4 août 2009
Le journalisme d'enquête
par Bernard Bujold
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Photo 1: Carte d'identité Bernard Bujold - Assemblée nationale
Photo 2: Édifice de l'Assemblée nationale à Québec
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Le journalisme d’enquête est un art et des sites internet comme TMZ.com ainsi que
des journalistes comme Ian Halperin ou Perez Hilton sont des exemples de vedettes
de l’heure du journalisme d’enquête. Leur immense succès respectif est aussi
la preuve qu’il y a un attrait de la part du public pour ce genre de travail.
Il n’est pas facile de faire du journalisme d’enquête et on devient essentiellement
une sorte de détective qui doit jouer d’astuce pour découvrir et obtenir des
informations secrètes. Il faut parfois même aller jusqu’à l’infiltration pour être en
mesure de connaître la vérité.
Je n’ai pas souvent fait de journalisme d’enquête pour publication dans les médias,
bien que toute forme de journalisme est en soi une enquête. J’ai cependant souvent
utilisé la technique de l’enquêteur, en particulier lorsque j’étais l’adjoint de Pierre
Péladeau. Un bon gestionnaire doit toujours « tout savoir » concernant son
entourage et, en ce sens, il est comme un journaliste d’enquête ou un détective.
L’anecdote personnelle suivante illustre bien qu’il est parfois très utile de posséder
un talent de limier…
J’avais été embauché en avril 2001 comme attaché de presse à l'Assemblée nationale
du Québec par un ministre dans le gouvernement de Bernard Landry et, après avoir
été accueilli par l’équipe du ministre en question, voilà qu’en milieu d’après-midi
de la première journée, la chef de cabinet me convoque dans son bureau en disant
que c’était urgent…
Elle n’y alla pas par quatre chemins, quelqu’un l’avait contacté et lui avait dit qu’il
fallait se débarrasser de moi sinon ça irait mal pour le ministre et on ferait tout
pour lui nuire dans les médias. Qui était cette personne? La chef de cabinet
ne voulait évidemment rien dire, mais elle me confia qu’il s’agissait de quelqu’un de
Montréal et que je devrais regarder dans le « grand giron » entourant Quebecor.
Ce fut tout un choc pour moi. J’avais obtenu cet emploi après l’avoir négocié durant
des entrevues et les étapes d’usage, j’avais été accueilli par toute l’équipe du
ministre, on m’avait présenté aux fonctionnaires du ministère et aux autres attachés
de presse du gouvernement Landry et voilà que quelques heures seulement après
mon entrée en fonctions, on me dit que je dois partir car on a reçu des menaces!
J’ai demandé au chef de cabinet de discuter de cette situation avec le Premier
ministre Bernard Landry et j’étais convaincu que ce dernier me défendrait car il me
connaissait pour avoir souvent servi d’intermédiaire entre lui et Pierre Péladeau.
Landry avait toujours dit avoir beaucoup de respect et d’estime pour Péladeau, qui
pour sa part en tant que mon ancien patron, avait toujours apprécié mon efficacité
professionnelle et il n’avait jamais hésité à le déclarer publiquement.
Ma deuxième surprise de la journée fut cependant d’apprendre, quelques minutes
plus tard, que Bernard Landry ne voulait aucunement se mêler de ce dossier!
J’ai donc dû reprendre le chemin de Montréal et me résigner à faire ma propre
enquête personnelle si je voulais connaître le fond de cette histoire. Cela n’a pas
été facile mais j’ai réussi à remonter la filière et j’ai pu identifier la personne
qui avait demandé mon licenciement.
Je dois beaucoup de mon succès de « détective » dans cette affaire à un ami, policier
à la retraite et ex-confrère rapproché de Jacques Duchesneau, le chef de police de
Montréal (1994 à 1998). Mon ami retraité m’a aidé dans ma recherche notamment
en me suggérant divers trucs policiers, que je ne connaissais pas, pour découvrir la
vérité. Au départ, je suspectais un certain individu et notre enquête a permis de
découvrir le contraire.
Malheureusement pour moi, je n’avais pas les ressources financières pour poursuivre
en justice le coupable. J’ai dû me consoler en souhaitant qu’un jour, « la vie » se
charge de régler son compte à celui qui s’en était pris à ternir ma réputation de
façon mensongère! Je n’ai pas non plus confronté ce coupable, ni ne lui ai dévoilé
que je savais qu’il était l’auteur des fausses rumeurs à mon égard, car j’ai voulu me
réserver le bon moment pour le faire, lorsqu’il s’y attendrait le moins!
Une amie avocate négocia le paiement de ma « courte » journée de travail auprès
du ministre et j’ai oublié l’événement, du moins jusqu’au jour J où je prendrai
ma revanche….
Si j’en retiens une conclusion, c’est que la vérité est rarement celle que l’on
constate à première vue. René Lévesque, un très grand journaliste avant de
devenir Premier ministre du Québec, disait souvent :
« La première vérité n’est pas toujours la bonne… »
Le journalisme d’enquête nous apprend que l’image projetée sur la place
publique est souvent comme au théâtre. La vraie réalité est derrière les rideaux.
Voilà pourquoi, j’admire beaucoup les journalistes d’enquête!
Bernard Bujold
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Mardi 11 août 2009
Le vrai Bill Clinton
par Bernard Bujold
L’ex-président des États-Unis est un peu la vedette de l’heure suite à l'affaire
de la Corée du Nord! Il est presqu’aussi populaire que Barack Obama et
beaucoup plus que sa propre femme Hillary, à qui il fait continuellement ombrage...
Sa popularité n’est pas surprenante en soi car les politiciens sont souvent mieux
appréciés une fois qu’ils ont quitté leurs fonctions.  Mais au-delà de cette réaction
du moment, quand est-il vraiment de Bill Clinton ?
Quiconque a lu son autobiographie (mémoires) se rappellera de l’introduction où
Bill déclarait qu’il n’était pas aussi bon que le prétendent ses meilleurs amis,
ni autant mauvais que ses pires ennemis le disent…
Le vrai Bill Clinton est un américain type qui aime séduire et qui a surtout une
capacité de résilience au dessus de la moyenne. Cette caractéristique, il en est
lui-même conscient et on le surnommait même Humpty Dumpty durant ses débuts
en politique pour sa capacité à toujours rebondir après un échec ou devant un
obstacle.
Le vrai Bill Clinton, malgré son image de légèreté, est aussi profondément spirituel.
Il se dit toujours très sensible envers la misère des autres et il considère que tous
et chacun a son histoire personnelle, faite de joie et de malheurs, et que cette
histoire est responsable des qualités et des défauts d’une personne. Selon lui,
il ne faut jamais juger mais essayer de comprendre les agissements et le
comportement des autres!
Clinton est un grand passionné de musique, en particulier de saxophone.
Il a cependant préféré la politique car il a réalisé un jour qu’il était un excellent
joueur de sax mais pas le meilleur! Par contre, il avait constaté qu’il avait un talent
exceptionnel pour convaincre les autres de ses idées. Il a abandonné son rêve de
devenir musicien pour réaliser pleinement le talent qu’il possédait.
Il est devenu le 42e Président des États-Unis!
Avec le recul, son cheminement est pour le moins exceptionnel et on se rend compte
maintenant que l’économie se portait beaucoup mieux sous sa gouverne que durant
le mandat d’autres présidents. Il a quitté la présidence avec de lourdes dettes
personnelles et une image ternie par le scandale Lewinsky mais avec son travail
acharné il a réussi à se relever et rétablir sa réputation tout en gagnant une fortune.
Le cheminement et le courage de Bill Clinton est admirable et nous devons le féliciter
pour sa contribution à l’histoire du monde moderne et à la politique américaine.
Je l’ai rencontré à deux reprises pour le photographier  (voir site LeStudio1.com)
et à chaque fois j’ai été impressionné par la simplicité du personnage malgré sa
grande importance.
LeStudio1.com lui décerne une mention dans Les Meilleurs 2009 pour sa
contribution à l’amélioration du monde.
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Photo 1: Bill Clinton et Kim Jon-il
Photo 2: Bill Clinton (Photo Bernard Bujold)
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