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Océan de la vie...
Il existe une vague sur l'Océan de la vie,
laquelle si elle prise au bon moment au
rivage conduira le navire vers des terres
nouvelles et remplie de promesses.   /

There is a wave on the Ocean of life,
which if it taken at the good time at shore
filled of promises.
William Skakespeare
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Mardi 25 novembre 2008
Élections et emplois....
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et celui sortant du Québec,
Jean Charest, ont tous les deux déclenché des élections sous prétexte qu'ils
avaient besoin d'un mandat majoritaire. Stephen Harper ne l'a pas obtenu et tout
semble indiquer que Jean Charest, 83 millions$ plus tard, va obtenir lui aussi un
autre mandat minoritaire à partager avec Pauline Marois.
Selon-moi, nous gaspillons de l'argent et de l'énergie avec ce genre de campagne
électorale. C'est comme si un employé demandait à son patron:
"Je ne veux plus partager ma prise de décisions avec mes collègues de travail et
je veux décider seul de toutes mes priorités de travail..."
Son patron, c'est à dire nous les électeurs, devrions avoir la possibilité de ne pas
être victime de pareils enfantillages.
Je ne suis pas le seul à penser ainsi. La nouvelle génération est très inquiète face
aux gestes peu responsables de nos élus politiques.
Alors que tout le système financier s'écroulent et avec lui des milliers de carrières,
les policitiens ne pensent qu'à mieux sécuriser leur propre emploi...
Mon fils David a bien saisi la situation dans le texte éditorial qu'il a publié sur son
blog en anglais concernant l'importance pour les politiciens de travailler
sur les vrai priorités: c'est dire aider citoyens à se trouver un emploi valorisant.
Selon-lui, cet accomplissement passe par le système d'éducation.
Voici une traduction de son texte qui s'adresse à tous les politiciens partout
au Canada, aussi bien à Ottawa qu'à Québec!
Bernard Bujold - Montréal
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Si vous vivez dans un pays civilisé comme le Canada et que vous êtes âgés de moins
de 50 ans, les chances sont que vous avez obtenu un diplôme d'études secondaires.
Il est même probable que vous ayez obtenu un diplôme universitaire.
Mais pour ceux qui n'ont pas obtenu d'éducation post-secondaire, cela ne signifie
pas qu'ils sont moins d'intelligents. Ils ont probablement, quelque part dans leur vie,
tracé la ligne et fait un choix et ce choix est inhérent aux problèmes actuels de toute
notre "société civilisée".
Alors que nous approchons de l'an 2009, je demande :
Est-ce que vraiment notre humanité atteint son plein potentiel?
Est-ce que la société peut offrir un travail à chacun des citoyens, en particulier ceux
qui n'ont pas d’éducation post-secondaire?
Je suis d’accord que ce n'est pas tout le monde qui souhaite travailler en utilisant
ses capacités intellectuelles et que certaines personnes préfèrent le travail manuel.
Il est certain que nous avons besoin de personnes pour travailler dans les
Wal-Mart, Burger King ou dans les cafés Second’s Cup. C'est aussi une bonne chose
en soi que nous ayons des entreprises qui ont besoin d'employés peu scolarisés.
Mais est-ce qu’il pourrait en être autrement?
Que faisons-nous envers ceux qui ne souhaitent pas travailler dans des
«emplois manuels» et qui veulent en faire plus? Est-ce qu'il y a une place pour eux
sur le marché du travail? Les diplômés sans emplois par exemple!
La triste réalité est qu'il y a une limite à la demande dans toutes les carrières, que
ce soit médecin, architecte, psychologue / psychiatre, chimiste, avocat, infirmier,
policier, travailleur social, etc
Mais que faisons-nous avec tous ces gens qui ont choisi une formation dans un
domaine qui est déjà saturé au niveau des emplois disponibles?
Ces diplômés sont alors forcés de chercher un emploi dans un domaine qui paie
beaucoup moins et qui n'est pas dans leur domaine, un travail qui est très souvent
peu stimulant intellectuellement.
Il doit certainement y avoir un moyen de mieux profiter de notre système
d'éducation et de nos ressources afin de mieux vivre!
Il me semble inacceptable que personne ne soit tenu responsable pour le fait que
la société ne puisse pas fournir plus de direction à nos jeunes. Il y a bien sûr des
conseillers d'orientation à l’école secondaire mais ils ne peuvent faire plus que
suggérer. C'est honteux que notre système d'éducation ne soit pas en mesure de
donner plus d'options à ceux qui ont assez d'intelligence et d'ambition pour
poursuivre une éducation post-secondaire.
Au 21ème siècle, davantage pourrait et devrait être fait pour accueillir et guider
nos élèves.
Je crois que c'est à nous de réclamer des changements au sein du gouvernement et
dans nos systèmes d'éducation afin d'assurer à l'avenir que tout le monde qui
souhaite avoir une carrière stimulante soit en mesure de le faire.
Si nous voulons faire progresser chacune de nos communautés,
nous devons agir et cela doit débuter aujourd'hui.
"Rien dans l'éducation n’est autant étonnant que la quantité d’ignorance qui
s'accumule sous la forme de faits». -Henry Brooks Adams
David Bujold - Moncton
Photos du haut: David Bujold (fils de Bernard)
Photo du bas: Jean Charest, Mario Dumont et Pauline Marois
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Mercredi 3 décembre 2008
La prostitution de luxe....
La prostitution est un sujet controversé et avec un côté mystérieux.
Personnellement, je n'ai jamais fréquenté les travailleuses du sexe mais je n’ai
absolument rien contre! D’ailleurs, j’ai toujours prétendu que le sexe est comme tout
autre service et qu’il est acceptable de l’acheter. Il faudrait cependant légaliser son
fonctionnement. Selon-moi, toute personne qui travaille pour un employeur se prostitue
un peu en échange d’un salaire. On donne son temps et de ses efforts physiques en
échange d’une rémunération. Sauf que le travailleur conventionnel est contrôlé et
protégé par les lois et il pait ses impôts, ce que le travailleur sexuel ne fait pas.
À la rigueur, on pourrait même qualifier de prostitution la relation de certains couples
où l’un des conjoints accepte de se soumettre à l’autre en échange de la sécurité
financière…
Ceci-étant dit j’ai voulu rencontrer en personne celle qui s’identifie comme ayant été
l’escorte la plus dispendieuse des États-Unis et qui faisait partie de l’agence que
fréquentait Eliot Spitzer, le gouverneur de l’État de New York, lequel menait une
campagne pour éliminer la prostitution alors qu’il était lui-même un consommateur
régulier… Je me suis donc déplacé au lancement du livre de Natalie McLennan dans
une librairie montréalaise, Paragraphe Bookstore.
Il faut dire d’emblée que Natalie a cessé de pratiquer la prostitution et qu’elle n’a pas
du tout les allures que nous attribuons à une escorte.
On croirait plutôt avoir affaire avec une vendeuse d’un grand magasin
(Ogilvy ou Lafayette). Elle est anglophone et pas très grande. Elle est jolie mais elle
est surtout gentille.  Elle affiche un beau sourire, vous regarde droit dans les yeux et,
sans essayer de racoler, elle s’adresse à vous par votre prénom. On croirait parler
avec une amie de longue date.
Pourtant la jeune fille de 28 ans a été escorte et elle accompagnait les gens
riches et célèbres. Son tarif était de 2 000$ l’heure,  pour un minimum de 2 heures.
(J’ai passé une heure en sa compagnie, gratuitement… lors du lancement pour la
photographier)
Son autobiographie, "The Price: My Rise and Fall as Natalia",  risque de devenir un
best-seller car Natalie raconte de façon détaillée comment une jeune fille du
West Island de Montréal, qui dansait la claquette, en est arrivée à se retrouver au
sommet de la prostitution à New-York? Ce livre est non seulement une autobiographie,
il est aussi un enseignement pour les parents. Le livre comporte également plusieurs
conseils sur les façons de réussir en affaires et de vaincre les compétiteurs.
Les techniques de vente ne sont pas différentes entre une activité légale ou illégale.
On y apprend aussi que l'erreur fut de trop parler de ses succès notamment dans
un article de première page publié dans le magazine NEW YORK en 2005.
Cet article a attiré l'attention du FBI.
La vie que Nathalie a vécu était une sorte de paradis: les beaux vêtements, les
plus beaux restaurants et hôtels de New-York et le sexe dans cet environnement de
luxe. Mais il y avait aussi la double vie et c’est là que tout a déraillé.
Bien sûr la ligne entre le bien et le mal est difficile à définir ici car il n’y avait pas de
violence et tout le monde était consentant. Sauf que la société a des règlements et
l’un d’eux est de ne pas se faire découvrir si l’on transgresse les dits règlements…
Lorsque la double vie de Spitzer fut dévoilée, la société se devait de punir.
Comment  accepter qu’un père de famille (3 filles) comme le gouverneur Eliot Spitzer
qui était en croisade contre la prostitution, et qui déclarait solennellement vouloir
aider ses concitoyens à lutter contre ce qu'il qualifiait de fléau, en soit aussi un fidèle
consommateur?
La société ne pouvait pas accepter de se faire ridiculiser ainsi par son leader surtout
une fois le mensonge dévoilé sur la place publique.
Le paradis de Natalie s’est effrondré avec le scandale Spitzer et son enfer a commencé.
La question qui se pose: qui doit-on accuser et punir? La prostituée ou le client?
Natalie offrait un service demandé par des clients. Elle ne volait pas personne,
ni d’ailleurs l’usager qui payait toujours son dû.
Conclusion : Il est grand temps de légaliser la prostitution!  
Bonne chance Natalie et merci pour les photos!
Photos du haut: David Bujold (fils de Bernard)
Natalie McLennan (Photo par Bernard Bujold)
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Mardi 9 décembre 2008
La chute de cheval...
Stephen Harper est un politicien honnête sauf qu’il est comme la plupart
de ceux qui goûtent au pouvoir, il n’est pas très ouvert à la discussion.
Il n’accepte pas la contradiction et il croit fermement  que
ses idées et sa vision politique sont les meilleures.
« Que le peuple me suive… »
Malheureusement pour lui, personne ne peut imposer éternellement ses
idées sur son environnement.
Peu importe le degré de puissance que l’on possède, un jour ou l’autre,
il y a rébellion.
Le plus bel exemple est le cheval envers son maître.
Si un cavalier est ingrat et méchant  envers sa monture, il est certain que le
cheval le surprendra un jour en l’éjectant de la selle ou pire encore,
en le ruant dans un coin de l’écurie lorsque l’occasion se présentera.
Stephen Harper n’a jamais été tendre envers ses adversaires politiques
et il a toujours considéré que le maître à bord, c’est lui.
Il lui est arrivé ce qui arrive aux cavaliers négligents, il est tombé de cheval.
Heureusement pour lui, la chute n’a pas été mortelle.
Reste à savoir s’il pourra remonter en selle et réussir à diriger le pays avec
harmonie.
En politique, c’est le monde des compromis. Brian Mulroney avait bien compris
le système lorsqu’il est arrivé à Ottawa en 1984. Il avait promis
durant la campagne de transformer la machine gouvernementale en un
système efficace comme l’était le secteur privé à l’époque.
Pas de gaspillage et de l’efficacité!
Sauf que Brian s’est rapidement aperçu que le gouvernement a des
règles et qu’il vaut mieux travailler en collaboration plutôt qu’être en conflit.  
Les hauts fonctionnaires sont là pour leur compétence tandis que
les politiciens sont les élus du peuple. Ils sont là pour juger si le système
correspond aux attentes et il vaut mieux s’appuyer sur les fonctionnaires plutôt
que de les combattre.
Stephen Harper n’a jamais voulu accepter le fait que l’on obtient plus de quelqu’un
en étant convaincant plutôt que d’exiger par autorité.
Mais malgré ce défaut, Harper a toujours survécu car il est chanceux.
Lorsqu’il fut élu chef du Parti conservateur, Belinda Stronach lui faisait ombrage.
Paul Martin lui a rendu un fier service en invitant Stronach à changer de parti.
Harper ne l’a jamais dit sur la place publique mais il était très heureux de ce départ
car il ne pouvait pas supporter près de lui cette femme riche et charismatique.
Encore aujourd’hui, Harper est chanceux. Si les Libéraux fédéraux avait eu un chef
solidement en place, il était cuit.
Sauf que le soir du message à la nation, Stéphane Dion lui a sauvé la vie en
apparaissant à la télévision dans le vidéo que l’on connaît. (voir photo plus haut)
Il faut maintenant attendre le 27 janvier mais de deux choses l’une:
ou bien Harper aura décidé de changer son comportement, ou bien
il sera encore une fois chanceux.
On chasse difficilement le naturel car il revient au galop mais parfois,
le bossu est éternellement chanceux. À suivre!
Note: Il faudra surveiller aussi l'avenir de Mario Dumont. La rumeur circule de plus
en plus qu'il deviendrait le lieutenant de Stephen Harper au Québec.
La façon élégante par laquelle il a rapidement démissionné de l'ADQ après  
l'échec de son parti lors de la campagne électorale du 8 décembre a augmenté
l'admiration et le respect que témoignent les Québécois envers Dumont.
Photos du haut: Le cheval de saut Heljon Deruerie et
Stephen Harper
Photo du bas: Stéphane Dion et son vidéo à la nation
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Mardi 16 décembre 2008
La passion des journaux... (Partie 1)
Les difficultés du Chicago Tribune démontrent encore une fois que les grands
médias sont très fragiles et que la crise économique vient s'ajouter à la menace
Internet. The Chicago Tribune est un joyau américain mais son avenir est loin d'être
assuré. Pas plus d'ailleurs que l'avenir d'aucun grand groupe média, que ce soit
ailleurs dans le monde ou à Montréal.
Sam Zell (69 ans) avait acheté le groupe The Tribune en avril 2007 pour la somme
de 8,2 milliards$ et il en avait pris possession en décembre 2007.
Mais il ne connaissait pas les journaux...
La passion des journaux est comme la passion au hockey.
Dans les deux cas, l’éditeur veut gagner et être meilleur que son compétiteur.
C’est pour cette raison que les meilleurs journaux sont ceux qui sont menés par
un propriétaire passionné qui aime et connaît les journaux.
Les Conrad Black et Pierre Péladeau étaient des amoureux de la presse.
(Malheureusement, le premier est en prison et l’autre est décédé...)
Rupert Murdoch demeure le seul grand passionné des journaux encore actif en
Amérique du Nord.
Le propriétaire du Chicago Tribune, Sam Zell, a fait sa fortune dans l’immobilier.
Pour lui, d’avoir acheter The Chicago Tribune était une sorte de continuité de sa
carrière en finance. Mais un média est totalement différent d’un édifice à bureau.
D’abord, il faut savoir communiquer et comprendre par instinct ce qui
anime la population. Puis, il faut convaincre ses journalistes d’écrire avec ardeur
pour la publication.
J’ai côtoyé deux magnats de la presse dont un plus étroitement.
Dans le cas de Pierre Péladeau, il n’a jamais dérogé de sa spécialité qui était les
journaux et leur production. Le Journal de Montréal fut son bébé et il l’a aimé
jusqu’à son dernier souffle de vie, envoyant des commentaires et des suggestions
à chaque matin aux différents éditeurs. Pierre Péladeau a souvent été invité à
investir dans d’autres domaines dans lesquels il connaissait rien mais il a toujours
refusé de le faire.
Dans le cas de Conrad Black, j’ai pu le voir à l’œuvre et s'il y a une tristesse dans
son histoire personnelle, c’est qu’il n’ait pas concentré ses efforts dans les journaux.
Il était, selon-moi, le plus grand éditeur de la planète.
Conrad Black est un intellectuel qui aime et sait écrire. Il avait lancé son empire
à partir de Sherbrooke avec The Record et à un moment donné il était dans la ligue
des Murdoch. Malheureusement, il a voulu être ce qu’il n’était pas, un financier
et il se retrouve dans une prison près de la Floride.
Sam Zell ne connaît rien des journaux et son aventure n'aura même pas duré 1 an..
Quelqu’un d’autre devra reprendre l'empire qu'est The Chicago Tribune.
Sauf qu’un empire endetté à plus de 13 milliards$ US n’est pas à portée de mains
de plusieurs.
Je vous invite à lire l’ouvrage "Ego and Ink" une biographie écrite en
2004 à propos du National Post. Le récit est passionnant et pleinement
d'actualité. Ce livre nous fait comprendre que l’élément le plus important pour
réussir dans les journaux, même aujourd’hui à quelques jours de 2009,
c’est la passion.
La semaine prochaine, j’écrirai au sujet d’une nouvelle biographie que
je viens de recevoir: celle de Rupert Murdoch.  (Voir texte - Partie 2)
Photos du haut: The Chicago Tribune et Sam Zell
Photo du bas: Couverture de la biographie du National Post
et Conrad Black devant sa prison en Floride.
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Mardi 23 décembre 2008
Rupert Murdoch et son empire... (Partie 2)
Tous les médias contemporains dans le monde sont actuellement inspirés par
Rupert Murdoch et par ses techniques de gestion des journaux.
L’homme de presse a toujours vécu entouré de journaux et son premier mentor
fut nul autre que Lord Beaverbook avec qui sa mère l’avait envoyé en stage durant
quelques mois suite au décès subit du père Keith en 1952.
(Beaverbrok était un ami de la famille Murdoch)
La mort du père laissait un empire de presse naissant sans leader et pour préparer
le jeune Murdoch à prendre la relève, on avait pensé l’envoyer observer l’un des
grands l’époque. Le jeune Rupert était alors âgé de 22 ans
Le cheminement qui s’en suivit est digne d’un ouvrage au complet tellement la lutte
contre Fairfax et contre l’autre groupe australien Parkers fut mouvementée et
spectaculaire. (Il y avait à l'époque trois grands groupes de presse australiens)
C’est en 1968 que Rupert Murdoch, alors âgé de 38 ans, a quitté cet environnement,
où il était devenu un leader reconnu, pour tenter sa chance en Angleterre où il était
un parfait inconnu. La mère de Rupert Murdoch est encore aujourd’hui considéré
comme une grande dame en Australie et on dit qu’elle est aussi respectée qu’un
chef d’état. Rupert a obtenu un grand succès en Angleterre notamment avec The Times
and The Sun de Londres mais sans jamais réussir à faire partie de l’establishment qui
encore aujourd’hui le considère comme un «Outsider».  Il commencera à venir aux
États-Unis en 1974 mais là aussi il sera toujours regardé avec une sorte de rejet de
la part de l’establishment. Cette situation est devenue la motivation profonde de
Murdoch: «Si je ne peux pas être accepté et respecté, je vais dominer.»
Rupert Murdoch me fait penser à l’ex-magnat québécois, Pierre Péladeau (1925-97)
dont les Québécois se sont longtemps moqué et de qui on disait qu’il n’avait aucune
classe. Aujourd’hui, ses détracteurs admettent qu’il était un génie des médias et des
affaires mais malheureusement c'est posthume...
Pour Péladeau comme pour Murdoch, on est pour ou contre quelqu’un et il n’y a pas
de zone grise. On est un allié ou un ennemi, dans lequel cas, il faut l’éliminer.
L’acquisition de Dow Jones (The Wall Street Journal) rejoint exactement
cet objectif. Pour Murdoch, d’être propriétaire du plus prestigieux journal américain
est une façon de dire à l’establishment qu’il est aussi important qu’eux mais
qu’en plus, il est propriétaire de leur leader mondial de l'information financière.
Pour arriver à ses fins, Rupert Murdoch agit aussi comme Pierre Péladeau.
Il peut être à la fois le plus grand séducteur comme le plus violent des prédateurs.
Dans le cas de Dow Jones, Murdoch a mis plusieurs années de travail pour peaufiner
son plan et il a profité de chacunes des failles notamment les querelles de la famille
propriétaire (Bancroff).
On dit que Murdoch est un homme d’instinct. Il analyse ses interlocuteurs
et il décide de ses prochaines actions selon ses perceptions personnelles.
Cette situation fait de celui-ci une sorte de magicien qui domine son environnement
et qui s’entoure de gens qui dépendent de lui. Cela pourrait être problématique
lorsque Murdoch (77 ans) ne sera plus capable de diriger son empire.
À ce niveau également sa situation ressemble à celle de Pierre Péladeau.
Murdoch a six enfants, dont trois envisagent déja de prendre la relève.
Le favori, James, a fait ses preuves dans la télévision par câble en Angleterre
avec BSkyB, un peu comme Pierre-Karl Péladeau au Québec avec Videotron.
Je vous invite à lire la toute dernière biographie « The Man Who Owns the News »
dont l'auteur a écrit un résumé dans Vanity Fair de décembre. Je vous suggère aussi
de visionner l’excellente entrevue réalisé avec Murdoch par Kara Swisher et
Walt Mossberg de D All Things Digital.
Pour l'avenir et la suite de l'histoire, tout est à suivre...
Photos du haut: Couverture du livre et Rupert Murdoch
à la conférence D All Things Digital 2007
Photo du bas: Rupert Murdoch dans son bureau de New-York
(Photo Vanity Fair)
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Mardi 30 décembre 2008
L'avenir des journaux au Québec... (Partie 3)
Les journaux papier subissent présentement une grande compétition de la
part de l’Internet, tellement que leur survie est mise en danger.
Ceci est vrai, aussi bien au Québec que partout ailleurs dans le monde.
Pourtant, les deux types de médias sont différents et ils auraient pu cohabiter
harmonieusement…
Les journaux papier sont un lien qui unissent une communauté, une ville
ou une région. À l’opposé, l’Internet n’a pas de frontières géographiques et
il rejoint toute la planète d’une façon interactive notamment avec le Web 2,0.
Les deux techniques de production sont également très différentes entre le papier
et l’Internet. Pour les journaux papier, on fait payer les coûts d’imprimerie et du
papier aux annonceurs. La différence entre les ventes publicitaires et le coût de
production rapporte le profit de l'entreprise et à une époque, durant les années
1950, la formule était très lucrative. L’avènement de la radio et de la télévision
avait fractionné le marché mais tous les joueurs réussissaient à s’emparer d’une
part importante de gâteau.
L’Internet a transformé ce marché publicitaire traditionnel sauf que personne
n’a vraiment récupéré tous les annonceurs. C’est comme si le bassin avait été percé
et que les annonceurs avaient disparus.
La publicité est le centre vital d'un journal et le contenu en information est
sa raison d'être. Sauf que l'un ne peut pas exister sans l'autre.
Pas de lecteurs, pas de publicité!
Cela inquiète grandement les éditeurs, autant papier que virtuel car les
lecteurs migrent vers l’internet à un rythme accéléré. À preuve, les récentes
statistiques classent l’Internet au premier rang devant la télévision comme source
d’information chez les moins de 30 ans et au deuxième rang chez les plus de 30 ans.
Les journaux se classent au troisième rang, tous les âges confondus (moins de
30 ans comme plus de 30 ans). L’handicap de l’Internet, qui est aussi sa très
grande force, est sa gratuité. La publicité internet est interplanétaire (Google-Yahoo)
mais elle ne peut pas vraiment rejoindre les marchés locaux comme un journal.
Au Québec, le test pour connaître l’avenir des journaux papier sera la conclusion
des négociations de la convention de travail au Journal de Montréal. Il faudra voir
si la nouvelle convention sera le clou dans le cercueil du journal fondé par le magnat
Pierre Péladeau en 1964.
Pour Péladeau père, Le Journal de Montréal était au départ une façon de rentabiliser
ses presses sept jours semaine plutôt qu’une seule fois semaine avec ses hebdos.
Mais rapidement Le Journal de Montréal est devenu le joyaux et la fierté du magnat
québécois. La formule a été aussi très payante et elle lui a permis de créer un empire
qui, au moment de sa mort en décembre 1997, comprenait des usines de pâtes et
papier (Donohue); des imprimeries (Quebecor World); et des publications diverses
dont la principale et la plus prestigieuse était Le Journal de Montréal.
Aujourd’hui la situation a beaucoup changé pour Quebecor.
D’abord les Imprimeries Quebecor n’existent plus et ils sont en restructuration
sous la protection de la loi des créanciers; Donohue a été vendue; et Le Journal de
Montréal a perdu son lustre devant les publications de Sun Media et du groupe
Canoe qui sont à l'avant-scène.
L’âme de Quebecor est aujourd’hui Videotron, une compagnie de télévision par câble
et d’Internet achetée en octobre 2000 par le fils de Pierre Péladeau, Pierre-Karl, qui
souhaite en faire la spécialité de l’empire, en particulier avec la téléphonie cellulaire.
Il faudra voir comment se déroule le bras de fer qui s’amorce entre les employés de
l’ancien empire et le patron Pierre-Karl Péladeau mais une chose est certaine :
rien n’est éternel.
Il ne faut pas oublier non plus qu’une guerre n’est jamais une situation
gagnante pour aucune des deux armées et il y a toujours des destructions et
des pertes pour chacun des belligérants. Mais la guerre signifie aussi
la révolution et le changement.  À suivre!
Photos du haut: Pierre-Karl Péladeau - QUEBECOR
Photo du bas: Jeune internaute devant son écran
d'ordinateur consultant le site LeStudio1.com  (Photos par Bernard Bujold)
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Mardi 6 janvier 2009
Pleurer ses amis...
Le chanteur français Johnny Halliday a déjà dit dans une entrevue :
"Quelqu’un comme moi ne devrait pas mourir… "
Malheureusement, la mort est la destination finale pour tous et
la vie n’est rien d'autre qu'un voyage.
Certains voyagent de façon plus agréable que d’autre mais tous,
nous arriverons à la même destination!
Les événements survenus à Chicoutimi relancent la discussion au sujet
de la tristesse de la mort d’enfants dont la vie débutent et du désir
d’adultes de vouloir cesser de vivre. La mort, qu’elle soit causée par
la maladie, le crime, la guerre ou le suicide, est toujours un événement
triste et douloureux pour les survivants.
Plusieurs de mes amis m’ont quitté au cours de l’année 2008
et si j’ai un regret c’est de ne pas les avoir côtoyés plus souvent lors
de leur voyage sur terre.
La plus récente descente du train de la vie fut celle de Valérie Letarte.
Je ne la connaissais pas personnellement sauf que j’étais parmi ses
nombreux et fidèles auditeurs des émissions 275-Allô et Ados-radio.
Je suis un adulte mais d’entendre Valérie discuter avec les enfants me
réjouissait et j’admirais son talent. Il faut dire que je suis père de
deux enfants et j’aurais aimé avoir pu parler à mes enfants comme le
faisait Valérie Letarte. Cette femme possédait un talent d’exception
pour la communication. Pourquoi est-elle descendue du voyage aussi
jeune? Elle aurait tellement pu aider de nombreux autres jeunes!
Je regrette de ne pas l’avoir contacté directement pour lui souligner
combien j’appréciais son travail.
D’autres amis m’ont aussi abandonné mais dans plusieurs cas,
je leur ai souvent dit que je les aimais durant le voyage.
Ben Weider est l’un de ceux-là. Cet homme a longtemps voyagé
et il nous a quitté à l’âge de 85 ans. Il fut pour moi un mentor
pendant près de 40 ans, au début sans qu’il ne le sache car
j’étais adolescent en Gaspésie où je m’entrainais seul avec ses
appareils. Par la suite, nous nous sommes rencontrés et l’amitié
a duré jusqu’au dernier jour de son voyage.
L’artiste Vittorio Fioricci était aussi mon ami. Malheureusement,
lorsqu’il nous a quitté, je ne l’avais pas revu depuis plus d’un an. Je
me souviens de la dernière fois. C’était devant un magasin du Vieux-
Montréal où il prenait une marche pour récupérer de son accident
vasculaire cérébral. Mais je pensais à lui chaque jour car ses œuvres
sont accrochées au mur du salon.
Le journaliste Michel Vastel était un autre de mes amis qui ont quitté
en 2008. Nous avions la même profession et j’admirais sa force de
caractère et son talent pour l’écriture. Je lui ai souvent dit!
Il y a quelques années, un autre grand ami m’a quitté, Il s’agissait de
Pierre Péladeau. Son départ fut douloureux pour moi car il est mort
devant moi sur son fauteuil dans son bureau. J’ai vu son dernier
regard et je savais qu’il abandonnait le voyage.
Heureusement, je lui avais souvent dit que je l’aimais.
Finalement, la responsable de mon propre voyage, ma mère, est
décédée il y a quelques années. Sa fin fut très difficile car elle ne
pouvait plus voyager mais le train refusait de s’arrêter pour qu’elle en
descende. Mourir immobilisée sur un lit d’hospice pour personnes âgées
est la pire des fins de voyage, surtout si cette agonie dure pendant
presque 10 ans…
Tout ça pour dire que la vie est un voyage et qu’il faut profiter
de chaque moment car bien que nous allions tous dans la même
direction, nos compagnons de voyage descendrons peut-être
à la prochaine gare. Il faut les saluer avant le prochain arrêt…
Photos du haut: Basilique Notre-Dame de Montréal- Photo Bernard Bujold
Photo du centre: Valérie Letarte (1961-2008); Michel Vastel (1940-2008);
Vittorio Fiorucci (1938-2008); Ben Weider (1923-2008);
Pierre Péladeau (1925-1997); Anita Cyr (1922-2005)
Photo du bas: Leonard Bujold (1915-1976) Photos par Bernard Bujold
Note : Voici l'avis de décès de Valérie Letarte tel que publié dans La Presse
LETARTE, Valérie - Le 28 décembre 2008, à Sutton, est décédée Valérie Letarte,
à l'âge de 47 ans. Elle laisse dans le deuil son fils Pavel et le père de celui-ci,
Claude Côté, ses parents Pierrette et Charles Letarte, ses soeurs Geneviève
(Fortner Anderson) et Marie-Anne (Alain Roy), son filleul Damien Letarte-
Ferreira, ses tantes Michèle Drouin (Sam Abramovitch) et Ginette Drouin,
de nombreux parents et amis, notamment Isabelle Dostaler et Mireille Dufour.
Elle fut chroniqueuse culturelle et animatrice à Radio-Canada.
Une commémoration aura lieu le dimanche 11 janvier 2009, de 11 h à 13 h
pour la famille et de 14 h à 17 h pour tous, au Salon Alfred Dallaire Memoria,
au 4231, boul. Saint-Laurent angle Rachel, à Montréal. Service de voiturier
sans frais
www.memoria.ca La famille remercie le service d'oncologie de
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lutte contre le cancer du CHUM
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Mardi 13 janvier 2009
Histoire d'artistes québécois...
Au début il y avait Guy Cloutier, un artiste-chanteur né en 1940
à Alma, qui a quitté sa région natale du Saguenay pour venir
s’installer à Montréal vers la fin des années 60. Cloutier est devenu
gérant d’artistes en 1969 et vers 1972 il a engagé un autre artiste-
chanteur qui voulait travailler dans la gérance, René Angélil.
Les deux hommes ont développé ensemble plusieurs artistes dont bien
sûr le jeune René Simard (le frère de Nathalie). Angélil et Cloutier ont,
à eux deux, imposer leurs artistes et le duo a connu le succès jusqu’à
la fin de 1975. René a alors voulu devenir associé plutôt qu’employé,
ce que Guy a refusé forçant Angélil de partir à son compte.
Après quelques revers, comme celui d’avoir été rejeté par Ginette
Renaud, dont il était le gérant et qui décida de confier cette tâche à
son amoureux du moment, René Angélil a atteint les plus hauts sommets
que l’on connaît avec Céline Dion. Malgré le fait que René et Céline
soient devenus des vedettes internationales, ils ont toujours gardé
contact avec leurs origines et Guy Cloutier était un grand ami du
couple. Lorsque Cloutier a admis sa culpabilité à l’accusation
d’avoir eu des relations sexuelles avec une mineure, l’une de ses
artistes, Nathalie Simard, René Angélil a défendu son ami.
Ce jour fatidique de mars 2004 avait ébranlé tout le milieu artistique
québécois car Cloutier était un pilier et une figure de proue.
Guy est allé en prison de décembre 2004 jusqu’à juillet 2006 et encore
aujourd'hui il est absent de la scène artistique, malgré sa sortie de prison.
Récemment, on commençait cependant à le revoir en public.
Il y a quelques semaines, sa fille Véronique Cloutier en avait
parlé à la radio de Radio-Canada alors qu’elle participait à une
émission avec Franco Nuovo. Elle avait d’abord « savonné » son
collègue Nuovo pour son manque de reconnaissance alors qu’il avait
critiqué en octobre 2004, pendant trois jours de suite dans sa
chronique du Journal de Montréal, l’échec d’une émission télé de Véro
et de son conjoint Louis Morissette (VIP - Radio-Canada).
Pourtant, elle l’avait charitablement reçu chez elle pendant des
moments difficiles qu’avait connu Franco à une autre époque.
Pourquoi avoir tourné le dos à cette amitié?  Véronique Cloutier
apparaissait comme quelqu’un de généreux et Nuovo comme
un ingrat.
Véronique Cloutier avait entrepris ensuite de donner des nouvelles de
son père Guy en disant qu’il se remettait tranquillement de son erreur
de vie et qu’il revenait dans le milieu. Je me suis dit qu’elle mettait la
table pour son père et c’était très honorable de sa part.
Le fameux Bye Bye 2008 a tout fait chavirer!
D’abord le numéro au sujet de Céline Dion et de son fils.
Pourquoi s’être moqué du fils de l’ancien ami de son père?
Véronique critiquait pourtant Franco Nuovo pour le manque de
reconnaissance à son égard… René Angelil avait défendu publiquement
Guy Cloutier lors des événements de 2004!
Mais Vero fit pire en se moquant aussi de la victime de son père,
Nathalie Simard, puis pour encore en remettre, il y a eu les
blagues au sujet des Noirs et de Barack Obama.
Si Vero m’avait contacté, je lui aurai dit que Nathalie, malgré tous les
reproches qu’on peut lui faire, possède une aura d’intouchable.
Elle est la victime qui a survécu. On ne touche jamais à une victime
pas plus que l’on insulte les Noirs, les Juifs ou les autres minorités
car c’est un sujet trop sensible et perdu d’avance.
Enfin, j’aurais ajouté que la fidélité en amitié est un incontournable
et qu’on ne doit jamais se moquer d’un ami en public.
Par ses actions au Bye Bye, Véro a repoussé de quelques
années le retour de son père dans le milieu artistique.
Cela est triste car si Guy Cloutier a énormément de talent,
probablement le meilleur gérant d’artiste après Angélil,
il est aussi âgé de 68 ans. Ajouter des années à son purgatoire
n’est pas une faveur pour personne, ni pour lui, ni pour les artistes.
Quel est la solution à cette situation?
Comme dirait la Reine Élizabeth II: “One must always fight
to get back on his feet and never accept defeat…”
La Reine disait aussi : «Never complain, never explain…»
Bonne chance et bonne année 2009 à vous trois: Véro, René et Guy…

Note: Selon les représentants publicitaires de Radio-Canada, le Bye Bye 2009
sera très facile à vendre car l'auditoire était là en 2008 avec plus de 4 millions
de téléspectateurs. En 2008, on aurait doublé le prix d'un commercial de
30 secondes comparé au prix de la carte de tarif (Source The Gazette)
Certains qualifient même le Bye Bye de "Petit Super Bowl québécois"...
(Voir photo de la conférence de presse de Véronique Cloutier )
Photos du haut: Véronique Cloutier et René Angélil
(Photo Bernard Bujold)
Photo du bas: Guy Cloutier et Nathalie Simard
(Photo Nathalie Simard Bernard Bujold)
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Mardi 20 janvier 2009
Pete Souza - Photographe officiel
de la Maison Blanche
Pete Souza est le nouveau photographe officiel de la Maison Blanche.
Ce dernier était professeur en communications à l'Université d'Ohio,
photographe de presse de carrière mais aussi ex-photographe officiel
de Ronald Reagan. Il a accepté l'invitation de Barack Obama et il
archivera pour l'Histoire les images du Président. Souza est très respecté
dans le milieu et il favorisera l'usage du digital. Il utilise des appareils
Canon dont le modèle D5's et il vient de publier un magnifique livre photos
"The Rise of Barack Obama".
LeStudio1.com lui offre une mention dans Les Meilleurs 2009. Bonne chance!
Pete Souza et la couverture de son livre
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Mardi 20 janvier 2009
La gloire et l'honneur
La gloire et les honneurs sont en quelque sorte des anecdotes temporaires.
Ce qui compte vraiment, c'est le souvenir de l'Histoire.
Tous les politiciens du monde veulent inscrire leur nom dans l’Histoire
et ils veulent que l'on se souvienne d'eux de la façon la plus grandiose
qui soit. La pire insulte pour un homme d’État, comme pour
quiconque, c'est d’être oublié…
Assez étrangement, la perception du public change souvent
comparé à la réalité du moment. Le cas de Bill Clinton est l’exemple
le plus évident alors que le Congrès a voulu le démettre de ses fonctions
mais il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs présidents de
l'Histoire des États-Unis. Qui est le vrai Bill Clinton? Probablement celui de
de l’Histoire car celle-ci est un juge qui a laissé la poussière retombée
et qui n'a retenu que l’essentiel au-delà de l'anecdotique.
On peut penser que Georges Bush sera lui aussi perçu différemment
maintenant qu’il est loin du pouvoir. L’essentiel de l’homme prendra
l’avant-scène. En bien ou en mal…
Le nouveau président Barack Obama est actuellement l’idole
du monde entier et il n’a pas encore pris une seule décision.
Jamais auparavant un politicien n’aura été aussi populaire et adulé
avant même d’avoir commencé.
Obama constitue déjà une sorte de Jésus-Christ moderne…
Il dépassera les attentes ou il décevra, mais on se souviendra de
Barack Obama. Il faut cependant attendre le passage du temps et des
événements pour le jugement!
Sur une scène plus locale, un débat a été récemment lancé suite au décès
de l’ex-maire de la ville de Québec, Jean Pelletier. Ses amis critiquaient
le fait que le Gouvernement canadien n’avait pas cessé de l’embêter
dans l’affaire des commandites et que les actions d’Ottawa avaient
entaché sa réputation et terni les derniers moments de sa vie.
Je n’ai pas connu monsieur Pelletier mais je suis certain d’une chose.
L’histoire confirmera, comme pour tous les autres politiciens, le jugement
final de sa contribution politique, au-delà de ses actions au quotidien.
Il faut laisser la passion du moment passer pour pouvoir apprécier
ou critiquer un individu, qu'il soit politicien ou d'un autre métier.
Bonne chance Barack Obama!
Photos du haut: Jean Pelletier, Paul Martin, Brian Mulroney,
Jean Chrétien, Bill Clinton et George W. Bush
Photo du bas: Barack Obama
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Mardi 27 janvier 2009
L'art du leadership et Barack Obama
Photos du haut: Barack Obama, Stéphane Dion,
Bill Clinton et Rahm Emanuel
Photo du bas: Rahm Emanuel et Barack Obama (Photo Pete Souza)
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Le monde entier a le regard tourné vers le nouveau président des
États-Unis Barack Obama et on surveille comment il réussira à diriger
le pays le plus puissant de la planète.
Il est évident que le président n’est pas un faible et même s’il
affiche l’image d’un personnage porté vers les autres, il demeure  
ce que l’on appelle un « prédateur » et il est capable d’imposer ses
idées au-delà de l’opposition et des critiques. La preuve en a été faite
lors de la lutte électorale contre Hillary Clinton et plus tard contre
John McCain. Dans les deux cas, il a su s'imposer et prendre
la place qu’il revendiquait.
Certains diront qu’il possède du « charisme », cette aura indescriptible
mais essentielle pour réussir en politique. On définit le charisme comme
l’ensemble des qualités d’une personne qui peut séduire, influencer et
fasciner les gens qui l’entourent par ses discours et son allure.
Être charismatique ne signifie pas être gentil!
Il semble que Rahm Emanuel (49 ans), le chef de cabinet de Barack
Obama, ne soit pas exactement un caractère calme et gentil car il est
souvent impulsif et agressif. Il a cependant du charisme, il est efficace
et il livre les résultats. On attribue le succès électoral d’Obama en grande
partie au travail d’Emanuel.
Auparavant, il avait été l’un des ardents défenseurs de Bill Clinton
dans l’affaire Monica Lewinsky. D’ailleurs, il est intéressant de
comparer le style de gestion de Bill Clinton avec celui de George W. Bush.
Il semble que l’équipe Clinton était plutôt brouillonne tandis que
celle de George Bush était très rigoureuse mais pourtant, le
gouvernement Bush est considéré comme un échec tandis que celui de
Clinton est perçu comme un succès dans l’Histoire des États-Unis.
Au Canada, on peut voir un autre exemple de l'importance du charisme
dans le cheminement de l’ex-chef du Parti libéral, Stéphane Dion.
Il n’a jamais pu s’imposer à la Chambre des communes à Ottawa et un
message vidéo mal cadré a été l’événement qui a provoqué sa chute finale...
Le succès ou l’échec d’un leader dépend définivement plus du charisme
que de ses véritables compétences ou qualités intellectuelles.
Il sera intéressant de suivre Barack Obama au cours des prochains mois
mais il est évident qu'il faudra toute une « dégaine » à lui et à son équipe
pour réussir à relever le monde.
Bonne chance!
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Mardi 27 janvier 2009
L'avenir des médias écrits - Le Journal de Montréal
Photos du haut: Lectrice de journal
Photo du bas: Pierre Péladeau devant sa piscine intérieure
à sa maison de Ste-Adèle (Québec)
Les mesures annoncées par le président de la France Nicolas Sarkozy
pour relancer l’industrie des médias écrits dans son pays sont
très intéressantes et il faut voir dans ce programme une façon pour
l’État de venir en aide à un secteur d’activité essentiel à toute
société organisée.
Malheureusement au Québec, la situation est plus embrouillée.
J’ai reçu plusieurs courriels me demandant ce que je pensais du
conflit de travail au Journal de Montréal.
Certains me demandaient aussi si je faisais toujours partie de l’empire Quebecor?
Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas encore que j’ai quitté Quebecor au
lendemain de la mort du fondateur Pierre Péladeau (1925-1997). Il est décédé
le 24 décembre 1997 et on m’a signifié mon congé le 5 janvier 1998…
Personnellement, je crois que l’avenir des médias écrits doit être
remis en question car les règles du jeu ne sont plus les mêmes qu’autrefois.
Ceci est vrai autant pour Le Journal de Montréal que pour tous les autres
médias partout ailleurs dans le monde.
Le groupe de presse qui a le mieux réagi à la nouvelle situation est
The New York Times dont la cohésion entre le papier et l’Internet est un modèle
à suivre. La rentabilité n’est pas encore au rendez-vous mais la formule
utilisée est excellente.
Est-ce que la survie du Journal de Montréal est menacée dans le présent conflit?
Je le crois mais je ne suis pas dans le secret des dieux…
Sauf qu'il va de soi qu'une entreprise comme Quebecor ne peut que constater
l'évolution des autres médias et en ce sens Pierre-Karl Péladeau a sûrement
une stratégie en tête...
Il est évident au Québec que d’autres groupes de presse, comme Gesca,
ont mieux saisi le tournant technologique et on peut faire un rapprochement,
sur une plus petite échelle, entre la recette de La Presse et celle
du New-York Times.
Le conflit au Journal de Montréal risque d’être long car Quebecor a
les moyens financiers de prolonger le débat. Quelques lecteurs m’ont demandé
ce que ferait Pierre Péladeau s’il était vivant? Difficile à répondre!
Pierre Péladeau aimait l’odeur de l'encre et la texture du papier.
Pour lui, toucher de ses mains un journal était agréable et essentiel.
L’empire Quebecor n’est plus celui de Pierre Péladeau.
En 1997, l'entreprise était constituée de trois grandes filiales qui se complétaient.
Les journaux, magazines, livres, disques et distribution dans une, l'imprimerie et
le papier journal dans les deux autres. En finance, on qualifiait le système de
tabouret à trois pattes à cause de sa grande solidité à ne pas se renverser.
Quelques mois avant sa mort, Pierre Péladeau s'aventurait en télévision avec
l'acquisition du petit réseau québécois TQS.
Aujourd'hui en 2009, les imprimeries n’existent plus, les usines de Donohue ont été
vendues et la station moribonde qu'était TQS a été rapidement éliminée de l'empire.
C'est un autre empire, celui créé par l'électricien André Chagnon, qui a été
acquis et qui est devenu le joyau de Quebecor.
Videotron est au coeur de l’action des activités de Quebecor et Pierre Péladeau
n'aurait jamais imaginé pareil scénario!
Bravo à Nicolas Sarkozy et pour le reste, c’est à suivre…