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Océan de la vie...
Il existe une vague sur l'Océan de la vie,
laquelle si elle prise au bon moment au
rivage conduira le navire vers des terres
nouvelles et remplie de promesses.   /

There is a wave on the Ocean of life,
which if it taken at the good time at shore
will lead the ship to new lands full of hope
and promises. - William Skakespeare
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Mardi 2 juin 2009
Hommage à Marcel Béliveau (1939-2009)
par Bernard Bujold
Je suis devenu un ami de Marcel Béliveau dès le moment où Pierre Péladeau
me l’a présenté à sa maison de Ste-Adèle. Je m’en souviens très
bien car nous étions assis au bord de la piscine et Marcel avait proposé
d’aller me chercher un café à la cuisine. Il m’avait ramené une
tasse qui était percée…
Pierre Péladeau adorait Marcel Béliveau et je dirais que c’était l’un de
ses rares amis véritables. À de nombreuses reprises, Pierre me
suggérait Marcel pour ceci ou cela. La dernière fois fut lors de
l’acquisition du réseau de télévision TQS par Quebecor. Pierre
Péladeau voulait absolument que ce soit Marcel qui en dirige les
opérations. « C’est notre homme et il va faire un kill de la station… »
Malheureusement le fondateur de Quebecor est mort avant d’avoir pu
prendre possession de TQS et Marcel ne fut jamais nommé par les
successeurs à la direction de Quebecor…
J’ai gardé le contact avec Béliveau après la mort de Pierre Péladeau
mais nous ne sommes revus que quatre ou cinq fois entre
1998 et son décès. À chaque occasion, la rencontre était toujours
très agréable et j’avais le sentiment que l’homme me considérait
comme un grand ami. Pourtant, je n’étais pas un intime et mon amitié était
tributaire de celle de Pierre Péladeau. Marcel Béliveau aimait quelqu’un
s’il avait confiance en lui et parce que j’avais été le bras droit du
fondateur de Quebecor, qui était son grand ami, Béliveau me
considérait moi-aussi comme son ami.
La dernière fois que je lui ai parlé ce fut par Internet sur son Facebook.
Il m’avait écrit un message pour me remercier de l’avoir mentionné dans
une chronique LeStudio1.com et d’avoir souligné sa contribution à l’humour
au Québec. Il avoua vivre une journée à la fois mais il ne craignait pas la mort.
Je visitais son site régulièrement pour vérifier ses projets mais il
n’était pas très actif. Il avait pourtant des centaines d’amis Internet.
La nouvelle de sa mort m’a attristé bien que je m'y attendais.
Il disait que cela se produirait d’ici septembre prochain. Il aura quitté
le 28 mai. C’est une autre page de l’histoire québécoise qui se tourne.
Comme il le dirait lui-même : Il faut continuer et ne jamais s’accrocher
au passé. À ceux qui lui demandait souvent comment il envisageait la
vie malgré sa santé chancelante, il répondait toujours: « Vis pleinement le
moment présent et oublie le reste! Il faut accepter les événements de
la vie si on ne peut pas les changer et ne jamais se battre contre
l’impossible.»
Marcel Béliveau avait été un millionnaire de la télévision. Comment expliquer
ses échecs en fin de vie. Il a commis deux erreurs importantes:
1. Il a voulu répéter ses succès de la télévision dans des domaines qu'il
ne connaissait pas, les restaurants et les agences de voyages;
2. Il a investi son argent personnel, geste que ne font jamais les financiers...
Je vous invite à visionner l’une des dernières entrevues de Marcel Béliveau
disponible sur le site Internet du réseau de télévision TVA.
Bernard Bujold
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Photo 1: Marcel Béliveau  (Photo par Bernard Bujold)
Photo 2: Pierre Péladeau et Bernard Bujold
Photo 3: Marcel Béliveau au golf (Photo courtoisie Marcel Béliveau)
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Mardi 2 juin 2009
L'art du pardon - Nancy Michaud - Rivière Ouelle
par Bernard Bujold
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Photo 1: Plage à Rivière-Ouelle
Photo 2: Nancy Michaud (1971-2008)
Photo 3: Le meurtrier Francis Proulx
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Le meurtre crapuleux de Nancy Michaud dans le petit village côtier de
Rivière-Ouelle (1200 habitants) nous fait penser aux scénarios classiques
de la série Criminal Minds présentée à la télévision américaine (CBS).
L’auteur du crime est souvent un voisin qui a l’air tout à fait inoffensif et
même très sympathique.  
Quiconque regarde la photo du tueur Francis Proulx, avec ses lunettes
d'intellectuel et sa coupe de cheveux très conventionnelle, accepterait de devenir
son ami. Pourtant, l'individu est un dangereux personnage qui a tué une jeune
femme pour ensuite avoir une relation sexuelle avec son cadavre.
La réalité dépasse la pire des fictions…
La condamnation du meurtrier à 25 ans de prison a fait déclarer au conjoint de
la victime qu’il aurait préféré que le criminel eut été condamné à mort…
Cette réaction a fait dire à certains qu’il devrait plutôt pardonner sinon il ne
pourra jamais reprendre le cours de sa propre vie et permettre à ses enfants
de faire de même. S'ils oublient le crime dont a été victime Nancy, les survivants
pourront continuer à vivre leur vie sinon, ils gaspilleront les années en
ruminant sur une vengeance qui leur sera probablement impossible à accomplir.
Selon-moi :« On ne peut pas pardonner à nos ennemis mais on doit les ignorer. »  
Il faut absolument oublier les crimes et les injustices commis à notre égard mais
attention, oublier ne signifie pas pardonner.
Pardonner est une autre sorte action que l'oublie. Pardonner à quelqu’un, c'est
accepter qu’il occupe un rôle actif dans notre vie, qu’il ait une existence comme
telle et, à la rigueur, l’aimer et le respecter. Je ne crois pas que ce comportement
est humainement possible. Seul le pape Jean Paul II était parvenu à pardonner
au tireur qui l'avait attaqué dans une tentative d'assassinat.
Ma philosophie personnelle de vie est l’ignorance de l’existence de l’ennemi.
Il n’y a rien de pire comme vengeance que d’ignorer quelqu’un!
Ce comportement m’a été enseigné par mon ami, aujourd’hui décédé, Ben Weider.
Il m’avait dit un jour: « Je n’ai pas d’ennemi! Je les ai tous totalement éliminés
de ma pensée. Cela ne veut pas dire que je vais être imprudent et les laisser me
faire du mal à nouveau mais j’oublie leur existence et je vis ma vie.
S’ils croisent mon chemin, c’est évident que je ferai en sorte de ne pas être
leur victime une seconde fois. Il ne faut quand même pas être naïf…
Je ne pardonnes pas, mais j'oublies et je suis très prudent! »
Il s'agit d'un très sage conseil et j'invite les gens de Rivière-Ouelle à l'appliquer.
Bernard Bujold
Note : J’avais écrit, il y a 1 an, un éditorial au sujet de Rivière-Ouelle.
Il est encore d’actualité aujourd’hui.  Si ça vous intéresse de le relire, voici le lien.
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Mardi 9 juin 2009
Le rocher de Frank Stronach  
par Bernard Bujold
Frank Stronach est aujourd'hui l’un des hommes les plus riches au monde
mais son histoire a commencé bien humblement notamment à Montréal alors
qu’il était un jeune immigrant.
Je connais Frank Stronach (76 ans) pour l'avoir rencontré alors que j'étais à
Ottawa dans les années 1984 suite à l’élection de Brian Mulroney. Stronach
venait d'avoir 50 ans et déjà son entreprise de pièces d’autos Magna prenait
de l'importance. Le souper que nous avions eu ensemble est encore gravé
dans ma mémoire. Son histoire personnelle m'avait marqué.
Il me raconta : « Je suis arrivé au Canada en 1954 sans aucune possession.
J'ai d'abord fait des petits travaux de rien du tout et j'ai même ramassé des balles
de golf au nord de Montréal. En fait, presque ramassé car je n'ai jamais trouvé
l'emplacement du terrain de golf...
J’ai quitté pour Toronto et j'ai ouvert un garage de mécanique avec un associé.
Nous étions deux jeunes avec un coffre d’outil...  On travaillait sans arrêt et
on dormait même dans le garage pour ne pas payer de loyer.
À un moment donné, je me suis dit que ce n’était pas une vie.
Un dimanche après-midi, je me suis assis sur un rocher et j'ai pensé:
Qu'est-ce que je veux faire de ma vie? Réparer des vieilles voitures en échange de
quelques dollars ou vivre une vraie vie avec une belle maison et une famille à moi?
Là, sur ce rocher, j'ai compris que si je voulais réaliser mes rêves,
j'en serais capable. Pour moi tout a commencé sur ce rocher...»
Évidemment raconté par Stronach avec son accent autrichien, on accroche à
son histoire. Il sait communiquer et son regard est très attachant.
L'homme a connu beaucoup de succès mais aussi de nombreux échecs, en affaires
comme en politique. Ainsi, il n’a jamais pu se faire élire député alors qu’il rêvait
de devenir Premier ministre (1988). Son projet de magazine de luxe VISTA (1989)
n’a pas fonctionné ni l’élection de sa fille à la direction du Parti conservateur du
Canada (2004). Je dirais qu’il a connu autant d’échecs que de succès mais la
conclusion est que les gains sont supérieurs aux pertes.
Comme il le répète : «Il faut accepter ses succès, oublier ses échecs et
continuer d'avancer...»
J'ai rencontré Frank et sa fille Belinda à quelques reprises au fil des ans.
J’étais un supporteur de Belinda lorsqu’elle était candidate à la chefferie du
Parti conservateur, poste qu’elle a perdu aux mains de Stephen Harper.
Dans le cas de Frank, il me fait penser à Richard Branson, Paul Desmarais ou
Guy Laliberté. Ce sont des leaders qui occupent la pièce dès qu'ils y entrent,
tellement leur "aura" est forte. Ils sont également très chanceux car ils ont tous
été aussi près de l’échec que de la réussite. Leur destin a voulu qu’ils gagnent
mais ils auraient pu tout perdre. À titre d’exemple,  il suffit de regarder le destin
d’un autre grand personnage qui leur ressemblaient sur le plan du charisme
mais qui a tout perdu: Robert Campeau d’Ottawa.
Frank Stronach a aujourd’hui quitté le Canada pour retourner vivre dans son pays
d’origine l’Autriche. Il a récemment fait la chronique des médias avec sa
proposition d’acheter la compagnie automobile allemande OPEL. On parle aussi
de son projet de voiture électrique, un précurseur dans le domaine.
Il faudra voir la suite mais Frank a démontré que la chance existe et
qu’il faut simplement convaincre le destin de nous la présenter…
-Bernard Bujold
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Photo 1: Frank Stronach à Berlin devant des journalistes (Mai 2009)
Photo 2: Frank Stronach dans son atelier mécanique (circa 1960)
Photo 3: Belinda et son père Frank Stronach (Mai 2008)
Photo 4: Frank Stronack à Saratoga New York
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Mardi 16 juin 2009
Le maire de Montréal et
les élections municipales au Québec  
par Bernard Bujold
Le poste de maire de Montréal n’a plus le prestige qu’il a déjà eu à l’époque de
Jean Drapeau mais il n’en demeure pas moins très convoité.
L’actuel maire, Gérald Tremblay, occupe le siège depuis deux mandats et il espère
bien obtenir une troisième victoire électorale et terminer sa carrière à la direction
de ce qu’il appelle sa ville! (Tremblay aura 67 ans le 20 septembre 2009)
Le maire actuel s’est vu critiqué de façon agressive au cours des dernières années
mais il a toujours su garder le cap malgré les attaques et il a toujours survécu,
ce qui n’est pas peu en politique…
Personnellement, je connais bien Gérald Tremblay mais je ne suis pas un intime.
J’étais plus près de l’ancien maire Pierre Bourque et j’avais même contribué, en
compagnie de Pierre Péladeau, à sa première campagne et victoire électorale de
1994. Péladeau avait mis Quebecor et le Journal de Montréal derrière Bourque et
je servais de courroie de transmission. Nous avions délogé Jean Doré de façon
inattendue car tous les observateurs prévoyaient que Bourque serait défait.
Nous avions déjoué les sondeurs... C’était la première fois qu’un fonctionnaire
(directeur du Jardin botanique) devienne le plus haut magistrat de sa ville.
Je crois qu’il a été un excellent maire du moins durant son premier mandat.
J’ai également connu un autre candidat qui était aussi un ami personnel de
Pierre Péladeau, Jacques Duchesneau. Malheureusement ce dernier n’a pas réussi
à se faire élire lors de l’élection de novembre 1998 mais je crois qu’il aurait pu
remporter la victoire s’il avait été mieux entouré. Ses conseillers en communications
lui avaient recommandé de s’éloigner de son image de chef de police pour se
rapprocher de celle du citoyen ordinaire. Je suis convaincu que c’est ce qui a causé
son échec ! Je lui avais d'ailleurs proposé mes services à l’époque au niveau de ses
communications mais Jacques n’avait pas voulu m’inviter dans son équipe.
Soulignons que Pierre Péladeau était décédé en décembre 1997 et que je
me cherchais un nouvel emploi. J’aime penser que j’aurais pu aider
Jacques Duchesneau à devenir maire…
L’actuelle campagne 2009 à la mairie de Montréal risque d’être à l’image de
l’économie, c'est-à-dire plutôt morose et sans aucun grand projet.
Le candidat Benoit Labonté aurait pu provoquer un débat coloré mais il a eu
peur de ne pas gagner et il a cédé sa place à une ancienne ministre québécoise,
Louise Harel, celle-là même qui avait piloté le dossier des fusions municipales.
Son passé risque de la rattraper et de lui nuire.
Est-ce qu’il aurait des candidats intéressants capables de déloger Gérald Tremblay.
Très certainement mais ils ne sont pas prêts à payer le prix ni faire les efforts
pour convaincre les électeurs.
Jacques Ducheneau ne veut absolument rien savoir de ce poste et Pierre Bourque
est à la retraite et heureux de l’être. D’autres comme Normand Legault sont
fatigués de se battre pour convaincre tandis que d’ex-politiciennes comme
Liza Frulla préfèrent leur nouveau rôle de vedette à la télé.
Les élections municipales se tiendront le 1er novembre prochain pour toute la
province de Québec et en campagne électorale tout est possible. La preuve en est
la ville de Québec. On croyait que personne ne pourrait remplacer la mairesse
Andrée Boucher et voilà qu’un illustre inconnu, le maire Régis Labeaume, est
devenu le maire vedette non seulement pour le Québec mais pour le Canada tout
entier et même en France. Son truc, éliminer l’obligation pour les membres de
son parti de l’appuyer. Chacun des conseillers peut voter selon sa conscience.
Il faudra voir le résultat des élections de la ville de Québec alors que Labeaume
sera lui aussi en réélection mais il semble bien que s’il y a un « Barack Obama »  
de la politique québécoise, c'est le maire de Québec!
La politique est souvent comparable aux courses de chevaux.
Le cheval que tout le monde voit gagnant peu perdre la course derrière un cheval
sur lequel personne n’a parié.
Bonne chance à tous les candidats à la mairie non seulement à Montréal mais
partout au Québec. Que les meilleurs gagnent, hommes et femmes confondus!
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Photo 1: Gerald Tremblay, Jacques Duchesneau, Louise Harel
et Pierre Bourque
Photo 2: Régis Labeaume - maire de Québec
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Dimanche 28 juin 2009
Le plaisir de vieillir...
par Bernard Bujold
Il ne faut pas se faire d’illusions, il n’y a pas de plus grande richesse dans la vie que
la jeunesse! Mais pour ceux qui vieillissent, il faut bien aussi découvrir les bons
côté de l’âge car, de toute façon, on ne peut pas revenir en arrière…
Personnellement, j’ai passé le cap des 50 ans il y a déjà quelques années mais à
chaque été, à l’occasion de mon anniversaire le 28 juin, j’aime bien faire un bilan
de ma vie. C’est mon côté romantique!
D’emblée, ma plus grande réussite est d’être le père de deux enfants.
Étrangement, cet événement fut aussi un des plus douloureux de ma vie car j’ai
divorcé en 1991 et je n’ai pas pu voir grandir mon fils et ma fille qui sont nés
en 1982 et 1983. Est-ce que je regrette d’avoir divorcé, non mais si j’ai un conseil  
à donner aux jeunes gens, c’est de bien choisir leur conjoint, obligatoirement
par amour et pour aucune autre raison…
Pour ceux qui s’interrogent au sujet des deux mascottes LeStudio1.com, celles-ci
sont inspirées de mes deux enfants. Monsieur X est à l’image de mon fils David et
la mascotte Miss Gym est à l’image de ma fille Stéphanie. David est un « wizard »
en informatique- internet et il a été un collaborateur important avec LeStudio1.com.
Stéphanie est fiancée et elle travaille en marketing.
La jeunesse est sans contredit le moment charnière. Ce sont les décisions
que nous prenons vers l’âge de 20 ans qui influenceront toute notre vie.
Le choix d’une profession, les études appropriées, la découverte de nos
passions, la rencontre d’un conjoint(e), etc. Autant de décisions prises parfois
à la légère mais qui ont des conséquences incontournables et souvent
irrémédiables sur notre vie d’adulte.
Mais si nous avons commis des erreurs, comment corriger la situation?
J’aime dire que la vie est comme un voyage sur une rivière et que la
seule option est de descendre avec le courant. Il faut donc se laisser flotter
et espérer que nous éviterons les rochers et les écueils. En ce sens, la seule
façon de corriger les erreurs de la vie est d’être chanceux! La chance de
survivre aux obstacles qui sont sur notre voie et de pouvoir les transformer en
événements positifs ou tout au moins de survivre à la catastrophe.
De fait,  la chance n’est pas vraiment une question de choix.
Je l’ai déjà écrit : «  L’on ne choisit pas d’accueillir la chance mais c’est elle qui
nous choisit. » Ce phénomène est d’ailleurs de plus en plus reconnu par les
scientifiques et il semble même que certains employeurs posent la question lors
des entrevues avec les candidats potentiels :
« Est-ce que vous êtes d’un naturel chanceux dans la vie? »
La chance peut prendre plusieurs aspects mais c’est un élément essentiel pour
réussir sa vie. Même si on avait pris les bonnes décisions lors de notre
jeunesse, sans chance, les décisions les plus logiques se transformeront en échecs
lamentables et parfois tragiques! La chance peut être aussi significative que
de ne pas embarquer sur le vol d’avion qui va s’écraser dans l’océan (Air France)
ou aussi simple que de trouver un billet de 5 dollars sur le trottoir.
Lorsque l’on dépasse la cinquantaine, on nous demande souvent si nous avons
des regrets? J’aime bien répondre qu’il ne faut pas s’apitoyer sur les échecs
ni croire que nous sommes totalement responsables de nos succès.
Évidemment c’est une réponse simple mais elle résume bien toute la réalité
de la vie. Cette vie qui est en soi inexplicable et de façon générale, cruelle,
animale et imprévisible. Comment expliquer, par exemple, les actes de violences
entre les hommes? Alors que les religions devraient être le véhicule de l’amour
et de l’entraide entre les humains, celles-ci sont la source de tous les maux, dont
le terrorisme et les guerres!
Est-ce qu’il y a une vie après la mort, ou est-ce  que la vie se résume uniquement
à notre passage sur terre. Comme dirait le Docteur House, il y a de bonne chance
que la vie ne soit rien de plus que notre vécu du moment présent. Si on se trompe
et qu’il y a une après-vie, et bien nous aurons vraiment de la « chance » et nous
pourrons poursuivre notre voyage éternellement...
Mais comme l’a si bien dit Bernard Arnault (le mari de la pianiste québécoise
Hélène Mercier) : « …sur terre, il faut s’occuper des vivants… »
Pour conclure, j'ajouterai que la réflexion de Mademoiselle X dans l'édition
LeStudio1.com de cette semaine résume bien comment je définis l'amitié et
la façon par laquelle je sélectionne mes amis: "Mieux vaut mécontenter par
cent refus que manquer à une seule promesse."
En ce qui concerne mes activités favorites, loin de moi les plaisirs comme le
parachutisme… Je préfère le calme d’un souper entre amis, un bon vin et,
une fois la visite repartit chez-elle, lire tranquillement un livre, un magazine ou
un journal… papier!
Je vous remercie tous et toutes pour les bons vœux que vous m’avez offert à
l’occasion de mon anniversaire et comme je vous le dis souvent:
"Je tiens le coup; and I am still fighting!"
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Photo 1: Bernard Bujold et les mascottes Miss Gym et Monsieur X
Photo 2: David et Stéphanie Bujold
Photo 3: Mademoiselle X LeStudio1.com et les mascottes du magazine.
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Mardi 30 juin 2009
Le souvenir d'un grand Canadien
Roméo LeBlanc (1927-2009)
par Bernard Bujold
Tous les Canadiens et en particulier les Acadiens sont en deuil d’un grand citoyen,
Roméo LeBlanc (81 ans).
J’ai souvent eu à l’esprit l’existence du personnage au cours des ans car il fut
journaliste dans les mêmes médias où j’ai moi-même été journaliste, en plus
d’être aussi attaché de presse d’un Premier Ministre, dans son cas de deux.
Je suis Acadien d’origine et lorsque j’ai habité à Moncton en 1979, Roméo Leblanc
était considéré comme une icône. Un homme humble qui était accessible mais qui
était aussi très puissant. On disait même qu’il ne connaissait pas vraiment
la grandeur de son pouvoir et qu’il aurait pu obtenir beaucoup plus de la part de
Pierre Trudeau qui le respectait énormément, et qui avait besoin de sa présence
dans son cabinet. Certains disent même qu’il aurait pu être Premier Ministre mais
il ne considérait pas avoir suffisamment de support pour y songer ni l’envergure
nécessaire.
Ce fut d’ailleurs ces mêmes considérations et cette humilité qui ont failli l’empêcher
d’accepter son premier poste de journaliste avec Radio-Canada. Il s’était posé la
question à savoir s’il ne serait pas mieux de rester à Moncton et être un gros
poisson dans un petit bocal plutôt qu’un minuscule poisson dans l’océan de
Radio-Canada? Heureusement pour les Canadiens, il a choisi l’option de quitter
le confort de son milieu d’origine.
Roméo LeBlanc était fort attachant, toujours extrêmement poli, avec une voix
calme et légèrement mélodieuse qui était rassurante. Il adorait rencontrer
les gens et discuter avec eux, un trait de personnalité des Acadiens.
Il me faisait parfois penser à Jules Léger pour ce qui est de sa gentillesse envers
le public. Il avait aussi beaucoup de points communs avec une autre grande
politicienne et Gouverneure générale, Jeanne Sauvé. Tous les trois avaient de la
classe et surtout ils étaient respectueux de leurs semblables. Ils n’étaient pas en
politique pour leur profit personnel mais pour l’avancement de leur communauté.
Roméo LeBlanc est retourné finir ses jours dans son coin de pays, au village de
Grande-Digue près de Shédiac. Il aura vécu les derniers mois plus ou moins
conscient car la maladie de l’Alzheimer avait considérablement réduit sa qualité
de vie et le contact avec son entourage.  Il n’en demeure pas moins que ses
accomplissements sont digne de mention, non pas pour leur éclat mais pour leur
générosité, leur respect des autres et d’égalité entre les cultures. Roméo Leblanc
croyait au concept de multiethnicité et bien qu’un très ardent défenseur du
français et des Acadiens, il a toujours été très respectueux et compréhensif de
la culture anglophone. Il avait d’ailleurs marié une anglophone née à Toronto,
Diana Fowler,
LeStudio1.com offre ses condoléances aux membres de sa famille, plus
particulièrement à son fils Dominic, le député fédéral de Beausejour, et nous
accordons à Roméo LeBlanc une place dans la galerie
Les Meilleurs 2009 LeStudio1.com.
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Photo 1: Roméo LeBlanc
Photo 2: Roméo LeBlanc à Ottawa (1998)
Photo 3: Plage à Shédiac - Nouveau-Brunswick
photo 4: Roméo LeBlanc et son fils Dominic ( Moncton -  Janvier 2006)
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